@R_DeCastelnau Porter plainte est probablement une façon pour lui de botter en touche en renvoyant à une hypothétique procédure. A-t-il senti que la ficelle était un peu grosse et que ça risquait de se retourner contre lui ?
@GabrielAttal « Massive ou non », dites-vous ? Aveu que cette soi-disant ingérence dont vous seriez la cible est mineure. Encore un effort et vous avouerez que c’est juste du vent pour vous faire mousser.
@Ellibec 7 ans de Macron et non 14, puisqu’il s’agirait d’un mandat non renouvelable. Notre supplice aurait donc été écourté de 3 ans. Quant à Hollande, nul doute qu’il aurait terminé son septennat en cohabitation après les législatives de 2017.
Le Conseil constitutionnel n’a pas vocation à gouverner la France.
La généalogie génétique est un choix de société, pas une évidence constitutionnelle. À force de censurer des décisions politiques, il réduit officiellement le champ de la démocratie.
Pire : en se faisant passer pour l’incarnation de « l’état de droit » - noble concept - au moment où il le discrédite aux yeux des démocrates honnêtes, il laisse entendre que quiconque s’oppose à ses dérives illibérales est illibéral. Inversion hautement perverse.
Confisquer le débat démocratique, puis qualifier ses contradicteurs d’illibéraux : voilà le meilleur moyen d’affaiblir la démocratie elle-même.
En démocratie, les grands choix doivent être tranchés par le peuple, pas confisqués par neuf « sages ».
La Constitution est faite pour protéger nos libertés fondamentales, pas pour remplacer la démocratie. Revenons aux pratiques gaulliennes respectueuses.
@GerardAraud La dernière fois qu’il l’a été il a fallu une guerre mondiale et quelques traités pour le maîtriser. La question aujourd’hui est donc de savoir les objectifs politiques de cette puissance militaire renaissante, fait nouveau depuis 1989 et 1945.
En Arménie 🇦🇲, nation qui ne peut laisser indifférent. Merci à @O_Decottignies, ambassadeur de France 🇫🇷 pour nos échanges sur les perspectives de partenariats entre nos jeunesses, notamment pour Maubeuge et le Nord 🤝 L’amitié franco-arménienne est plus que jamais précieuse.
@DariusRochebin Je vois plutôt un vieil homme alignant quelques poncifs iréniques datés du XXe siècle, alors que l’époque de la fin de la guerre froide où il s’exprime nous obligeait à nous projeter vers le XXIe et l’irrésistible retour de durs et multiples rapports de forces…
Dans les années 70, on disait : "En France, on n'a pas de pétrole mais on a des idées." Aujourd'hui, le gouvernement nous dit : "On n'a pas de pétrole ni de gaz, donc électrifions." La prémisse est inexacte. La conclusion est incomplète.
La France importe 99% de son pétrole et 98% de son gaz. Sa facture énergétique s'est élevée à 57,8 milliards d'euros en 2024, et 53 milliards d'euros en 2025 pour les seuls produits fossiles. Elle achète massivement du GNL américain extrait par fracturation hydraulique, technique interdite chez nous depuis 2011.
En 2017, la loi Hulot est allée plus loin : elle a interdit tout nouveau permis de recherche d'hydrocarbures, quelle que soit la technique utilisée. Ce n'est plus seulement l'extraction qui est interdite mais la connaissance de notre propre sous-sol. Le principe de précaution est un principe d'ignorance dont il faudra se défaire.
Un rapport commandé en 2014 par Arnaud Montebourg estimait entre 100 et 300 milliards d'euros la richesse non créée et à 225 000 le nombre d'emplois non pourvus. L'Agence internationale de l'énergie évalue notre potentiel techniquement récupérable en gaz de schiste à 3 879 milliards de m³, le deuxième d'Europe, l'équivalent de 95 ans de consommation nationale. Dans le seul triangle Ardèche-Drôme-Gard, les réserves estimées représentent entre 20 et 50 ans de consommation nationale.
Nous importons ce que nous refusons de voir sous nos pieds. Pire, ce que nous importons est bien moins vertueux que ce que nous pourrions produire nous-mêmes. Le gisement de gaz de charbon de Moselle représente 190 milliards de m³ avec une empreinte carbone dix fois inférieure au gaz russe et quatorze fois inférieure au GNL américain que nous achetons au prix fort.
L'électrification est une nécessité mais n'est pas une solution complète. L'industrie lourde (aciéries, cimenteries, verrerie, chimie) a besoin d'atteindre des températures que l'électricité ne peut produire à coût compétitif. Dans le cas de l'acier, le charbon et le gaz n'interviennent pas seulement pour la chaleur : ils entrent dans la composition même du métal, le rendant irremplaçable par l'électricité seule. L'aviation et le transport lourd dépendent d'une densité énergétique que la batterie n'atteint pas. Et à court terme, les 47% de foyers chauffés au gaz ou au fioul ne se convertiront pas par décret.
Or sous nos pieds existent des ressources non délocalisables, pilotables, contrairement au solaire et à l'éolien, et pour la plupart décarbonées. En mars dernier, un forage en Mosellea confirmé la présence d'un gisement d'hydrogène blanc évalué à 46 millions de tonnes. D'autres bassins sont identifiés.
La géothermie est disponible sur plus de 90% du territoire. Son potentiel est estimé à 100 TWh par an par l'Académie des technologies. 1% est exploité aujourd'hui. Elle peut couvrir 70% des besoins thermiques des bâtiments et remplacer directement le gaz et le fioul.
Le Président de la République vient d'apporter le soutien de l'État au projet Emili d'Imerys dans l'Allier : 1 million de tonnes de lithium, 44 milliards d'euros, 700 000 batteries par an. C'est un premier pas. Mais c'est un gisement sur des dizaines que la France compte dans son sous-sol, et la méthode appliquée à un projet doit devenir la règle pour tous les autres.
Pour en tirer parti, il faudra reconstruire ce que trente ans d'abandon ont détruit : les filières métiers du sous-sol (foreurs, géologues, ingénieurs miniers) sacrifiées faute de débouchés, et dont la France manque aujourd'hui cruellement.
La souveraineté énergétique repose sur deux piliers : le nucléaire, que nous devons à la vision du général de Gaulle et de Georges Pompidou et que nous réhabilitons enfin après des années de sabordage ; et le sous-sol, qui reste l'angle mort de toutes nos politiques énergétiques depuis trente ans.
Nous y remédierons car c'est là une condition de notre prospérité, de notre pouvoir d'achat et de notre puissance.
@pmcouteaux Peut-on vraiment reprocher à Séguin-Pasqua d’avoir abdiqué le combat souverainiste après 1992 ? Ils étaient battus politiquement et Séguin l’a été une 2nde fois lors de son échec à la tête du RPR, où il fut empêché par Chirac. Moralement, je ne parviens pas à les condamner.
Lors de la conférence de presse des résultats annuels de #DassaultAviation, notre PDG Eric Trappier a répondu à une question sur le risque de déclin français :
On ne meurt pas dans l’indignité parce que l’on est en dégénérescence mentale ou/et physique, ou malade incurable ou/et en grande souffrance. On vit en revanche dans l’indignité si l’on ne s’attache pas à accompagner la vulnérabilité et à donner les soins qui agissent contre la souffrance. L’Assemblée nationale vient d’adopter un texte sur la fin de vie dont le gouvernement a refusé jusqu’au bout les garde-fous les plus élémentaires. Ce vote crée les conditions de dérives dangereuses et d’une violence inédite envers les plus vulnérables, notamment les plus pauvres, alors même que l’application de la loi Claeys-Leonetti, avec un vrai plan de soins palliatifs, permettrait de soulager la souffrance sans consacrer dans notre droit positif la possibilité pour l’État d’organiser la mort administrée.
Au delà des principes et analyses, c’est l’expérience qui m’a conduit à cette approche sur cette question si intime.
L’Etat doit protéger la vie, pas donner la mort.