On n’a pas le contrat. Donc personne ne peut sortir le tableau Excel avec la ligne « Léna : X euros ».
Ce qu’on a, en revanche, c’est le fonctionnement normal de ce métier.
France Télévisions n’achète pas « un sourire et un chignon ».
Elle achète des droits de diffusion.
Ces droits sont vendus par une société de production ici bump, la structure cofondée par Squeezie, déjà rodée à transformer un événement créateur en produit TV.
Une société de production ne sert pas uniquement à louer des projecteurs.
Elle encaisse, elle déduit et elle répartit.
Et dans un show bâti autour d’une seule tête d’affiche, avec son nom, son histoire, sa communauté, ses archives et son adieu de dix ans, croire que la principale intéressée n’est pas rémunérée quelque part dans la chaîne, c’est de la naïveté de luxe.
Léna peut très bien n’avoir rien touché sur les billets.
Ça n’empêche absolument pas qu’elle soit payée : – en cachet d’artiste – en droits voisins – en quote-part producteur – via sa société – ou dans un mix des quatre.
C’est même le scénario le plus banal.
Donc le discours « elle n’a pas pris un centime » concerne la billetterie, n’est qu’une fable.
Le service public, lui, sort 1,2 à 1,4 million d’euros.
L’argent entre donc dans une boîte de production.
Cette boîte a un spectacle à équilibrer, des prestataires à payer, et une tête d’affiche sans laquelle le programme n’existe pas.
On n’a pas les avenants mais on a l’économie, et l’économie dit jamais :
« on vend Léna Situations à France 2, mais Léna Situations n’existe nulle part dans les flux. »
Le mystère n’est pas de savoir si elle est rémunérée.
Le mystère, c’est juste sous quelle ligne comptable et pour qu’elle montant, car c’est avec notre argent.
A méditer.
Propos juste dégueulasses. L’@Arcom_fr doit faire son travail.
Avec « le camp du bien », les insultes, la haine et les attaques les plus abjectes deviennent soudainement acceptables.
Total soutien à mon ami l’excellent @JphTanguy 🇫🇷
🥇 Homophobie
🥈Déshumanisation
🥉Pseudo phsysiognomonie
Mais c‘est un bouffon à la cour d‘Inter en croisade contre le fascisme alors c‘est top👌🏽
La version longue : sexisme et cacophobie en prime 🤦🏽♂️
Quand les adultes agissent ainsi, on normalise l’humiliation entre enfants ⚠️
Hier soir 20 000 personnes se serraient à Bercy pour une fille qui n'a ni chanté, ni joué, ni écrit une œuvre.
Elle a filmé ses mois d'août.
Vingt mille places parties en quarante-cinq minutes. Jusqu'à 89 euros le fauteuil.
Le titre du show, "Celui où ils disent au revoir", est piqué à Friends.
France 2 le diffusera le 12 septembre à 23h25, après Cyril Féraud. Le service public offre une plage de grande écoute à l'enterrement d'un format YouTube.
En 2025, la neuvième saison des vlogs d'août a dépassé 45 millions de vues. Trois millions d'abonnés sur YouTube, près de cinq millions sur Instagram.
On cherche l'œuvre. On ne la trouve pas.
Pas de disque. Pas de pièce. Pas de film qu'elle aurait porté autrement que par sa tête déjà connue.
Un livre de développement personnel, "Toujours plus", vendu à des centaines de milliers d'exemplaires parce qu'il répète ce que la caméra vend déjà : sois toi, vise plus, souris.
Une marque de fringues à son nom.
Des brunchs. Des copains. Une rupture avec Seb la Frite racontée face caméra après sept ans.
C'est tout. Et ça remplit la salle où passent les ténors et les boxeurs.
Le mécanisme est simple et cruel.
Elle n'a pas produit un objet qui tienne debout sans elle.
Elle s'est produite. Chaque jour d'août depuis 2016, un épisode monté la nuit, posté le lendemain.
Réveil, valise, larmes, plage, "salut les gars".
Le public ne paie pas une partition. Il paie l'accès à une intimité industrielle.
Horton et Wohl avaient nommé ça dès 1956 : la relation parasociale, cette amitié à sens unique avec quelqu'un qui ne te connaît pas. Internet l'a mise en abonnement.
Quand l'école n'enseigne plus l'histoire, quand personne ne transmet un métier, une langue, un mort, il reste le fil.
Léna vend le substitut : un calendrier, une bande déjà montée, un ton, un "nous" qui ne demande aucun effort.
Ses parents ont quitté l'Algérie de la guerre civile dans les années 90.
Elle est née à Paris, 17e. Elle se dit franco-algérienne. Ce n'est pas son passeport qui est en cause. C'est le vide de ce qu'elle montre et l'énormité de ce qu'on lui accorde.
On a décoré le vide. Musée Grévin. Met Gala. César. Oscars. Chevalière des Arts et des Lettres en octobre 2025, remise par la ministre de la Culture.
La République pose une médaille sur une sitcom dont l'unique personnage est la narratrice.
Bercy n'accueille pas une artiste. Bercy accueille une présence.
Ce n'est même plus de l'admiration. C'est un besoin de phare chez des gens à qui on a expliqué que les racines étaient une violence. Ils ont cru. Ils n'ont plus de saints, plus de père, plus de récit commun.
Ils ont une fille photogénique qui filme ses vacances et appelle ça une communauté.
Les apatrides ne sont pas seulement ceux qui n'ont pas de papiers. Ce sont ceux qui n'ont plus rien à se transmettre et qui paient 89 euros pour emprunter une vie le temps d'une soirée.
Une nation qui remplit Bercy pour une femme qui n'a rien fait d'autre que se filmer n'a plus le goût de l'exigence.
Elle a le goût d'un visage sans saveur.
IMMONDE ! Animaliser les opposants politiques était la méthode des régimes totalitaires nazis et soviétiques avant de les détruire comme des nuisibles. Les Français n’ont plus à verser un centime pour ça ! On attend que l’@Arcom_fr fasse tomber la foudre sur @franceinter !
Ridley Scott confirme qu’un troisième préquel de ‘ALIEN’ est en préparation.
Le film reprendra l’histoire de David (Michael Fassbender) alors que l’androïde crée un nouveau monde pour lui-même : « Les IA peuvent dérailler. Si c’est le cas, c’est comme une bombe. »
(via Times)