James Clerk Maxwell, le père des équations de l’électromagnétisme, est né il y a 195 ans.
C’était un drôle d’oiseau. Pendant ses années d’études à Cambridge, il avait pris l’habitude de dormir l’après-midi pour se lever à neuf heures du soir, et travailler ensuite en profitant du calme de la nuit. Chaque matin, aux premières lueurs du jour, il courait à petites foulées dans les escaliers et les longs couloirs des dortoirs, exercice qui s’achevait sous un déluge de godasses lancées par les étudiants que ses pas trop sonores avaient réveillés avant la cloche. Ce genre d’excentricité ne pouvait que plaire à Einstein, qui déclara en 1931, à l’occasion du centenaire de la naissance de Maxwell, que ses travaux avaient été « les plus profonds et fructueux que la physique ait connus depuis l’époque de Newton ».
Le CIREM organise une séance de partage d’expérience avec le Docteur Vandrome Nakundi autour du thème : « La complexité de la biologie du cancer : de l’ordre universel au désordre chaotique ».
Cette rencontre permettra d’aborder les mécanismes qui interviennent dans l’apparition, l’évolution et la diversité des cancers, tout en offrant un espace d’échange autour des enjeux actuels de la recherche en biologie du cancer.
Le partage d’expériences, fondé sur la transmission des savoirs et des parcours académiques, constitue l’un des axes d’action du CIREM. Il contribue au renforcement des interactions interdisciplinaires, à l’ouverture intellectuelle et à la promotion d’une culture de l’excellence dans la recherche scientifique.
— Date : Vendredi, 19 juin 2026
— Heure : 17h15
— Lieu : Médiathèque du CIREM, UPC.
Redonnons à l’université congolaise son statut d’excellence.
Bienvenue !
⬆️ Un nouveau jalon franchi.
L’@EnaRDC_Officiel est désormais répertoriée dans la base mondiale de Dun & Bradstreet et titulaire d’un numéro D-U-N-S®, identifiant international de référence des organisations.
Cette reconnaissance ouvre de nouvelles perspectives de coopération, de financement et de rayonnement international pour notre institution.
Pas à pas, l’ENA-RDC poursuit sa marche vers l’excellence ainsi que son alignement sur les standards mondiaux de professionnalisme et de performance les plus exigeants.
🇨🇩🎓 30 nouveaux Masters Senghor pour la RDC !
À Alexandrie, siège de l’Université Senghor, l’@EnaRDC_Officiel a pris part à la cérémonie de diplomation organisée en marge de la Biennale des Campus Senghor.
Les 30 lauréats mis à l’honneur sont issus du Campus Senghor hébergé au sein de l’ENA-RDC dans le cadre du partenariat qui unit les deux institutions. Ils ont achevé avec succès les programmes de Master 2 en Gouvernance et Management Public (GMP) et en Maîtrise d’Ouvrage des Projets de Développement en Afrique (MAÏTENA).
Réunissant 17 campus à travers le monde, cette célébration haute en couleurs a magnifié l’excellence académique, l’engagement professionnel et le leadership de ses diplômés, dont une majorité de cadres et hauts fonctionnaires engagés au service de la transformation de l’action publique en RDC.
Très honoré d’avoir été nommé à la tête de l’Autorité de Régulation de la Sous-Traitance dans le Secteur Privé. Je rends hommage avec gratitude à Son Excellence M. le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui a porté son choix sur ma personne pour me confier la direction générale de cette entité clé pour la mise en œuvre de sa vision en faveur de l’entrepreneuriat congolais et de l’emploi de la jeunesse de notre pays.
C’est avec humilité mais aussi un sens aigu des responsabilités, dans l’intégrité et la rigueur que j’assumerai ces fonctions.
Ensemble, avec les équipes et les partenaires, nous ferons de cette institution un levier performant au service du développement de la RDC.
Très honoré d’avoir été nommé à la tête de l’Autorité de Régulation de la Sous-Traitance dans le Secteur Privé. Je rends hommage avec gratitude à Son Excellence M. le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui a porté son choix sur ma personne pour me confier la direction générale de cette entité clé pour la mise en œuvre de sa vision en faveur de l’entrepreneuriat congolais et de l’emploi de la jeunesse de notre pays.
C’est avec humilité mais aussi un sens aigu des responsabilités, dans l’intégrité et la rigueur que j’assumerai ces fonctions.
Ensemble, avec les équipes et les partenaires, nous ferons de cette institution un levier performant au service du développement de la RDC.
🇨🇩 🇺🇳 Une première africaine !
L’@EnaRDC_Officiel a scellé, ce 05 juin 2026, un partenariat historique avec le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH @unjhro), devenant ainsi la première école nationale d’administration sur le continent africain à nouer une telle coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme.
Ce partenariat stratégique porte notamment sur le renforcement des capacités en matière de droits humains, l’appui pédagogique ainsi que l’accueil de stagiaires de l’ENA au sein du BCNUDH.
L’objectif poursuivi est de contribuer au renforcement de l’État par la professionnalisation de l’administration publique, à travers la formation de cadres porteurs de la culture des droits humains et capables de placer la dignité humaine, l’État de droit et le service de l’intérêt général au cœur de l’action publique.
Le CIREM est ravi de partager un nouveau Working Paper intitulé “The Colonial State as Institutional Architect: Evidence from the Belgian Congo,” rédigé par le Professeur Jean-Paul Tsasa Kimbambu. @paul_tsasa
Le papier est disponible au lien suivant.
URL : https://t.co/5DPwjMnfXL
Voici un aperçu du papier.
À partir de l’analyse exhaustive de 879 actes normatifs publiés entre 1942 et 1946 dans le Bulletin Administratif du Congo Belge, nous examinons comment l’État colonial produisait, organisait et coordonnait les institutions qui encadraient l’extraction économique, la réglementation du travail, la gouvernance foncière et l’administration publique.
Avons-nous réellement tiré les leçons du passé colonial ? Plus fondamentalement, de quelle manière le passé colonial continue-t-il à façonner les institutions contemporaines ?
L’une des principales leçons de ce papier est que les institutions coloniales ne disparaissent pas nécessairement avec la fin de la colonisation. Elles tendent plutôt à se transformer, à se reconfigurer et à survivre sous de nouvelles formes.
Par exemple, nous montrons que la segmentation du marché du travail observée à l’époque coloniale entre indigènes et non-indigènes semble trouver un écho contemporain, certes sous une forme différente et moins visible, dans la dualité persistante entre travailleurs du secteur informel et travailleurs du secteur formel. Dans les deux cas, il existe une séparation institutionnelle entre des catégories de travailleurs bénéficiant d’une protection juridique, d’un accès aux droits sociaux et d’une reconnaissance administrative, et d’autres qui en demeurent largement exclus.
Par ailleurs, notre analyse suggère que plusieurs mécanismes institutionnels mis en place durant la période coloniale ont laissé des traces durables. La centralisation administrative, la prédominance de la réglementation sur l’incitation, la gouvernance par autorisation préalable, ainsi que la faible intégration des populations dans les mécanismes formels de protection économique et sociale constituent autant d’éléments dont les origines peuvent être retracées dans l’architecture institutionnelle coloniale.
De manière plus générale, le passé colonial continue de hanter le présent non seulement à travers les infrastructures qu’il a laissées derrière lui, mais également à travers les catégories administratives, les modes de gouvernance et les structures d’incitation qu’il a contribué à établir. Les institutions contemporaines ne sont pas créées ex nihilo ; elles sont souvent le produit d’une longue trajectoire historique marquée par des phénomènes de dépendance au sentier.
Cela étant établi, la question n’est donc plus uniquement de savoir si le passé colonial influence encore le présent, mais plutôt d’identifier précisément les canaux à travers lesquels cette influence continue de s’exercer et les réformes institutionnelles nécessaires pour en corriger les effets les plus persistants.
C’est cette modeste ambition que nous poursuivons dans ce papier.
Bonne lecture,
Le CIREM est ravi de partager un nouveau Working Paper intitulé “The Colonial State as Institutional Architect: Evidence from the Belgian Congo,” rédigé par le Professeur Jean-Paul Tsasa Kimbambu. @paul_tsasa
Le papier est disponible au lien suivant.
URL : https://t.co/5DPwjMnfXL
Voici un aperçu du papier.
À partir de l’analyse exhaustive de 879 actes normatifs publiés entre 1942 et 1946 dans le Bulletin Administratif du Congo Belge, nous examinons comment l’État colonial produisait, organisait et coordonnait les institutions qui encadraient l’extraction économique, la réglementation du travail, la gouvernance foncière et l’administration publique.
Avons-nous réellement tiré les leçons du passé colonial ? Plus fondamentalement, de quelle manière le passé colonial continue-t-il à façonner les institutions contemporaines ?
L’une des principales leçons de ce papier est que les institutions coloniales ne disparaissent pas nécessairement avec la fin de la colonisation. Elles tendent plutôt à se transformer, à se reconfigurer et à survivre sous de nouvelles formes.
Par exemple, nous montrons que la segmentation du marché du travail observée à l’époque coloniale entre indigènes et non-indigènes semble trouver un écho contemporain, certes sous une forme différente et moins visible, dans la dualité persistante entre travailleurs du secteur informel et travailleurs du secteur formel. Dans les deux cas, il existe une séparation institutionnelle entre des catégories de travailleurs bénéficiant d’une protection juridique, d’un accès aux droits sociaux et d’une reconnaissance administrative, et d’autres qui en demeurent largement exclus.
Par ailleurs, notre analyse suggère que plusieurs mécanismes institutionnels mis en place durant la période coloniale ont laissé des traces durables. La centralisation administrative, la prédominance de la réglementation sur l’incitation, la gouvernance par autorisation préalable, ainsi que la faible intégration des populations dans les mécanismes formels de protection économique et sociale constituent autant d’éléments dont les origines peuvent être retracées dans l’architecture institutionnelle coloniale.
De manière plus générale, le passé colonial continue de hanter le présent non seulement à travers les infrastructures qu’il a laissées derrière lui, mais également à travers les catégories administratives, les modes de gouvernance et les structures d’incitation qu’il a contribué à établir. Les institutions contemporaines ne sont pas créées ex nihilo ; elles sont souvent le produit d’une longue trajectoire historique marquée par des phénomènes de dépendance au sentier.
Cela étant établi, la question n’est donc plus uniquement de savoir si le passé colonial influence encore le présent, mais plutôt d’identifier précisément les canaux à travers lesquels cette influence continue de s’exercer et les réformes institutionnelles nécessaires pour en corriger les effets les plus persistants.
C’est cette modeste ambition que nous poursuivons dans ce papier.
Bonne lecture,
👉Cette semaine, on rend hommage à l'un de nos plus grands penseurs. Edgar Morin s'est éteint à Paris, le 29 mai 2026, à l'âge de 104 ans.
📺Une émission de mémoire, d'archives et de résistance, puisque c'était là le cœur de la vie de cet homme extraordinaire, jusqu'à la fin...
Pour (re)découvrir Edgar Morin, son humanité et son actualité, deux livres me semblent d'excellentes introductions (à l'homme et à l'œuvre, à son éthique et à sa politique) parmi son immense bibliographie : "Mes démons" et "La voie".
👉 https://t.co/0d0GAnlGLN
Nous étions très nombreux à nous rassurer de savoir Edgar Morin encore en vie.
Cette fois, c'est terminé.
Il ne reste que des "nouveaux philosophes",
c'est-à-dire plus rien.
#EdgarMorin
@imam_ismail13@matatadandy Dr Amsini dandy Matata,
Triste nouvelle que le départ de l'intellectuel atypique qu'était Edgar Morin.
J'ai instinctivement pensé à vous qui avez contribué à faire connaître ses incomparables travaux en Afrique Centrale !
Consolation, une œuvre impressionnante et actuelle!