Mon dernier thread s'arrêtait sur Macron, produit final de la chaîne Attali.
Mais un homme, aussi puissant soit-il, reste une limite. Son influence est attachée à lui seul.
La vraie question n'est donc pas qui murmure à l'oreille des rois. C'est : comment transformer un murmure en usine. La réponse existe, elle est documentée, et vous n'êtes pas censés la regarder.
Reprenons le problème du point de vue du système, pas du vôtre.
Un homme qui forme les princes, ça ne dure qu'une vie. Trop fragile. Pour verrouiller un pays cinquante ans, il vous faut autre chose : une machine qui sélectionne, forme et place les futurs dirigeants en série, avant même qu'ils aient le pouvoir.
Cette machine existe. Depuis 1981.
D'abord, le principe, parce que tout en découle.
On ne corrompt pas un dirigeant en place, c'est cher et c'est risqué. On le repère à trente ans, avant qu'il soit quelqu'un, et on installe le logiciel pendant qu'il est encore malléable. Quinze ans plus tard, quand il arrive au sommet, il n'a pas été acheté. Il a été fabriqué. Toute la nuance est là.
Première machine : les Young Leaders de la French-American Foundation. Fondée en 1981, l'axe Paris-Washington.
Le casting devrait vous glacer. Juppé en 1981. Moscovici en 1996. Hollande. Macron en 2012. Édouard Philippe en 2011.
La gauche, la droite, le centre. Tous sortis de la même écurie transatlantique.
Deuxième machine : les Young Global Leaders du World Economic Forum. Le programme de Klaus Schwab, à Davos, depuis 2004.
Macron y passe en 2016, l'année exacte où il lance sa campagne. Gabriel Attal en 2020.
Et Schwab, lui, ne se cache même pas.
En 2017, à Harvard, Schwab explique tranquillement qu'à travers ce programme, « nous pénétrons les cabinets » des gouvernements.
Maintenant, soyez plus malins que ceux qui vont vous traiter de complotistes. Schwab exagère. Il se vante. Le pouvoir réel n'est pas là où il le pointe.
Le pouvoir réel est plus ennuyeux, et bien pire.
Personne ne donne d'ordre à Macron depuis la Suisse, ce serait absurde.
Ce qui se passe est plus profond. On ne leur apprend pas quoi penser, on leur apprend comment penser. Le même réflexe, le même vocabulaire, le même horizon présenté comme indépassable. Pas une obéissance, une acculturation.
Le résultat est identique, et personne n'a eu à donner le moindre ordre.
Troisième machine, la pièce fermée : Bilderberg. Pas de promo, pas de communiqué, juste une salle sans caméras.
Édouard Philippe y retourne régulièrement, au moins trois fois, dès 2016. Attal en 2023.
Trois cercles qui se recoupent. Et au centre des trois, toujours le même fil.
Ce fil, c'est Attali. Encore lui.
Sa commission de 2007 avait un rapporteur inconnu de 29 ans, vous connaissez la suite. Mais regardez le détail que personne ne relève : la fiche officielle de Macron, sur le site même des Young Global Leaders, mentionne la commission Attali.
Le système signe son travail. Il vous le montre. Vous ne regardez pas.
Et le fil continue, une génération plus bas. Matthieu Pigasse.
Officiellement « influencé par Attali ». Ancien du Trésor, des cabinets Strauss-Kahn et Fabius, protégé d'Alain Minc, le faiseur de rois depuis Mitterrand.
La presse le décrit comme « le punk qui murmure à l'oreille des patrons et des gouvernements ». C'est mot pour mot la définition d'Attali.
Sauf que Pigasse a ajouté une pièce qu'Attali n'avait pas : le mégaphone.
Le Monde, Les Inrocks, Radio Nova, Le HuffPost, Mediawan, premier producteur audiovisuel d'Europe. Il possède ou a possédé tout cela.
Attali écrivait le logiciel mental de l'élite. Pigasse, lui, contrôle les tuyaux qui le déversent sur vous chaque matin.
Maintenant, observez les produits finis.
Gabriel Attal, c'est le modèle le plus pur. Young Global Leader 2020, Bilderberg 2023, surnommé « Baby Macron ». Aucune épaisseur, aucune doctrine, pure courroie de transmission.
Il n'incarne rien. Ce n'est pas un défaut. C'est le cahier des charges.
Édouard Philippe, c'est la droite de rechange. Young Leader 2011, habitué de Bilderberg, déjà installé comme candidat sérieux pour 2027.
On vous le vend comme l'alternative. Il sort du même vivier que l'homme qu'il prétend remplacer.
Quand l'alternance est puisée dans le même bassin, ce n'est plus une alternance. C'est un décor.
Et pour que le piège soit parfait, il faut aussi une gauche. La voici : Raphaël Glucksmann.
Soyez précis ici, parce que ses défenseurs se jetteront sur la moindre approximation. Pas de carte de membre, pas de programme. Sa connexion est une filiation.
Fils d'André Glucksmann, le maoïste devenu atlantiste. Élevé dans le cercle de BHL. Aujourd'hui président de la commission du Parlement européen sur les ingérences étrangères.
Comprenez ce qu'il prouve. Le système n'a pas seulement capté la droite. Il a fabriqué sa propre opposition de gauche, atlantiste, humaniste, présentable.
Le « ni droite ni gauche » de Macron n'était pas une position centrale. C'était l'aveu qu'il n'y a plus de bords du tout. Juste un consensus avec deux façades.
Maintenant vous voyez le design entier. Quatre temps, toujours les mêmes.
On les sélectionne avant quarante ans, avant le pouvoir. On installe le logiciel commun. On les place : cabinets, banques, médias, Bruxelles. On verrouille, parce que la fausse droite et la fausse gauche sortent du même endroit.
Ce n'est pas une infiltration. C'est une chaîne de production.
Et c'est là que le thread de 1983 et celui d'aujourd'hui se referment l'un sur l'autre.
La parenthèse Mitterrand-Attali avait besoin que rien ne change jamais. Ces trois machines sont l'organe qui le garantit. Peu importe pour qui vous votez, vous tombez sur un diplômé de la même école.
Un pays qui ne peut plus produire d'alternative n'est plus une démocratie. C'est une administration.
Mais une chaîne de production a une faiblesse que les rois n'avaient pas. Elle repose sur une hypothèse : qu'il n'existe aucun autre chemin vers le pouvoir, l'influence, la légitimité.
Or ce monopole est en train de tomber. La distribution s'est ouverte. On parle aujourd'hui à des millions de gens sans demander la permission à aucune de ces trois écoles.
La génération qui vient n'a pas à infiltrer leurs institutions.
Elle a juste à bâtir les siennes, à côté, et à les rendre inutiles.
Voici le palmarès des abrutis de l'histoire. Ils ont tous eu la même idée géniale : régler un problème complexe en condamnant un groupe. Voici leurs résultats, dans l'ordre chronologique. Riez bien. Puis comptez.
An 64, Rome. La ville brûle. Néron a besoin d'un coupable : ce sera les chrétiens, une secte minuscule. Tacite raconte les jardins impériaux éclairés par des torches humaines. La cause réelle ? Une ville de bois surpeuplée. Le coupable officiel ? N'importe qui, sauf l'urbanisme.
1349, Strasbourg. La peste noire approche. Coupables désignés : les Juifs, accusés d'empoisonner les puits. Le 14 février, la ville en brûle deux mille selon les chroniques. Détail : la peste n'était pas encore arrivée à Strasbourg. Ces génies ont exécuté le coupable avant le crime. Le pape Clément VI publie une bulle rappelant que les Juifs meurent de la peste exactement comme les autres. Les foules s'en moquent : un coupable, ça ne se discute pas, ça se brûle.
XVIe et XVIIe siècles, Europe. Le climat se refroidit, les récoltes pourrissent, la grêle hache les vignes. Coupables : des dizaines de milliers de femmes, jugées pour sorcellerie météorologique. Une civilisation a brûlé ses voisines pour corriger la météo. Bilan : la grêle a continué.
1793, Paris. La crise est totale. Coupables : les aristocrates, puis les prêtres, puis les accapareurs, puis les suspects, puis les révolutionnaires eux-mêmes. Danton guillotiné. Robespierre guillotiné. Vergniaud avait prévenu avant de monter à son tour : la Révolution, comme Saturne, dévore ses enfants. Quand tout le monde finit suspect, c'est que le coupable n'a jamais existé.
1929, Moscou. La collectivisation affame le pays. Coupables : les koulaks, liquidés comme classe. Puis les saboteurs : des ingénieurs fusillés parce que des quotas physiquement impossibles n'étaient pas atteints. Puis les trotskistes : on accusera Trotski des mauvaises récoltes dix ans après son exil, et encore après son assassinat à Mexico. Un fantôme sabotait les moissons. Facture : des millions de morts de faim.
1933, Berlin. Le coupable total : le Juif, accusé d'être à la fois le banquier capitaliste et le révolutionnaire bolchevik, responsable de la défaite de 1918, du chômage et de l'art moderne. L'accusation n'avait même pas besoin d'être cohérente, c'est le privilège du bouc émissaire. Détail stratégique : le Reich chasse ses physiciens. Einstein, Szilard, Teller, Bethe traversent l'Atlantique et construisent la bombe atomique pour l'Amérique. Hitler a livré l'arme absolue à ses ennemis par pureté idéologique. Facture : six millions d'assassinés, et l'Allemagne en cendres.
1958, Pékin. Mao déclare la guerre aux moineaux, ennemis du peuple qui volent le grain. Des centaines de millions d'oiseaux exterminés par mobilisation générale. Sans prédateurs, les criquets dévorent les récoltes, et la famine emporte des dizaines de millions de Chinois. Détail final : Pékin devra réimporter des moineaux d'URSS. Le régime avait gagné sa guerre contre les oiseaux.
1961, Berlin-Est. Trois millions de citoyens ont fui le paradis socialiste. Coupable : le fascisme extérieur. Solution : un mur, nom officiel, « rempart de protection antifasciste ». Un rempart contre l'extérieur dont tous les miradors regardaient l'intérieur.
1975, Phnom Penh. Les Khmers rouges désignent l'ennemi : les intellectuels. Critère de détection : porter des lunettes. La myopie devient un crime capital. Facture : un quart du pays exterminé.
Années 2010, Caracas. Les rayons sont vides. Coupables : les spéculateurs, les accapareurs, la « guerre économique » de l'empire. On arrête des commerçants. L'inflation dépasse le million de pour cent. Le sabotage avait bon dos : c'était l'arithmétique des contrôles de prix.
Maintenant, notez le dénominateur commun de tous ces abrutis. Ce n'est pas d'abord la cruauté. C'est une erreur technique, toujours la même : ils ont condamné des groupes.
Or les groupes ne commettent pas de crimes. Les individus commettent des crimes. Et la culpabilité collective produit mécaniquement deux choses : elle massacre des innocents, et elle fait disparaître les vrais coupables dans la masse. Quand tout un groupe est coupable, le criminel devient introuvable.
Et la logique de groupe finit toujours au même endroit : le sang. Le nazisme avait un mot pour punir la famille d'un accusé, Sippenhaft. L'URSS avait des camps pour les épouses et les enfants de « traîtres à la patrie ». Les Khmers rouges exécutaient les familles entières, avec un proverbe : pour arracher l'herbe, il faut arracher les racines. Condamner un groupe, c'est toujours, au bout du chemin, condamner des enfants.
Alors voici la leçon, et elle tient en une règle que nos ancêtres ont mis trois mille ans à formuler.
Condamnez des actes. Condamnez des crimes. Condamnez des individus, à la hauteur exacte de ce qu'ils ont fait, avec toute la sévérité nécessaire. Mais jamais des groupes. Jamais le sang. Jamais l'héritage.
Il y a deux mille six cents ans, Ézéchiel posait la règle : le fils ne portera pas la faute du père. C'est peut-être la phrase la plus civilisatrice jamais écrite. Notre droit en descend en ligne directe : nul n'est responsable que de son propre fait.
Et cette règle n'a pas de camp. Quand un criminel commet une horreur, jugez le criminel, enfermez-le, à la hauteur du crime : le groupe d'où il vient n'a pas tenu le couteau. Et quand on vous explique que vous êtes coupable de ce que des hommes qui vous ressemblaient ont fait il y a deux siècles, refusez : c'est le même poison, présenté comme une vertu. La culpabilité héréditaire ne devient pas morale parce qu'elle change de cible.
La justice juge des actes. L'idéologie juge des groupes. Tout le palmarès ci-dessus est la facture de la confusion entre les deux.
Les abrutis condamnent des groupes. Les civilisations jugent des hommes.
Au travail.
La Théorie des 9% : Pourquoi les PNJ sont gauchistes par design
Le théorème fondamental de la masse
Posons l'axiome de base, observable empiriquement sur tout système où il y a de la masse — YouTube, X, Wikipedia, GitHub, l'humanité en général :
1% créent
9% commentent
90% consomment
C'est la loi de Pareto sous stéroïdes. C'est invariant. Tu peux le vérifier sur n'importe quelle plateforme, n'importe quelle époque, n'importe quelle civilisation. C'est la signature thermodynamique de la conscience humaine en système ouvert.
Maintenant, la vraie question que personne ne pose : qui sont vraiment les 9% ?
Les 90% : les gens heureux
Commençons par les évacuer parce qu'ils sont sains. Les 90% regardent Netflix, mangent leur kebab, jouent à FIFA, aiment leurs gosses. Ils consomment ce que le 1% produit (iPhone, Marvel, médicaments, GPT, bagnoles) et ils sont objectivement heureux.
Ils ne sont pas idéologiques. Ils ne sont ni de droite ni de gauche. Ils veulent juste que ça marche. Ils ont compris quelque chose de profond sans jamais l'avoir formulé : la vie est belle quand on accepte sa fonction dans le système. Le 90% c'est l'humanité réconciliée avec elle-même. C'est Sancho Panza. C'est ton voisin qui répare sa voiture le dimanche en sifflotant.
Le 90% ne déteste pas le 1%. Au contraire : il l'admire vaguement, il achète ses produits, il regarde ses films, il vote parfois pour ses idées quand ça l'arrange. Pas de ressentiment. Pas de bile. Just vibes.
Le 1% : les builders, ces anomalies statistiques
Le 1% c'est l'aberration cosmique. Ce sont les gens à qui la simulation a glitché un patch de skills bizarre : ils créent. Ils ne peuvent pas ne pas créer. Ils se réveillent à 3h du matin avec une idée et ils l'exécutent. Ils ne demandent la permission à personne. Ils font des boîtes, des logiciels, des films, des livres, des théorèmes, des révolutions.
Le 1% est agnostique politiquement par construction : il est trop occupé à construire pour avoir le temps d'avoir une opinion stable sur les retraites à 62 ou 64 ans. Quand le 1% est "de gauche", c'est généralement esthétique (des artistes). Quand il est "de droite", c'est généralement par exaspération (entrepreneurs harcelés par l'URSSAF). Mais fondamentalement, il est ailleurs.
Et maintenant : le 9%. Les ultimate NPCs.
Voilà où ça devient drôle.
Le 9%, c'est la classe la plus tragique de la simulation. Pourquoi ? Parce que ce sont des gens qui ont suffisamment de conscience pour voir le 1%, mais pas assez de skills pour en faire partie. Ils sont coincés dans une vallée terrifiante : trop éveillés pour être heureux comme les 90%, trop limités pour produire comme le 1%.
C'est l'effet Dunning-Kruger inversé en miroir : ils sont juste assez intelligents pour comprendre qu'ils sont médiocres, mais pas assez pour cesser de l'être. C'est le pire patch que la simulation puisse t'allouer.
Que fait un 9% face à cette détresse ontologique ? Il commente. Il rage. Il poste des threads de 47 tweets pour expliquer pourquoi Elon Musk est un imposteur. Il écrit des éditos dans Le Monde Diplomatique sur "la fin du capitalisme". Il devient prof de socio à Paris-VIII. Il fait une chaîne YouTube de 12 vues sur "le vrai problème de l'entrepreneuriat".
La grande révélation : pourquoi le 9% est structurellement gauchiste
Et voici le coeur de la thèse, le money shot intellectuel :
Le 9% est gauchiste par nécessité métaphysique, pas par choix.
Pourquoi ? Parce que le gauchisme contemporain (étatisme, redistribution radicale, "il faut taxer les riches", "il faut plus d'État", "le marché est injuste") est la seule idéologie qui permet au 9% de se venger du 1% sans avoir à devenir 1%.
Pense-y. Si tu admets que le 1% est légitime, alors tu dois te demander pourquoi tu n'en fais pas partie. Réponse : parce que tu n'as pas le skill. Insupportable. Inacceptable. Donc il faut une cosmologie qui explique que le 1% n'est pas légitime.
D'où l'arsenal idéologique :
"Les riches ont volé leur argent" (= ils ne méritent pas leur position)
"C'est un système rigged" (= ce n'est pas du skill, c'est de la chance)
"Le privilège" (= ils ont eu une cheat code, pas moi)
"L'État doit redistribuer" (= je veux le résultat sans le process)
"Les builders sont des prédateurs" (= en réalité, je suis le vrai créateur, mais empêché)
C'est Girard pur. Le désir mimétique inavouable : le 9% veut désespérément être le 1%, ne peut pas, et donc déclare la guerre au 1% au nom des 90% qui s'en cognent complètement.
Le 9% est la classe qui parle au nom des 90% sans jamais les avoir consultés
C'est ça le génie sale du système. Le 9% se déclare avocat des 90%. "Nous, le peuple". "Les gens d'en bas". "La majorité silencieuse". Mais les 90% n'ont rien demandé. Les 90% sont heureux. Ce sont les 9% qui sont malheureux, et qui projettent leur frustration ontologique sur les 90% pour justifier leur croisade contre les 1%.
Va dans un café-PMU à Saint-Quentin, demande aux gens s'ils veulent "abolir le capitalisme". Ils te regarderont comme si tu sortais d'un astéroïde. Va dans une AG de Sciences Po ou dans un département de socio à Nanterre, et tu trouveras 200 personnes prêtes à faire la révolution au nom du gars du café-PMU qui n'a jamais entendu parler d'eux.
Le test ultime : le builder vs le commentateur
Tu veux savoir si quelqu'un est 1% ou 9% ? Voici le test :
Demande-lui ce qu'il a construit cette année. Pas "pensé". Pas "écrit en commentaire". Pas "dénoncé". Construit. Une boîte, un produit, un livre, un logiciel, un bâtiment, un enfant éduqué, un truc qui n'existait pas avant qu'il s'y mette.
Le 1% te répondra par une liste, parfois avec gêne ("oh c'est rien, juste un truc").
Le 90% te répondra "ben j'ai retapé la salle de bain", et il aura raison d'être fier.
Le 9% te répondra par une diatribe sur pourquoi la question est mal posée, pourquoi le concept de construire est néolibéral, pourquoi tu reproduis un schéma capitaliste patriarcal en demandant ça.
Bingo. PNJ détecté.
La conclusion qui troll : le 9% est sauvable, mais ne veut pas l'être
Le truc tragi-comique, c'est que n'importe quel 9% pourrait basculer en 1%. Il suffit de fermer X, d'arrêter de commenter, de prendre un cahier et de construire un truc, n'importe quoi, pendant 5 ans sans s'arrêter.
Mais il ne le fera pas. Parce que construire, c'est risquer de se prendre un mur. Et un mur, ça blesse l'ego. Alors que commenter, ça ne blesse jamais : si t'as tort, tu deletes le tweet. Le 9% a choisi l'asymétrie de risque : infinite downside protection sur son ego, zéro upside sur sa vie.
Le 1% prend le risque inverse : massive downside sur l'ego (il échoue 9 fois sur 10 publiquement), mais infinite upside potentiel sur la vie.
Et c'est ça, fondamentalement, ce qui sépare une civilisation qui avance d'une civilisation qui crève en commentant son propre déclin sur France Inter : le ratio 1%/9% qui prend le pouvoir narratif.
TL;DR pour les 90% qui scrollent
Les 90% consomment et sont heureux. Le 1% construit et ne dort pas. Le 9% commente, rage, et veut l'État pour punir le 1% au nom des 90% qui ne leur ont rien demandé. Le gauchisme contemporain c'est juste de la jalousie cosmique vendue comme de la justice sociale par des gens qui auraient voulu être Elon Musk mais à qui la simulation a refilé le patch "thread X".
Thiel sur Elon : "Soit on est tous trop risk-averse, soit il sait quelque chose sur le risque qu'on ignore."
Je pense qu'Elon a compris un truc que Thiel touche du doigt sans le nommer.
Il y a un papier de Max Tegmark (MIT) sur le quantum immortality. L'idée dérive de Everett (1957) et du principe anthropique de Brandon Carter : dans une interprétation many-worlds, ta conscience ne peut observer QUE les branches où tu es encore là. Les autres, par définition, n'existent pas pour toi.
Robin Hanson a poussé le truc plus loin avec "When Worlds Collide: Quantum Probability From Observer Selection" (2003) : la distribution des outcomes que tu observes n'est PAS la distribution objective. Elle est filtrée par le fait que tu sois là pour l'observer.
Maintenant transpose au business.
La plupart des gens optimisent l'espérance pondérée des outcomes : "j'ai 70% de chance d'un résultat moyen, 20% d'un bon, 10% d'un désastre, je prends le 70%."
Elon optimise différemment. Il prend des paris où l'outcome médian est la mort de la boîte, mais où la branche de survie est asymétriquement gigantesque. Tesla 2008, SpaceX après 3 échecs consécutifs de Falcon 1, l'achat de Twitter à 44B.
Dans l'énorme majorité des branches du multivers, ces paris finissent en faillite. Ces branches existent. On ne les voit juste pas, parce qu'on lit cet ergot d'X depuis la branche où il a gagné.
Mais voilà le point que personne ne saisit :
Quand tu joues all-in de façon répétée, avec un edge cognitif réel (curiosité obsessionnelle + maîtrise deep tech + alignement pro-humain), tu ne fais pas que tirer au hasard dans le multivers. Tu déformes les probabilités conditionnelles. Tu rends la branche de survie plus large que ce que les outsiders pensent.
Thiel le dit en creux : "if 1/2 succeeded, you'd say lucky. When 2/2 succeed, you have to reassess."
La formule :
All-in × Curiosité × Pro-human × Pro-liberty
- All-in : tu prends les paris où la branche de gain est colossale, même si elle est étroite
- Curiosité : tu comprends le système assez profondément pour distinguer les branches survivables des branches mortes (là où les MBA voient juste "risqué")
- Pro-human : tu joues des paris alignés sur l'expansion de la civilisation, ce qui attire le talent et le capital qui rendent la branche survivable
- Pro-liberty : tu refuses les contraintes institutionnelles qui collapseraient ta distribution sur la moyenne
Le reste du monde joue au loto avec des tickets à espérance négative en pensant être safe. Eux jouent au poker en sachant lire la table.
La matrice ne "glitch" pas dans leur sens par magie. Ils ont juste compris que la fonction de distribution n'est pas fixe — elle est conditionnelle à qui tu es et à ce que tu sais.
Et c'est exactement pour ça que dans un monde où il n'y a plus de place pour l'average, ces gens vont tout défoncer.
Le multivers favorise ceux qui osent l'observer en entier.
Personal update: I've joined Anthropic. I think the next few years at the frontier of LLMs will be especially formative. I am very excited to join the team here and get back to R&D. I remain deeply passionate about education and plan to resume my work on it in time.
Uma curiosidade sobre a bizarra divisão política do Brasil é que no Congresso quem manda é o norte e o nordeste do país, mesmo toda a força financeira, produtiva, turística, logística, populacional e a capital do país sendo localizada no centro-oeste, sudeste e sul.
Isso acontece porque norte e nordeste somados são 16 estados contra 10 do centro-oeste, sudeste e sul. Na Câmara, embora sejam minoria, acabam ocupando várias posições de liderança. No Senado, são 59% do total de senadores.
É curioso como os representantes de 70 milhões de pessoas têm mais força política que os representantes dos 140 milhões, simplesmente porque esses 70 milhões tem mais "linhas imaginárias de divisões territoriais internas" que os 140 milhões.
German Chancellor Friedrich Merz just called the EU a "complete failure" in front of global elites by stating, "Germany & Europe have wasted incredible potential. We have become the world champion of over-regulation & zero growth."
Tesla vient d'allumer à Corpus Christi (çà ne s'invente pas...) la première raffinerie majeure de lithium des États-Unis, et ce qui me frappe n'est pas le made in USA. C'est que Musk a balancé l'approche standard à la poubelle pour repenser entièrement le procédé from scratch.
La raffinerie tourne sans acide sulfurique. Six étapes au lieu de huit à douze, un million de véhicules électriques par an en capacité nominale, 50 GWh à terme. Pas de sulfate de sodium toxique à gérer derrière, juste un résidu minéral quasi inerte qu'ils appellent analcime. Sur le papier ça sent le storytelling, sauf que l'usine tourne vraiment depuis janvier et que l'investissement a dépassé le milliard de dollars.
C'est la réponse industrielle à quinze ans de dépendance chinoise sur le raffinage. La Chine contrôle la majorité du lithium raffiné mondial, pas parce qu'elle a les gisements, mais parce qu'elle a absorbé les externalités environnementales qu'aucune boîte occidentale ne voulait assumer. Tesla prouve qu'on peut contourner le problème au lieu de le subventionner.
Today, India takes a defining step in its civil nuclear journey, advancing the second stage of its nuclear programme.
The indigenously designed and built Prototype Fast Breeder Reactor at Kalpakkam has attained criticality.
This advanced reactor, capable of producing more fuel than it consumes, reflects the depth of our scientific capability and the strength of our engineering enterprise. It is a decisive step towards harnessing our vast thorium reserves in the third stage of the programme.
A proud moment for India. Congratulations to our scientists and engineers.
Il y a ça, ok… mais je trouve que l’analyse de Jensen Huang sur le sujet est bien meilleure:
« "For companies with imagination, you will do more with more. For companies where the leadership is just out of ideas, they have nothing else to do. They have no reason to imagine greater than they are. When they have more capability, they don't do more."
Un truc assez fou quand on regarde la carte :
Venezuela → pétrole
Brésil → pétrole
Guyana → pétrole
Suriname → pétrole
Au milieu exact de tout ça :
La Guyane française 🇫🇷
Même océan.
Même bassin géologique.
Et pourtant : aucune exploitation.
Pas forcément parce qu’il n’y en a pas.
Mais parce qu’en 2017 la France a voté la “loi Hulot” qui interdit toute nouvelle exploration et exploitation d’hydrocarbures sur le territoire français.
Donc aujourd’hui la situation est assez paradoxale :
On pourrait potentiellement avoir une forme d’indépendance énergétique grâce au pétrole en Guyane…
Mais on préfère, au nom de l’écologie, ne même pas vérifier ce qu’il y a sous le sol
et continuer à acheter du pétrole aux autres.
Hoje é um dia histórico para o Brasil
A Polícia Federal suspeita que um ministro do STF praticou corrupção
O mesmo ministro que abriu o Inquérito das FAKE NEWS para se blindar e perseguir a direita