✍🏻💔 Témoignage poignant de Léa, éleveuse, après l’abattage de son troupeau de vaches à lait par les autorités :
« Je n’ai pas l’habitude de poster sur Facebook mais là il le faut..
C’est avec le cœur très lourd que j’écris cela.
Hier matin, on a dû faire nos adieux aux vaches …
Pour le première fois, je suis allée soigner avec dégoût. Impossible pour moi de marcher dans le bâtiment en regardant les vaches.
Le « bonjour » habituel matinal devient l’adieu d’une vie…
Ce matin là, j’avais trop honte de croiser leurs regards, trop honte de me dire que d’ici quelques heures j’allais les appeler une par une pour les bloquer aux cornadis.
Chaque loquet verrouillé était un coup de poignard qui nous était infligé.
Ce matin là, j’ai donné les biberons aux veaux nés de quelques jours pour la dernières fois. Comment expliquer à nos bêtes qu’on leurs donnent à manger puis que quelques instants plus tard elles seront euthanasiées
Elles n’avaient pourtant rien demandées …
D’après les médisants, 60 % du troupeau était malade. J’espère que les pro abattages et les diffuseurs de fausses informations arrivent encore à se regarder dans le miroir.
La vérité est qu’on avait seulement deux vaches atteintes de la DNC dans le bâtiments.
Cela faisait 23 jours qu’elles étaient confinées et que je vivait avec une boule au ventre.
23 jours que je prenais la fièvre tout les matins, que je surveillais le moindre symptômes, le moindre changement de comportement.
En 23 jours on aura eu au total 3 vaches malades sur l’intégralité du troupeau
Les autres n’avaient pas de symptômes et étaient en grande forme.
Parce que nos vaches ne sont pas seulement des outils de production. C’est aussi notre famille, on les connaît par cœur
Désormais je ne me lèverais plus le matin en croisant Nova qui dépasse de sa logette, Raclette qui vient nous voir dès qu’elle nous entend, Suissesse qui vient réclamer des caresses ou encore ma Prupru qui n’était jamais pressée pour rentrer de pâture …
Alors voilà, moi qui était si fière de faire ce magnifique métier.
Fière de me lever chaque jour pour produire du lait offrant aux français des produits locaux et de qualités.
Fière de voir nos génisses, grandir,vêler
Fière de travailler notre belle terre française
Mais apparemment la fierté ne change pas la fatalité.
A travers ce combat, on s’est senti insulté et piétiné par notre cher gouvernement
On a été traité tel des criminels …
Demain je me lèverais plus avec cette boule au ventre mais avec un vide profond
Un vide profond nourrit d’une colère contre l’Etat contre l’Europe et toutes les personnes qui m’ont déçus ..
Ce que je retiens de tout ça est que le message est clair: la France punit l’honnêteté et les hommes qui travaillent.
Hier j’étais passionnée par notre métier, par la montbéliarde et aujourd’hui je suis dégoûtée
J’espère de tout cœur que ce massacre s’arrête et que notre belle agriculture française arrête de payer les pots cassés des décisions de nos cher représentants. »
Les prix ont explosé dans les magasins, avec 100€ dans le caddie il n'y a rien a bouffé, tout le monde fait comme si de rien n'était, on a l'impression que tout le monde s'en fout.
Mais comment font les gens ?
Faut vrmt qu'on parle du coût des obsèques dans ce pays, c'est honteux
6000+ balles pour enterrer mon père sans cérémonie, avec tous les trucs le moins cher possible
J'ai 21 ans jss étudiante je commence ma vie endettée pcq mon père a eu le malheur de mourir
Ce rouge-gorge, je l’ai photographié en silence, dans un moment suspendu.
Il ne fuyait pas, comme s’il savait que je venais en paix.
Cette photo, c’est un petit éclat de douceur au milieu du tumulte ✨
J’espère qu’elle vous fera du bien, comme elle m’en a fait 😘
Katy Perry dans l’espace pour moi c’est la preuve ultime de la déconnexion et de l’irrespect des millionnaires quand toi tu vas au travail en vélo juste par conscience écologique.
Je les détestes.
Il y a 67 ans, Laïka s’élançait vers l’infini.
Laïka, la "Petite Aboyeuse", ou plutôt Koudriavka, son nom véritable signifiant "bouclée" en russe. Arrachée aux rues de Moscou, elle était une âme errante devenue pionnière malgré elle.
Mi-Husky, mi-Terrier, elle n’avait que trois ans. On la choisit pour sa nature calme et docile, prête à s’adapter à l’étroite capsule de Spoutnik 2. Mais ce voyage ne faisait pas partie de ses rêves. Ce n’était pas un aller-retour, mais une condamnation.
L’intérieur du satellite avait été aménagé pour son bien-être relatif : un espace pour se coucher, un maintien de température à 15 degrés, un système pour éviter la surchauffe. Nourriture, eau… mais aucun retour possible.
Le 3 novembre, à deux heures du matin, Laïka quitta la Terre. Elle survécut sept heures, peut-être plus, d’autres sources évoquent quatre jours d’agonie.
Seule, dans l’immensité du vide.
Le satellite continua de tourner autour de notre planète, traçant 2 570 révolutions avant de plonger cinq mois plus tard, le 14 avril 1958, dans l’atmosphère, se désintégrant au contact de la Terre, emportant avec lui les dernières traces de son passager involontaire.
Chaque année, lorsque l’automne revient, j’ai besoin de raconter son histoire à nouveau. Trouver de nouveaux mots pour, d’une certaine manière, conjurer la honte. Nous devrions tous ressentir cette culpabilité face à ce que nous avons infligé à Laïka. Trop souvent, nos avancées se sont construites sur la souffrance de ceux qui n’avaient rien demandé, rien à prouver.
Certains diront que c’était le prix à payer pour nos conquêtes. Mais à quel moment ce progrès est-il devenu un droit d’oppression ?
Nous aurions dû choisir un autre chemin.
Et nous avons encore le devoir de le faire.
Pardonne-nous, Laïka. L’humanité t’a trahie.