#COVIDー19 :Alerte #Coronavid19
Si vous avez
🗣️ Toux
🌡️Fièvre
👃 Difficulté à respirer
➡️Vous êtes peut-être malade
Dans ce cas
👥Limiter les contacts
😷Porter un masque
☎️Appeler votre médecin ou le numéro vert Coronavirus RDC
@actu30tv Il est en train de jeter un discrédit injuste sur l’ensemble des médecins congolais.
Et dire qu’il y a des confrères qui le défendent ??! C’est ahurissant !
#KinkoleGate
#KinkoleGate
1️⃣Le consentement du malade est personnel, libre et éclairé.
2️⃣Le médecin reste seul responsable de ses actes. Se retrancher derrière l’accord d’un proche revient à reconnaître implicitement une faute.
3️⃣L’ urgence vitale ne légitime pas la brutalité.
Affaire violences médicales à l'hôpital de Kinkole : une patiente présente lors de l'accouchement affirme que le médecin avait reçu l'accord de la grand-mère de l'accouchée pour recourir à la brutalité (Vidéo)
Mon analyse en tant que gynécologue-obstétricienne sur la vidéo qui expose une forme particulièrement brutale de violence obstétricale. La vidéo montre une tentative de suture d’une épisiotomie, réalisée dans un contexte de violences physiques et verbales. Le médecin assène des coups à sa patiente, tout en criant sur elle.
Part 1
1. Ce que montre cette vidéo n’est pas un cas isolé, mais une illustration extrême d’un phénomène structurel qui est la violence obstétricale. Celle-ci existe à l’échelle mondiale, y compris dans des pays comme l’Allemagne. Toutefois, les témoignages en provenance du Congo révèlent souvent une intensité particulière. Des femmes sont giflées ou frappées pendant l’accouchement parce qu’elles « ne poussent pas correctement ». Elles sont humiliées et dégradées. Ces pratiques, profondément irrespectueuses, surviennent fréquemment dans des structures de soins précaires.
Le médecin incriminé a affirmé lors de son procès qu’il s’agissait de méthodes normales visant à motiver les parturientes. Sur quelle base scientifique repose une telle affirmation ? Dans quel manuel médical ces pratiques sont-elles décrites ? À quelles données probantes se réfère-t-il ?
Combien de femmes à Kinshasa subissent de tels traumatismes obstétricaux dans le silence ?
2. Un contexte de vulnérabilité extrême et d’asymétrie de pouvoir
La vidéo laisse entrevoir les conditions de l’accouchement dans un établissement sous-équipé et précaire. Il est hautement probable que la patiente elle-même soit issue d’un milieu défavorisé. Pauvreté, genre et dépendance renforcent ici un déséquilibre de pouvoir déjà considérable.
Une jeune femme, nue, épuisée et blessée, se trouve face à un homme en position d’autorité, qui exerce un contrôle sur son corps. Elle vient de donner naissance, l’un des moments les plus vulnérables de sa vie et se retrouve sans protection face à cet individu.
Dans une telle contexte socio-économique, l’accès à un recours juridique est pratiquement inexistant.
3.Particulièrement choquante est la banalité avec laquelle ces violences sont exercées et même filmées sur ordre de leur auteur. Toute personne humaine possède une dignité intrinsèque qui doit être respectée. Filmer une femme nue sans son consentement et exposer son intimité dans un moment de vulnérabilité extrême constitue une violation grave de ses droits fondamentaux.
L’absence d’hésitation, de crainte de sanctions, et l’inaction des témoins suggèrent que de tels comportements sont installés, tolérés, voire normalisés. Il s’agit d’une manifestation de misogynie.
4. Analyse médicale des faits
Selon les déclarations de la proche, il s’agirait d’une déchirure périnéale (ou d’une épisiotomie) ayant entraîné un saignement important. La réparation d’une épisiotomie doit TOUJOURS être réalisée sous anesthésie locale ou régionale (par exemple via une analgésie péridurale). Les tissus sont, après l’accouchement, particulièrement sensibles, inflammatoires et fortement vascularisés.
Il est irréaliste d’exiger d’une patiente qu’elle reste immobile lors d’une telle suture sans analgésie adéquate. Dans une situation comparable, aucun individu ne tolérerait une telle douleur sans réaction. Les hommes non plus.
L’administration d’une anesthésie appropriée et l’attente de son effet auraient constitué la conduite à tenir correcte.
5. Primauté du consentement du patient
La volonté du patient prime de manière absolue. Toute intervention médicale pratiquée sans le consentement d’un patient juridiquement capable constitue une atteinte à l’intégrité physique, même si elle est motivée par une intention thérapeutique.
La patiente n’était ni inconsciente ni en état d’incapacité décisionnelle. Elle était mobile, ce qui indique l’absence de danger vital immédiat.
Lorsqu’un patient refuse un traitement, il doit être informé des risque, y compris du risque vital et son refus doit être consigné en présence de témoins. Cela relève des principes fondamentaux de la déontologie médicale. 1/2
Toute tentative de justification d’un acte de violence physique sur une patiente relève d’une dérive grave traduisant à la fois une ignorance du droit positif et une perversion des fondements éthiques de la médecine. En droit pénal, nul ne peut se prévaloir d’un « état de nécessité » pour infliger une atteinte corporelle à autrui lorsque d’autres moyens licites étaient possibles. L’article 17 du Code pénal, en reconnaissant cette cause d’irresponsabilité, protège celui qui agit pour éviter un danger imminent, mais non celui qui exerce une contrainte physique ou psychologique sur un patient, fût-ce sous couvert de finalité thérapeutique. Assimiler une gifle, une contention non justifiée ou toute agression physique à un acte médical reviendrait à substituer la violence à la raison et la domination à la bienfaisance.
Sur le plan déontologique, le Code de déontologie médicale impose au praticien le double devoir de respect de la dignité et de l’intégrité physique du patient. Ces principes s’enracinent dans la conception même du soin comme relation de confiance, fondée sur la volonté libre et le consentement éclairé du malade. La moindre atteinte à ce consentement, encore plus lorsqu’elle prend la forme d’une violence physique, constitue une violation du principe de non-malfaisance ( primum non nocere ) et porte atteinte à l’essence morale de la profession médicale. Aucune provocation, désobéissance ou agitation du patient ne saurait justifier un acte contraire à la dignité humaine ; la maîtrise émotionnelle et la proportionnalité des moyens d’intervention font partie intégrante de la compétence professionnelle.
En outre, la justification de la violence introduit un risque de glissement moral particulièrement dangereux : elle transforme le pouvoir thérapeutique en pouvoir coercitif, effaçant la frontière entre le soin et la contrainte, entre la médecine et la punition. Un tel glissement compromet le lien de confiance entre le corps médical et la société, qui repose sur l’assurance que le médecin agit toujours dans l’intérêt du patient et jamais contre lui. La légitimité du médecin, plus encore que son autorité technique, s’enracine dans la reconnaissance de cette responsabilité morale. En niant cette exigence, on détruit non seulement la crédibilité du praticien, mais aussi la vocation humaniste de la médecine elle-même.
Professeur Félix Momat !
@laguerrie@FranckOnem60538@FrancoisMK1@MukokaGaut34331@BenitaNtumba @enfantdupays247 @087f3c28a3d4474 Médecin héros donc intouchable ?
Confusion majeure entre performance clinique passée et responsabilité dans un acte précis.
On parle ici d’un FAIT : Violence inouïe envers une patiente en situation de vulnérabilité.
ON NE PARLE PAS DE SON CV !
@ebue08@StanysBujakera L'idée que l'émotion fausserait l'analyse mérite d'être nuancée : en droit comme en déontologie médicale, l'émotion ne remplace pas les faits, mais elle ne les invalide pas non plus.
Whaaaaat ???
Mon Dieu 😰😰😰😰
Nicole 💔💔💔💔💔💔
Nous espérons que les auteurs de ce meurtre soient retrouvés sans délai.
Il est urgent de renforcer la protection des citoyens. La sécurité n’est pas une option, c’est un droit fondamental.
#Kinshasa#Sécurité#Justice
#Kinshasa : le Ministre de la Santé et le CNOM réagissent après l’agression d’une patiente à l’HGR Kinkole
Après la diffusion d’une vidéo montrant un médecin frappant une femme après son accouchement à l’Hôpital Général de Référence (HGR) de Kinkole dans la ville de Kinshasa. L’action posée par le prétendu médecin a suscité une réaction immédiate et ferme des autorités sanitaires et du Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM).
Dans un communiqué officiel, Roger Kamba, Ministre congolais de la Santé, a dénoncé ces actes :
« L’hôpital doit être un lieu de soins, de dignité et de protection et jamais de souffrance. Les faits signalés sont graves et inacceptables. Des mesures immédiates sont en cours, en lien avec les services et autorités compétentes. Ces dérives ont trop longtemps fragilisé notre système de santé, brisant la confiance et ternissant l’image de toute une profession. NOUS DEVONS ET ALLONS Y METTRE FIN. »
Parallèlement, le CNOM a ouvert un dossier disciplinaire à l’encontre du Dr David Balanganayi Kayembe (CNOM : 24.739), le médecin identifié dans la vidéo. Le Conseil demande aux autorités de l’HGR Kinkole de confirmer l’établissement concerné, d’identifier l’ensemble du personnel impliqué et de déterminer les circonstances exactes de l’incident. Le CNOM insiste sur la nécessité de mesures conservatoires urgentes et d’éventuelles poursuites disciplinaires et pénales si les faits sont confirmés.
Dans sa note officielle, le CNOM rappelle que : « Il y a urgence. Si les faits et actes illustrés dans cette vidéo sont confirmés, toutes les dispositions doivent être prises pour protéger les patients et garantir la responsabilité professionnelle. »
Les autorités sanitaires affirment leur engagement à renforcer la supervision des établissements de santé et à promouvoir un environnement respectueux et sécurisé pour tous les patients.
Daniel Michombero
@SmithMuken11415 @Sharufa_ Merci monsieur ! J'aurai aimé être d'accord avec vous mais nous serions deux à avoir tort !
C’était un plaisir d’échanger avec vous !
Docteur Mariety