Vous vous étonnez de l'absence de renouvellement de la classe politique Française ?
Je souhaite vous donner quelques éléments concernant l'enfer bureaucratique qui se présente à quiconque cherche à créer une force nouvelle.
Tout d'abord, il faut savoir que toute association ne peut porter une candidature ni devenir un mouvement politique.
Cela va plus loin: toute association qui ne serait pas reconnue par la CNCCFP et qui organiserait des événements politiques, appuierait explicitement une candidature en utilisant ses moyens militants commettrait une infraction pénale.
Même si cette association joue exactement le rôle d'un mouvement politique. Pourquoi ? Mystère.
Et vous allez voir, ce n'est pas anodin. Car les préfectures peuvent s'amuser, suivant des prétextes divers, à bloquer pendant des mois la création des dites associations.
Disons que vous y êtes arrivé. Il faut se lancer. Vous découvrez qu'il est encore aujourd'hui factuellement impossible de recevoir des dons via des plateformes qui permettent de collecter des cagnottes, comme Paypal, Tipeee ou autre.
Pourquoi ? Mystère.
Vous cherchez donc à vous lancer via des dons par virement, chèques, etc.
Vous découvrez alors les brumeuses et mystérieuses règles de financement. Les dons de personnes physiques sont plafonnés à 7500 euros pour le mouvement par an et 4600 euros pour la campagne. Pourquoi cette différence ?
Mystère.
Mais on peut donner au mouvement, qui peut ensuite reverser à la campagne pour dépasser ces plafonds. Pourquoi ? Mystère.
Ça va en réalité plus loin: le mouvement peut donner autant d'argent qu'il veut à la campagne d'un candidat ; idem pour le candidat qui, s'il est riche, a donc un avantage sur un candidat pauvre. N'oublions pas déjà que ceux qui payent l'impôt sur le revenu déduisent 66% de leurs dons. Le reste du peuple...
Et si le parti touche des millions d'euros par an de subventions, et bien tant pis pour ses concurrents qui viennent d'être créés, qui ne pourront récolter que des miettes. Qu'ils se débrouillent...
D'ailleurs, les élus des partis en place peuvent donner et cotiser sans respecter le plafond de 7500 euros.
En plus de toutes les subventions mentionnées. En plus du fait qu'ils disposent de budgets de collaborateurs, de frais de mission, d'indemnités...
Pourquoi ce régime d'exception ? Mystère.
Et n'espérez pas compter sur les prêts de particuliers ! Non. Seules les banques peuvent prêter à un candidat.
Et vous imaginez bien à qui elles vont prêter. L'État peut vous faire croire qu'il vous aidera: en réalité, une avance de 200.000 euros est prévue... après la publication de la liste de candidats.
Qui intervient moins d'un mois avant l'élection, et après que vous ayez dû obtenir 500 parrainages, sans moyens, là où les partis ayant déjà des élus les ont automatiquement. Tant pis si ça vous empêche de faire campagne !
C'est d'ailleurs la même chose pour l'équité du temps de parole: aucun dispositif contraignant n'est prévu, en dehors des forces politiques déjà existantes, jusqu'au 1er janvier 2027.
Ceux qui ont déjà des élus auront un temps de parole, les autres n'y ont aucun droit. Pour faire émerger une force politique, on a vu mieux.
Mais surtout, il n'y a aucun contrôle réel pour les nouveaux entrants. Si on veut artificiellement faire monter quelqu'un, comme Zemmour en 2021, on peut.
Matthieu Pigasse, Dominique de Villepin, Natacha Polony n'ont aucun mandat, n'ont jamais été élus et ne se sont jamais présentés à une élection. Deux des trois n'ont même pas de mouvement politique.
Pourtant, ils sont partout. Des candidats officiels, avec des mouvements, des parrainages, n'ont aucune visibilité médiatique. À quel titre ? On ne sait pas.
D'ailleurs, seuls les médias audiovisuels ont des contraintes.
La presse écrite, les réseaux sociaux font ce qu'ils veulent.
On a quand même décidé de se lancer en 2025. Trente mille personnes nous ont rejoints, on a organisé des centaines d'activités, des dizaines de conférences et de rencontres. Nous avons plusieurs dizaines de parrainages.
Il nous a fallu quatre mois pour obtenir un récépissé de création du mouvement politique, les Ruches Françaises. Quatre mois.
Ensuite, il nous fallait deux mandataires financiers, qui doivent ouvrir trois comptes en banque.
Vous m'avez bien lu. Trois comptes en banque pour une candidature à la présidentielle: deux pour le mouvement, un pour la campagne.
Pourquoi trois ?
Car, pour une raison obscure, il faut distinguer les recettes et les dépenses. Et qu'une comptabilité unifiée, avec postes de dépense, semble inenvisageable à nos dirigeants.
Il a fallu encore deux mois pour obtenir les récépissés des mandataires financiers.
Ensuite, il fallait ouvrir un compte en banque. Aucune n'a accepté.
Désormais, c'est la Banque de France qui traîne et nous fait attendre pour l'exécution d'un droit au compte.
En attendant, le moindre don, même thésaurisé, pourrait engager une responsabilité pénale.
En attendant, tout événement que nous organiserions et auquel je participerais risquerait de faire invalider d'éventuels comptes de campagne: nous devons donc suspendre toutes nos activités.
Un mois, deux mois, trois mois...
Et quand arriveront les comptes, gare à avoir fait 5%: autrement, le remboursement par l'État de vos frais sera divisé par dix.
Pas proportionnellement non: abruptement.
En d'autres termes, si vous n'en êtes pas sûr, ne dépensez rien.
Le cercle se referme sur lui même.
Je pourrais continuer.
Vous indiquer qu'il faudra deux commissaires au compte (pourquoi pas cinq ?) en plus d'un expert comptable pour le mouvement et la candidature.
Que la moindre irrégularité vous expose à des peines de prison ferme.
Qu'il ne faut pas seulement 500 parrainages, mais dans trente départements et collectivités, et pas plus de 50 par territoire.
Que l'égalité du temps de parole ne court en réalité que sur quelques semaines à peine...
Comprenez: à moins d'un sursaut populaire et civique massif, vous subirez la continuité d'un système qui s'est organisé pour vous écraser.
Et celui-ci prétendra être légitime, en prenant appui sur une élection supposément libre, d'une démocratie supposément libérale, pour vous imposer non ses idées, mais la défense unilatérale des intérêts de ceux qui les ont cooptés.
PS: pour être plus précis, Natacha Polony s'est bien présentée il y a vingt-quatre ans à une élection législative, où elle a obtenu 2,24%.
⚠️⚠️ 𝘼𝙅𝙊𝙐𝙏 𝘿𝙀𝙎 𝘾𝙃𝘼𝙄𝙉𝙀𝙎 𝙋𝙀𝙍𝙎𝙊𝙉𝙉𝙀𝙇𝙇𝙀𝙎 ⚠️⚠️
𝗟𝗘 𝗧𝗔𝗕𝗟𝗘𝗔𝗨 n°2 𝗤𝗨𝗜 𝗥𝗘𝗩𝗘𝗟𝗘 𝗟𝗘 𝗦𝗖𝗔𝗡𝗗𝗔𝗟𝗘 𝗜𝗡𝗢𝗨𝗜 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗖𝗘𝗡𝗦𝗨𝗥𝗘 𝗖𝗢𝗡𝗧𝗥𝗘 𝗟'𝗨𝗣𝗥 𝗘𝗧 𝗔𝗦𝗦𝗘𝗟��𝗡𝗘𝗔𝗨
J'ai publié hier un tweet comparant
1️⃣ le nombre d'abonnés (en septembre 2026) aux chaînes sur YouTube des différents partis politiques dont le dirigeant est candidat à l'élection présidentielle de 2027,
2️⃣ aux temps de parole correspondants, accordés par les 12 medias mainstream aux dirigeants respectifs de ces partis, entre novembre 2025 et mai 2026 (calculs ARCOM).
Ce tweet m'a valu beaucoup de commentaires positifs, mais aussi des critiques.
Certains internautes ont reproché de n'avoir tenu compte que des chaînes YouTube des partis politiques, en omettant les chaînes YouTube personnelles des différents candidats à la présidentielle.
Vérification faite, cette critique m'a paru justifiée, dans la mesure où quelques candidats ont essentiellement développé leur chaîne YouTube personnelle, au détriment de la chaîne YouTube de leur parti politique.
Tel est tout spécialement le cas de Mélenchon, dont la chaine YouTube personnelle compte 1.270.000 abonnés, soit près de 7,6 fois plus que la chaîne YouTube de la France Insoumise qui ne compte que 168.000 abonnés.
🤔 Notons que ce choix de Mélenchon de développer sa chaîne personnelle au détriment de la chaîne de son parti n'est pas neutre financièrement.
Car la chaîne YouTube d'un parti politique ne peut pas faire l'objet de la moindre monétisation, alors qu'une chaîne personnelle peut rapporter des revenus de plusieurs milliers d'euros à son propriétaire, notamment si elle atteint et dépasse le million d'abonnés.
Autrement dit, Mélenchon a préféré empocher des dizaines de milliers d'euros grâce à sa chaîne personnelle, plutôt que de donner le plus grand retentissement possible à son parti.
Quoi qu'il en soit, la critique m'a paru suffisamment justifiée pour que je republie le même tableau qu'hier, mais en ajoutant le nombre d'abonnés de la chaîne personnelle de chaque candidat au nombre d'abonnés de la chaîne de son parti politique.
Les principales conséquences de cet ajout sur le classement est de faire passer Mélenchon largement devant moi, et de faire passer Glucksmann devant Philippe.
Voici les données précises du nombre d'abonnés sur YouTube, après intégration des chaînes personnelles :
▪️𝗠𝗘𝗟𝗘𝗡𝗖𝗛𝗢𝗡
- Chaîne LFI : 168.000
- Chaîne personnelle : 1.270.000
- Total : 𝟭.𝟰𝟯𝟴.𝟬𝟬𝟬 𝗮𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀
▪️𝗔𝗦𝗦𝗘𝗟𝗜𝗡𝗘𝗔𝗨
- Chaîne UPR : 512.000
- Chaîne personnelle : 122.000
- Total : 𝟲𝟯𝟰.𝟬𝟬𝟬 𝗮𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀
▪️𝗟𝗘 𝗣𝗘𝗡
- Chaîne RN : 106.000
- Chaîne personnelle Le Pen : 213.000
- Total : 𝟯𝟭𝟵.𝟬𝟬𝟬 𝗮𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀
▪️𝗔𝗧𝗧𝗔𝗟
- Chaîne Renaissance : 31.000
- Chaîne personnelle : 11.500
- Total : 𝟰𝟮.𝟱𝟬𝟬 𝗮𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀
▪️𝗧𝗢𝗡𝗗𝗘𝗟𝗜𝗘𝗥
- Chaîne Écologistes : 27.500
- Chaîne personnelle : 466
- Total : 𝟮𝟳.𝟵𝟲𝟲 𝗮𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀
▪️𝗣𝗦
- Chaîne PS : 19.700
- Chaîne personnelle ≈ 1000
--- Faure : néant
--- Royal : 1012
--- Guedj : 578
--- Brun : 63
- Total ≈ 𝟮𝟬.𝟳𝟬𝟬 𝗮𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀
▪️𝗚𝗟𝗨𝗖𝗞𝗦𝗠𝗔𝗡𝗡
- Chaîne Place publique : 2.830
- Chaîne personnelle : 10.800
- Total : 𝟭𝟯.𝟲𝟯𝟬 𝗮𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀
▪️𝗣𝗛𝗜𝗟𝗜𝗣𝗣𝗘
- Chaîne Avec Édouard : 7.520
- Pas de chaîne personnelle
- Total : 𝟳.𝟱𝟮𝟬 𝗮𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀
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J'ai donc corrigé le tableau en conséquence.
Pour l'analyse de ce tableau, je renvoie à mon tweet du premier tableau.
Il était fondé sur le nombre d'abonnés aux chaînes YouTube des seuls partis politiques, mais le raisonnement reste absolument identique.
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Un canal qui apporte de l'eau à boire doit couler vite, sinon l'eau croupit. Un canal qui porte des bateaux doit couler lentement, sinon on ne peut pas le remonter.
On a demandé les deux au même canal, sur 97 kilomètres.
C'est le canal de l'Ourcq, le plus long des canaux parisiens. Quatre départements, un seul propriétaire, la Ville de Paris. Et c'est lui qui remplit le canal Saint-Martin.
En 1800, on boit mal dans la capitale. On puise dans la Seine, en aval des égouts, et les porteurs d'eau montent les seaux étage par étage.
Il manque aussi du bois et du blé, qui descendent depuis des siècles de la vallée de l'Ourcq par la rivière.
Le décret du 19 mai 1802 commande donc les deux à la fois : une eau et une route. Pour tenir le chantier, Bonaparte prend l'homme qui vient de passer quatre ans à mesurer le Nil, Pierre-Simon Girard.
Reste à trancher la pente, et les ingénieurs s'y déchirent des années. Celle qu'on retient est minuscule.
Quinze mètres de dénivelé sur tout le parcours, moins de 15 centimètres par kilomètre. L'eau descend jusqu'à Paris toute seule, si lentement que l'œil ne voit rien bouger.
Les guerres vident les rangs des ouvriers. On emploie des vieillards, des enfants, des prisonniers prussiens.
Le 2 décembre 1808, jour anniversaire du sacre et d'Austerlitz, on rompt les digues. L'eau entre dans Paris et remplit le bassin de la Villette.
Le canal entier n'ouvrira qu'en 1822. Napoléon est mort l'année d'avant.
Restent ses écluses, larges de 3,20 mètres. Aucune péniche du temps n'y passe, alors on dessine un bateau rien que pour ce canal, la flûte d'Ourcq, 28 mètres sur 3. Pendant plus d'un siècle, elle descend le bois, le blé et le plâtre vers Paris.
Les Parisiens, eux, boivent cette eau pendant des décennies. En 1880, le centre de la ville n'a encore qu'elle. Puis Haussmann et son ingénieur Belgrand la jugent impropre à la boisson, et vont chercher des sources à plus de cent kilomètres.
L'Ourcq bascule alors dans le second réseau d'eau de Paris, celui qui ne se boit pas. Il existe toujours : 1 600 kilomètres de conduites sous les rues, qui nettoient les chaussées, arrosent les jardins et remplissent les lacs des bois de Boulogne et de Vincennes.
Des péniches, elles, chargent encore des matériaux sur les 11 premiers kilomètres.
Deux siècles plus tard, le canal fait toujours les deux choses qu'on lui avait demandées. Paris a seulement cessé de le boire.
La mise sous tutelle par les puissances oligarchiques des "créateurs" français est d'une tristesse absolue.
La signature de Loris Giuliano à Canal + fait passer du côté du pouvoir un des rares vidéastes qui tentait jusqu'ici, avec tendresse et humour, de mettre en valeur des tranches de vie de gens plus ou moins normaux, de marginaux à des bourgeois moyens en passant par une masse de ceux que M. Macron qualifie de "ceux qui ne sont rien".
A travers lui, on pouvait discerner, avec un certain soulagement, la possibilité d'un début de beauté et d'humanité en dehors de la "réussite", et de normes toujours plus fracassantes qu'imposent nos dominants et nos médias, du déferlement d'injonctions qui nous noient.
Ce n'était pas grand chose, ce n'était pas tout à fait ça, mais c'était déjà ça. Une respiration pour des millions.
Il rejoint désormais la cohorte de pourritures qui, Inoxtag en tête, se prenant pour les rois du monde, sont devenus les instruments de la propagande des puissants, formatés et propulsés par la toute puissante agence Webedia, ayant des plans comm et marketing qu'ils déroulent sur plusieurs années, sans aucune forme de spontanéité, pour vendre et toujours plus consommer.
Des êtres qui, ignares et insignifiants, compromis jusqu'à la moelle et évidés par leur propre succès, n'hésitent plus à privatiser des espaces publics comme les Champs-Elysées pour faire la propagande de monstres du divertissement, quelques semaines après avoir prétendu tenter de déconnecter ; investissant des moyens toujours plus conséquents pour se maintenir en de virtuels sommets, alimentant des "communautés" abêties et asservies, fascinées.
A la recherche d'un illusoire succès, tous se soumettent avec une médiocrité effrayante. Du brillantissime Jonathan Cohen filmé renvoyant dans les cordes un spectateur qui l'interrogeait sur Bolloré à la cohorte de semi-talents présents et passés obtenant des sommes ahurissantes pour participer à des émissions de divertissement toujours plus abrutissantes dont les concepts ne sont que de vagues ressucées, du Loup Garrou au masturbatoire LoL, se met en place une congruence prostituante d'acteurs, comédiens, humouristes qui, d'un trait, vendus aux grandes puissances de l'argent, acceptent de monnayer leur notoriété pour nous pousser à consommer.
Pris en tenaille, ces saltimbanques à la petite semaine vendent leur talent et assurent, par leur corruption toujours plus gangrénante, le maintien de l'existant. Webedia & cie intermédient et, avec des armées d'adolescents recrutés et formés pour assurer le succès de leurs "pépites" à tout prix, y compris à travers des méthodes frauduleuses, se comportent de façon bien plus effrayante que feu les agents.
Millionaires à 25 ans, nos "influenceurs"se soumettent toujours plus, car ils veulent toujours plus, incapables de goûter à la beauté de la souveraineté. Profitant des fragilités et vulnérabilités de leur public adolescent, ils usent de toutes les ficelles et techniques pour les accrocher et les fidéliser, leur vendre l'illusion du bonheur et du succès.
Le néant incarné par Cyprien, Squeezie, Lena and cie, ringardisé, laisse place à des humouristes à l'apparence plus tranchants, mais qui immédiatement récupérés, se précipitent pour mettre en vente leur célébrité et leur notoriété.
Résultat ? Un monde insincère et infertile, toujours mois original, dénué de valeurs et de contenu, parasité par des êtres sans pensée, où tout est en vente (un post de Léna Situations sur instagram se monnaye entre 17 et 120 000 euros, selon les conditions) sur lequel oligarques et politiciens n'ont qu'à se pencher pour en ramasser les fruits, menant à bien des opérations de communication au profit ici de LVMH, là de tel politicien parfaitement drivé (Carlito avec Macron, Schiappa avec les influenceuses de Magali Berdah, Attal avec Tibo...), qui abrutissent la jeunesse, la dépolitisent et la mettent sous tutelle politique.
Il faut imaginer une France avec un déficit budgétaire intenable de 5% qui n'a pas connu de surplus depuis plus d'une génération, un déficit commercial abyssal, des entreprises non compétitives que l'on aide avec des rustines de subventions, des dépenses sociales qui explosent au moment même où les dépenses militaires deviennent urgentes, une dette gargantuesque dont les intérêts avalent toute marge de manœuvre. Et une assemblée trop divisée pour faire quoi que ce soit.
Une France dans une situation tellement intenable qu'elle connaît l'humiliation d'un prêt sous conditions du FMI pour pouvoir simplement financer ses importations.
Ce n'est pas un scénario de prospective 2027, c'est l'année 1957.
Et pourtant en 5 ans, tout bascule : dès 1963 la France retrouve le statut de grande puissance industrielle qu'elle n'avait plus connu depuis Napoléon III, un siècle plus tôt.
Qui se souvient vraiment de ce qu'il s'est passé ? De la recette du redressement ?
FRANCE 1957 : UN PAYS AU BORD DE L’EFFONDREMENT
En 1957 l'industrie française est dépassée.
Elle produit quelques pépites dues au génie isolé de quelques ingénieurs d'élite, la DS de Citroën, l'avion Caravelle, mais rien à l'échelle nécessaire. Son industrie est sous-dimensionnée par rapport à celles des Américains, son organisation interne est archaïque, caractérisée par des relations très tendues entre syndicats et patrons. Le coût du travail et la fiscalité sont très élevés, alors que sa productivité est faible. Impossible donc d'exporter, impossible d'investir suffisamment, de construire des usines modernisées, efficaces, suffisamment automatisées.
Alors même que la nouvelle révolution industrielle autour de l'aéronautique, du nucléaire, de l'espace bat son plein.
Comme le pays ne peut s'enrichir par le dynamisme de son économie, le gouvernement de Mollet compense par le social. Ajoute une semaine de congés payés, augmente le salaire minimum, augmente les fonctionnaires, introduit un minimum vieillesse, bloque les prix agricoles…
Mais tout cela coûte de plus en plus d'argent et ne fait que renforcer le manque de compétitivité de l'industrie française. Alors on multiplie les aides aux entreprises, les subventions à l'export, les facilités de paiement. Les grandes entreprises bien connectées en profitent, les petites périclitent.
Tout cela est financé par la dette. Et les aides et niches créées deviennent impossibles à réformer sans s'aliéner leurs bénéficiaires.
Et c’est au milieu de cette débandade économique que les frais liés à la guerre en Algérie explosent. Le pays est exsangue et ne peut plus faire face à ses dettes.
Il doit avoir recours au FMI. C'est l'impasse et l'humiliation.
Cette situation est… très très familière pour le moins.
Tout le monde sait comment cela finit : le régime ne survit pas à la crise, la IVe République meurt, et De Gaulle est appelé au pouvoir.
Mais comment le redressement a-t-il réellement lieu ensuite ? Comment est-on passé d'un pays totalement à terre à la France dominante et florissante du Général De Gaulle ?
LA RECONSTRUCTION GAULLIENNE
Face à l’ampleur de la crise, le 3 juin 1958 De Gaulle obtient de l’Assemblée Nationale les pleins pouvoirs législatifs jusqu'au 8 janvier. Il a 6 mois pour redresser l'économie française.
Il charge Jacques Rueff d'établir un plan de résurrection de l'économie nationale. Jacques Rueff est ce qui se fait de mieux dans la grande tradition des grands administrateurs français : un polytechnicien, inspecteur des finances, issu du cercle de réflexion X-crise, des anciens X qui réfléchissent à la meilleure façon de rendre à la France une économie digne d'elle.
Rueff a des idées précises sur ce qui doit être entrepris pour la France et comprend tout le poids de la charge qui lui est confiée. Le 8 décembre 1958, un mois seulement avant la fin de la fenêtre où tout reste possible, Rueff remet à De Gaulle son rapport complet qui se conclut ainsi : « Ce programme ne peut être celui d'un groupe ou d'un parti, mais seulement celui de tous les Français qui veulent que leur pays continue d'exister. »
Le plan doit être adopté en conseil des ministres le 27 décembre. Mais le 24, Pinay, ministre des finances, juge le plan trop radical et menace de démissionner s'il n'est pas atténué. De Gaulle ne lâche rien. Le 27, quelques heures à peine avant le moment où doit se tenir le conseil des ministres fatidique, les 4 ministres SFIO envoient une lettre de démission, ce qui bloque tout. De Gaulle met une pression biblique, et obtient qu'ils diffèrent leur départ au 8 janvier, jour où le régime parlementaire sera rétabli.
Ce jour-là, le 27 décembre 1958, le plan Rueff est adopté dans son intégralité par le conseil des ministres.
De Gaulle défend son plan directement à la radio le lendemain, dans une allocution encore disponible sur le site de l'INA. Il s'exprime ainsi : « Sans l'effort de mise en ordre avec les sacrifices qu'il requiert et avec les espoirs qu'il suscite, nous resterions un pays à la traîne, perpétuellement oscillant entre le drame et la médiocrité. Au contraire, si nous réussissons la grande entreprise nationale du redressement économique et financier, quelle étape sur la route qui mène la France vers les sommets ! »
En quoi consiste le remède de cheval administré par Rueff et De Gaulle ? 4 étapes.
1. Supprimer toutes les rustines pour stopper l'hémorragie.
De toutes façons elles n’existent que parce que les vrais problèmes n’ont jamais été réglés.
Alors plus de subventions aux entreprises, à la sécurité sociale, à la consommation. Fin des boucliers tarifaires (l'électricité et le charbon prennent immédiatement 15%). Tout est désindexé. Le blé, les salaires. Non seulement les retraites ne sont pas épargnées, mais on supprime la retraite pour les anciens combattants valides. (Le message est clair : si tu es en état de travailler, la France a besoin de toi, pas que tu restes à la maison.) Les dépenses de l'État baissent immédiatement de 14%, alors qu'elles ne faisaient qu'augmenter depuis un demi-siècle. BOUM.
2. Augmenter les recettes de l'État en taxant prioritairement ce qui a le moins d’impact sur la performance économique du pays.
Augmentation de la TVA. Augmentation des taxes sur le tabac et l'alcool. Augmentation de l'impôt sur les sociétés.
3. Rétablir la compétitivité des entreprises.
Cela pourrait sembler antinomique avec l'augmentation de l'IS, mais la réalité est que pour être taxé, il faut déjà faire du profit, et pour faire du profit, il faut déjà être compétitif. L'IS n'est ainsi pas l'ennemi numéro 1 de la compétitivité de l’époque. Le problème des entreprises françaises en 1957 consiste en des coûts de production disproportionnés par rapport à ceux de leurs voisins. Alors Rueff dévalue le franc. Et pas qu'un peu. Quasiment d'un tiers. 8 ans d'inflation effacés. Les entreprises françaises redeviennent compétitives, les importations deviennent prohibitives.
Alors bien sûr, ça fait mal. Pendant deux ans, la situation est compliquée. Ce n'est pas pour rien que personne sous la IVe n'avait eu le courage ou les moyens de déployer un tel plan. Le pouvoir d'achat des ménages diminue. La croissance ralentit. Les anciens combattants manifestent. Les mécontents sont multiples : agriculteurs, ouvriers, PME… Les conseillers de De Gaulle l'avaient prévenu, et De Gaulle avait répondu « Eh bien les Français crieront… et après ? »
Et bien après…
La balance des paiements devient excédentaire dès 1959, et la France rembourse sa dette extérieure dans l'année. En 1957, les exportations ne couvraient que 75% des importations ; en 1960, 111%. La France accumule les réserves d'or, qui passent de 516 tonnes quand De Gaulle arrive au pouvoir à 2700 en 1963. (Nous en avons 2400 aujourd'hui). Et dès 1960, la croissance accélère et les salaires repartent fortement à la hausse.
Pour rendre ces sacrifices plus acceptables, De Gaulle s'appuie sur un récit fort de refondation. Nous ne sommes pas en train de liquider un modèle social, nous sommes en train de refonder la France. Et ce qui a le plus péché en France de la façon la plus visible à l'époque, c'est la monnaie, dont la valeur s'effritait de mois en mois. Alors De Gaulle utilise un levier purement symbolique : il instaure le nouveau franc, en retirant simplement deux zéros à l'ancien franc, pour rendre selon ses mots « au vieux franc français, dont les pertes expriment nos épreuves, une substance respectable ». Tous les jours les Français utilisent des francs, et tous les jours ils peuvent sentir la nouvelle ambition que leur monnaie porte. Elle ressemble désormais beaucoup plus au dollar.
4. Reconstruire en se positionnant à l’avant-garde technologique.
Cette période de redressement financier n'est pas une finalité en soi. Il ne s'agit que de la douloureuse étape indispensable pour se donner les moyens de l'expansion. La France a désormais une monnaie stable, un État avec des marges de manœuvre financières et des entreprises libérées du boulet de coûts de production excessifs. Il est temps de passer à la reconstruction de l'appareil productif français, et de refaire de la France ce qu'elle n'était plus depuis un siècle : l'avant-garde mondiale de l'industrie, des sciences et des technologies.
Aujourd'hui encore, on peine à mesurer ce qui a été accompli en moins de 10 ans.
A. Consolidation et modernisation de l’existant.
Les lois d'orientation agricole de 62 font passer l'agriculture de la paysannerie au productivisme exportateur et transforment la France en première puissance agricole européenne. L'état favorise la concentration industrielle pour créer des champions de taille mondiale dans la chimie, l'aluminium, la sidérurgie.
B. Réorganisation du territoire.
La DATAR créée en 1963 transforme le territoire français en machine de guerre : autoroutes, ports, zones industrielles, métropoles d'équilibre, villes nouvelles. Aménagement du littoral Languedoc-Roussillon, le complexe de Fos-sur-Mer, l'usine marémotrice de la Rance. On investit dans les infrastructures, dans la croissance de la population. On crée des pôles d'excellence : Orsay-Saclay, Bretagne-Nord pour les télécommunications, Toulouse pour l'aérospatial, Lyon pour chimie-biologie-médecine.
C. Focalisation sur les industries du futur
On prend à bras le corps tous les grands sujets technologiques et souverains de l'époque, et on déroule. Création du CNES en 1961, lancement du premier satellite français, Astérix, en 1965, avec une fusée Diamant de fabrication 100% française. La France devient la troisième puissance spatiale derrière les US et l'URSS.
Lancement du programme Concorde en 1962. Le premier avion sort des usines toulousaines en 1967.
Déploiement du nucléaire civil. Et une décision qui en dit long : la IVe République avait signé en 1957-1958 les accords FIG avec l'Allemagne et l'Italie pour développer une dissuasion nucléaire à trois, avec usine d'enrichissement cofinancée. De Gaulle enterre le projet dès son retour au pouvoir, construit Pierrelatte seul, et fait cavalier seul sur la bombe. (La souveraineté ne se partage pas.)
Premier essai Gerboise bleue en 1960 dans le Sahara, premier sous-marin lanceur d'engins le Redoutable en 1967. Après le traumatisme de 1940, De Gaulle vient de s'assurer que plus jamais la France ne pourra être envahie.
En 1963, l'armée française a besoin d'un super calculateur Control Data fabriqué aux États-Unis pour effectuer les simulations indispensables pour passer de la bombe A à la bombe H. Washington bloque l'export pour entraver le redressement français, et l'américain General Electric prend le contrôle du français Bull en 1964. (Rachat de pépites françaises et limitation des exports, tiens tiens tiens) De Gaulle comprend que l'informatique est devenue un sujet majeur de puissance et lance en 1966 (!!!) un grand plan informatique, avec un délégué à l'informatique qui dépend directement du premier ministre, et crée la CII par la fusion des activités informatiques de Thomson, CGE et Schneider. La France développe sa bombe H.
D. La recherche et les sciences au cœur du projet France
Peut-être le plus important à noter est que la France de De Gaulle mise tout sur la puissance scientifique. Réorganisation du CNRS en 1961, création du CNES pour la conquête spatiale en 1961, de l'INSERM en 1964 pour la biotech et la recherche médicale, de l'IRIA pour l'informatique et l'automatisation en 1967, du CNEXO pour explorer et exploiter notre vaste domaine maritime, l'ANVAR pour s'assurer que la recherche se transfère bien vers l'industrie en 1967.
Le nombre de chercheurs en France passe de 9000 quand De Gaulle arrive au pouvoir à 31000 quand il le quitte. Les dépenses de R&D passent de 2,46% du budget de l'État en 1958 à 6,2% dès 1967. En 2026 aucun pays sur terre ne fournit le même effort public que la France de De Gaulle.
Résultat : en moyenne la France gaullienne croît de 5,48% par an pendant 11 ans quand les États-Unis sont à 4,26 %. L'année du départ, 1969, la France fait 7% de croissance. Un record jamais retrouvé depuis. Alors même que la dette française est divisée par deux. Lors de son règne, De Gaulle double quasiment la taille de l'économie française.
En 1973, le Hudson Institute publie une étude prospective sur l'économie mondiale. Il prévoit que la France devrait être de loin la première économie européenne et les Français, les Européens les plus riches. Malheureusement, les successeurs de De Gaulle n'ont pas eu la vision et le courage nécessaires pour tenir la trajectoire.
Récapitulons comment De Gaulle a fait passer la France d'un pays failli à une puissance mondiale.
1. Attendre que la crise permette d’obtenir des pouvoirs spéciaux pour contourner les blocages parlementaires.
2. Rétablir les finances pour se donner les marges de manœuvre nécessaires, en se débarrassant de toutes les rustines accumulées et en taxant ce qui ne nuit pas à la performance économique.
3. Rendre les entreprises françaises compétitives de façon structurelle et non par rustines en baissant leurs coûts.
4. Reconstruire le tissu industriel et productif en consolidant l’existant, réorganisant le territoire, investissant massivement dans les technologies du futur, et pariant à fond sur la recherche scientifique.
RECONSTRUIRE LA FRANCE DE 2026
La France d'aujourd'hui nous rappelle furieusement la France de 1957. Déficit de 5,1 % du PIB, dette à 117,5 %, dernier excédent budgétaire en… 1974, retraites qui représentent 14% du PIB là où la moyenne OCDE est 8%, des dépenses sociales non financées qui s'accumulent, des besoins de réarmement urgents mais infinançables, des besoins d'investir dans l'IA et la robotique mais pas un rond pour le faire ; une industrie tombée à 9,6 % du PIB (Chine, Allemagne, Corée), un déficit commercial à 100 milliards, 157 Md€ de prélèvements sur les entreprises au-dessus de la zone euro et des rustines partout (CICE, boucliers, chèques, allègements) ; rapports qui s'empilent, assemblée sans majorité, loi spéciale faute de budget voté.
Tout cela est… beaucoup trop familier.
La seule différence fondamentale avec 1957 est que la France a désormais l'euro ce qui lui permet de se crasher au ralenti. Le FMI ne toquera pas à la porte. Mais petit à petit, l'État a déjà de plus en plus de mal à se financer. Jusqu'au moment où les sommes à emprunter chaque année sur les marchés pour maintenir la machine à flot seront tellement importantes que l’on ne nous prêtera plus à des taux acceptables.
La zone de danger selon le FMI se situe lorsqu’un pays a besoin d’emprunter plus de 15% de son PIB sur les marchés tous les ans. Nous sommes bientôt à 18%. La Grèce a sauté quand elle a dépassé les 20%.
Avec notre trajectoire actuelle, la France atteindra le stade où elle devra probablement mendier l’aide de la BCE qui lui imposera alors sa politique économique sanglante quelque part entre 2029 et 2032.
Tic tac.
Alors, à quoi ressemblerait un redressement gaullien ?
Quel serait le plan douloureux que nous devons imaginer, mais qui serait « celui de tous les Français qui veulent que leur pays continue d'exister » ?
Le plan qui nous permettrait de retrouver un pays qui serait autre chose qu’un pays « à la traîne, perpétuellement oscillant entre le drame et la médiocrité » ?
La crise arrive. Nous devons être prêts.
Demain j’esquisserai un plan qui tire les leçons du redressement de 1958, adapté à nos contraintes et à notre situation actuelle.
Restez connectés.
Dans une société traversée par les inégalités, où l'on inculque insidieusement à certains qu'ils seraient un fardeau, la liberté proclamée peut se muer en pression silencieuse, pousser les plus vulnérables vers la sortie, les inciter à s'effacer eux-mêmes...
Quelle société voulons-nous ? Voulons-nous une société du soin, ou une société où la compassion se résumerait à fournir la mort sur demande ?
🚨 LE MONSTRUEUX PROJET DE LOI
SUR L'EUTHANASIE
Comme @DidierMaisto, je trouve remarquable ce discours de @philippejuvin et j'invite à lui donner le plus grand retentissement.
Il ne s'agit plus d'ouvrir un droit à l'euthanasie dans des cas exceptionnels.
☠️ Il s'agit désormais de jeter les bases légales et laxistes d'une véritable machine à tuer industrielle de tous les indésirables, pauvres, malades, déficients mentaux, handicapés, asociaux et improductifs. Une procédure diabolique qui vise à détruire le respect de toute vie humaine et 1500 ans de civilisation chrétienne.
La comparaison avec l'Aktion T4 du régime nazi instaurée par Hitler le 01/09/1939 ne relève pas d'un point Godwin. C'est hélas une comparaison affreusement pertinente.
⚠️ J'ajoute qu'il faut appeler un chat un chat : il est de notoriété publique que le Grand Orient est à la manœuvre derrière ce projet de loi. Dès lors, il faut se poser une question cruciale :
Quel est le type de pressions ou d'emprise que le Grand Orient exerce sur les députés pour leur faire voter cette loi scélérate, peut-être contre leur conscience et probablement contre une majorité du peuple français ?
Qu'en pensent et qu'en disent les autres candidats à la présidentielle ?
Rien ?
@EPhilippe_LH@GabrielAttal@MLP_officiel@J_Bardella@BrunoRetailleau@JLMelenchon@rglucks1@marinetondelier@Fabien_Roussel
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Patrick Drahi compte toucher un bonus personnel de 650 millions d'euros après avoir revendu SFR.
Il avait obtenu l'autorisation de le racheter via Emmanuel Macron et François Hollande, en échange notamment du rachat de l'Express, Libération, RMC et BFM, mis en ordre de marche au profit de l'élection d'Emmanuel Macron.
Il l'a racheté grâce à un prêt spéculatif de ses sociétés de 16 milliards d'euros, qui n'a été que partiellement remboursé, grâce au licenciement de plusieurs milliers de personnes.
Patrick Drahi a détruit la qualité de service de SFR et n'a rien apporté.
Bouygues, Xavier Niel et Orange veulent maintenant récupérer la bête, réduire à trois opérateurs le marché, et faire monter les prix pour se rembourser.
Qui gagne ? Eux.
Qui paye ? Nous.
Il n'y a qu'une chance pour mettre fin à ce massacre avant que ce pays finisse par sombrer: nous faire élire en 2027 et les envoyer en prison.
Rejoignez-nous. Luttez.
https://t.co/XAmacr4RwW
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https://t.co/kpFRawGmWm
Il y a sept ans que la "justice" française "enquête" sur l'incendie de Notre Dame.
Il y a sept ans qu'aucune réponse n'est apportée quant à ce qui s'est passé.
Macron passe en force : les vitraux historiques de Viollet-le-Duc à Notre-Dame vont être démontés pour du « contemporain » signé Claire Tabouret.
La Commission du patrimoine a dit NON deux fois. Ignorée.
335 000 signatures contre. Ignorées.
4 millions d’euros du contribuable pour un caprice d’élites.
Notre-Dame n’est pas un terrain de jeu macroniste. Le peuple dit NON.
BREAKING:
Israel is wiping out entire civilian homes in the village of Taybeh in South Lebanon — a village that stood for over 7,000 years.
Not a battlefield.
Not a military base.
Homes.
An ancient village erased in real time.
Sharif University is Iran’s MIT. They’ve produced a huge number of engineers who’ve gone on to Silicon Valley and founded some of the most successful American tech companies.
Why are we bombing a university in a city of 10 million people?
Vous venez d’être élu à la mairie d’une grande ville ou, mieux encore, vous venez d’être nommé au ministère de la culture en France et le sort des pingouins homosexuels a toujours été l’une de vos grandes préoccupations.
Comment allez-vous procéder pour aider cette minorité dont personne ne se soucie à part vous, tout en assurant une position à votre petite amie, ou à ,votre petit ami, ou pourquoi pas, aux deux à la fois, ce qui leur permettra de sortir de la course de rats qu’est devenu la nécessité de travailler dans le monde ultralibéral qu’est devenu la France ?
La solution est simple.
Vous créez une ONG, que vous domiciliez chez un avocat bien introduit dans les milieux politiques et, compte tenu des pouvoirs qui vous ont été conférés par votre élection ou par votre nomination, vous octroyez à cette ONG une subvention de quelques centaines de milliers d’euro, reconductible automatiquement chaque année.
Et ces gens à qui vous voulez du bien, mentionnés plus haut, et qui curieusement partagent votre passion pour les pingouins homosexuels, se retrouvent à la tête de cette nouvelle ONG ou ils auront bien entendu accès à des bureaux, à des secrétaires, charmantes au demeurant, à des voitures de fonction et, en hiver, à des voyages d’étude dans les Caraïbes pour essayer de comprendre pourquoi il n’y a pas de pingouins homosexuels dans les mers chaudes ? (A ma connaissance, il n’y a pas de pingouins du tout à la Martinique ou à Tahiti, et je peux me tromper. Mais cela n’empêche pas les voyages d’études)
Le seul travail qui vous sera demandé une fois tous les cinq ou six ans sera de faire campagne pour ceux qui vous ont obtenu cette rente et de contribuer financièrement à leurs frais de campagne.
Mc Kinsey en France sera très heureux de vous fournir toutes les explications nécessaires sur la marche à suivre pour pérenniser votre rente, mais, bien entendu, cela vous coûtera cher.
Considérez ce coût comme un investissement de qualité.
Cette tentative par les seconds couteaux de l’élite française de se constituer des rentes qui sont toujours « in fine » payées par les petites gens est vieille comme l’Etat Français.
Sous la Royauté, le but de chaque courtisan qui passait son temps à cirer les chaussures du Roi ou de ceux qui en étaient proches, était de se faire attribuer « une pension » par le Roi et je me suis laissé dire par les professeurs d’histoire de ma jeunesse que la déconfiture financière du Royaume à la fin du XVIII -ème siècle était en grande partie liée à ces ponctions exercées sur le budget de l’Etat par une série de parasites dont la Révolution, en tout cas d’après l’histoire officielle, nous a heureusement libéré.
Une autre solution pour quiconque voulait vivre sans travailler était de se faire attribuer par le Roi (ou d’acheter) un « office » et vous bénéficiez alors d’un monopole qui assurait une rente confortable à celui dont la vocation depuis la plus petite enfance était de devenir agent de change, pharmacien, commissaire-priseur ou notaire.
Comme le lecteur le sait, la classe des sangsues qui avait été mise sous contrôle par les Républiques (…c’est une blague…) a connu un développement foudroyant depuis Mitterrand, affectueusement surnommé Dieu par ceux qui espéraient vivre de ses largesses, et ils furent nombreux puisqu’il était tout puissant.
Si vous avez la flemme de créer une ONG, de nos jours, à la place d’acheter un office qui ne rapporte plus rien, vous pouvez demander à être nommé au Conseil Economique et social, qui ne sert a rien, ou au conseil d’administration du tunnel du Mont Blanc ou de la Tour Eiffel qui ne servent pas à grand-chose mais ouu vous ne rencontrerez que du beau monde.
Et si vous avez été très proche du Président, vous pouvez postuler à un siège au Conseil d’Etat, à la Cour des Comptes voire au Conseil Constitutionnel. Dans ce dernier cas, un casier judiciaire sera cependant requis.
Et c’est la présence un peu partout de ces parasites qui explique en grande partie l’effondrement économique de notre pays.
Prenons l’exemple brûlant des OQTF.
Le budget de l’Etat incorpore une dotation de 80 millions d’euros par an pour raccompagner ces indésirables à la frontière, ce qui est peu,
Mais dans le même budget, ou dans celui de la Ville de Paris, il y aurait une subvention annuelle de 600 millions d’euros à SOS Méditerranée pour aller chercher ceux dont il faudra ensuite raccompagner un certain nombre à la frontière.
Et la plupart de ces ONG, telles Greenpeace, ou même la Croix Rouge aux USA, ne sont jamais auditées mais ont quand même rang d’observateurs autorisés au Nations-Unis dont un tiers des membres seulement sont des démocraties.
Des gens que personne n’a élu et dont tout le monde ignore d’où leurs fonds viennent, influencent un corps politique dont les deux tiers ne sont pas des démocraties.
Ainsi la rumeur court que l’Afghanistan ou l’Iran préside le Conseil des Droits de la Femme à l’Onu tandis que la Chine controle l’OMS…
Et donc, dans nos pays dits démocratiques, dans le bon vieux temps, nous avions une société organisée en trois étages :
Le peuple, en bas, qui travaillait pour élever des enfants, créer de la richesse, défendre le pays…
Au milieu, une classe de fonctionnaires qui étaient payés par les impôts prélevés sur les premiers et dont le rôle était de faire tourner l’Etat, machine compliquée s’il en fut. L’accès à cette classe se faisait par concours pour éviter que ces fonctions ne deviennent héréditaires.
Tout en haut, nous avions la fonction politique qui était chargée de diriger la classe des fonctionnaires au bénéfice du peuple et qui devait donc être élue par le Peuple et la classe de fonctionnaires. Ceux qui exerçaient cette fonction politique pouvaient être foudroyés en cas d’erreur ( Napoléon III, Pétain).
Cette organisation en trois étages a fonctionné (plus ou moins) pendant quelques décennies.
Mais elle ne fonctionne plus du tout, ce qui fait que ceux qui exercent le pouvoir sont certes légaux, mais ne sont plus légitimes,
A partir de Giscard et encore plus a partir de son successeur, la classe administrative a pris le contrôle du pouvoir politique et fort naturellement s’est mise à gouverner non plus pour satisfaire le peuple mais pour maintenir le pouvoir dans leurs mains,
Et pour garder le pouvoir, le plus simple est de prendre le contrôle des subventions.
Ainsi en France aujourd’hui, les dépenses afférentes aux secteurs régaliens représentent à peine 3% du PIB alors que les transferts sociaux (lire l’achat des voix d’une partie du peuple) sont au-dessus de 30 % du même PIB
Et le nombre de fonctionnaires et de subventionnés augmente toujours …
A ce recrutement de gens inutiles et coûteux, s’ajoutent les dépenses pour faire vivre des institutions qui tètent le lait étatique mais qui ne sont jamais contrôlées ainsi que les subventions faites aux journaux que personne ne lit ou à des télévisions que personne ne regarde
Par exemple, il y aurait des dizaines de Hautes autorités, Grand Conseil et autre Observatoire des pingouins homosexuels qui ajouteraient près de 130 milliards d’euros à la dépense publique.
Ce qui fait qu’aujourd’hui 57% des français touchent d’une façon ou d’une autre des subventions, ce qui réduit considérablement le niveau de vie des 43 % qui eux travaillent…
Comment réformer un pays où 57 % des votants sont achetés par ceux qui se font élire pour gouverner avec l’argent des 43 % qui travaillent, telle est la question aujourd’hui.
Et c’est à ce point du raisonnement que je dois faire intervenir la Loi de Pareto dite des 80/20, la quasi-totalité des systèmes sociaux suivant cette Loi.
Ainsi, 80 % des accidents de la route sont créés par 20 % des conducteurs.
Ou bien, 80 % de l’alcool dans un pays est bu par 20 % de vrais ivrognes.
Enfin, 80 % de la richesse dans un pays est créée par 20 % des gens qui travaillent d’une façon très spéciale en prenant des risques personnels insensés et qu’il est convenu d’appeler les entrepreneurs.
Pour en revenir aux Évangiles et à la Parabole des Talents, l’Etat, arbitre parfaitement impartial qui ne figure nulle part dans la parabole, a décidé de transférer l’argent de celui qui a pris des risques pour le transférer à celui qui n’en a pris aucun et qui a enterré son Talent.
Un Talent enterré ne croit pas, et plus de talents seront transférés aux bons à rien afin d’être enterrés par eux, plus la croissance économique ira vers zéro.
Dans la réalité, ce sont en effet les entrepreneurs qui sont le plus ponctionnés .
Et donc, ils ont de moins en moins d’argent à investir puisqu’ils sont pillés à mort par ceux qui ne produisent rien et du coup, beaucoup de ces aventuriers s’en vont vers des cieux plus cléments et vont créer de la richesse ailleurs qu’en France.
Et un jour, comme on l’a vu en Argentine, en URSS, au Cambodge, à Cuba, etc… il n’y a plus rien à transférer puisque plus rien n’est créé, tout le monde crève de faim et même ceux qui touchaient des subventions se mettent à voter pour madame Thatcher.
Il y a donc une mauvaise et une bonne nouvelle.
La mauvaise nouvelle est que nous transférons nos Talents à des incapables depuis des lustres et que la poule qui pondait des œufs d’or est en train de crever.
La bonne nouvelle est que nous nous rapprochons à toute allure du moment où il n’y aura plus rien à transférer. Il vaut mieux une fin horrible qu’une horreur sans fin. Nous nous rapprochons de la fin horrible, et c’est ça la bonne nouvelle.
Comme le disait le poète
‘’ Levez-vous, oh orages désirés »
Au Royaume-Uni, les citoyens sont omniprésents dans les procédures pénales, et contrôlent l'action des magistrats.
Leur rôle est sacré: ils permettent à quiconque se retrouve face à une procédure qui remette en cause son intégrité, son honneur, sa vie, d'être jugé par des pairs, en toute indépendance du pouvoir.
Le gouvernement britannique a cherché à réduire la place des jurés.
Des intervenants magnifiques, de tous les bords, se sont immédiatement levés pour l'en empêcher.
En France, la justice est dans un état catastrophique, indécent. Elle détruit plus souvent qu'elle ne protège, violente plus souvent qu'elle ne répare.
Elle me fait honte. Elle nous fait honte.
Plus rien ne la contrôle. Les jurés y ont dores et déjà été réduits à la portion congrue, de telle sorte que les magistrats ne sont plus confrontés qu'à eux-mêmes.
En cette aveuglement se terrent tous les monstres, tous les fantasmes et les projections.
Tous les effrois d'une population.
En France, la classe politique est si médiocre, si veule, si corrompue ; si indifférente au sort du peuple, à sa mission et aux principes les plus fondamentaux de notre nation ; qu'aucune force ne cherche à réfléchir cette catastrophe d'où naitront des révolutions.
En France, la classe politique est si nulle qu'elle a fait de Gérald Darmanin garde des sceaux.
Celui-ci s'est proposé d'aggraver la catastrophe, et dans la foulée d'Eric Dupond Moretti, de détruire encore un peu plus les jurés.
Les seuls qui fassent à l'arbitraire, face à la loi s'il le fait, peuvent parfois nous protéger.
Un gouvernement pourtant dénué de toute légitimité, se propose ainsi d'accroître l'effroi en une société déjà traumatisée.
Et personne, au sein de cette classe politique qui n'est pas assez méprisée, n'a décidé de se lever.
Obsédés par la place et leurs intérêts, nos gouvernants s'apprêtent, collectivement à accepter le sacrifice du pilier de notre procédure pénale, c'est à dire de nos droits les plus fondamentaux, et à laisser des milliers de destins supplémentaires se briser.
La blessure est ouverte, ils se proposent de la saler.
Et nous laisser exposés nus à la toute puissance de l'État et du pouvoir, sans plus aucun pair, plus aucun regard, à qui nous raccrocher.
Aujourd'hui des milliers de concitoyens tremblent, face à une institution judiciaire devenue machine à dévaster.
Et nos gouvernants s'en délectent. Car ils s'apprêtent à nous sacrifier.
Nous ne mesurons pas le danger.
Partout en France, dans le silence et l'indifférence, des avocats courageux se sont levés.
Suivant les alertes du brillant, courageux et discret Benjamin Fiorini, portés par leur bâtonniers, ils forment une onde noire qui crie non.
Eux sont aux premières loges d'une catastrophe invisible, de la perte de repères de cours et tribunaux que tous ont cessé de fréquenter.
Eux sont seuls, comme ils le sont et l'ont été, jour après jours, en des prétoires désertés.
Leur cri d'aujourd'hui sera peut-être le vôtre demain.
Celui de votre, fils, de votre père, de votre voisin.
Celui qui déterminera votre destin.
Eux qui savent ce que sont devenus nos tribunaux, ont décidé de se lever et de crier pour vous enjoindre à
Résister et à
Lutter.
Abattre ce projet de loi ne nous sauvera pas, et ne sauvera pas une institution judiciaire qu'il faudra transformer de la cave au grenier.
Mais sa chute entretiendra un cri qui portera et qui dira
Résistez.
Luttez.
Ne les laissez pas nous effondrer.
https://t.co/XAmacr5pmu
https://t.co/Cjut5B5uGY
Xavier Niel et Mathieu Pigasse feraient bien d'être attentifs aux multiples mensonges qu'ils énoncent au cours de la commission d'enquête dans laquelle ils interviennent sous serment.
Tout le monde à vu Matthieu Pigasse au Festival de Cannes, chez Albane et ailleurs, alors qu'il vient de prétendre qu'il n'y avait jamais été.
Xavier Niel prétend ne pas connaître Emmanuel Paquette, qui est journaliste d'un média dont il est l'actionnaire et qui a signé sa biographie la plus complaisante, après l'avoir rencontré de façon répétée.
Tous prétendent ne pas intervenir sur leurs contenus, leurs médias, citant l'exemple du Monde alors que de la démission forcée de Nathalie Nougayrède au recrutement du petit copain de Pierre Bergé dans la rédaction en passant par promotions, nominations et censures répétées, des centaines d'exemples existent d'intervention éditoriale, via leur directeur général Louis Dreyfus.
On ne parle ici que de l'écume, on pourrait rajouter les interventions dans leurs propres émissions, dont certains des replay de Xavier Niel ont depuis disparu, les interactions permanentes avec l'Elysée à ces sujets, les investissements croisés afin d'influencer des contenus de façon indirecte (parmi tant d'autres relations entre Xavier Niel et Hugo Clément...)
Attention également au ton particulièrement méprisant qui révèle un sentiment d'impunité absolu, à un moment où d'importantes bascules commencent à se préparer.
Des gens dans ce pays ont de la mémoire, et un sens de l'intérêt général, de l'éthique et de la vérité qu'ils n'hésiteront pas, par tous moyens à consacrer.