"Quentin balance des vérités sur la politique belge et allemande, avec une pointe d'humour noir et un regard critique sur l'écologie et l'économie" Grok - 2024.
@DiependaeleG@DirkLc120@GLBegotique Il n'y a pas de miracle, former ceux qui peuvent être formés et commencer par arrêter un système qui valorise l'inactivité et la pompe aspirante pour les autres.
@DiependaeleG@DirkLc120@GLBegotique Il n'y a pas moyen d'activer tous ces gens, la société n'a pas besoin de tant de personnes non qualifiées. Le sujet est de créer de l'activité dans des secteurs à haute valeur ajoutée et être leader sur toute la chaîne dans ces secteurs à commencer par la formation.
@metahades@Hugues Je vous ai expliqué que 80% du marché de l'emploi est non qualifié. On ne recrute pas des non qualifiés sur des postes qualifiés, ce n'est pas comme ca que le marché de l'emploi fonctionne.
Un échange avec @GLBegotique, qui m'a bloqué car je n'étais pas convaincu par ses arguments, m'a inspiré ce billet.
L’État belge face à sa base contributive
Le travail comme assise fiscale d’un modèle social sous tension
La question de savoir qui finance réellement l’État belge est souvent posée dans des termes trop simples. Elle devient vite une opposition entre riches et pauvres, entre contribuables et allocataires, entre capital et travail. Or la tension belge est plus précise: la Belgique finance un État social, administratif et institutionnel très développé par une base contributive qui dépend massivement du travail déclaré, de l’emploi effectif et de la production localisée dans certains pôles économiques. Ce n’est donc pas seulement une question de niveau d’impôt. C’est une question d’architecture.
Les dernières données comparables de l’OCDE confirment l’ampleur du prélèvement. En 2024, les recettes fiscales et parafiscales représentaient 42,6% du PIB belge, contre 34,1% en moyenne OCDE, ce qui plaçait la Belgique au 5e rang des 38 pays membres. Mais le chiffre global importe moins encore que sa composition: en 2023, les cotisations sociales représentaient 30,8% des recettes fiscales et parafiscales belges, l’impôt sur les revenus des personnes 27,9%, la TVA 15%, les autres taxes sur biens et services 9,6%, l’impôt des sociétés 9,3% et les taxes sur la propriété 7,4%. Les cotisations sociales et l’impôt des personnes physiques forment donc à eux seuls près de 59% de l’ensemble, avant même de tenir compte de la TVA payée avec les revenus disponibles. C’est là le fait structurant: le modèle belge repose d’abord sur le revenu professionnel et sur l’emploi.
Cette base n’est pas étroite parce que seuls quelques-uns contribueraient en valeur brute. Presque tout le monde contribue. Un pensionné, un étudiant, un ménage modeste ou un allocataire paient de la TVA, des accises, c’est-à-dire des taxes sur certains produits comme l’énergie, l’alcool ou le tabac, et parfois des taxes locales ou régionales. Mais la base est concentrée si l’on raisonne en contribution nette, c’est-à-dire en comparant ce qu’une personne verse au système et ce qu’elle en reçoit sous forme de prestations, de transferts ou de services individualisables. Dans ce sens plus exigeant, le financement durable repose principalement sur les actifs occupés, et plus particulièrement sur ceux dont les revenus se situent dans la moitié supérieure de la distribution.
Un exemple suffit à rendre cette réalité moins abstraite. Un salarié belge ne finance pas seulement l’État au moment où il remplit sa déclaration fiscale. Il le finance déjà avant de recevoir son salaire net, par les cotisations sociales personnelles et par la part du coût salarial absorbée par les cotisations patronales. Il le finance ensuite lorsqu’il consomme, par la TVA et les accises. S’il est propriétaire, il le finance encore par le précompte immobilier et les taxes régionales ou locales. Le revenu du travail est donc prélevé à plusieurs moments: lorsqu’il est produit, lorsqu’il est versé, lorsqu’il est dépensé et parfois lorsqu’il se transforme en patrimoine.
Le coin fiscal belge illustre cette dépendance au travail. Dans son exercice Taxing Wages 2026, l’OCDE estime le salaire annuel moyen belge à 62.348 euros en 2025. Pour un travailleur isolé sans enfant rémunéré au salaire moyen, l’écart entre le coût total pour l’employeur et le salaire net reçu par le travailleur atteint 52,5%, contre 35,1% en moyenne OCDE. La Belgique occupe ainsi la première place de l’OCDE pour ce cas-type. L’État belge ne prélève donc pas marginalement sur le travail; il en dépend structurellement.
C’est pourquoi le taux d’emploi est une donnée budgétaire autant qu’une donnée sociale. En 2025, le taux d’emploi des 20-64 ans était de 72,8% en Belgique. Statbel relève des différences régionales importantes: 77,3% en Flandre, 67,9% en Wallonie et 63,9% à Bruxelles. La Belgique taxe donc fortement le travail, mais n’active pas encore suffisamment toute sa population en âge de travailler. Cette combinaison crée une contrainte propre: plus la dépense publique augmente, plus la pression se concentre sur ceux qui sont déjà dans la base contributive.
L’impôt des personnes physiques montre la même concentration. La formule selon laquelle les 10% les plus aisés paieraient environ 50% de l’IPP est approximative. Par déclaration fiscale, le dernier décile paie environ 46% de l’IPP; si l’on raisonne par revenu équivalent, ce chiffre tombe autour de 38,2%. Mais l’idée de concentration reste exacte: les 50% aux revenus les plus élevés paient environ 88,5% à 92,6% de l’IPP selon la méthode retenue. L’IPP ne mesure pas toute la contribution fiscale et sociale, mais il confirme que le financement direct repose principalement sur la partie supérieure de la distribution des revenus imposables.
La notion de contributeur net permet alors de clarifier le débat. Dans une définition étroite, limitée aux transferts monétaires, beaucoup d’actifs à temps plein deviennent probablement contributeurs nets dès les revenus moyens ou moyens-supérieurs. Dans une définition plus complète, intégrant aussi les soins de santé, l’enseignement des enfants, les infrastructures ou les prestations liées à l’âge, la zone de certitude se déplace vers le haut. Le 8e ou le 9e décile ne doit donc pas être présenté comme le moment où un Belge 'commence à contribuer'. Ce serait faux. Il faut plutôt dire que les 8e, 9e et 10e déciles constituent la zone où, pour un actif occupé sans transferts significatifs, le statut de contributeur net devient difficilement contestable. Ce n’est pas un seuil scientifique; c’est une zone de bascule analytique.
Cette précision évite deux erreurs. La première serait de nier la contribution des ménages modestes, qui participent au financement public par la consommation et certains prélèvements. La seconde serait de prétendre que tous contribuent de manière comparable. La Belgique organise une solidarité large dans ses bénéfices, mais plus concentrée dans son financement net. Elle redistribue entre revenus, mais aussi entre âges, entre malades et bien-portants, entre ménages avec et sans enfants, entre périodes d’activité et périodes de retraite. Un citoyen peut être bénéficiaire net lorsqu’il est enfant, contributeur net durant sa vie active, puis à nouveau bénéficiaire net à la retraite. Mais à un moment donné, certains groupes portent objectivement davantage le système que d’autres.
Cette centralité du travail pose immédiatement la question du capital. Sa fiscalité existe, mais elle est plus fragmentée, moins lisible et longtemps demeurée moins systématique que la fiscalité du travail. Les revenus mobiliers, comme les intérêts ou les dividendes, sont imposés par le précompte mobilier. L’immobilier est taxé par le précompte immobilier, les droits d’enregistrement, les droits de succession et diverses taxes régionales. Les sociétés paient l’impôt des sociétés lorsqu’elles dégagent des bénéfices imposables. Mais l’OCDE soulignait dans son étude économique 2024 que la fiscalité belge restait nettement orientée vers le travail, que l’écart entre taxation du travail et taxation du capital était important, et que cette différence créait des possibilités d’arbitrage fiscal, notamment via la transformation de revenus professionnels en revenus de société ou de dividendes.
La nouvelle taxation des plus-values financières, applicable en 2026, modifie cette architecture sans la renverser. Elle introduit notamment un taux normal de 10% sur certaines plus-values, avec différentes exonérations. La réforme est politiquement significative, car elle réduit l’asymétrie symbolique entre travail et capital. Elle ne change cependant pas l’arithmétique centrale: les cotisations sociales, l’IPP et la consommation continuent de peser beaucoup plus lourd dans le financement ordinaire de l’État belge que la fiscalité patrimoniale ou l’impôt des sociétés.
Les indépendants et les entreprises s’inscrivent dans cette même logique. Les premiers contribuent par l’IPP, les cotisations sociales, la TVA collectée, parfois l’impôt des sociétés, et l’emploi qu’ils créent. Les secondes ne financent pas seulement l’État par l’ISOC: elles produisent surtout la matière taxable, c’est-à-dire les emplois, salaires, cotisations, bénéfices, investissements et consommations induites. Il serait donc réducteur de ne les voir que comme contribuables; elles sont aussi l’un des lieux où se fabrique la capacité de contribution.
La dimension régionale n’est pas un supplément au raisonnement; elle en est une composante structurelle. La base contributive a une géographie. Le travail, la production, les revenus du capital, la résidence et les dépenses publiques ne se répartissent pas uniformément sur le territoire. Une étude de la Banque nationale de Belgique publiée le 23 octobre 2025, qui régionalise les transactions courantes pour la période 2010-2021, montre notamment que Bruxelles concentre une production importante et un excédent commercial interrégional tout en dépendant fortement de travailleurs domiciliés en Flandre et en Wallonie; que la Flandre conserve un solde courant positif grâce aux revenus du travail et du capital; et que la Wallonie présente un déficit courant malgré les revenus de navetteurs et les transferts qu’elle reçoit.
Cela change la portée de la question. Dans un État fédéral comme la Belgique, il ne suffit pas de demander 'qui paie ?'. Il faut aussi demander 'où se forme la capacité de payer ?'. Une partie de la richesse est produite dans un espace, captée fiscalement ou socialement dans un autre, puis redistribuée par des mécanismes fédéraux, régionaux ou sociaux. Les écarts régionaux de taux d’emploi ne sont donc pas de simples indicateurs économiques. Ils affectent directement la capacité de financer un État commun. Si une partie du pays combine taux d’emploi plus faible, dépendance plus forte aux transferts et base productive moins dense, la question fiscale devient aussi une question institutionnelle.
Il faut enfin éviter une lecture univoque. Une fiscalité plus équilibrée du capital peut renforcer la perception d’équité. La redistribution peut réduire la pauvreté, soutenir la demande intérieure, amortir les chocs économiques et contribuer à la cohésion sociale. Une société où l’accès à l’éducation, aux soins et à la protection sociale est garanti peut aussi produire plus de stabilité et davantage de capital humain. Mais ces arguments ne suppriment pas la contrainte de financement. Ils la déplacent. Une redistribution élevée n’est durable que si la base productive qui la finance reste suffisamment large, dynamique et consentante.
La tension belge peut dès lors être formulée simplement: le pays a construit un État social très étendu sur une base productive fortement sollicitée, inégalement répartie et encore insuffisamment élargie. Le problème n’est pas que la solidarité serait illégitime. Le problème est qu’elle repose sur un nombre limité de contributeurs nets structurels au regard des dépenses futures liées aux pensions, aux soins de santé, à l’inactivité, à la dette, à la transition énergétique, à la défense et à la complexité institutionnelle.
La conclusion n’est donc pas qu’il faudrait opposer solidarité et activité économique. Elle est plus exigeante: la Belgique ne pourra préserver une solidarité élevée qu’en augmentant le nombre de personnes qui travaillent, produisent, déclarent, investissent et restent dans la base contributive. Le débat décisif n’est pas de savoir si les riches paient assez ou si les pauvres reçoivent trop. Il est de savoir si le pays peut encore élargir la population des contributeurs nets au lieu d’alourdir indéfiniment la charge de ceux qui le sont déjà. Un État social peut rester généreux lorsqu’il élargit sa base. Il devient fragile lorsqu’il compense son incapacité à l’élargir par une pression croissante sur la partie productive de la société.
@metahades@Hugues Visuellement ca ressemble à ca. Les possesseurs de master retrouvent statistiquement beaucoup plus vite que des non diplômés. C'est le reflet de la structure du marché du travail.
@metahades@Hugues Il y a donc un hiatus offre/demande où on peut avoir autant de demandeurs d'emplois non qualifiés, on continuera pourtant à recruter des personnes qui viennent d'autres pays et ont les diplômes et l'expérience correspondante.
@metahades@Hugues On n'a pas besoin de migrants non qualifiés car le marché non qualifié est déjà bouché. Des migrants qualifiés on en a besoin tous les jours. D'ailleurs, il y en a tous les jours qui viennent s'installer car on n'a pas les effectifs formés en Belgique sur certaines spécialités.
Staking Skeyes: de boel onaangekondigd lamleggen alsof de luchthaven van Zaventem een knipperlicht is?
Maak er eindelijk een einde aan door een gegarandeerde dienstverlening in te voeren bij de luchtverkeersleiding @skeyesBE_NL@anders_partij legt dit - again - op tafel 💪🏻
@Sen_the_marxist Des mecs qui font partie du top 5% en matière de salaires en Belgique et se font passer pour des travailleurs exploités. C'est toujours rigolo. https://t.co/g7MKdjLHpy