Ein Fernsehbericht anläßlich der "Heldenplatz"-Premiere im November 1988: #ThomasBernhard steht beim Schlußapplaus zusammen mit Peymann auf der Bühne. Die heftigen Reaktionen des Publikums lösten bei mir damals sofort den Wunsch aus, die Werke dieses unbequemen Geistes zu lesen.
Björn Borg wird heute 70. Seine Spiele zu schauen, hat mir in den 70er und frühen 80er Jahren sehr geholfen, die schwere Zeit zu überstehen, die ich als Kaufmannssohn auf einem Essener Proleten-Gymnasium (AKS) verbringen mußte.
@NewYorkCityDE Unter anderem eine Einkaufstüte vom "Rizzoli Bookstore" und den Katalog des Guggenheim-Museums ("Guggenheim Museum A to Z"). Beides habe ich jetzt schon seit fast 30 Jahren.
Ich sing für die Verrückten, die seitlich Umgeknickten
Die eines Tags nach vorne fallen und unbemerkt von allen
An ihrem Tisch in Küchen sitzen und keiner Weltanschauung nützen
Die tagelang durch Städte streifen und die Geschichte nicht begreifen
Hanns Dieter Hüsch * 6. Mai 1925
Le 22 mai prochain, cela fera huit ans que Philip Roth nous a quittés. Le lire ou le relire, ce n’est pas simplement retrouver un grand écrivain américain ; c’est entrer dans une œuvre qui ne console pas, ne flatte pas, ne ment pas. Chez Roth, la littérature n’est jamais un refuge : c’est une épreuve de vérité.
Lire Roth, c’est aussi accepter d’être entraîné dans le tumulte d’une conscience qui ne s’accorde aucun repos. Sa phrase avance avec une netteté tranchante, armée d’ironie, de désir, de rage, de drôlerie, pour explorer ce qui déchire l’individu. Peu d’écrivains auront à ce point saisi la manière dont une vie intime peut devenir un champ de bataille.
Il y a chez #Roth une énergie presque insolente : celle qui transforme la névrose en musique, l’obsession en forme, la fureur en style. À travers ses personnages : Nathan Zuckerman, (son alter ego fictionnel), Mickey Sabbath, Coleman Silk ou Swede Levov, il n’a cessé de raconter la collision entre les rêves privés et les violences du monde. Son grand sujet, au fond, tient peut-être dans cette fracture : ce que nous croyons être, et ce que l’histoire, le désir ou le temps font de nous.
Son œuvre regarde en face ce que tant d’autres préfèrent contourner. Elle sait que l’existence est traversée par le ridicule autant que par la tragédie, par l’élan autant que par la décomposition. C’est pourquoi Roth demeure si vivant : parce qu’il écrit au plus près de nos contradictions, sans moralisme, sans indulgence, sans anesthésie et qu’il nous montre, mieux que personne, le corps qui lâche, la vieillesse qui arrive comme une mauvaise blague et la chair qui continue pourtant de désirer.
Découvrir #PhilipRoth, ou le relire, ce n’est pas chercher un simple plaisir de lecture. C’est faire l’expérience d’une littérature souveraine, inquiète, féroce, traversée d’un rire noir qui n’épargne rien. Une littérature qui nous rappelle que la vérité d’un grand roman ne cherche pas à adoucir le chaos du monde, mais qu’elle lui donne une forme, et parfois une grandeur.
Conseils de lecture :
Philip Roth, Goodbye, Columbus, Gallimard, 1960
Philip Roth, Portnoy et son complexe, Gallimard, 1970
Philip Roth, La Contrevie, Gallimard, 1990
Philip Roth, Pastorale américaine, Gallimard, 1999
Philip Roth, J’ai épousé un communiste, Gallimard, 2001
Philip Roth, La Tache, Gallimard, 2002
Philip Roth, Le Complot contre l’Amérique, Gallimard, 2006
Philip Roth, Un homme, Gallimard (2007)
"Ein Alltag ohne soziale Demütigung – das ist das Grundrecht aller, ausnahmslos."
Heute würde Regine Hildebrandt 85 Jahre alt werden. Sie starb 2001 viel zu früh.
Eine wie sie fehlt schmerzhaft, der SPD und dem Land ❤️
#DieErstenihrerArt
@wolflotter Die heutigen Tatort-Macher meinen, eine undurchsichtige Handlung zu präsentieren käme einer Erzeugung von Spannung gleich. Das Gegenteil ist der Fall.