Ce compte devient public quand je trouve que ça manque finalement de rebondissements, d'embrouilles et de quelques discussions avec de parfaits inconnus, puis redevient privé lorsque tout cela me fatigue.
Il y a un homme à côté de moi qui parle tellement fort que, croyez-le ou non, ça me donne envie de vomir – et je n'exagère pas. (Il me gâche complètement la pause café que je m'offre malgré la pauvreté.)
« Bleu haine ! Bleu haine ! » s'écrit la dame à côté de moi. C'est amusant, comme couleur, me dis-je, à quoi peut bien ressembler le bleu haine ?... c'était le prénom de sa gamine.
(Je ne sais même pas quelle peut bien en être l'orthographe : Bleuhenne ? Bleuene?)
Le genre de tweet qui me donne envie de réactiver mon autre compte pour lui expliquer deux ou trois choses. Décidément, je n'arrive vraiment pas à m'être en place la longue coupure des RS à laquelle j'aspire.
@PortoMaltex Je compatis, moi aussi je suis très migraineuse en ce moment. Avez-vous des problèmes de vue ? Ça pourrait venir de là – enfin, bien sûr, c'est une cause possible parmi beaucoup d'autres.
La baisse d'intelligence d'un peuple se reflète aussi – et, peut-être, surtout ! – dans son humour.
(Déso, ne disposant plus de mon autre compte pour faire mes tweets polémiques, je passe par celui-ci.)
thread au sujet du lien entre le fait d'être extrêmement bruyant et n'avoir aucun monde intérieur, et donc d'élévation spirituelle (au sens de la pensée) –, ces mêmes gens qui, à la moindre blague nulle, seraient capables de se rouler par terre comme on le voit chez Hanouna.
Ma gentillesse est un défaut. Je me retrouve à écrire un message de prompt rétablissement à l'une des personnes les plus horribles que j'ai pu connaître, simplement parce que je me dis qu'il faut passer au-dessus de ça.
Pourtant, lorsque je crève de douleur, personne ne m'écrit.
Ce qui me préoccupe infiniment, au point d'en être écrasant, est la façon dont je me vois foncer droit vers un mur. Aucun avenir, car je suis incapable d'être là, dans l'action et la pensée, au présent. Je suis totalement perdue dans un ailleurs depuis des années.
Mon rapport à Twitter est le même qu'une vivante errant dans les allées d'un cimetière, depuis des années, sans trouver la force d'en sortir. Elle attend une chose inconnue qui jamais ne viendra ; et, pendant ce temps, les autres vivants, à l'extérieur, vivent.