Dans ma bouche ce matin, je veux parler bien sûr de l'accueil réservé au directeur adjoint de Valeurs Actuelles sur nos antennes, sujet consensuel et léger s’il en est…
@franceinter
En 2030, les intérêts de la dette + le déficit des retraites représenteront 80% des recettes de l'État.
80%.
Mais selon certains, la dette n'a pas d'importance.
On découvre ce matin, à la Une des Echos, que le Gouvernement envisage de taxer l’épargne salariale, issue des dispositifs de participation et d’intéressement.
Dès la fin de la seconde guerre mondiale, le Général de Gaulle lançait l’idée vertueuse de la participation des salariés aux fruits de l’expansion de l’entreprise.
Aujourd’hui, l’épargne salariale est l’un des outils les plus efficaces de partage de la valeur. Ce mécanisme est d’autant plus efficace qu’il porte deux principes visionnaires : inciter à l’épargne de long terme et permettre aux entreprises de financer leur croissance demain.
L’épargne salariale a créé un réflexe simple et vertueux : transformer une part de la performance de l’entreprise en capital de long terme pour celles et ceux qui la font vivre. Pour beaucoup de salariés, c’est aussi une manière concrète de préparer des projets de vie et, de plus en plus, d’anticiper la retraite.
Et voilà que le Gouvernement envisage de taxer cette épargne. Une fois de plus, on prend le risque de sacrifier l’avenir au court terme.
Au contraire, il nous faudrait renforcer la promesse de l’épargne salariale, dans toutes les entreprises. C’est d’ailleurs ce que prévoyait l’accord national interprofessionnel signé en février 2023 par les partenaires sociaux.
J’ai la conviction qu’une entreprise moderne doit associer ses salariés à la performance, à travers des accords de participation et d’intéressement. Préservons l’esprit de ce dispositif qui permet de mieux partager la valeur aujourd’hui pour mieux sécuriser les parcours demain.
Espérons que le Gouvernement ne persévère pas dans cette orientation vers une nouvelle et injuste taxation du travail !
Débunkage par avance de quelques intox économiques que nous entendrons pendant toute la campagne :
— « Les inégalités explosent en France. »
L’indice de Gini (qui mesure les inégalités de revenus) a un peu progressé, mais est à son niveau de 1996. Côté patrimoine aucune explosion : les 10 % de ménages les mieux dotés détenaient 47,8 % du patrimoine brut en 2015, contre 47,9 % en 2024. La part des 1% le plus riches a même légèrement reculé, de 15,9 % à 15,4 %.
— « La pauvreté explose. »
Il faut savoir ce que mesure le chiffre. Il mesure une pauvreté relative en % du revenu médian, pas une quantité fixe de biens accessibles. Ce taux peut augmenter même si tout le monde est plus riche. L’intensité de la pauvreté, à 19,7 %, reste proche de sa moyenne depuis 1996, qui est de 19,8 %.
— « Les milliardaires polluent autant que des millions de personnes. »
La méthode multiplie les émissions des entreprises par la fraction de leur capital détenue par chaque actionnaire. C’est une comptabilité d’« émissions financées » suggérant abusivement que supprimer les milliardaires serait un geste écologique. Même si l’Etat devenait propriétaire des entreprises les émissions resteraient les mêmes.
— « La part du capital explose au détriment du travail. »
C’est faux sur longue période. Dans les sociétés non financières, le travail représentait 66,1 % de la valeur ajoutée en 1990 et 67,3 % en 2023. Sa part a donc légèrement augmenté de 1,1 point, tandis que celle du capital est restée pratiquement stable, à 32,7 % en 2023, soit seulement 0,2 point de plus qu’en 1990. Il n’y a pas eu de captation continue de la valeur ajoutée par le capital au cours des trente dernières années.
— « Les cadeaux fiscaux aux riches de Macron correspondent exactement à ce qui manque dans le budget. »
Présenter les 62 milliards d’euros de baisse comme des « cadeaux aux riches » est faux. Parmi les principales mesures concernant les ménages figurent 18,5 milliards de suppression de taxe d’habitation, 5,4 milliards de baisse de l’impôt sur le revenu, 3,6 milliards d’exonération des heures supplémentaires et 3,2 milliards de suppression de la redevance audiovisuelle. Seulement 5 milliards sur 62 ciblent les aisés.
— « Les super-riches ne paient presque aucun impôt, et en tout cas beaucoup moins que les Français moyens. »
Le taux de 2% d’impôts inclut les bénéfices laissés dans les sociétés contrôlées par les ménages, donc des sommes qui ne leur ont pas été personnellement versées. Lorsque l’on inclut les autres impôts directs, notamment l’impôt sur les sociétés déjà acquitté sur ces bénéfices, le taux estimé atteint 26 % pour les 0,0002 % les plus riches : on est très loin de « presque aucun impôt ». Il reste néanmoins inférieur aux 46 % constatés pour les 0,1 % les plus riches. En réalité notre système fiscal est très progressif jusqu’aux plus riches, avec seulement cette discussion sur la tête d’épingle de la poignée supérieure. Ils contribuent en tout cas plus d’impôts que la grande majorité des Français : en intégrant prestations, retraites et services publics, 56 % de la population reçoit davantage de la redistribution publique qu’elle n’y contribue..
— « Des centaines de milliers de riches ne paient aucun impôt. »
Le chiffre exact est de 13 324 foyers résidents assujettis à l’IFI mais ayant acquitté un impôt sur le revenu nul ou négatif sur leurs revenus de 2024. Ce n’est ni « aucun impôt » ni « des centaines de milliers » : ces foyers paient l’IFI par définition, ainsi que les impôts sur la consommation et, selon leur situation, la taxe foncière et d’autres prélèvements. Une résidence ancienne fortement valorisée peut donc suffire à rendre un ménage redevable de l’IFI sans lui procurer le revenu permettant de payer l’IR.
— « Il faut enfin taxer les héritages. »
Ils le sont déjà fortement. La France se place au premier rang des pays de l’OCDE pour le poids des droits de mutation à titre gratuit dans le PIB.
Oui bah c'était ça ou les cures thermales. Il faut savoir faire des choix, pour faire adopter - en responsabilité - un budget équilibré pour la France.
(Rappelons que la hausse des pensions de retraite en janvier 2026 a été de 4 milliards d'euros)
🔴 EN DIRECT
"La liberté d'expression n'a jamais été la liberté de dire n'importe quoi": Marine Tondelier veut une loi pour "interdire le mensonge en politique"
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Comment "réparer" la France ?
@JLBorloo : "Il faut de la diversité. Il faut avoir un regard d'ouvrier, de polytechnicien, d'ingénieur. On a plus que des organisateurs et là, la tribu meurt. (...) Il faut une nouvelle équipe pour redresser le pays."
📺 Face à @EliMartichoux
J'ai beau connaître mon Brassens à peu près par cœur et lui vouer une admiration sans réserve, devant un tel propos je reste sans voix.
Y a-t-il un autre artiste qui a su conjuguer tant d'intelligence, de bienveillance, d'humilité, et de douceur. Qui renvoie chacun à sa propre liberté et sa propre responsabilité, en tentant simplement de lui transmettre non quoi penser, mais de quoi penser.
Tout est bon chez lui, y'a rien à jeter.
"Il y a un risque très fort" de crise financière en France, selon Jean Tirole, prix Nobel d’économie 2014.
Pour en savoir plus, écoutez Le Grand entretien par Florence Paracuellos et @Ben_Duhamel ➡️ https://t.co/gWVLcdFGXF
Cette année, on va commencer des brèves techno / sciences avec @lel_media.
On les retrouve dans l'onglet de droite (électroscope) sur le site.
Super 1ère de @saveurdantan
https://t.co/lIX6q5IgAk