Tu pars déjà du mauvais postulat : qui a dit que l’État devait être au centre du système ?
L’idée n’est pas de remplacer le salariat par des millions de gens sous perfusion publique devant Netflix. C’est précisément l’inverse : si l’IA et les robots produisent une part croissante de ce qui nous coûte aujourd’hui du temps et de l’argent, notre temps se libère.
Créer une boîte, apprendre, faire de la recherche, élever ses enfants, construire, créer, entreprendre, s’occuper des autres, voyager, inventer… Comme si la seule façon « d’apporter de la valeur à la société » était de pointer 35 heures sous la contrainte d’une fiche de paie.
Tu imagines l’abondance avec les institutions du monde de la rareté. C’est justement ça, l’err
Après, le switch est logique. Faire des listes et appeler à la délation des comptes X qui utilisent l'IA, ça ne fait pas parler dans le milieu feutré des journalistes parisiens.
Dénoncer un auteur, c'est une croisade beaucoup plus noble. @brivael l'a déjà expliqué aussi, et je vais le faire de mon côté : oui, je suis assisté par IA pour écrire les tweets qui sont sur mon compte. Comme celui que vous lisez actuellement, il a d'abord commencé dans une note vocale, sur mon iPhone.
Parce que nous, les gueux, on n'a pas été à Cambridge et à HEC, mais on pense avoir quand même le droit de s'exprimer et de donner nos opinions, @SamuelFitouss10. On est des mecs du terrain, et quand on dicte ou qu'on écrit un brouillon de tweet, il y a des fautes d'orthographe, des répétitions, des phrases mal tournées.
Alors oui, je rédige un draft, et je demande à l'IA de le corriger, en respectant scrupuleusement un skill qui connaît ma façon de parler. C'est du respect envers les personnes qui me lisent, pas une escroquerie ou de l'AI Slop.
Après, le switch est logique. Faire des listes et appeler à la délation des comptes X qui utilisent l'IA, ça ne fait pas parler dans le milieu feutré des journalistes parisiens.
Dénoncer un auteur, c'est une croisade beaucoup plus noble. @brivael l'a déjà expliqué aussi, et je vais le faire de mon côté : oui, je suis assisté par IA pour écrire les tweets qui sont sur mon compte. Comme celui que vous lisez actuellement, il a d'abord commencé dans une note vocale, sur mon iPhone.
Parce que nous, les gueux, on n'a pas été à Cambridge et à HEC, mais on pense avoir quand même le droit de s'exprimer et de donner nos opinions, @SamuelFitouss10. On est des mecs du terrain, et quand on dicte ou qu'on écrit un brouillon de tweet, il y a des fautes d'orthographe, des répétitions, des phrases mal tournées.
Alors oui, je rédige un draft, et je demande à l'IA de le corriger, en respectant scrupuleusement un skill qui connaît ma façon de parler. C'est du respect envers les personnes qui me lisent, pas une escroquerie ou de l'AI Slop.
Fitoussi confond peut-être la disparition d’une rareté avec la disparition de la création.
Et surtout, son idée selon laquelle l’IA ferait demain « arrêter les gens de lire » repose sur une intuition, pas sur une démonstration. Pourquoi l’abondance de textes de qualité ferait-elle mécaniquement disparaître la lecture ? On peut tout aussi bien envisager l’inverse : plus de bons textes, plus accessibles, plus personnalisés, donc davantage de lecteurs.
L’IA ne tue pas nécessairement l’écriture. Elle détruit surtout une barrière à l’entrée : hier, transformer une excellente idée en excellent texte exigeait des années de maîtrise technique. Demain, cette capacité sera accessible à beaucoup plus de monde.
La valeur d’une œuvre n’est pas proportionnelle aux heures de travail nécessaires pour la produire. Elle est dans ce qu’elle provoque chez celui qui la lit. Si un texte me bouleverse ou change ma manière de penser, sa valeur ne disparaît pas parce que Claude a participé à sa rédaction.
Transparence sur l’usage de l’IA ? Oui.
Mais « préserver les incitations à écrire » ne doit pas devenir une manière élégante de protéger la rareté d’une compétence contre le progrès technique.
L’imprimerie a démocratisé les livres. Internet leur diffusion.
L’IA pourrait démocratiser la création elle-même.
Le vrai vertige n’est peut-être pas la mort de la lecture, Laurent. C’est que demain, des millions de gens puissent créer sans demander la permission à ceux qui détenaient hier les clés de la production culturelle.
@grm_off Samuel a peur de perdre sa rente 😂 Samuel est typiquement dans les problèmes de connivence FR 🇫🇷 ! Samuel va se faire rattraper par le new world ! Samuel boude 😭 on t’aime quand même @SamuelFitouss10 💘
J’avais déjà trouvé Balance ton Claude intellectuellement médiocre. Maintenant que Samuel Fitoussi est identifié derrière le compte, l’affaire devient surtout révélatrice. 😁
Sur le fond, son raisonnement repose sur une pétition de principe.
Il décrète que la valeur d’un roman vient essentiellement du contact avec "un autre esprit humain", puis utilise cette définition pour conclure qu’une œuvre générée avec une IA aurait moins de valeur.
Toute la démonstration est contenue dans la prémisse. L’émotion du lecteur, la beauté d’une phrase, la puissance d’un récit, l’imaginaire mobilisé, le travail de direction, de sélection, de réécriture et d’intention disparaissent derrière un fétichisme de l’auteur biologique.
Et surtout, il invente un monde où l’IA ferait disparaître l’écriture humaine.
Ridicule.
📸 L’appareil photo a multiplié les images sans tuer la peinture.
🎹 Les synthétiseurs ont transformé la musique sans supprimer les instrumentistes.
🤖 L’IA élargira radicalement l’accès à la création et déplacera ce que nous valorisons chez les créateurs.
Certains rechercheront une œuvre entièrement artisanale, d’autres jugeront le résultat. Très bien, le marché culturel saura parfaitement accueillir les deux.
Ce que Fitoussi défend ressemble surtout à une rente de rareté. La sienne. 😁
Quand davantage d’individus peuvent produire, écrire, illustrer, composer ou réaliser à un niveau autrefois réservé à ceux qui détenaient les compétences techniques, les codes et les réseaux, certains gardiens du temple découvrent soudain une théorie très élaborée de la "nature humaine".
Sa méthode rend le sermon encore plus savoureux.
Un compte anonyme distribue les certificats d’infamie, cible des auteurs et des comptes, Fitoussi amplifie ensuite la polémique, puis son anonymat saute. La presse l’a désormais identifié comme détenteur de Balance ton Claude.
Et voici le meilleur.
Au milieu de la séquence, il explique aux lecteurs que, s’ils souhaitent une œuvre produite par une "intelligence biologique", ils peuvent acheter son propre livre, justement sorti en septembre. 🤣
Créer anonymement une police de l’authenticité, désigner les impurs, puis transformer la panique ainsi produite en argument commercial pour son propre livre.
Même l’IA aurait trouvé ça un peu gros. 🤣🤣
Le masque tombe.
Le problème n’a jamais été « l’IA qui tue la littérature ». Le problème, c’est que la barrière à l’entrée est en train de s’effondrer.
Pendant des décennies, un livre pouvait déjà passer entre les mains d’éditeurs, correcteurs, documentalistes, relecteurs, ghostwriters… Mais quand monsieur Tout-le-monde peut désormais prendre une idée médiocrement formulée et, avec l’IA, en faire un texte propre, structuré et puissant, certains découvrent soudain la « sacralité de l’auteur ». 😂
Et voilà qu’on sort Houellebecq : « Seule la littérature peut vous donner cette sensation de contact avec un autre esprit humain. »
Très beau. Mais ça ne démontre absolument pas qu’un outil d’IA détruit ce contact.
Si demain Houellebecq pense une scène, construit ses personnages, choisit ce qu’il veut raconter, puis utilise une IA pour reformuler, corriger ou développer certains passages… son esprit aurait mystérieusement disparu du livre ? Sa vision du monde se serait évaporée parce qu’un logiciel a participé à la formulation ? Quelle blague.
Et poussons leur raisonnement jusqu’au bout : si un jour une IA écrit un texte impossible à distinguer d’un texte humain, bouleversant, drôle, profond, que vous dévorez en une nuit… faudrait-il soudain décider qu’il ne vaut rien après avoir appris comment il a été produit ?
Moi, je juge l’œuvre. Pas le nombre de difficultés artificielles qu’on a imposées à son créateur.
L’imprimerie n’a pas supprimé les écrivains. Word n’a pas supprimé les écrivains. Les correcteurs n’ont pas supprimé les écrivains. L’IA ne va pas faire « arrêter les gens de lire ». C’est probablement l’inverse : elle va permettre à des millions de personnes de transformer des idées qu’elles n’auraient jamais su coucher correctement sur le papier en œuvres accessibles.
Et c’est peut-être ça qui dérange le plus : quand la technique devient accessible à tous, le statut devient beaucoup plus difficile à protéger.
Quelques mots sur « Balance ton Claude », projet à travers lequel nous avons révélé que « C’était ça ou mourir », livre phénomène de la rentrée littéraire, est sans doute très largement rédigé par une IA.
1) Je n’étais pas seul ; il s’agissait d’un projet collectif. Les autres révéleront leur identité en temps voulu s’ils le souhaitent.
2) À tous ceux qui nous reprochent d’avoir nui à Orélien, pensez plutôt à l’auteur qui a passé des centaines d’heures sur son manuscrit pour écrire un magnifique livre, qui aurait mérité le Goncourt, et qui ne l’aurait pas eu. Aurait-il été plus juste de laisser cet auteur être floué ? Et des milliers de lecteurs être trahis ? Nous avons évidemment de la compassion pour les jours difficiles que doit vivre Orélien, et nous espérons qu’il est soutenu. Mais il nous a semblé être de notre devoir de lancer l’alerte.
3) Quelles étaient nos motivations ? Ceux qui me lisent savent que je mène, depuis un an, une reflexion sur les effets de l’IA sur nos vies. Pourtant plutôt techno-optimiste, je redoute qu’après plusieurs millénaires de civilisation fondée sur l’écrit, l’IA provoque la disparition de la lecture et de l’écriture.
L’IA peut, et pourra de plus en plus (les tics d’écriture disparaîtront avec le progrès des modèles) produire des oeuvres exceptionnelles, en quasi autonomie. Le contenu humain sera (est déjà ?) noyé dans un océan de contenu IA d’excellente qualité. Un jour l’écrivain humain se dira : à quoi bon ? À quoi bon passer des centaines d’heures à me documenter, à réfléchir, à choisir mes mots pour être dans tous les cas soupçonnés d’avoir copié-collé Chat GPT (parce que certains trompent leurs lecteurs, le soupçon se généralisera) et pour ne pas être lu (l’attention humaine est une ressource finie ; plus elle est absorbée par du contenu IA, moins elle est allouée aux productions humaines) ?
Pour preserver les incitations à écrire dans ce nouveau monde, il faudrait que les lecteurs puissent savoir s’ils ont affaire au texte d’un humain ou d’un robot, pour pouvoir, si tel est leur souhait, allouer disproportionnellement leur attention aux productions humaines. Je chéris donc l’existence de Pangram (entreprise dans laquelle je ne suis pas investisseur, même si cette théorie est amusante), tout en redoutant que le logiciel soit dépassé par les progrès des modèles. En disant ça, je ne pense pas uniquement aux écrivains, mais avant tout aux lecteurs. Les lecteurs semblent aimer lire un roman rédigé par une IA, mais uniquement… lorsqu’ils ne savent pas qu’il s’agit d’IA ! Or on peut collectivement s’aveugler un certain temps, mais le jour où la plupart des écrivains humains auront abandonné, le jour où chaque lecteur comprendra qu’il fait face, avec une forte probabilité, à la prose de Chat GPT, il cessera sans doute de lire. En effet, ce qui comble, dans la lecture d’un bon roman, voire d’un essai, n’est pas uniquement le fait de lire une suite de mots intéressante (même si cela compte !), mais aussi le fait de lire des mots qu’un autre humain a pensés, pesés, qui reflètent sa subjectivité et sa singularité. Et ainsi d’entrer, par cette lecture, en contact avec un autre esprit. L’être humain n’est pas fait pour rester longtemps isolé de ses semblables, or la lecture d’un roman rédigé par un humain le lie à l’un de ses semblables ; la lecture d’un roman produit par Chat GPT ne fait rien de tel.
C’est pourquoi il est important de dénoncer les auteurs qui proposent un copié-collé de Chat GPT en prétendant qu’il s’agit de leur plume. Non seulement ils trahissent le pacte moral qui les lie à leur lectorat, mais en plus, ils contribuent à retirer, de façon déloyale (car ils mentent sur la nature de leur produit !) des lecteurs à ceux qui font encore l’effort de choisir leurs mots (et donc à décourager cet effort). Et surtout, ils contribuent à la généralisation du soupçon, ils érodent la présomption d’humanité dont bénéficie un texte face à de potentiels lecteurs. Ils précipitent l’avénement d’un monde où plus personne ne lira et n’écrira, avec toutes les regressions cognitives et culturelles que cela implique. (Je m’étonne d’ailleurs de voir certains écrivains ne pas comprendre qu’en défendant la démarche d’Orélien, ils scient la branche qui a permis à la littérature d’exister.) Entendons-nous bien : si des producteurs de contenu IA souhaitent concurrencer les écrivains humain, c’est leur droit le plus strict *du moment qu’ils ne mentent pas sur la nature de leur travail et qu’ils laissent donc les lecteurs choisir en connaissance de cause*. S’il se trouve que dans ces conditions, l’attention des lecteurs se porte toute de même massivement vers l’artificiel plutôt que l’authentique, les écrivains humains auront perdu à la loyale. Mais les réactions à l’affaire Orélien montrent que les lecteurs semblent avoir une forte préférence pour l’authentique.
Le projet est donc né de ces préoccupations. Ni les idées politiques d’Orélien ni le thème de son livre ne nous importaient (ceux qui me lisent savent que mon combat contre le slop n’a rien de politiquement partisan). Il se trouve que des lecteurs attentifs nous ont parlé d’importants soupçons sur ce livre en particulier. Nous avons testé beaucoup d’autres livres ; aucun n’atteignait de tels scores d’IA.
4) Je pense (cela n’engage que moi, pas les autres membres du collectif) qu’un mauvais procès est fait aux jurys des prix littéraires et aux critiques ayant encensé ce livre. Le style du texte pouvait être pénible pour quiconque a l’habitude de discuter avec des LLM, mais pour les autres, l’admiration est compréhensible : si chaque mot de ce livre avait été choisi par un humain, il aurait sans doute fallu saluer une forme de génie dans le rythme de cette écriture, soutenue ainsi sur 250 pages. L’angle le plus profond dans cette polémique n’est pas la naiveté des jurys (nous serons tous, à un moment ou un autre, dépassés par les progrès de ces modèles), mais justement, cette vitesse de progression, illustrée ici par la capacité des IA non seulement à passer le test de Turing mais à remporter nos prix littéraires les plus prestigieux. Cela donne le vertige et soulève des questions existentielles sur la place de l’homme dans ce nouveau monde.
5) Merci à tous les médias, parmi lesquels Libération, France Info, France Inter, Le Huffington Post ou Les Échos, qui ont fait un travail d’enquête honnête et rigoureux pour établir la fiabilité de Pangram.
Houellebecq peut avoir raison sur une chose : savoir qu’un humain nous parle peut ajouter une dimension particulière à une œuvre. Mais ça ne démontre absolument pas que seules les œuvres intégralement écrites sans IA auront de la valeur.
Le futur ne sera pas « humain OU IA ».
Ce sera humain × IA.
Et certains semblent beaucoup plus terrifiés par la démocratisation de la création que par sa disparition.
Oui @siliconcarnesf : Le réflexe français sera :
Vite, taxons les agents IA pour sauver l’ancien modèle.
Toujours la même histoire.
Une technologie détruit une rente → on accuse la technologie au lieu d’adapter le modèle.
La calèche n’avait pas un droit acquis sur le cheval.
Le journal papier n’avait pas un droit acquis sur nos yeux.
Et un site rempli de pubs n’a pas un droit acquis sur notre clic.
L’IA ne détruit pas Internet.
Elle détruit une partie de la friction d’Internet.
Et c’est précisément pour ça qu’elle est révolutionnaire.
Booking, comparateurs, recherche produit, une partie de l’immobilier, du courtage, de la mise en relation : tout ce qui vit surtout de la friction va devoir se réinventer.
Et c’est une excellente nouvelle.
Moins d’argent capté par les intermédiaires.
Moins de temps perdu.
Plus de valeur pour le consommateur.
L’économie de demain récompensera moins ceux qui se mettent entre toi et ce que tu veux, et davantage ceux qui construisent réellement quelque chose.
Moins d’intermédiaires. Plus de constructeurs.
Bienvenue dans l’économie des agents.
Ce mec a peut-être compris avant tout le monde ce qui est en train de se passer.
Pendant des siècles, les auteurs n’ont jamais créé dans le vide. Ils ont eu des secrétaires, des porte-plumes, des correcteurs, des éditeurs, parfois des co-auteurs, une chaîne humaine pour transformer une idée en livre.
Aujourd’hui, une partie de cette chaîne tient dans une IA.
Et alors ?
Si quelqu’un utilise l’IA pour structurer ses idées, améliorer son style, trouver une formule, challenger un raisonnement ou transformer une intuition médiocre en quelque chose de lisible, la vraie question reste la même :
Est-ce que le produit final vaut quelque chose ?
C’est là que je pense que Samuel Fitoussi se trompe profondément lorsqu’il voit dans l’IA le risque d’un immense nivellement où tout le monde produirait les mêmes textes, où plus personne n’aurait envie d’écrire et où la création humaine finirait noyée dans l’« AI slop ».
Je crois exactement l’inverse.
Pour la première fois dans l’histoire, des milliards d’êtres humains peuvent avoir presque en permanence un professeur, un contradicteur, un correcteur et une encyclopédie dans leur poche.
Un Aristote disponible à 2 heures du matin.
Vous imaginez ce que ça signifie ?
Pendant longtemps, votre développement intellectuel dépendait énormément de la loterie de votre naissance.
Vos parents lisaient ? Tant mieux.
Votre entourage avait du vocabulaire ? Tant mieux.
Vous fréquentiez des gens cultivés ? Tant mieux.
Vous aviez accès aux bonnes études, aux bons livres, aux bonnes personnes, aux bons réseaux ? Encore mieux.
Sinon, il fallait franchir une quantité folle de barrières.
L’IA pulvérise une partie de ces barrières.
Quelqu’un qui n’a jamais appris à écrire peut désormais demander pourquoi son texte est mauvais et comment l’améliorer.
Quelqu’un qui n’a personne autour de lui pour parler économie, philosophie, histoire ou sciences peut tenir une conversation pendant trois heures sur ces sujets.
Quelqu’un qui avait une idée de roman mais pas les codes du monde éditorial peut la tester, la structurer, la réécrire cinquante fois et arriver avec quelque chose de beaucoup plus abouti.
Ça ne tue pas l’envie d’apprendre.
Ça réduit le coût d’entrée dans l’apprentissage.
Ça ne tue pas les auteurs.
Ça augmente potentiellement le nombre de personnes capables de devenir auteurs.
Et évidemment qu’il y aura des tonnes de mauvais livres générés avec l’IA.
Comme il y avait déjà des tonnes de mauvais livres écrits sans IA.
L’existence de Photoshop n’a pas supprimé les grands photographes.
Les logiciels de musique n’ont pas supprimé les musiciens.
Les calculatrices n’ont pas supprimé les mathématiciens.
Les outils deviennent plus puissants. La barre se déplace.
Et il y a même quelque chose d’assez savoureux dans cette histoire : lorsqu’un texte est apprécié avant que l’on sache comment il a été produit, puis soudain méprisé dès que le mot « IA » apparaît, cela révèle parfois que l’on juge moins l’œuvre que le procédé.
Quant à la réception médiatique d’un auteur venu d’Haïti ou appartenant à une minorité, je me méfie aussi d’une autre forme de condescendance : celle qui consiste à surinterpréter son identité, son parcours ou ce qu’il « représente », au lieu de juger froidement le texte.
Un mauvais roman reste un mauvais roman, qu’il soit écrit par un bourgeois parisien, un immigré haïtien ou GPT.
Et un excellent roman reste excellent, quel que soit l’outil utilisé.
Ce sera celui qui aura une pensée, une vision, un goût, une capacité à sélectionner et qui utilisera des outils extraordinairement puissants pour les amplifier.
On nous annonce la fin de la créativité.
Je vois plutôt arriver la démocratisation massive de la capacité à créer.
Moins de barrières.
Moins de gardiens.
Moins de « ce monde n’est pas pour toi ».
Plus de gens capables d’apprendre, d’écrire, de construire et de publier.
Certains appellent ça une catastrophe.
Moi j’appelle ça le début d’une époque formidable.
Des élèves de terminale L victimes d'un brouteur haïtien.
Pour sa défense le prévenu aurait déclaré :
"Ils avaient l'air tellement cons, je me suis dit que ça allait passer"
Aux échecs, les ordinateurs sont devenus largement supérieurs aux humains depuis longtemps. Pourtant, les humains n’ont pas arrêté de jouer, de regarder des parties, de suivre des champions ou d’acheter des livres d’échecs. Au contraire, les outils informatiques sont devenus omniprésents dans l’entraînement.
Pourquoi ? Parce que la valeur d’une production humaine ne vient pas uniquement de sa qualité objective. Elle vient aussi de son origine, de l’intention, de la personnalité, de l’histoire de celui qui la produit et de la relation qu’on entretient avec lui.
Tu te trompe @SamuelFitouss10 mais merci pour la réflexion 💘🙏
Depuis que quelqu’un lui a dit que son physique était banal, il ne lâche plus les photos torse nu sous une bonne lumière 😂
@TiboInShape, tu as un bon physique, sois-en sûr et n’écoute pas les critiques. Tu n’as pas besoin de photos IA ni d’une bonne lumière pour avoir confiance en toi 😂
Bon allez, on arrête les bêtises et on fait une vraie union des droites :
Lisnard @davidlisnard
Knafo @knafo_sarah
Retailleau @BrunoRetailleau
Ciotti @eciotti
Vous avez 90% de vos programmes en commun, c’est les 90% qui mettent d’accord tous les français qui votent et qui travaillent.
Vous rêvez à un objectif et une France légèrement différente alors qu’il faut penser en direction.
Votre direction est la même pour tout ces sujets et vous n’aurez jamais assez d’un mandat pour dépasser l’objectif de qui que ce soit :
- libéralisme
- immigration
- éducation
- énergie
- IA
Comment pouvez-vous pensez un seul instant qu’un tel ralliement ne puisse pas déferler sur les médias et accaparer l’opinion des français en un temps record ?
Les guerres d’ego ont suffisamment atomiser notre scène politique et favoriser le laxisme et le statut quo.
Les français ont besoin de politiciens qui sont d’accord entre eux, et qui sont d’accord avec les français.
Réveillez-vous.
bon je considère que Laurent se trompre très largement avec cette take et je vais m’expliquer
déjà je pense que la + grande tragédie des 2 derniers siècles aura été de contraindre la conscience biologique à simuler le comportement d'un processeur, la bureaucratie, l'administration de surface, la saisie de données et la répétition mécanique etc etc.. (la globalité du travail tertiaire) n'ont jamais été conçues pour l'esprit humain
a mon sens ces métiers ont mutilé la dignité de l'être en ravalant des millions d'âmes au rang d'exécutants algorithmiques et nous avons qualifié de «progrès » un modèle de société dont l'unique produit était la déshumanisation du temps et l'asphyxie des relations réelles
d’ici 2030 je dirais même, l'intelligence artificielle ne va pas détruire le travail humain,elle va liquider le travail artificiel (tout le lot de BS jobs et m’a recommandation de lire David Graeber tient toujours) en ramenant le coût marginal de l'exécution mécanique et du jargon symbolique à 0 et en ce sens je dirais que l’IA va nous arracher notre masque de robots
désolé que je vais choquer mais je pense que tout ce que l'IA peut automatiser n'a jamais été digne de l'esprit humain et ne subsistera que ce qui résiste à la simulation: la présence physique, l'empathie brute, le courage, la créativité, la philosophie, l'art incarné et la beauté d'un lien social libéré de la transaction et cnest ce que je trouve absolument fabuleux
de manière plus profonde je crois que nous entrons dans une forme de renaissance existentialiste de notre histoire et contrairement à ceux qui parlent d’émettre une forme de conscience chez les robots, 2030 ne sera pas l'année où les machines seront enfin devenues humaines mais très certainement l'instant sacré où les êtres humains auront enfin le droit d'arrêter d'être des machines
MANON AUBRY ENCORE A CÔTÉ DE LA PLAQUE :
Le millionnaire consomme moins, donc prenons-lui son argent pour le donner à ceux qui consomment.
Le raisonnement oublie juste un détail : épargner, ce n’est pas brûler des billets.
L’argent épargné finance des entreprises, des machines, des logements, de l’innovation, du crédit et donc… la production de demain.
Oui, donner 1 000 € à quelqu’un au SMIC peut créer plus de consommation immédiate que les donner à un millionnaire.
Mais consommer davantage n’est pas la même chose que créer davantage de richesse.
Si la consommation suffisait à enrichir un pays, il suffirait de distribuer des chèques à tout le monde et nous serions tous millionnaires. 😉
La prospérité durable vient surtout de la productivité, de l’investissement, de l’innovation et de la création de valeur.