Je propose que l’Assemblée Nationale renonce à ce machin à 50 millions d’euros et fasse un don en faveur des sinistrés des incendies (par exemple par le fonds de soutien que crée l’Amf), pour reconstruire et réaménager les secteurs ravagés.
Distingués pour leur "engagement total", Wilfried Schmitter et Anthony Berthôme, les deux pompiers morts à Mérignac, cités à l'ordre de la Nation https://t.co/XhtC44MLw9
🇫🇷 Pendant les incendies en Gironde, Jonas Mouret, saisonnier à Lacanau et ancien pompier volontaire, a créé en seulement deux jours Fire Response, une application web destinée à coordonner les bénévoles. Grâce à une carte des zones à surveiller, l’outil a facilité les patrouilles chargées de repérer les reprises de feu. 🤝 (Le Figaro)
⚡🚒 « On part à 6, on revient à 6… là, ce n’est pas le cas. » Un pompier en larmes évoque la perte de deux collègues. « Perdre des hommes, c’est le plus dur. »
Respect @EBrocardi 😢🫡
"Le terrain est plus intelligent que notre organisation".
Jean-Baptiste Kane, président d'une section syndicale pompier des Landes, très courageusement :
"Il faut accepter d'avoir un regard lucide sur ce qu'on a déjà identifié. Peut-être que c'est la dernière fois que je passerai sur ce plateau, malheureusement. Aujourd'hui, si je prends la parole au titre du syndicat, c'est d'abord car j'avais besoin d'une protection pour pouvoir parler librement. Je suis venu aujourd'hui avec mes galons d'officier, je suis capitaine des sapeurs-pompiers. Je ne me suis pas engagé pour faire du militantisme, je ne fais pas de la politique. Je mets juste sur la table des sujets qui sont de l'ordre de la politique publique. Dès lors qu'on touche à des questions de raisonnement qui s'appuie sur un financement, sur une organisation, sur des moyens, sur une allocation de ressources, on ne peut pas échapper à certaines responsabilités collectives.
On est dans une situation où le risque national est supporté par des financements territoriaux et locaux, et ce n'est plus possible.
Il y a eu de très bonnes initiatives telles que le pacte capacitaire, il est parti d'un bon sentiment, c'est irréalisable et surtout ça appartient à un autre temps.
Pour terminer mon propos, ce que je voulais surtout dire, c'est peut-être le dernier appel que je ferai à mes collègues officiers : on a la capacité d'agir et de faire agir en tant qu'officiers, ça me semble éminemment important au regard de la gravité de ce que l'on peut être amené à traverser, d'avoir le courage de prendre ses responsabilités quitte à écorner un petit peu nos ambitions de carrière, voire à être mis au placard."
9 syndicats des pompiers sur 9 organisent le 13 août une manifestation place Beauvau.
"Effectifs insuffisants, moyens à la traîne, équipements vieillissants, reconnaissance en berne : la colère gronde dans les SDIS. Partout en 🇫🇷, les personnels sont à bout.
Nous tirons la sonnette d'alarme. L'État ne peut plus se défausser de ses responsabilités.
Nous exigeons des actes concrets, à la hauteur des risques et des missions".
@JPasquet : "En lisant, ce serait un communiqué de la police, ce serait un communiqué des enseignants, ce serait un communiqué du personnel hospitalier, ce serait pas dit autrement".
J'espère que @NunezLaurent ne sortira pas les centaures contre nos pompiers!
🇫🇷🙏 Ils ont enfilé l’uniforme non pour la gloire,
mais pour protéger ceux qu’ils ne connaissaient même pas.
Anthony, Laurent, Wilfried, Baptiste…
Quatre sourires figés sur une photo,
quatre vies trop tôt interrompues
par le feu, la pierre ou la route.
Ils avaient 22, 34, 38 ans.
L’âge où l’on construit, où l’on aime, où l’on rêve encore.
Et pourtant, ils ont choisi de courir vers le danger
pendant que d’autres fuyaient.
Dans le silence des casernes et le tumulte des flammes,
ils ont donné ce qu’ils avaient de plus précieux :
leur vie.
La France s’incline.
Elle ne les oubliera pas.
Parce que leur courage ne s’est pas éteint avec eux.
Il brûle encore,
dans le cœur de chaque pompier qui, aujourd’hui encore,
enfile le même uniforme
et part, sans hésiter,
pour les autres.
Honneur et respect.
Pour toujours…
Belle initiative de la start-up Positive Aviation, qui propose des avions bombardiers d’eau made in France, moitié moins chers qu’un Canadair et plus efficaces (8 000 litres d’eau contre 6 000) !
Tout mon soutien aussi aux projets de Kepplair Evolution et d’Hynaero.
La France, avec sa commande publique, doit soutenir ses talents.
"À la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents. Et on croit qu’ils voyageront toujours avec nous.
Pourtant, à une station, nos parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage…
Au fur et à mesure que le temps passe, d’autres personnes montent dans le train.
Et elles seront importantes : notre fratrie, nos amis, nos enfants, même l’amour de notre vie.
Beaucoup démissionneront (même éventuellement l’amour de notre vie), et laisseront un vide plus ou moins grand.
D’autres seront si discrets qu’on ne réalisera pas qu’ils ont quitté leurs sièges.
Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d’attentes, de bonjours, d’aurevoirs et d’adieux.
Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu’on donne le meilleur de nous-mêmes.
On ne sait pas à quelle station nous descendrons, donc vivons heureux, aimons et pardonnons.
Il est important de le faire car lorsque nous descendrons du train, nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage.
Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique. Aussi, merci d’être un des passagers de mon train.
Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis content d’avoir fait un bout de chemin avec vous."
Jean d'Ormesson, L'enfant qui attendait un train
Charles Alloncle blanchi : la tentative de faire taire le rapporteur a échoué
La nouvelle est passée presque inaperçue lundi, noyée dans le flot habituel de l'actualité : le Parquet national financier a classé sans suite la plainte visant Charles Alloncle pour « prise illégale d'intérêts » et « trafic d'influence ».
Une plainte contre X, déposée début mai par l'avocat de l'association Anti-Corruption, en plein cœur de la publication de son rapport sur l'audiovisuel public.
Le calendrier, à lui seul, dit beaucoup. Il aura fallu attendre la toute fin des travaux de la commission d'enquête, six mois d'auditions sous tension, un vote arraché à 12 voix contre 10, pour qu'une plainte pénale surgisse contre le rapporteur.
Le PNF a tranché sans ambiguïté : la qualification de « prise illégale d'intérêts » ne s'applique tout simplement pas à une commission d'enquête parlementaire, et l'accusation de trafic d'influence n'était « pas suffisamment étayée » pour même justifier l'ouverture d'une enquête.
Le parquet est allé plus loin, en rappelant que les positions défendues par les uns et les autres relevaient de « la simple expression de positions politiques ». Autrement dit : on ne poursuit pas un député pour avoir fait de la politique.
Ce classement sans suite mérite d'être lu pour ce qu'il est : un rappel à l'ordre juridique dans un dossier qui, depuis le début, s'est joué autant sur le terrain médiatique que sur le terrain des faits.
Le rapport d'Alloncle a été attaqué sur la forme, sa médiatisation, sur le fond, ses 69 recommandations, jugées trop radicales par une partie de la commission, et jusque dans les intentions qu'on lui prêtait, vouloir « affaiblir » voire « privatiser » l'audiovisuel public.
Une plainte pénale, dans ce climat, avait toutes les allures d'un ultime levier de pression plutôt que d'une démarche fondée sur des éléments solides, ce que le PNF confirme en creux.
Il y a d'ailleurs une ironie qu'il faut souligner : la plainte accusait Alloncle d'avoir orienté ses questions au profit de Lagardère News, un groupe aujourd'hui contrôlé par Vivendi, donc par Vincent Bolloré.
Que la défense de la neutralité du service public passe par une plainte adossée, même indirectement, à l'un des plus gros actionnaires de médias privés du pays, mérite d'être noté.
Alloncle, de son côté, a toujours affirmé n'avoir « jamais rencontré » la présidente de Lagardère News et avoir tenu à son indépendance « la plus stricte » tout au long des travaux.
Reste le fond du rapport : un audiovisuel public jugé en délicatesse avec la neutralité, le contrôle et les coûts, à rebours des attentes qu'il devrait satisfaire vis-à-vis des Français qui le financent.
On peut discuter chacune des 69 recommandations, en contester certaines, en défendre d'autres, c'est le jeu démocratique normal. Ce qui l'est moins, c'est la tentation, dès qu'un rapport dérange, de chercher sur le terrain judiciaire ce qu'on n'a pas obtenu sur le terrain des idées.
Le PNF vient de le rappeler : poser des questions dérangeantes dans une commission d'enquête, ce n'est pas un délit.
Je pense sincèrement qu'au vu de tout ce que les agriculteurs ont apporté à l'effort collectif, ils mériteraient un geste pour les aider à couvrir une partie de leurs frais de carburant.
Ce chef sapeur pompier a été pénalisé après avoir dénoncé la vérité sur les canadairs.
Emmanuel Macron, Laurent Nunez et Gabriel Attal ont menti sur les moyens réels de nos pompiers.