Ce n'est pas la self custody qui génère le risque mais le fait d'être étiqueté comme possèdant des cryptos / sachant manipuler des cryptos.
En cas d'agression (prise d'otage, homejacking) avoir vos cryptos sur un custody, sur un hardware wallet ou chez blackrock ne changera rien, ou pas grand chose.
Vous aurez beau dire "j'ai pas accès / c'est un ETF" je peux vous assurer qu'on saura vous donner la motivation pour aller trouver des cryptos ailleurs et les envoyer à l'adversaire.
Dans tous les cas :
- si vous êtes en self custody, n'ayez pas vos fonds chez vous (HW ou backup).
- si vous êtes en custody, ajoutez les options de délai avant payout (si disponible...)
Vous serez ainsi dans la même position technique que "ETF BTC", mais malheureusement c'est accessoire.
@communelausanne Arrêtez le gauchisme, vous vous porterez rien. Quoi que en fait, vu l'état de la ville, vous savez quoi ? Soyez communiste, comme ça Berne (kanton) vous rachetera pour 1 franc symbolique. Ca vous fera un peu d'histoire.
@SuperOSTWorld C'est l'euro qui a perdu en valeur. Rapporté à de l'or, btc ou du franc suisse, ça restera moins cher qu'avant.
Le problème est l'inflation qui est un phénomène monétaire.
En plus de cela, à l'heure actuelle il y a une flambée des prix de la mémoire vive.
Ça finira par baisser.
🔴🔴🔴🔴 عــــاجــــل (متداول) :
• أبوظبي 🇦🇪 توجه مدراء وملاك الفنادق بتمديد إقامة السياح والنزلاء المتعذر سفرهم بسبب الظروف الراهنة وعلى أن تتكفل دائرة الثقافة والسياحة بقيمة التمديد بالكامل
- لا أحد يُترك خلف الظروف، الدولة تتحمل كامل المصاريف وسلامة الضيف قبل أي اعتبار ♥️
Ces derniers jours, le COMEX a toussé. Fort.
Peter Brandt trade les marchés depuis 50 ans. C'est un des rares à figurer dans Market Wizards, la bible des traders. Un type qui a tout vu : krachs, bulles, manipulations, bear markets, et probablement quelques apocalypses mineures un mardi après-midi. Quand un homme de cette trempe demande publiquement si, finalement, "toutes les théories du complot sur l'argent ne seraient pas vraies" après tout, on peut raisonnablement supposer que quelque chose d'inhabituel vient de se produire sur le marché.
Ce quelque chose, c'est le mardi 25 février 2026, 12h15 heure de New York.
À cet instant précis, le CME Group (l'institution qui gère le COMEX, le plus grand marché de métaux précieux au monde) a suspendu le trading de tous les contrats métaux et gaz naturel sur sa plateforme Globex. Motif officiel : "technical issues". Le marché est resté dans le noir pendant 95 minutes.
Le timing est, comment dire, exquis. Nous étions à 48 heures du "First Notice Day" des contrats argent de mars ; il s'agit du jour où les détenteurs de contrats peuvent exiger la livraison de métal physique. L'argent cotait $91,29 et la tension sur les stocks était déjà palpable : les réserves enregistrée du COMEX (le métal effectivement disponible pour livraison) venaient de tomber à 86,3 millions d'onces, un plus bas historique, en baisse de 75% depuis 2020.
Et voici où l'affaire devient fascinante.
Les données de volume révèlent qu'en une seule bougie de 15 minutes, pendant que le marché était supposément fermé, 31 828 contrats pour Mars ont changé de mains. Chaque contrat représentant 5 000 onces, cela fait 159,1 millions d'onces. Pour mettre en perspective, c'est 2 fois le stock physique disponible du COMEX, et 88% du volume total de la journée exécuté pendant que les traders particuliers et la plupart des institutionnels n'avaient plus accès au marché.
Le CME a qualifié cela de problème technique. Tous les ordres du jour et les ordres GTD ont été annulés. Aucun post-mortem n'a été publié. La page officielle de statut indique désormais : "There are no current issues." Circulez, il n'y a rien à voir.
À la reprise du trading vers 13h45, l'argent s'est effondré de 3 dollars en une heure, touchant $88,19. L'Open Interest de mars est passé de 21 882 à 10 526 contrats, ce qui veut dire que plus de la moitié des longs ont été sortis de leurs positions pendant la suspension, vraisemblablement via des règlements cash négociés hors-marché dans des conditions où seuls certains acteurs avaient accès à la table.
Pour comprendre pourquoi le CME a (peut-être) tiré le frein à main, il faut regarder l'arithmétique. Avant cette suspension brutale, l'Open Interest de mars représentait encore environ 188 millions d'onces de demande potentielle. En face, on ne trouvait que... 86,3 millions d'onces de métal livrable. Le ratio était de 2,13 "once papier" pour chaque once physique en coffre. Si seulement 47% des détenteurs avaient exigé leur métal, le COMEX était techniquement en défaut (la marée soudainement basse, on l'aurait découvert se baignant sans slip).
Notons qu'il s'agit de la troisième intervention d'échange en trois mois, après le stop de novembre et le crash du Black Friday. À chaque fois, l'argent approchait d'un niveau critique lié aux livraisons physiques. À chaque fois, le marché a été arrêté, et quand il a rouvert, les longs avaient mystérieusement diminué.
Le plus révélateur n'est peut-être pas ce qui se passe à New York, mais ce qui se passe ailleurs. À Shanghai, l'argent se négocie à $101,51 l'once, soit un premium de 14,2% sur le prix COMEX. SD Bullion, le plus gros vendeur retail américain, affiche déjà $102. Le prix COMEX de $88,91 n'est plus le benchmark mondial : c'est l'exception.
Les stocks de Shanghai sont passés sous les 800 tonnes. Le déficit structurel mondial de l'argent en est à sa sixième année consécutive, tiré par la demande industrielle (panneaux solaires, électronique).
Et la situation de mai 2026 sur le COMEX affiche déjà 75 815 contrats d'Open Interest, en hausse de 203% depuis janvier, la plus grosse accumulation avant livraison jamais enregistrée.
Demain, 27 février, c'est le First Notice Day. Le chiffre clé sera le nombre de contrats "standing for delivery", i.e. ceux qui exigent réellement du métal. Si plus de 5000 des 10526 irréductibles tiennent bon, les 86,3 millions d'onces enregistrées du COMEX passeront un stress test historique. Ou pas.
Vendredi, le rapport COT de la CFTC capturera le déplacement massif de positions de cette semaine.
Le CME peut suspendre le trading et négocier des sorties cash une fois. Peut-il le faire chaque mois ? C'est toute la question. En mai, 379 millions d'onces notionnelles attendent. Et entre-temps, Shanghai continue de fixer un prix que New York refuse de reconnaître.
Peter Brandt, lui, a comparé cette semaine l'achat d'argent physique à "acheter du Bitcoin à 1 dollar".
Venant d'un homme qui ne s'excite pas facilement, c'est soit le signal d'achat du siècle, soit la preuve qu'absolument plus personne ne comprend ce marché.
Probablement les deux.