Je me suis longtemps passionné pour la psychologie, et une période m'obsède plus que toutes les autres.
L'après-guerre.
Le moment où des chercheurs se sont posé la question la plus dérangeante du siècle: comment l'Allemagne nazie avait-elle transformé des pères de famille ordinaires en bourreaux de camp?
La réponse, ils ne l'ont pas trouvée chez des monstres. Ils l'ont trouvée chez des hommes parfaitement banals.
Hannah Arendt a appelé ça la banalité du mal. L'historien Christopher Browning, en étudiant le bataillon de réserve 101 (des policiers d'âge mûr, des pères, des commerçants), a montré que ce ne sont pas des fanatiques qui ont fusillé des civils, mais des hommes normaux incapables de désobéir au cadre dominant.
Puis vint Milgram. À Yale, environ deux tiers de gens ordinaires ont infligé ce qu'ils croyaient être des décharges mortelles, simplement parce qu'une autorité en blouse blanche le leur ordonnait. L'expérience de la prison de Stanford a montré la même chose sous un autre angle: donnez à quelqu'un un rôle et un cadre, et il s'y conformera jusqu'à l'inhumain.
La leçon n'est pas allemande. Elle est humaine.
Le mécanisme s'active dès qu'un cadre moral dominant fait craindre la sanction sociale plus que ne compte le témoignage de ses propres yeux. L'individu cesse de voir ce qu'il voit. Il voit ce que le cadre l'autorise à voir.
Maintenant, regardez Southampton.
Henry Nowak, 18 ans, poignardé, allongé au sol, répète aux policiers « j'ai été poignardé », « je ne peux plus respirer ».
Réponse de l'officier: « I don't think you have, mate. »
Pendant ce temps, son meurtrier retourne la situation d'une phrase: il aurait été victime d'une agression raciste. Quatre mots ont suffi pour déplacer le soupçon de l'agresseur vers la victime.
Et l'officier a obéi. Pas à un ordre. À un cadre.
Un cadre qui lui a appris, pendant des années, qu'une plainte pour racisme est l'accusation la plus dangereuse de sa carrière. Plus dangereuse, dans son réflexe conditionné, qu'un corps qui se vide de son sang devant lui.
Exactement le mécanisme de Milgram, de Browning. Un homme normal qui cesse de croire ses propres yeux parce qu'un cadre moral lui a appris ce qu'il devait craindre.
C'est précisément ça qui me terrifie.
Souvenez-vous: le monde entier s'est agenouillé pour quatre mots, « I can't breathe ». Des entreprises, des gouvernements, des stades entiers.
Henry a prononcé les mêmes mots, en train de mourir. Il n'y aura ni genou à terre, ni hashtag, ni minute de silence.
Parce que sa mort ne sert pas le cadre. Elle le contredit.
Et un système qui apprend à une société entière à faire passer l'accusation de racisme avant les faits, avant le corps, avant la vie, n'est pas une posture morale inoffensive.
C'est une machine à fabriquer des hommes qui, face à un enfant en train de mourir, choisissent les menottes.
Thomas Sowell, le plus grand intellectuel vivant ?
Beaucoup de jeunes non-Blancs, note Thomas Sowell, sont avant tout victimes non pas des Blancs, mais des dynamiques endogènes à leurs communautés (prévalence des familles monoparentales, dévalorisation de la réussite scolaire, sous-cultures antisociales…). Or en imputant les difficultés des minorités uniquement au racisme de la société, certains progressistes enferment les minorités dans un rôle de victimes passives, impuissantes à agir sur le cours de leur destin, condamnées au ressentiment. Implicitement, ces discours envoient un message aux communautés en difficulté : c’est aux autres de fournir des efforts, pas à vous.
Sowell rappelle que dans la société britannique du début du 18ème siècle, les Écossais occupaient une position relativement périphérique. Plutôt que de cultiver leur rancœur à l’égard de la majorité, David Hume les a enjoints à apprendre l’anglais, à se former à la science et à développer leurs compétences dans les arts. Les Écossais ont alors connu une ascension impressionnante, dépassant les Anglais dans de nombreux domaines et contribuant significativement au débat intellectuel (Adam Smith, James Watt, Walter Scott et Hume lui-même étaient par exemple tous écossais). Si les défenseurs de la justice sociale étaient mus par le désir d’améliorer les conditions de vie des minorités plutôt que par celui de se donner le beau rôle, c’est ce modèle qu’ils privilégieraient.
Tout au long de son œuvre, Sowell revient régulièrement sur le thème des disparités entre groupes humains. Il montre qu’aucune société, à aucune époque, n’a connu une répartition proportionnelle des différents groupes ethniques, culturels ou religieux dans les diverses sphères de la vie sociale. Ces écarts tiennent à une multitude de facteurs : différences d’histoire, de culture, de normes familiales, de capital humain transmis, d’aptitudes linguistiques ou de structures d’incitation. Pourtant, observe-t-il avec ironie, dans le climat intellectuel contemporain, toute déviation par rapport à une représentation strictement égalitaire est perçue comme une preuve définitive du racisme de la société. Cette confusion entre inégalités de résultats et injustice structurelle constitue, selon Sowell, l’un des grands sophismes de notre temps.
Sur le même modèle, Sowell déconstruit l’idée que les asymétries entre hommes et femmes seraient nécessairement le fruit du patriarcat ou de discriminations misogynes sur le marché du travail. En analysant minutieusement les données empiriques, il démontre que les écarts bruts observés sont souvent le résultat de choix féminins (en matière d’orientation professionnelle, de temps de travail ou de priorités de vie), qu’il n’est pas nécessairement souhaitable de déconstruire s’ils relèvent de l’exercice du libre-arbitre. « Beaucoup de ce qu’on l’on désigne comme des “problèmes sociaux” s’amuse-t-il, ne sont souvent que des divergences entre les constructions théoriques des intellectuels et la réalité concrète. Quand la réalité ne concorde pas avec sa théorie, l’intellectuel conclut souvent qu’il faut modifier la réalité plutôt que sa théorie. »
Aujourd’hui, l’une des formes les plus tenaces de cette volonté de réagencement social réside dans les politiques cherchant à imposer une parité parfaite entre hommes et femmes dans différents secteurs de la vie publique. Face à ces projets d’ingénierie sociale, Sowell cite souvent Adam Smith, qui notait que de nombreux intellectuels « épris de la beauté de leur vision de la société idéale » en viennent à considérer leurs concitoyens comme une matière inerte à laquelle ils peuvent imprimer un mouvement « avec autant de facilité que la main dispose les pièces sur un échiquier ». Mais contrairement aux pièces d’échecs, les individus disposent de préférences et d’aspirations, incompatibles avec les grands projets des ingénieurs sociaux. C’est d’ailleurs en raison de cette incompatibilité que l’ingénierie sociale tend inévitablement à verser dans la coercition et l’autoritarisme.
Plus largement, l’œuvre de Sowell est traversée par un scepticisme radical à l’égard de ceux qui, parmi l’élite, se considèrent investis de la mission de régir le destin de leurs concitoyens, persuadés de savoir mieux que l’homme ordinaire ce qui est bon pour lui et de pouvoir préempter ses décisions. Ce scepticisme n’est pas motivé par une quelconque forme de populisme, mais par une analyse rationnelle des mécanismes permettant l’émergence d’un ordre social stable et harmonieux.
Premièrement, en disciple de Hayek, Sowell insiste sur un point fondamental : la connaissance est dispersée dans la société, enracinée dans des situations locales ; les théoriciens, même les plus brillants, ne peuvent y avoir pleinement accès. C’est pourquoi les décisions politiques ou les prescriptions de l’intelligentsia (produites à partir d’un savoir partiel, souvent abstrait) sont fréquemment moins soutenables que les arbitrages spontanés émergeant de l’intelligence collective mobilisée via des millions de décisions individuelles décentralisées. « Puisque personne ne détient ne serait-ce que 1% de toute la connaissance présente dans une société, il est vital que les 99 % restants, dispersés en petites quantités presque négligeables à l’échelle individuelle, puissent être librement mobilisés par les individus au gré de l’échange et des arrangements spontanés. Voilà pourquoi le marché libre, la limitation du pouvoir des juges, et la confiance dans les décisions enracinées dans l’expérience collective sont si précieuses. »
Deuxièmement, Sowell constate (et son intuition est largement confirmée par les dernières décennies de travaux en sciences cognitives) que l’on se trompe bien davantage lorsque on ne subit pas soi-même les conséquences de ses erreurs. Or c’est précisément le cas des tiers (intellectuels, bureaucrates, experts…) qui prétendent décider pour l’individu à sa place (par exemple en imposant des interdictions, en subventionnant avec son argent ce qu’il devraitvouloir consommer, ou en façonnant ses préférences en le rééduquant). Non seulement ces tiers vivent souvent à l’abri des conséquences de ce qu’ils prônent, mais en plus, ils sont jugés non pas selon l’efficacité de leur action mais selon leur degré d’adhésion au conformisme du moment. Peu importe que des politiques éducatives échouent, que des programmes sociaux engendrent dépendance et désintégration familiale, ou que de belles intentions écologiques détruisent des filières économiques, ce qui compte, c’est l’image vertueuse que ces idées renvoient de ceux qui les défendent. À l’inverse, lorsqu’un individu se trompe, il en subit directement les conséquences ; ainsi est-il incité à ne pas se tromper. « Il est difficile d’imaginer manière plus stupide ou plus dangereuse de prendre des décisions que de les confier à des personnes qui ne paient aucun prix lorsqu’elles se trompent », résume Sowell.
Troisièmement, lorsque les décisions sont laissées aux individus plutôt qu’imposées par le haut, l’erreur reste circonscrite à celui qui la commet, et peut être corrigée rapidement et localement avant qu’elle ne contamine l’ensemble de la société, comme le ferait une politique publique mal conçue mais administrée uniformément. Comment expliquer qu’une partie de l’intelligentsia voit d’un mauvaise œil les régimes d’incitations où ceux qui prennent de bonnes décisions sont récompensées ? « Ces systèmes, nous dit Sowell, suscitent des rancunes chez ceux qui sont convaincus que seuls l’aisance oratoire, l’engagement politique et l’ardeur morale devraient valoir distinction. » Piste intéressante pour expliquer l’anticapitalisme de l’élite universitaire…
On ne peut conclure sans évoquer le thème qui irrigue chacun des ouvrages de Sowell et constitue pour lui le fondement implicite de toute réflexion politique, économique ou sociale : la nature humaine. Il distingue deux visions de l’Homme : la vision candide (« il n’y a pas de perversité originelle dans le cœur humain ») et la vision tragique (« la frontière entre le bien et le mal traverse le cœur de chaque homme »).
Ceux qui adoptent la vision tragique (Sowell en fait évidemment partie) cherchent à concevoir des institutions qui fonctionnent malgré les limites humaines, s’attachant à construire des systèmes d’incitations capables de canaliser ses penchants les plus nuisibles et de tirer parti de ses motivations ordinaires pour produire des effets collectifs bénéfiques. Ils savent que la vie en société implique des frictions, des tensions et des limitations (liées à l’imperfection de la nature humaine) et que ce n'est pas parce qu’un système produit des résultats imparfaits que le système en lui-même est imparfait. Le système est bon s’il limite la portée des erreurs et génère l’ordre et l’harmonie relative sans exiger l’infaillibilité de chacun de ses agents.
À l’inverse, ceux qui adhèrent à la vision candide de la nature humaine croient qu’il est possible de construire un système produisant des résultats parfaits (et se montrent donc insatisfaits de tout système ne les produisant pas), ce qui explique leur soif de table-rase. Par exemple, ce qui les frappe n’est pas la rareté relative du mal dans nos sociétés, mais son existence même, perçue non comme une constante anthropologique, mais comme une faillite collective (imputable à une institution ou à une classe sociale). De même, ce qu’ils cherchent à expliquer n’est pas la prospérité (envisagée comme l’état naturel des choses), mais la pauvreté, dont la persistance justifierait la condamnation de de notre système économique. Ces personnes, écrit Sowell, « se demandent rarement pourquoi nos sociétés ne connaissent pas la pauvreté de l’Inde, l’oppression politique de la Corée du Nord, l’anarchie du Libéria, ou les massacres du Rwanda. Il ne leur vient donc pas à l’esprit que cela pourrait être lié aux valeurs, aux traditions, et aux constructions sociales qu’ils s’acharnent à déconstruire. »
L’autre erreur des adeptes d’une vision naïve de la condition humaine, selon Sowell, est de percevoir chaque aspect insatisfaisant de la réalité sociale comme un dysfonctionnement appelant une solution, plutôt que comme le résultat d’un arbitrage entre contraintes inconciliables. Là où il faudrait voir des choix difficiles entre des biens en tension dans un monde aux ressources limitées, certains ne voient que des problèmes à résoudre avec de la volonté politique et un désir de justice sociale. C’est pourquoi ils se demandent : « comment éliminer telle caractéristique déplaisante de la situation actuelle ? » plutôt que : « Que doit-on sacrifier pour atteindre telle amélioration, et cela en vaut-il la peine ? » Pourtant, la bonne question ne devrait pas être de savoir si l’on est dans l’absolu favorable aux biens poursuivis par une politique publique (mettons : l’accès à la culture via le chèque culture, l’accès à la connaissance via la gratuité de l’université, le soutien à la société civile via les subventions aux associations, etc.), mais de savoir si l’on préférerait que les ressources allouées à la poursuite de ces biens soient allouées à la poursuite d’autres biens (mettons : à la justice, à l’hôpital, à l’école, au pouvoir d’achat via des baisses d’impôts, etc.). « La première chose que l’on apprend en économie, écrit Sowell, c’est que les ressources sont limitées. La première chose que l’on apprend en politique, c’est d’ignorer la première leçon de l’économie. »
Malheureusement, le fait de voir des solutions plutôt que des arbitrages engendre un biais d’action. Or, comme le démontre Sowell, la plupart des solutions présumées ont un coût, créent de nouveaux problèmes ailleurs (« la plupart des problèmes d’aujourd’hui sont les solutions d’hier », écrit-il), ou reviennent simplement à déplacer la charge sur des groupes moins visibles ou moins bruyants (admirateur de Bastiat, Sowell ne cesse de rappeler qu’il y a ce que l’on voit, mais aussi ce que l’on ne voit pas). Une fois que le législateur est intervenu, la nouvelle configuration n’est souvent qu’un arbitrage différent – et moins bon puisqu’il n’est pas le fruit de l’expérience ou de la coordination des acteurs concernés, mais d’une décision prise par des tiers peu au fait des réalités du terrain et peu exposés aux conséquences de leur décision.
Britain had a moment of silence for George Floyd. Our politicians kneeled en masse to show their outrage at his killing. "I can't breathe" became a slogan.
George Floyd died on the other side of the world. He wasn't British.
Henry Nowak *was* British and his treatment by the police was shocking and negligent in the extreme. Yet there is no minute of silence. There is no coordinated public campaign. There is no kneeling at sporting events.
And we all know why.
During the summer of BLM, some people said "All Lives Matter". This was treated as the highest form of racism and anyone who said this was immediately cancelled. Why? Because the people in charge don't actually think all lives matter in the same way.
They have created a racial hierarchy of victimhood where a career criminal who died through mistreatment by police in a foreign country with 0 evidence of racism like George Floyd is automatically sanctified because of the colour of his skin.
And Henry Nowak, a British man, one of ours, is automatically dismissed and ignored because of the colour of his.
This is the ugly fruit of so-called "anti-racism", an obsession with race that has created a two-tier society which treats people differently because of the colour of their skin.
This needs to stop.
Il est enfin là, tout prêt à se dévoiler à vous dans l'intimité du dimanche soir.
Vous commencez à être rodés mais si vous aviez (encore une fois) la force de liker, commenter ou partager cela m'aiderait grandement à faire parcourir un peu de distance à ce petit texte🥰
Accise sur l’électricité
Accise sur le gaz naturel
Accise sur le charbon
Accise sur les alcools
Accise sur les bières
Accise sur les produits énergétiques
Accise sur les tabacs manufacturés
Contribution additionnelle à l’impôt sur les sociétés (lorsqu’elle existe)
Aide au logement – cotisation FNAL
Assurance maladie – cotisations salariales et patronales
Assurance vieillesse – cotisations salariales et patronales
Assurance veuvage
Contribution sur les boissons alcooliques
Taxe sur les boissons contenant des sucres ajoutés
Taxe sur les boissons contenant des édulcorants
Redevance pour prélèvement sur la ressource en eau destinée à l’embouteillage
CASA (Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie)
CFE (Cotisation foncière des entreprises)
CSG (Contribution sociale généralisée)
CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale)
Contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S)
Contribution à la formation professionnelle
Contribution à l’audiovisuel public (résiduelle dans certains cas spécifiques)
Contribution exceptionnelle sur les hauts revenus
Contribution patronale sur les stock-options
Contribution patronale sur les attributions gratuites d’actions
Cotisation accidents du travail
Cotisation allocations familiales
Cotisation AGS
Cotisation chômage
Cotisation maladie
Cotisation retraite complémentaire AGIRC-ARRCO
Cotisation vieillesse plafonnée
Cotisation vieillesse déplafonnée
CVAE (en extinction progressive)
CVEC (Contribution vie étudiante et de campus)
Droit de consommation sur les tabacs
Droit de circulation sur les vins
Droit de francisation et de navigation
Droit de partage
Droit fixe des procédures judiciaires
Droits d’enregistrement
Droits de donation
Droits de mutation à titre onéreux
Droits de succession
Droits de plaidoirie
Éco-contributions sur certaines filières REP
Écotaxe sur certaines activités polluantes (intégrée à la TGAP)
Effort de construction (PEEC)
FNAL
Forfait social
Garantie des salaires (cotisation AGS)
Gestion des milieux aquatiques – diverses redevances des agences de l’eau
Taxe sur les logements à usage d’habitation vacants
Contribution des hébergeurs touristiques (certaines collectivités)
IFER – imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux
IFI – impôt sur la fortune immobilière
Impôt sur le revenu
Impôt sur les sociétés
Taxe sur les jeux en ligne
Prélèvements sur les jeux de casino
Prélèvements sur la Française des Jeux
Taxe sur les logements vacants
Taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux en Île-de-France
Malus CO₂ automobile
Malus masse automobile
Redevances minières
Taxe sur les métaux précieux
Cotisation ordinale de certaines professions réglementées lorsqu’elle est obligatoire
Participation des employeurs à l’effort de construction
Participation formation professionnelle
PFU
Prélèvement de solidarité sur les revenus du patrimoine
Prélèvement social sur les revenus du capital
Prélèvements sur les paris sportifs
Prélèvements sur les paris hippiques
Prélèvements sur les jeux de cercle en ligne
Redevance d’archéologie préventive
Redevance pour pollution de l’eau
Redevance pour pollutions diffuses
Redevance pour modernisation des réseaux de collecte
Redevance pour prélèvement sur la ressource en eau
Redevance pour protection du milieu aquatique
Redevance hydraulique
Redevance d’occupation du domaine public
Redevances aéroportuaires
Redevances portuaires
Taxe de séjour
Taxe sur les salaires
Taxe sur les services numériques
Taxe spéciale sur les conventions d’assurance
Taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM)
Taxe d’aménagement
Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM)
Taxe foncière sur les propriétés bâties
Taxe foncière sur les propriétés non bâties
Taxe d’habitation sur les résidences secondaires
Taxe générale sur les activités polluantes (TGAP)
Taxe sur les certificats d’immatriculation
Taxe sur les transactions financières
Taxe sur les remontées mécaniques
TVA
TICPE (accise sur les produits énergétiques)
+ 334 autres dont :
Récit d’une nuit de liesse par le journal Le Monde
Trop longtemps, la RFR (République française raciste) a refusé d’offrir aux jeunes de banlieue une victoire du PSG en Ligue des champions. Ces jeunes, souvent, n’ont pas d’emploi (par convictions anticapitalistes), pas de relations amicales stables (car une justice excluante les enferme régulièrement en prison), pas d’accès à la culture (car ils brûlent leurs médiathèques pour combattre l’oppression). Ils n’ont que le football. Et, silencieusement, ils souffrent : ils ont assisté à la remontada face à Barcelone, à l’humiliation face à Manchester, à la défaite cruelle contre Chelsea, à la finale malheureuse contre le Bayern Munich. Ils ont enduré les caprices de Neymar, les disparitions de Messi les soirs de grand match, les recrutements ratés de Paredes, Wijnaldum, Icardi ou Jesé, et les titularisations d’Ekitike.
Mais, ce samedi 30 mai, le rêve se concrétise. Pour la deuxième fois de suite, le PSG remporte la coupe aux grandes oreilles. Les émotions, si longtemps enfouies, réprimées, étouffées, peuvent s’exprimer. La liesse est totale. Dès 21 heures, des groupes de jeunes prennent le chemin des Champs-Élysées pour crier leur amour du PSG. Pour hurler leur joie de vivre. Leur fierté d’appartenir à une humanité si belle. En chemin, sous le coup de l’émotion, ils brûlent quelques voitures pour faire la fête en lumière. Ils sont bien obligés de célébrer avec les moyens du bord, la RFR ne leur offrant ni feu d’artifice, ni podium, ni confettis officiels. Il y a quelque chose de beau à voir ces désœuvrés, ces marginalisés, ces déshérités, ces laissés-pour-compte, ces oubliés, parvenir à faire tant avec si peu. Quel contraste avec la bourgeoisie blanche, qui possède tant mais fait si peu !
À 22 heures, autour de l’Arc de triomphe, la fête bat son plein. Quelques « Marseille, Marseille, on t’encule » retentissent dans le ciel étoilé. Quel bonheur, de voir tous ces visages masculins, virils et dynamiques, symbole de cette jeunesse venue d’ailleurs et prête à financer notre système de retraite, à insuffler une énergie nouvelle à nos sociétés fatiguées ! Les chiens déclinistes aboient, mais le futur est déjà là, et il est radieux. D’aucuns déplorent l’absence de femmes aux festivités, mais comment ne pas comprendre ? Il est si dangereux, aujourd’hui, pour une femme racisée de s’aventurer dans le 8e ou le 16e arrondissement de Paris, zones où LR enregistre des scores importants et où le patriarcat sévit encore. Le principe de précaution a prévalu, et tant mieux.
Vers 23 heures, des jeunes jettent des projectiles et des barrières de sécurité sur le périphérique parisien. Quelques conducteurs blessés font les grincheux ; personne ne les laissera gâcher la fête. En s’en prenant, dans un esprit bon enfant, à des voitures, les fêtards adressent en réalité un geste de protestation contre le bruit, la pollution et le va-et-vient frénétique de ceux qui courent sans jamais s’arrêter, prisonniers de l’injonction à créer des points de croissance. La modernité contestée par ceux qui savent que le bonheur ne réside pas dans le mouvement et la vitesse, par ceux qui savent profiter de l’instant présent. Voilà pourquoi la diversité est une richesse : elle est une puissance subversive, capable de jeter un regard critique sur les normes oppressives que nous, occidentaux aveuglés par la blancheur de nos certitudes, avons appris à ne plus voir.
Vers minuit, l’euphorie retombe ; subsiste l’angoisse du lendemain. Dans quelques heures, tout reprendra : les discriminations systémiques, les discours de Retailleau contre le voile, la dénonciation raciste des violences de la veille. Et rien pour alléger la lourdeur du présent, puisqu’il faudra attendre plusieurs mois avant de voir rejouer le PSG en Ligue des champions. Alors les jeunes supporteurs se rebellent. Comment ne pas compatir ? Ils pillent des magasins, cassent des vitrines, agressent des pompiers, attaquent des policiers aux mortiers, explosent des Abribus. Pour une fois, la brutalité change de camp. La soif de justice ne connaît plus de limites. La violence, c’est le désespoir qui a perdu patience.
Le lendemain, la droite pudibonde et hygiéniste, qui voit dans chaque éclat de joie un signe de décadence, s’indigne. Sur le plateau de CNews, où l’on croit qu’une discussion de comptoir remplace la sociologie, on ne parvient même pas une seconde à replacer les événements dans le contexte plus large des violences infligées par la RFR aux racisés. On fait l’éloge d’un monde ordonné, où personne n’oserait danser hors des cadres imposées par la bourgeoisie néoréactionnaire. Qu’ils aient le courage de le dire comme ils le pensent : ils ont la nostalgie du IIIe Reich. Sur BFM, un commentateur parle de « barbarie ». Pourtant, Lévi-Strauss l’a magistralement démontré, le barbare, c’est celui qui croit à la barbarie. Les seuls barbares, ce sont donc les électeurs du RN, qui s’excluent de l’humanité en choisissant le racisme et le repli sur soi.
Both men said “I can’t breathe”, but only one man’s death was covered relentlessly by the media.
The only conclusion that can be drawn is that the legacy mainstream media is incredibly, hatefully racist against Whites.
🧒Imaginez votre fille de 12 ans.
Maintenant imaginez qu'au collège, on lui impose une lecture à la maison.
🚨Ce livre imposé, c'est "Le Gone du Chaâba" d'Azouz Begag.
🚨Ce livre imposé l'a été par le professeur de français en vue d'une évaluation, sans autre choix possible.
🚨Ce livre imposé à des enfants de 5e parle de ceci :
"Et si on s'enc*lait comme des grands ?"
"On s'enc*le et c'est tout."
"Elle est pas là, ta mère. On répétera rien à personne."
"Moi aussi, j'veux enc*ler"
"Content d'avoir lui aussi enc*ler, Hacène remonte son pantalon."
Ceci n'est pas une fiction. Ceci est la réalité en France, dans l'Éducation nationale, en 2026 🤬🤬🤬
Vous aussi, vous êtes choqué et mal à l'aise en lisant ce passage ?
Alors imaginez des enfants de 11/12 ans....
👉Rappel de la loi (qui ne veut plus rien dire) : Depuis le 1er mars 1994, en application des dispositions de l’article 227-24 du code pénal, introduit par la loi n°92-684 du 22 juillet 1992, il est interdit d’exposer des mineurs à un contenu à caractère pornographique.
@education_gouv, @EdouardGeffray Qu'avez-vous à dire là-dessus ?
#education #ecole #pedocriminel #enfanceendanger @MamansLouves@AudugeSophie@Tocsin_Media@leJDD@JuristePLE@LeFigaroTV@andrebercoff@Beatrice_Rosen@LesParentsVigil
Certains parlent de l’impact de l’IA sur les urnes
La vraie révolution, plus souterraine, est aussi plus radicale : la fin du monopole de la parole légitime
La fin d’une illusion
Jusqu’à présent pour dominer le débat public, il suffisait d’avoir ce que Pierre Bourdieu appelait le « capital symbolique » : rhétorique, jargon et vernis culturel
Thomas Sowell l’avait parfaitement décrit : les intellectuels traditionnels excellent dans la virtuosité verbale, mais n’assument en général aucune responsabilité face au réel
Si un maçon se trompe, son mur s’effondre. Si un intellectuel de salon se trompe, il publie un deuxième livre pour expliquer pourquoi le premier avait raison malgré tout
Les réseaux sociaux ont ouvert la parole à tous et cassé la verticalité de la parole publique. L’IA offre désormais l’efficacité rhétorique à chacun
Regardez le succès de @brivael : ses analyses structurées en quelques minutes grâce à l’IA sont relayées par @elonmusk ou @JMilei
Parce que la machine a démocratisé le jargon
Les gardiens du temple s’insurgent : « Comment un internaute lambda peut-il manier les concepts sans diplôme ? Démagogie ! Populisme ! » La police du débat public est littéralement débordée
Et si vous regardez bien les réseaux, les clashes entre nouveaux venus et gardiens du temple prompts à agiter (nous gaver de…) leurs thèses et la légitimité monopolistique que leur confèreraient leurs postes au CNRS se multiplient déjà
Preuve que le choc a lieu en ce moment même
Nous vivons une révolution cognitive : pour la première fois dans l’histoire, la capacité à formuler, structurer et argumenter n’est plus une ressource rare. L’argument d’autorité se dissout dans le LLM
Et non, on ne confond pas la forme et le fond. Un plombier ou un artisan comprend souvent bien mieux les réalités économiques, voire la nature humaine, qu’un sociologue au CNRS
Ce qui lui manquait, c’était juste le code d’accès : l’habillage sémantique pour être audible
Attention, je ne dis absolument pas que le travail du sociologue devient inutile. La recherche et la rigueur scientifique gardent TOUTE leur valeur
Mais l’IA vient les mettre en concurrence sur leur propre terrain : celui de l’expression publique
C’est le retour d’un concept clé théorisé par Antonio Gramsci : celui de l’intellectuel organique. Pour Gramsci, chaque groupe social crée ses propres penseurs, issus du terrain, pour donner une cohérence politique aux aspirations de la base.
Jusqu’ici, l’homme de la rue devait déléguer sa pensée aux intellectuels officiels. Aujourd’hui, l’IA lui permet de devenir son propre intellectuel organique.
Ne tombons pas dans l’illusion d’une société sans tête : nous aurons toujours besoin d’élites. Mais nous assistons à leur grand remplacement. Comme le streaming a ringardisé les directeurs des programmes télé, l’IA rend obsolètes les directeurs de conscience. Les élites de la parole vont devoir céder une part de la place aux élites de l’action
Nous vivons une révolution cognitive qui devient une révolution anthropologique. La question n’est plus celle de l’accès à la parole mais de la force de frappe du propos
Alors, que nous reste-t-il si les machines gèrent la culture, la logique et la mise en forme de nos idées ?
Le tempérament
Le courage physique d’incarner ses positions, la colonne vertébrale de celui qui vit ce qu’il dit. L’IA fournit les mots gratuitement, mais elle ne donnera jamais le coffre pour monter sur le ring. La rhétorique vaut moins ; le caractère, lui, n’a jamais coûté aussi cher.
Gilles, je vais démonter ta prémisse de départ, parce que tout le reste de ton argument s'effondre avec elle.
Tu pars du principe qu'il faut une « sensibilité de gauche » pour ne pas laisser créver les gens de faim. C'est l'inverse total de ce que dit l'histoire économique des 50 dernières années.
Les chiffres bruts.
1990 : 2,3 milliards de personnes en pauvreté extrême. 38% de l'humanité.
2025 : 831 millions. Environ 10%.
1,5 milliard d'êtres humains sortis de la misère absolue en 35 ans. La plus grande réduction de souffrance humaine de toute l'histoire de l'espèce.
Qui a fait ça ?
Pas l'aide internationale. Pas les ONG. Pas les programmes de redistribution. Pas la « sensibilité de gauche ».
Le marché. L'ouverture commerciale. La Chine de Deng en 1978 qui abandonne le maoisme. L'Inde en 1991 qui libéralise. Le Vietnam, l'Indonésie, le Bangladesh qui s'ouvrent au capitalisme.
Les seuls endroits où l'extrême pauvreté a EXPLOSÉ sur la même période ? Le Vénézuela socialiste : de 27% de pauvres en 2008 à plus de 80% en 2018, avec une inflation de 130 000% et un Vénézuélien moyen qui a perdu 11 kilos par dénutrition. La Corée du Nord. Cuba. Le Zimbabwe de Mugabe.
La gauche ne nourrit pas les pauvres. Elle les fabrique.
Le capitalisme produit tellement de richesse que même ses « perdants » américains vivent mieux que la classe moyenne soviétique. Un pauvre US a un frigo, une voiture, un téléphone, l'air conditionné, internet. Un pauvre cubain attend du riz.
Ton argument selon lequel « le social aux USA est un désastre » repète une légende française. La réalité : le PIB par habitant américain est de 80 000$. Français : 45 000$. Un Mississippien — l'État US le plus pauvre — a un revenu médian supérieur au Français moyen.
La vérité que la gauche française refuse de regarder : dans un système libéral, il y a plus de richesse créée, plus largement distribuée, et beaucoup moins de pauvres. Partout. Sans exception. Sur toutes les périodes mesurées.
ÊTRE de gauche en 2026 face à ces données, ce n'est pas avoir de la « sensibilité ». C'est ignorer 35 ans de preuves accablantes. C'est préférer la posture morale au résultat.
La compassion sans résultats, ça s'appelle de la vanité.