Les livres se vendent de moins en moins. Une majorité de jeunes ne lit plus. Les librairies ferment plus qu’elles n’ouvrent. Les éditeurs indépendants disparaissent les uns après les autres, les plans sociaux ravagent la presse. Sommes-nous en train d’atteindre un point de non-retour ? Films, séries TV, réseaux sociaux comme YouTube, TikTok, Instagram… les écrans sont en train de tout absorber.
Ce n’est pas une simple crise de marché. C’est une civilisation qui perd son oxygène : l’attention longue, la nuance, l’empathie forgée par l’immersion dans l’écrit. Sans lecture profonde, plus de pensée complexe. Sans journaux exigeants, plus de débat démocratique. Juste des flux, des émotions brutes, des cerveaux formatés par l’algorithme.
Le déclin est en cours. Il est visible, mesurable, brutal, et il est peu probable qu’il puisse être stoppé. Mais continuons de regarder ailleurs, après tout, c’est ce que nous faisons de mieux.
Sources : https://t.co/0I1ZKTrBz2
https://t.co/WMD0VCrzxE
https://t.co/i81UuvvlWA.
La lecture n’est pas qu’une distraction ; elle est aussi une source d’inspiration pour l’esprit. Elle façonne une intelligence capable de suivre la complexité du réel, là où le manque de lecture expose davantage à la simplification, aux jugements hâtifs et aux idées toutes faites. #Lire, c’est se donner les moyens d’une liberté intérieure, celle de juger par soi‑même, de résister aux slogans, de reconnaître la vérité dans le tumulte.
Mais un phénomène nouveau se développe, un entre‑deux qui ressemble à la lecture sans en porter l’exigence. On survole des résumés, des citations, des fragments qui donnent l’impression de comprendre alors que nous ne faisons, à travers eux, qu’effleurer les idées. Ce geste rapide flatte l’esprit tout en l’appauvrissant, car il substitue une illusion de savoir à la rigueur de l'apprentissage.
La #lecture véritable exige du temps, de la solitude, de la lenteur. Elle réclame une attention que notre époque détourne sans cesse, mais c’est précisément cette discipline qui élève la pensée. L'individu qui néglige ce travail s’appauvrit, car ses idées perdent en profondeur et ses échanges en clarté. À l'inverse, celui qui lit avec constance ne se borne pas à accumuler des connaissances : il développe une indépendance d'esprit qu’aucun influenceur ni bonimenteur ne peut dominer.
« On assiste à une chute phénoménale du niveau de français » : à l’université, des cours obligatoires de remise à niveau en français se multiplient
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Attention grosse arnaque : Macron annonce 75 milliards d'€ investissements dans des data centers en France.
Il faut juste savoir que ces investissements seront très peu accompagnés d'embauches mais surtout ils consomment énormément d'eau et d'électricité.
Au final, ça peut devenir rapidement une véritable catastrophe écologique!
PS : et on n'évoque pas le montant des subventions publiques directes et indirectes pour attirer ces investisseurs!
«J'ai des élèves au lycée qui, pour calculer 2x3, utilisent leur calculatrice, par maladresse, tapent mal, confondent le + et le x, et se trompent; ils disent que ça fait 5. 2x3 = 5, je le lis dans beaucoup de copies», témoigne Rémi Chautard, professeur de mathématiques, dans l'émission Paris d'Ecole.
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🚨CE LIVRE DE 1540 CONTENAIT DES ORDINATEURS EN PAPIER !
😱❗Oui, vous avez bien lu.
💥L’Astronomicum Caesarium, imprimé en 1540, n’est pas un simple livre.
C’est une véritable machine à calculer… faite entièrement en papier.
Grâce à des volvelles (des disques rotatifs), on pouvait :
Calculer les positions des planètes
Déterminer les angles entre les signes astrologiques
Prédire le passage des comètes
Et bien plus encore
Tout ça en tournant simplement des roues en papier.
Ce chef-d’œuvre a été créé pour l’empereur Charles Quint.
À l’époque, c’était l’équivalent d’un superordinateur de poche… 500 ans avant l’iPhone.
Et le plus fou ?
Tout le monde pensait encore que la Terre était au centre de l’univers.
Imaginez ce que ces gens auraient pu faire avec les outils d’aujourd’hui…
🟥🟪 DOSSIER SENSIBLE : LA RÉGRESSION DES DESSINS ANIMÉS RÉGRESSE LES ENFANTS
➡️🇨🇵 LÉA RICCI :
''Ça ne te gêne pas que les dessins animés pour enfants soient devenus aussi débiles ?
Ce n'est pas juste une impression c'est un phénomène culturel mesurable.
Si on compare les dessins animés des enfants d'aujourd'hui avec ceux de notre génération et celle de nos parents, on observe une régression narrative évidente, une perte de vocabulaire colossale et une portée symbolique et culturelle totalement annihilée...
De nombreuses études scientifiques... ont montré qu'à long terme l'exposition à ce genre de dessins animés, très rapides et ultra stimulants, peuvent être associés à des problèmes d'attention et de concentration, sans parler de la régression du vocabulaire qui pourtant pourrait stimuler les jeunes enfants.
On est donc passé d'un modèle éducatif, qui était basé sur le récit, l'identification et l'émotion, à un modèle fondé sur l'hyperstimulation et l'attention fragmentée.
Autrement dit les enfants n'apprennent plus à vivre ou penser une histoire, ils apprennent juste à rester devant un écran.''
(https://t.co/h8U2KfKx5u)
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Le livre français le plus lu au monde a été publié pour la première fois à New York. En anglais.
Le 6 avril 1943, Le Petit Prince sort en librairie chez Reynal & Hitchcock, sur la Quatrième Avenue à Manhattan. Son auteur, Antoine de Saint-Exupéry, est en exil. La France est occupée. Aucun éditeur français ne peut publier le texte.
Il a écrit l'histoire dans un manoir de Long Island, la nuit, seul. Il dessinait les aquarelles lui-même, avec une boîte de peinture offerte par le cinéaste René Clair. Quand il a commencé à dessiner le petit bonhomme sur les nappes des restaurants, son éditeur lui a dit : "Faites-en un conte."
Une semaine après la publication, Saint-Exupéry quitte les États-Unis pour rejoindre les Forces françaises libres en Algérie. Il ne reviendra jamais.
Le 31 juillet 1944, son avion disparaît au large de Marseille. Il avait 44 ans. Le Petit Prince ne sera publié en France qu'en 1946, chez Gallimard. À titre posthume.
Le livre le plus traduit au monde après la Bible. Plus de 200 millions d'exemplaires. 500 langues et dialectes. Et son auteur ne l'a jamais vu en librairie dans son propre pays.
L'écrivain français le plus traduit au monde est mort le 24 mars 1905.
5 000 personnes à ses funérailles. L'empereur d'Allemagne envoie un émissaire. Des délégations arrivent du monde entier.
Le gouvernement français n'envoie personne.
Jules Verne a 77 ans. Il boite depuis que son propre neveu lui a tiré dessus au revolver, en 1886. Il est demi-sourd, demi-aveugle, rongé par le diabète.
62 romans. 18 nouvelles. 4 702 traductions. Le deuxième auteur le plus traduit au monde, juste derrière Agatha Christie. Devant Shakespeare.
Il a imaginé le sous-marin avant qu'il existe. Envoyé des hommes sur la Lune un siècle avant la NASA. Fait le tour du monde quand personne n'y croyait.
Sur sa tombe, à Amiens, une sculpture le montre soulevant la pierre de sa sépulture. Le bras tendu vers le ciel.
Jules Verne. Même la mort n'a pas pu le retenir.
📚 Si vous ne deviez lire qu'un seul roman étranger cette année, ce serait celui ci : Pedro Páramo, de Juan Rulfo (1955).
Gabriel García Márquez a dit qu'il l'avait lu plus de cinquante fois. Toni Morrison le citait. Borges en parlait avec des tremblements dans la voix.
Moins de 150 pages. Aucun gras inutile.
Un village mexicain, des morts qui parlent, un fils qui cherche son père.
Avez-vous déjà eu l'expérience d'un livre qui vous a changé sans que vous compreniez comment ? Dites-moi lequel.