@FFLose Mémorable, ma 1ere fois à Rolland, mercredi, jour des enfants, tout en haut de la tribune. Dans mon souvenir je crie même « vas-y Champion, sauve l’honneur » dans le 3eme set quand Brugera essaye de lui laisser un jeu.
Ne jouons pas les naïfs.
Les affrontements groupes antifa/ groupuscules d'extrême droite durent depuis des décennies.
À Paris dans les années 80-90, les chasses entre les Batskins d’Ayoub et les Red Warriors se faisaient à coups de battes de baseball cerclées de fils barbelés.
Après une projection + que réussie des législatives 2024 (>90% !) et parce que nous entrerons à la rentrée en pleine campagne des municipales, je vais vous proposer au fil de l'été un regard sur les 500 communes à enjeu des #municipales2026 ⤵️
🧵Alors que l'on parle surtout des élections américaines ces derniers jours, je souhaitais tout de même vous partager la partie 2 (deuxième tour) de ma cartographie des législatives de 2024 à Lyon, ancien bastion de centre-droit ou les 4 circos ont été remportées par le NFP.
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🧵Pour continuer dans ma série d’analyse des législatives de 2024, un retour sur Lyon, ville à tradition de centre-droit, qui a beaucoup évolué vers la gauche et où le NFP finira par emporter les quatre circonscriptions. Un premier thread sur le premier tour.
Je suis tombée sur la série Flashback, avec Michaël Youn, que TF1 diffuse en ce moment.
Une policière de 2024 revient en 1994 pour sauver son père.
Si cette œuvre ne séduira pas le cinéphile, elle pourrait néanmoins offrir au sociologue un sujet de réflexion intéressant.🧶
🇺🇸🇮🇷Les États-Unis sont en train de rassembler une importante puissance de feu sur la base aérienne de Diego Garcia.
Ce sont au moins 7 bombardiers furtifs B-2 qui y ont été transférés ces derniers jours en plein Océan Indien. La position stratégique de cette île britannique (la base est louée aux USA) permet aux bombardiers stratégiques de pouvoir frapper l'intégralité du Moyen-Orient tout en évitant une riposte.
Je pensais au début qu'ils se préparaient à mener de nouvelles frappes contre les Houthis au Yémen mais ça ne me semble pas cohérent. Mobiliser 7 B-2 seulement pour les Houthis ? Cela me semble plutôt démesuré, à moins que l'objectif soit de frapper les esprits pour mettre fin à la menace une bonne fois pour toutes.
Les Houthis sont actuellement le principal proxy iranien et je me demande si le réel objectif ne serait pas de frapper l'Iran. Trump a récemment menacé de tenir l'Iran pour responsable des futures attaques Houthis, avec les conséquences que cela impliquerait.
Dans le même temps, le commandement stratégique états-unien (STRATCOM) a alerté que l'Iran avait récemment réduit le temps nécessaire pour produire suffisamment d’uranium de qualité militaire pour un dispositif nucléaire de 10 à 15 jours à moins d’une semaine.
D'après tous ces éléments, je pense que l'on peut s'attendre à ce que le Moyen-Orient soit secoué dans les prochaines semaines.
Le sionisme du 20ème siècle, c’était le mouvement du retour en terre d’Israël, et du ré-enracinement. Le sionisme consistait à donner au peuple Juif, à travers toutes ses communautés dispersées, un horizon politique et national. Il s’agissait autant d’un sanctuaire, d’un abri, un moyen d’extraction du contexte des pogroms et des humiliations, un moyen d’émancipation et dépassement de la condition du Juif errant. Le “Juif nouveau” imaginé alors par le sionisme ne serait plus jamais passif ou victime de l’Histoire, mais acteur et indépendant.
Le sionisme du 20 ème siècle visait à construire un état, le doter d’une armée garantissant cette émancipation, son intégrité et sa souveraineté. Israël a été conçu et créé comme l’endroit où rassembler les Juifs de la diaspora, où les Juifs seraient enfin tranquilles.
Le sionisme du 20ème siècle est en passe de disparaître, parce qu’il a rempli son rôle, et n’a plus rien d’autre à proposer. 120 ans après le 7ème Congrès Sioniste de Bâle qui entérinait définitivement “la Terre d’Israël comme seule solution envisageable pour le futur état”, 77 ans après la proclamation de l’indépendance d’Israël, le visage du pays a radicalement changé. Sa population a radicalement changé, et mécaniquement, son paysage politique a radicalement changé.
Le sionisme du 20ème siècle vit ses derniers soubresauts, et est en passe d’être remplacé par le sionisme du 21ème siècle. En 1996, Shimon Peres perd les élections face à Benyamin Netanyahou, et aura cette phrase, lourde de sens historique, et à mon avis, très prophétique : “cette nuit les israéliens ont perdu, les Juifs ont gagné”.
A cet égard, le sionisme du 21ème siècle est résolument Juif. Le sionisme des origines a créé un état “israélien, pour les Juifs”, celui-ci est devenu “l’état des Juifs”, avec en ligne de mire “L’état Juif” qui vient. Les nuances ici peuvent paraître anodines, en réalité, elle sont colossales.
Ces plaques tectoniques, dont je parlais dans un précédent post, se meuvent de plus en plus vite, et sont en train de créer un tremblement de terre, dont on ne verra pas le bout avant quelques années.
L’impact du fait religieux en Israël est resté marginal pendant des décennies, comme un ours en hibernation. Il était là, diffus, en arrière plan, mais largement insignifiant politiquement, et n’a commencé son éveil que tardivement. Depuis 1967, il s’est réveillé, et s’est renforcé dans un trend constant.
Certains journalistes ici ont évoqué un “schisme tel que jadis entre Israël et Yehouda”. Je pense que c’est une erreur. Je pense qu’Israël devient Yehouda, et en même temps que son fait religieux, son “fait national” se construit et se renforce. Les pères fondateurs n’avaient pas prévu ça. D’abord parce qu’ils considéraient pour la plupart le fait religieux comme une anomalie résiduelle, archaïque et désuète, dans une Israël qu’ils envisageaient comme un pays avant tout occidental, ou en tout cas, occidentalisé, à tous les niveaux. Ensuite parce qu’ils avaient une confiance aveugle dans la primauté éternelle de leur conception de l’état, peu importe que des immigrants des pays arabes, d’Iran ou d’Ethiopie arrivent par centaines de milliers, et qu’il était improbable que l’identité nationale mute.
Ces immigrants n’ont pas seulement apporté avec eux le fait religieux dont les pères fondateurs européens avaient voulu gommer. Ils ont contribué à fondre toutes les communautés juives d’Israël au sein d’une nouvelle identité nationale, agrégée sur le fait religieux. La guerre accélère cette mutation, mais elle n’en n’est pas l’origine. Israël, à ses origines, rassemblait des communautés de diaspora. Israël, aujourd’hui, est peuplé de Juifs nés en Israël, et ça change tout.
La démographie est impitoyable, et a fait le reste. Les protestations, les cris de désespoir, les anathèmes, les menaces de guerre civile n’y changeront rien. Le sionisme ancien agonise, il ne s’appuie plus que sur la mythologie politique du pays, sans avoir plus rien à proposer qui n’existe déjà ou qui n’ait été balayé par la réalité nouvelle du Moyen-Orient. Ce n’est plus qu’une coquille vide et des slogans auxquels leurs auteurs ne croient même plus.
La nouvelle génération qui vient a été plus que toute autre forgée dans cette nouvelle identité qui remplace l’ancienne dans la douleur. Le sionisme du 21ème siècle est là, et l’Israël ancien s’en va.
Bas les masques !
Par @EnetBoris
S’exprimer sur le port du #voile est forcément périlleux. À gauche, l’excommunication n’est jamais loin, entre procès en « #islamophobie » et accusation de courir après l’extrême-droite. Une défaite idéologique
https://t.co/h15gWpFDtB
Tout le débat, tout ce qui se passe autour des différentes lois visant à pousser de force les H’aredim à l’armée depuis 20 ans, toutes les manifestations qui ont secoué le Israël pendant toute l’année précédant le 7 octobre, tout se rejoint en un point cardinal : l’identité profonde du pays, terrain d’une bataille féroce, dont l’issue est déjà scellée.
Jusqu’à la fin des années 90, l’identité d’Israël était très fortement marquée, imprégnée de ses origines socialistes collectivistes. En hébreu, on dirait ses origines “mapaïnik”. Le Mapaï, ses représentants célèbres, les Ben Gourion, les Gold Meïr. Les Kibboutzim et Moshavim. Cette intelligentsia laïque, laïcarde, qui se débarrasse, d’un ton vaguement moqueur, du Mont du Temple en 1967, car elle n’a “que faire d’un Vatican à Jérusalem”, pour reprendre la fameuse formule de Moshé Dayan.
Pour sceller cette hégémonie culturelle absolue, Ben Gourion a fait un pacte avec les autorités religieuses : “restez dans vos yeshivot, comme les soldats restent dans leurs casernes”. Les h’aredim, alors, n’étaient que quelques milliers, et regardés comme les vestiges désuets du Shtetl duquel le Juif nouveau s’était extirpé par le socialisme, fût-il sioniste.
Les vagues d’immigration successives n’y ont rien changé. Le kibboutznik, ashkénaze, laïc, est resté maître incontesté à bord, pendant 5 décennies, fournissant l’élite de la nation, les officiers, les universitaires, les politiciens, bref, les décideurs. Ceux qui présidaient à la destinée du pays, et qui forgeaient la culture populaire. Ceux, qui, croyaient-ils, resteraient à jamais le référentiel culturel et moral du pays.
Mais rien ne s’est passé comme prévu. D’abord, les territoires conquis lors de la Guerre des Six Jours se sont révélés être bien plus que des terrains à échanger contre une paix hypothétique avec les pays arabes. Ils ne l’ont compris que très tard, mais ils venaient de mettre les deux pieds au coeur des territoires bibliques, à Hébron, à Shilo, à Beit El, et bien spur, à Jérusalem. Pas d’inquiétude, se dirent-ils. Le moment venu, il sera toujours temps d’évacuer.
Le premier coup de semonce est arrivé en 1977, avec l’élection de Begin, l’ennemi juré de Ben Gourion et Gold Meïr. Celui que Ben Gourion méprisait tellement qu’il refusait même de l’appeler par son nom, et n’y faisait allusion que comme “l’homme assis à côté du député Yoh’anan Bader”. Begin, c’était déjà un avertissement sévère aux kibboutznikim, qui annonçait que leur hégémonie allait désormais être disputée, et âprement combattue. Par les dizaines de milliers d’immigrants du Maroc, du Yémen, de Syrie, d’Irak, d’Iran. Les “shwartzes”, ces rustres qui parlaient arabe, tout juste bons à dormir dans des camps de tentes, les “primitifs” qui s’accrochaient à leurs vieilles coutûmes religieuses.
A l’époque, déjà, ils auraient dû voir qu’ils allaient constituer une vague de fond, plus tard impossible à arrêter. Et ils auraient dû s’inquiéter que ces publics ne trouvent refuge qu’auprès de personnalités comme le Rav Ovadia Yossef Z”tsl. Mais la fin des années 70 voit la première grande vague d’Alyah d’URSS, alors, pas d’inquiétude.
Au début des années 90, “les religieux”, au sens large, ne représentent qu’à peine 2% des effectifs de Tsahal. Dans le même temps, il devient très clair qu’ils sont “sortis des yeshivot” dans lesquels Ben Gourion avait voulu les consigner. Le parti Shass, créé dans les années 80 pour donner une “maison politique” au public séfarade/mizrah’i, monte en puissance. Il devient suffisamment puissant pour faire passer des lois sociales ET pour s’assurer de la solidité du status quo voulu par Ben Gourion. Il devient, littéralement, “faiseur de rois”. Le parti qu’on méprise, mais qu’on inclue volontiers dans une coalition.
Et vient la deuxième intifada. Le lynchage des réservistes à Ramallah. La gauche tétanisée, s’effondre.
À la fin des années 2000, Olmert, fragilisé par des dizaines d’affaires de corruption, et à la tête d’une coalition de centre-gauche, doit démissionner, et de nouvelles élections sont prévues pour début 2009. Ces élections voient le retour de Netanyahou aux affaires 10 ans après sa défaite contre Barak. Mais, ce qui est beaucoup plus significatif que ce qui pouvait assez facilement passer pour une simple alternance politique, c’est qu’à la suite de l’évacuation de Gaza en 2005, le paysage politique n’oppose plus simplement un gros bloc de droite à un gros bloc de gauche comme ce fût le cas pendant 60 ans. On a désormais un gros bloc de droite, revigoré et renforcé par un pacte avec les H’aredim, et en face, un parti “centriste”, et des partis de gauche. La gauche est donc déjà morcelée, encore hantée par la deuxième intifada et fissurée par des divisions.
Les élections de 2009 regorgent d’enseignement cruciaux, que peu d’analystes politiques ont relevés :
Netanyahou l’emporte, comme les sondages le prévoyaient, mais le Likoud a fortement muté. Il est certes toujours le parti des “petits”, les séfarades, les mizrah’im, les traditionalistes, les vieux likoudniks sur la ligne Jabotinsky/Begin, mais il incorpore désormais plusieurs courants sionistes religieux très significatifs. La liste Likoud qui sort de la primaire de décembre 2008 est significativement plus à droite que toutes les précédentes listes Likoud. Certains vieux briscards du likoud, sur une liste plus centristes, ne sont même pas élus. Exit Dan Meridor (fils de), exit Benny Begin (fils de !!), exit Michael Eitan. Certains journalistes tiquent, mais mettent ça sur le compte de l’alternance.
L’alliance entre le Likoud et les partis H’aredim est scellée, et restera solide jusqu’à aujourd’hui. Ces partis, pourtant traditionnellement plutôt neutres sur les sujets poltiiques qui agitent la société israélienne, sont devenus des “alliés naturels” du Likoud. Là aussi, la facilité pousse à conclure que Netanyahou s’est “vendu aux religieux”. Il y a probablement un peu de ça. Mais là aussi, le phénomène est bien plus profond.
La gauche israélienne a amorcé un déclin irréversible. Parce qu’elle n’a plus rien à proposer depuis la deuxième intifada. Parce que les roquettes pleuvent sur le Neguev occidental sans discontinuer depuis l’évacuation de Gaza. Parce que certains de ses dirigeants ont tenté de se déguiser en Netanyahou, et qu’on préfère toujours l’original à une copie vaguement ridicule. Parce qu’Avoda n’est pas plus immunisé que le Likoud à la corruption interne, et que les “vieux” n’ont pas supporté la montée en puissance de Shelly Yeh’imovitch.
La gauche israélienne, d’une manière plus large, va disparaître, parce que toutes ces raisons conjoncturelles sont greffées sur un phénomène structurel, silencieux, dans la société israélienne, qui est à la fois culturel, religieux et démographique.
Le sionisme laïc avait pour projet de créer sur la terre d’Israël un état dans lequel les Juifs pourraient rentrer, être souverains et en sécurité. C’est fait. Le sionisme laïc a rempli son rôle, et n’a plus aucun horizon, plus aucun plan, plus aucun projet. Le but, au final, était de faire d’Israël un état Juif, mais occidental.
Surtout occidental, en fait, et de réduire son caractère Juif à un vague folklore. Et de ce point de vue, c’est un échec.
C’est tellement un échec, que le sionisme laïc s’est réveillé un matin, et s’est aperçu que sa démographie était tombée l’année dernière sous la barre des 2 enfants par couple (1.98 exactement), alors que les traditionalistes en font 3, les sionistes religieux en font 4.7, et les H’aredim en font 6.5. Et qu’eux ne partent pas à Berlin. Il s’est aperçu que les kibboutzim ont tous fait faillite ou sont tous reconvertis en pépinières à start-up, ou autres entreprises privées. Qu’il y a désormais des synagogues dans quasiment tous les kibboutzim, et qu’on y mange kasher. Les restaurants non-kasher à Tel Aviv ferment les uns après les autres, ou se transforment pour devenir kasher (ne parlons même pas de Jérusalem). Que la part des laïcs purs et durs dans l’armée se réduit d’année en année, et que plus de 50% des nouveaux officiers sont issus du courant sioniste religieux, que des unités combattantes entières en sont composées, et qu’il y a plus de chefs de compagnie qui habitent dans des endroits comme Eli, Beit El, Shilo, Psagot, Koh’av Yaakov, Adam, Itamar, Goush Etzion, que dans toute l’agglomération de Tel Aviv.
Le problème des h’aredim à l’armée a fait prendre brutalement conscience à ceux qui le réclamaient à cor et à cris, qu’il est possible de trouver des moyens d’envoyer les h’aredim à l’armée, mais que jamais les h’aredim ne deviendraient "laïcs". Ils ne serviront pas dans des bases qui ne soient pas Glatt, ils ne serviront pas dans des unités mixtes, etc.
En fait, il s’est réveillé un matin, et s’est rendu compte que le problème n’est pas une histoire de magouilles politiques, mais que ce qui se passe depuis plusieurs décennies, c’est que la société israélienne a totalement changé. Comme les plaques tectoniques qui bougent de quelques centimètres par an, invisibles, silencieuses, et un jour, c’est le tremblement de terre.
C’est exactement ce que vit Israël aujourd’hui.
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Les sociologues Stéphane Bonnéry et Pierre Merle publient le résultat de deux recherches statistiques. Elles concluent à deux décennies de politiques publiques ayant favorisé l’école privée et son embourgeoisement. Par @MathildeGoanec@Mediapart https://t.co/XlNy62YLap
Qui a dit que les ouvriers avaient besoin d'un patron ? À l'heure de la libération de Lyon, on vous raconte l'expérience d'autogestion des salariés de l'usine Berliet. Ceux-ci ont remplacé leurs patrons, arrêtés pour collaboration. ⤵ https://t.co/sALMcBS0oc
« Paléogénétique : que peut-elle dire aux linguistes sur les langues indo-européennes ? » C’est le titre d’un article à paraître dans la revue Wékwos par G. Solans ; l’occasion d’un fil récapitulatif sur ce que l’on sait de la génétique des peuples indo-européens. 1/29
Encore un essai sur la nécessaire mixité sociale à l’école…
👏👏👏 @yannicktrigance !
Le sujet devient hype, il ne reste que le courage politique pour changer la loi!