Idée reçue #2 : le principal problème de la clim, ce sont les gaz frigorigènes
« La clim, ça produit (sic) des gaz frigorigènes qui contribuent au réchauffement climatique » by Manuel Bompard, ingénieur insoumis à la physique.
Climatisation.
Je le redis, une fois de plus : la France a commis une énorme erreur ! Pourquoi ?
À l'origine, dans le cadre du plan Messmer, le développement de la climatisation était aussi important conceptuellement que le chauffage électrique.
Pourquoi ? Parce que le nucléaire est une industrie de coût fixe, conçue, techniquement et économiquement pour fonctionner à puissance constante, hors arrêts de tranche pour rechargement et maintenance.
Moins vous modulez la puissance du nucléaire, plus vous améliorez sa performance.
Donc, quand vous avez une forte puissance appelée en hiver (chauffage), il est logique de développer des usages d'été, dont la clim, pour "lisser" la courbe de charge et avoir une utilisation rationnelle du nucléaire.
Tout autre raisonnement est une grosse fadaise de personnes qui ne connaissent pas l'économie du système électrique ou, pire, sont des idéologues comme l'ADEME et les écolos, ou, pire encore, sont des affairistes, comme les gaziers.
Donc, sur le plan de l'intérêt général avec le parc nucléaire que l'on a, ne pas développer la clim est une double erreur ! On pénalise le confort et la santé de nos concitoyens en général, et non pas des seuls malades ou personnes âgées ; on pénalise la rentabilité du nucléaire.
On mesure alors l'immense bêtise de cette phrase stupide : "la meilleure énergie est celle que l'on ne consomme pas" répétée à l'envi par des crétins qui n'ont rien compris !
On mesure aussi l'immense erreur (tromperie) commise sous l'influence des écolos et de l'ADEME (pléonasme dont je m'excuse), qui a été de faire porter l'essentiel des efforts de maîtrise de l'énergie sur l'électricité depuis la fin des années 90 !
Sur le plan politique, on est en pleine forfaiture !
J'ajoute que le développement du solaire est évidemment favorable à la climatisation, puisqu'il produit... au moment les plus chauds de la journée lorsque le soleil brille, et chauffe !
Donc, ne pas développer la clim est une immense bêtise sur tous les plans qui démontre l'incapacité d'une classe politique à penser rationnellement dans le cadre de l'intérêt général qui commence par celui des citoyens !
Quand on aura comptabilisé les morts liés à la chaleur, la raison reviendra peut-être.
Député guyanais : « On a besoin de pétrole et d’emplois, laissez-nous décider ! »
Random connasse LFI : « euuuuh c’est un texte de droite en fait, c’est problématique »
La nouvelle maire de Strasbourg met fin aux subventions de l'anthroposophie de l'ancienne municipalité écologiste.
« Il semble y avoir une ramification historique et un soutien idéologique entre les municipalités Europe Écologie Les Verts et l’anthroposophie, tout comme chez les Grünen en Allemagne. »
Source : https://t.co/lnUNo7TxEj
Je sais que l’actualité est surchargée, mais au moment même où Gérald Darmanin présente de fausses excuses pour les manquements dans l’affaire Lyhanna, Olivier Klein, figure importante de l’entourage d’Emmanuel Macron et ancien ministre, organise un hommage à un proxénète qui a exploité d’autres jeunes filles, peut-être issues de l’aide sociale à l’enfance.
C’est un scandale énorme. Aidez-nous à faire du bruit.
🔴⚖️ Alors que le parquet d'Auch (Gers) n'a pas convoqué une seule fois un homme suspecté d'être un prédateur, malgré des éléments troublants et concordants (dont les résultats d'un examen médical accablant), il trouve les moyens d'émettre une QUARANTAINE DE CONVOCATIONS visant un syndicat agricole sur demande du préfet pour les manifs de l'hiver 2025/2026.
Il disposait du dossier concernant Jérôme B. et la petite Rosa (certificat médical accablant), transféré depuis Toulouse, depuis octobre 2025.
Il y a évidemment un problème de moyens, l'usage de ces moyens pose également question.
(Source : La Dépêche)
Le gaz présente "un risque bien moindre d’accentuer l’effet de serre" que le nucléaire. On ne remerciera jamais assez Dominique Voynet d'avoir mis le prix Nobel de physique Georges Charpak face à cette réalité. L'histoire lui donne tellement raison.
#voynet#nucleaire
Les débordements systématiques impliquant une population issue de l’immigration s’expliquent en partie par des différences culturelles et un autre rapport à l’autorité.
Voici une anecdote amusante et révélatrice :
Faire perdre 15 ans à la France : comment nous sommes en train de répéter, sur l'aménagement du territoire, l'erreur que nous avons commise sur le nucléaire.
(Le texte est long, mais les 10 premières lignes disent l'essentiel du message.)
Tous les sondages disent la même chose : les Français veulent rééquilibrer les territoires, désengorger les métropoles, vivre dans des villes plus petites.
Pourtant, dès qu'ils signent chez le notaire, ils choisissent l'inverse : ils sont prêts à payer un prix considérable pour habiter dans les 6 % du territoire les plus tendus.
Que faut-il croire : ce que nous disons quand un journaliste nous tend un micro ?
Ou ce que nous décidons lorsque nous prenons le temps de bien mûrir une réflexion ?
Exactement comme, dans les années 2010, l'opinion disait : « diminuer la part du nucléaire dans le mix électrique français ». Quinze ans plus tard, après la fermeture définitive de Fessenheim, la crise énergétique de 2022 et un retard considérable sur le déploiement des nouveaux EPR, le pays revient sur ce choix.
Sur l'aménagement du territoire, nous sommes en train de refaire exactement la même chose.
SKIN IN THE GAME
@nntaleb a popularisé ce concept qui met le doigt sur quelque chose de fondamental, et qui s'applique à la perfection ici : ce que l'on déclare au micro d'un journaliste, ce que l'on conseille à un ami, ou à un maire quand on est urbaniste, a un risque personnel proche de zéro. Donc la valeur de cette information est quasi nulle aujourd'hui.
Par contre, lorsque l'on décide de déménager dans une ville plutôt qu'une autre, cela a des conséquences concrètes sur votre emploi, celui de votre conjoint, et donc sur la sécurité économique de votre famille à court et moyen terme : pouvoir retrouver un emploi si le premier ne convient pas. Ou s'il disparaît. On réfléchit à deux fois, et on pèse les choses.
Les deux informations (la déclaration d'un côté, la décision réelle de l'autre) n'ont absolument pas la même valeur.
Cela peut paraître trivial, et pourtant : l'urbanisme français est en train de basculer dans le monde dangereux du déclaratif, de l'opinion et du fantasme de l'exode urbain.
Qui deviennent les nouvelles boussoles consensuelles d'un aménagement du territoire dont le mot d'ordre est
« rééquilibrage »,
tout comme le rééquilibrage du mix énergétique français devint le mot d'ordre il y a 15 ans.
Commençons par le plus solide : ce que font vraiment les gens.
FAITES CE QUE JE DIS…
Depuis 2019, nous disposons en France d'une donnée publique gratuite, accessible à tous, qui enregistre des décisions parmi les plus mûries d'une vie : la base DVF des transactions immobilières.
Elle dit, transaction par transaction, où les gens choisissent réellement de vivre ; et surtout combien ils sont prêts à payer pour y vivre. Cette carte des prix existe. Elle est ouverte, ultra précise, et ultra fondamentale.
Et elle dit l'inverse exact des sondages.
Mais aussi, donc, l'inverse exact de ce qui semble être devenu la doctrine implicite de l'aménagement du territoire français : la déconcentration spatiale.
Mais malgré cette extrême clarté d'information, plusieurs auteurs et élus influents portent ce discours de rééquilibrage, en particulier depuis l'après-crise sanitaire.
Des personnalités qui, pourtant, ne mettent pas en pratique leur propre théorie et ont décidé de travailler dans les grandes villes.
En voici un échantillon illustratif (je précise que je n'ai rien de particulier contre ces personnes, qui représentent simplement un point de vue simpliste et paresseux que je combats).
→ Philippe Bihouix (DG d'AREP, à Paris), Clémence De Selva (architecte à Bordeaux) et Sophie Jeantet (architecte-urbaniste à Bordeaux Métropole) prônent, dans "La ville stationnaire" (Actes Sud, 2022), la démétropolisation : « les métropoles ne doivent plus attirer et grandir, mais essaimer ».
→ Guillaume Faburel (professeur à l'université Lyon 2) préconise dans "Les Métropoles barbares" (Le passager clandestin, 2018) un retour d'une large part de la population française à la campagne, pour des raisons écologiques.
→ Éric Charmes (directeur de recherche à l'ENTPE, Lyon) pose explicitement cette question, dans une publication récente sur "Fonciers en débat" (janvier 2026) : « faut-il continuer à construire dans ces métropoles ou encourager la demande dans les villes petites et moyennes ? »
→ Et même Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, 4ᵉ ville de France, président de Toulouse Métropole et président de France urbaine (l'association des maires des grandes villes), de publier en novembre 2023 une tribune où il qualifie de « chimère » l'idée « que le premier moteur d'attractivité et de développement de la France serait la prospérité des métropoles ».
Il y émet alors un vœu, qui ressemble à une forme de générosité à l'égard des territoires plus modestes, mais qui est en réalité un vrai refus d'accueillir au cœur de sa propre métropole :
« le vœu que les habitants du périurbain trouvent plutôt des réponses à leurs aspirations en travaillant et vivant dans les petites et moyennes villes ».
La position de ces professionnels et de ces élus n'est plus du tout isolée. On la retrouve aujourd'hui dans la plupart des documents officiels de planification territoriale, comme :
→ Le SCoT bioclimatique de l'aire métropolitaine bordelaise, approuvé le 11 décembre 2025, premier SCoT bioclimatique national, qui écrit textuellement vouloir « évoluer d'un modèle de recentrage vers un modèle de rééquilibre et de desserrement territorial ».
→ Le SRADDET Nouvelle-Aquitaine (modification approuvée le 18 novembre 2024) qui érige la « volonté de rééquilibrage des territoires » en principe central.
Voici le paradoxe, l'extrême contradiction entre :
1/ Les décisions, visibles dans les données DVF.
Elles sont claires : les zones tendues en France (disons celles où le mètre carré dans l'ancien dépasse 3 000 €) ne représentent qu'une part infime (de l'ordre de 6 %) du territoire.
Ce sont précisément les lieux dans lesquels beaucoup de Français non seulement choisissent de vivre, mais aussi dans lesquels ils sont prêts à payer le prix fort pour obtenir leur propre place au soleil.
2/ L'opinion, relayée dans le débat public.
84 % des Français les jugent préférables aux grandes villes. Et les élus emboîtent le pas.
Et maintenant (ce qui est nouveau), les professionnels de l'aménagement du territoire eux-mêmes.
Et donc les territoires eux-mêmes.
LES PRESCRIPTEURS NE SUBIRONT PAS
Mon post précédent, à partir des travaux de Moretti & Yi (2024), montrait pourquoi les jeunes actifs continuent à s'installer dans les métropoles malgré ce qu'ils déclarent.
Un marché du travail "épais" leur donne +10,7 points de probabilité de retrouver un emploi en 12 mois, +19 % de récupération salariale, et −25 points de probabilité d'être obligés de changer de ville.
À 20 miles à la ronde, un marché "épais" (grande ville) donne accès à 640 entreprises de leur secteur.
Un marché "fin" (ville moyenne) : 9.
C'est précisément pour cela que 41 % des jeunes diplômés français ne cherchent plus de CDI (Le Parisien, mai 2026). Ils ont compris que dans un marché épais, le CDI ne sert plus à grand-chose : la sécurité, c'est la métropole elle-même.
La doctrine française du rééquilibrage territorial veut faire exactement l'inverse de ce que les Français savent. Elle veut leur retirer l'assurance économique qu'ils cherchent. Elle veut les disperser dans des marchés du travail trop petits pour leur garantir un emploi à eux et un autre à leur conjoint.
Et elle veut le faire pendant que ses prescripteurs (auteurs influents, professeurs, chercheurs, élus des grandes villes) vivent et travaillent eux-mêmes dans les 6 % du territoire qu'ils prétendent désengorger.
C'est l'exact opposé du skin in the game.
C'est la définition même d'experts qui ne tiennent pas leur rang : prescrire à la nation ce qu'on ne s'applique pas à soi-même. Conseiller aux jeunes actifs de s'installer à Châteauroux pendant qu'on signe un bail à Paris. Vouloir « essaimer les métropoles » pendant qu'on dirige la plus grande agence d'architecture en plein cœur de Paris.
ET PENDANT CE TEMPS, LE SP95 DÉPASSE LES 2 €/L
Depuis février 2026 et l'embrasement du Moyen-Orient, le prix du carburant a explosé : +50 centimes par litre sur le gasoil, +25 centimes sur le SP95 en seulement deux mois (sources Roole Data, INSEE).
Ce lundi 25 mai 2026, le gasoil est à 2,13 €/L, le SP98 à 2,17 €/L, le SP95 à 2,07 €/L.
Et tous les experts prévoient que la tendance va durer.
Le gouvernement a même dû annoncer le 21 mai dernier une aide carburant de 100 € pour les "grands rouleurs", doublant le montant initial. Aveu d'impuissance face à une crise qui s'installe.
Voilà ce qu'est, concrètement, la doctrine du rééquilibrage : un urbanisme qui repousse les actifs à 30, 40, 50 kilomètres de leur travail, qui les condamne à la voiture parce que les transports en commun ne suivent jamais, et qui leur fait découvrir, à chaque hausse géopolitique du baril, que leur emplacement résidentiel n'était pas une simple commodité personnelle.
C'était une décision économique majeure dont ils paient maintenant la facture.
Les prescripteurs de cette doctrine ne la subissent pas. Ils habitent dans les quartiers centraux des grandes villes, ils marchent ou prennent les transports en commun pour aller travailler, et leur exposition au prix de l'essence est marginale. De plus, ils trouvent plus agréable qu'on plante des arbres en ville plutôt qu'on fasse l'effort d'accueillir ceux qui n'en peuvent plus des heures passées dans les transport.
Ceux qui paient cette doctrine, ce sont les actifs qu'on a refoulés de Bordeaux faute de logement, et qui font désormais la navette depuis Libourne, voire Sainte-Foy-la-Grande.
Ce sont tous ceux qui, à chaque litre payé, financent une politique d'aménagement décidée sans eux.
Comme dans les années 2010 avec le nucléaire, nous suivons un mot d'ordre simpliste contre l'avis du réel. Et comme avec le nucléaire, nous mesurerons les conséquences dans 15 ans.
À moins qu'il soit encore temps pour redresser la barre.
Je détaille dans mon prochain post les travaux empiriques montrant :
(1) pourquoi déconcentrer ne marche pas,
(2) et où il faut aujourd'hui placer les nouveaux habitants à l'intérieur de nos métropoles pour progresser en termes de prospérité économique, mais aussi de neutralité carbone et de protection de la biodiversité française.
REFERENCES
* Taleb, N. N. (2017). Jouer sa peau. Les Belles Lettres.
* Base DVF (Demandes de Valeurs Foncières) : https://t.co/9ntf6TPsVO
* Bihouix, P., Jeantet, S., de Selva, C. (2022). La ville stationnaire. Actes Sud. https://t.co/hN8R3NzIcZ
* Faburel, G. (2018). Les Métropoles barbares. Le passager clandestin.
* Charmes, É. (2026). Yimby ! Une solution à la crise du logement ? Fonciers en débat, 26 janvier 2026. https://t.co/K0eEhxIp5R
* Moudenc, J.-L. (2023). La France a besoin des villes, de toutes les villes. Le Point, 19 novembre 2023. https://t.co/OTR1BJy1yL
* Moretti, E. & Yi, M. (2024). Size Matters. NBER Working Paper 32250. https://t.co/7Mz0lTGgfx
* INSEE (2026). Hausse des prix de l'essence : les ménages français l'ont anticipée. Blog de l'INSEE, 16 avril 2026. https://t.co/T4tj9oUG4l
* France Info (2026). Prix du carburant : ils repartent déjà à la hausse. France 2, 28 avril 2026.
https://t.co/Ra1wVQlP2X
* Sysdau (2025). SCoT bioclimatique de l'aire métropolitaine bordelaise, approuvé le 11 décembre 2025. https://t.co/nOVQKfHqr2
* SRADDET Nouvelle-Aquitaine, modification approuvée le 18 novembre 2024. https://t.co/Pvad6oX0oP
* Article de prolongement https://t.co/4DoCRGjWar
Moment Confession 😮💨: j'étais à fond décroissant il y a encore 6-7 ans.⏬
😨Après de longues années à naviguer dans ce mouvement et à réfléchir dessus, j'en suis venu à penser que la décroissance, les lowtech, et autres survivo-transitionnistes, sont des mouvements calibrés pour plaire aux surdiplômés déclassés. Ils proposent un récit qui valorisent le déclassement.
Ayant fait un cursus voie de garage typique Millenial, et ayant démarré ma vie pro en plein milieu de la crise de 2008, j'ai bouffé la précarité pendant un bon moment. Etant en plus un bon lecteur de sciences humaines, j'étais la cible idéal.
📖J'ai dévoré Guy Debord, Serge Latouche, Jaime Semprun, Gunther Anders, Jacques Ellul, les éditions L'échappée et l'Encyclopédie des Nuisances. Des théories aussi pessimistes que complexes, qui sont intéressantes en bien des points, mais qui ont surtout l'immense attrait de présenter une vision du monde qui donne du sens au déclassement tout en valorisant leur public surdiplômé.
🤓Mon intelligence était comblée, abreuvée de théories complexes qui donnaient du sens à ce qui m'arrivait. Tout seul dans mon studio hors de prix, je moulinais du ciboulot, je me sentais plus intelligent que ceux qui devenaient propriétaires et fondaient une famille. Mes échecs étaient justifiés, sanctifiés. Plus j'étais pauvre, mieux c'était.
Pendant quelques années, je suis tombé à fond dedans.
Et puis, le temps a passé. Et m'a permis de confronter ces théories au réel :
-💣La catastrophe n'a jamais lieu : le pic du pétrole annoncé est bidon, le réchauffement climatique est parfaitement gérable et ne désertifie pas la planète, aucune pénurie à l'horizon. Au contraire : la perspective d'une énergie abondante et propre ne cesse de se rapprocher.
-🏗️Dans mon travail, je vois comment le progrès technique améliore nos conditions de travail et facilite la production pour nos clients.
-😞Ces idées n'améliorent pas ma vie. La décroissance est un milieu rempli de gens aigris, dépressifs, malheureux. Au contraire, quand je m'éloigne de la décroissance, je me sens mieux.
-🏙️L'indifférence totale du reste du monde pour ces idées. La planète ne se passionne que pour le progrès, pour la croissance qui sort des milliards de gens de la pauvreté et les innovations qui permettent de résoudre concrètement les problèmes de l'humanité. La décroissance n'a aucun rayonnement du point de vu planétaire.
-📉Les rares pays où ces idées circulent, sont en pleine régression et menacent toujours plus de tomber sous le joug des autres.
🕐Le lien décroissance-déclassement est donc très étroit. Ca ne cadre pas avec une idée vraie. Historiquement, les bonnes idées ont tendance à se diffuser rapidement car, comme elles permettent d'interpréter le monde plus justement, elles donnent un avantage énorme. Pour la décroissance, c'est tout le contraire : on n'adopte son idéologie qu'à son détriment.
Les seuls à bénéficier de ces idées :
-🤑Ceux qui les vendent et qui gagnent leur vie ainsi. Il y a toute une faune de conférenciers et autres projets aspirateurs à subventions, qui bénéficient très largement de ces idées.
-👨💼Le système qui peut ainsi justifier l'effondrement du pays et de l'économie en arguant que notre appauvrissement est nécessaire pour que le Tiers-Monde se développe. La décroissance profite directement aux adeptes du statu quo et aux hommes de pouvoir, qui n'hésitent pas à en reprendre certaines thèses pour faire reluire leurs échecs : "oui on est complètement désindustrialisé, mais regardez notre formidable bilan carbone !"
🤔Aujourd'hui, je vois la Décroissance comme un récit de consolation que l'Occident sur le déclin se raconte à lui-même. La Décroissance, c'est notre Grima intérieur qui nous susurre à l'oreille des mots qui justifient l'empirement des choses et nous évitent l'inconfort de regarder en face les vrais problèmes de notre société dominée par une gérontocratie et un Etat obèse, et ravagée par un mondialisme aveugle.
Personne ne croit que l'avenir de l'humanité est dans les low-tech et la simplicité volontaire.
Personne ne croit que l'horizon de l'espèce qui est allé sur la lune, c'est les potagers en biodynamie et les toilettes sèches. C'est une blague.
Le monde ne s'effondre pas.
Nous nous effondrons.
La seule question qu'on doit se poser : quand est-ce qu'on arrête de bouder pour se retrousser les manches ?
@ElCrackitoDuNet Le plus drôle c’est que c’est probablement n’importe quoi ou simplement une arnaque pour vendre du « conseil » aux gogos qui voudraient se lancer.
Dans la vraie vie, quand on a un plan permettant de toucher le jackpot on le détaille pas en long en large et en travers en ligne
Incroyable. Les policiers qui ont mit fin au massacre du Bataclan n’auraient pas été décorés car ils ont raconté que les militaires Sentinelles ont refusé d’intervenir ou de prêter leurs armes.
@Dark_Emi_ J’espère que la justice va réagir promptement et punir cet homme pour avoir voulu se défendre par lui-même et infliger un stress terrible à ce pauvre jeune homme probablement déjà victime de discrimination
Bon ce qui est rigolo c’est que les deux sont à l’Ouest.
Commençons par Retailleau.
Il avance que le grand avantage de la France c’est pouvoir exporter 100 TWh.
C’est ne pas comprendre un truc ultra basique de l’économie : plus on exporte un produit brut, plus on se fait arnaquer.
C’est l’intelligence, la sophistication, la transformation d’un produit brut en produit avancé qui fait la richesse. C’est pour ça que tout pays pauvre pour s’enrichir cherche à remonter la chaîne de valeur.
S’enorgueillir d’exporter du TWh c’est l’équivalent d’être content d’exporter de la fève de cacao à 3 euros le kg plutôt que la transformer en coffret ganache Alain Ducasse découverte à 211 euros du kg.
En 2026 il se trouve qu’on a un moyen simple de sophistiquer de l’électricité pour faire un poil mieux que de la vendre 58 euros du MWh à nos voisins. On utilise cette énergie pour faire tourner du data center en inférence pour servir du modèle d’IA frontière et tout à coup ça rapporte 10 ou 15 000 euros du MWh.
Bref Retailleau semble trouver hyper cool et stratégique pour la France de brader son électricité alors que l’année dernière ça nous a rapporté 5 petits milliards et que transformé sur place en IA ça nous aurait rapporté 1 280 milliards d’euros. De quoi combler au bulldozer notre déficit commercial (70 milliards) et notre déficit public (152 milliards).
Bon en vrai au mieux on aurait du mal à mobiliser plus de 20 TWh sur des méga clusters IA. Mais bon, ça reste de quoi faire beaucoup beaucoup de bon pognon.
C’est très inquiétant que Retailleau n’ait pas conscience de ça. (Ou qu’il en ait conscience mais ne considère pas ses électeurs comme assez intelligents pour s’élever un peu.)
S’il avait un peu de vision, il ajouterait une ligne budgétaire de 2 milliards de centre de calcul militaire IA souverain, histoire d’amorcer la pompe de la montée en gamme de la France.
Passons à Bardella.
Il designe Bruxelles et son marché de l’énergie comme le problème, alors que Bruxelles a déjà essentiellement lâché l’affaire.
En effet depuis 2023, Paris a obtenu le droit de vendre son nucléaire à son coût réel via des contrats longs régulés, les fameux CfD et PPA, et la réforme européenne d’avril 2024 l’a gravé dans le marbre. Traduction simple : le prix de l’électricité française peut déjà être complètement déconnecté du spot et du merit order allemand sans rien renégocier du tout. Le cadre légal existe, il faut juste s’en servir.
Donc quand Bardella dit qu’il va « remettre en cause les règles de fixation des prix » pour baisser la facture des ménages et des entreprises, il désigne un combat qui a déjà eu lieu et qui a essentiellement été gagné. Ce qui bloque la baisse des factures aujourd’hui et avant tout, ce n’est pas Bruxelles, ce sont les verrous franco-français.
Premier verrou : l’héritage de quinze ans de loi NOME et d’ARENH. Ce dispositif, qui a forcé EDF à brader son nucléaire à 42 €/MWh à des fournisseurs alternatifs qui ne produisent rien, s’est éteint au 1er janvier 2026. Mais les dégâts, eux, restent : EDF surendettée, incapable de fournir à prix coûtant sans ingénierie financière lourde (SPV EPR, obligations nucléaires, garanties d’État), et une industrie de revendeurs installés qui se bat pour préserver ses marges dans le régime post-ARENH.
Deuxième verrou : le nouveau mécanisme EDF-État qui remplace l’ARENH vise 70 €/MWh, pas le coût réel du nucléaire historique que la CRE estime à 60 €/MWh. L’écart de 10 €/MWh est un choix politique, pas une contrainte européenne, et il ponctionne les industriels au profit du désendettement d’EDF et des caisses de l’État.
Troisième verrou : la Programmation pluriannuelle de l’énergie traîne à définir un cadre clair pour les contrats industriels longs, parce que les lobbys ENR ne veulent surtout pas que le nucléaire écrase leur prix de sortie et parce que Bercy veut croquer sa part de rente par la fiscalité.
Quatrième verrou : l’État n’a toujours pas tranché politiquement entre « rente pour les ménages », « rente pour les électro-intensifs », « rente pour EDF » et « rente pour les caisses de l’État ». Tant que cet arbitrage n’est pas posé, on reste dans des demi-mesures.
Donc le vrai truc à faire pour Bardella, ce n’est pas d’aller taper du poing à Bruxelles sur une porte déjà ouverte, c’est de se battre en France : solder proprement l’héritage ARENH/NOME au bilan d’EDF, renégocier à la baisse le mécanisme post-ARENH pour se rapprocher du coût réel du nucléaire, dégager les fournisseurs alternatifs qui ont squatté la rente pendant quinze ans sans rien produire de stratégique, et forcer un arbitrage politique clair sur la destination de cette rente. Ça c’est du boulot de chef de gouvernement, pas de la com pour CNews.
On pourra toujours aller gratter à Bruxelles à la marge, mais soyons clairs : l’essentiel du gain potentiel pour le pouvoir d’achat des Français est national, pas européen. Y consacrer du capital politique, c’est se tromper de bataille.
Bref, sur ce sujet ultra basique et essentiel de l’énergie les candidats de 2027 ne sont pas encore du tout au point.
@AsNogaret@Geronimuslll Bah ils sont pas fous.
Ils ont une chaîne « voyage », ils savent bien que s’ils disent tout haut la vérité ils vont se prendre une shitstorm complète.
Mais tout le monde a bien compris.
@CollinNathali10@barruph Oui c’est un violeur d’enfant mais il n’est pas non plus opposé à l’immigration alors ça va, ça justifie pas un front républicain
Il avait avoué sa participation à un trafic de cocaïne mais comme il manque une signature page 24 d’un random document le camembert magique d’Eolas s’applique les fachos.
On parle souvent d'une justice "surchargée", mais peu de Français réalisent que 42% de l'activité des tribunaux administratifs concerne le contentieux des étrangers (asile, OQTF, expulsions, etc).
Logiquement, la 1ère juridiction administrative de France est la Cour nationale du droit d'asile.
Pour comparaison, le 2ème contentieux administratif ne compte que pour 10%... (il concerne les fonctionnaires et agents publics)
Le contentieux des étrangers est un droit illisible, issu de plusieurs empilements de lois, et dont les recours sont suspensifs (ce qui veut dire qu'ils empêchent l'exécution de la décision tant que l'appel n'a pas été rendu... donc les clandestins restent des mois de plus) !
Une réforme d'ampleur s'impose.