Série d’été de @lopinion_fr : « Moi, président ». L’État n’est pas une fin en soi. Il est l’instrument dont le peuple se dote pour agir sur son destin. Sans un État capable d’agir, alors qu’il n’est plus aujourd’hui qu’un Gulliver enchaîné, toutes les promesses de campagne ne relèvent que de la communication politique. https://t.co/OGYZbUKptO
Le respect de l'État de droit n'est pas l'absence de critique vis-à-vis de la justice et de ses décisions, mais le respect de ces dernières. Si l'inéligibilité conduit à infantiliser le citoyen en lui interdisant de voter pour ceux que la justice juge mauvais pour la société, son introduction et son élargissement ne sont pas le fait des juges mais des politiques cédant au haro des électeurs. Dès lors, peut-on vraiment en vouloir aux juges ? Ma chronique dans @lamontagne_fr https://t.co/EgMv0ROPCO
Un nouvel exemple de l'effondrement du niveau de travail parlementaire. Le texte qui sera bientôt examiné sur la Corse ne change pas seulement le statut de l'île. Il touche également à la définition même que nous avons de la République. Au-delà du fond, la manière dont ce texte est examiné, avec une petite semaine d'auditions pendant le pont de l'Ascension, puis deux jours de visite en Corse, relève d'un travail parlementaire ni honnête ni sérieux... et encore moins à la hauteur des enjeux. Aucune révision constitutionnelle n'a jamais été traitée avec autant de légèreté. https://t.co/K1uCnPl0l9
Madam President of the Commission, do I need to remind you that you have no mandate to speak on this matter? You should instead focus on respecting democracy by refraining from preemptively applying a treaty that has been referred to the Court of Justice of the European Union. You should instead concentrate on defending the interests of the European peoples by protecting their economy. Thank you.
🔴Rappel : Dialogue exceptionnel de la Fondation Res Publica avec Yves Bréchet, ce soir à 18h à la Maison de la Chimie, sur le thème "La question écologique aujourd'hui".
Mercosur, le coup de force qui s’annonce
Mme Von der Leyen s’est empressée au sortir du Conseil européen jeudi 22 janvier d’appeler à nouveau à l’application provisoire «dès que possible» du Mercosur malgré la saisine de la CJUE au le parlement européen.
UVDL s’appuie notamment sur son compatriote allemand Merz pour pousser à cette mise en œuvre, mais aussi sur Antonio Costa, le fidèle qu’elle a installée à la tête du Conseil européen.
Deux institutions de l’UE, la Commission et le Conseil, s’apprêtent donc («Nous serons prêts lorsque les pays sud américains le seront») à balayer le vote de la 3ème, le Parlement !
La France est devenue au sein de l’UE le paillasson sur lequel ceux à qui on a naïvement délégué les compétences s’essuient les pieds.
Face au coup de force en préparation, la France doit changer de ton et enfin faire respecter ses intérêts. La question des alliés et partenaires ne se pose à l’évidence pas que dans le lien transatlantique…
Il y a des voix qui s’éteignent trop tôt, mais dont l’écho continue de guider ceux qui refusent de se résigner. Cinq ans après sa disparition, Coralie Delaume est de celles-là. Sa pensée, son exigence et sa droiture intellectuelle demeurent intactes, parce qu’elles répondaient à une question essentielle : qui décide encore, et au nom de qui ?
Coralie Delaume n’a jamais confondu la souveraineté avec un slogan. Pour elle, il s’agissait d’une condition vitale de la démocratie. Sans souveraineté nationale et populaire, le suffrage devient un rituel vide ; sans souveraineté sociale, elle n’est qu’un pouvoir réservé aux plus forts. Cette articulation, rare et exigeante, traverse toute son œuvre et donne à ses écrits une actualité brûlante.
Avant d’être essayiste et chroniqueuse, Coralie avait choisi l’uniforme. Officier de l’armée française, elle aurait pu poursuivre une carrière militaire brillante. Elle a pourtant fait un autre choix : celui de livrer bataille sur un terrain moins visible, mais tout aussi décisif, là où se joue désormais le destin des nations. Son combat contre la dépossession démocratique fut une autre manière de servir la France, sans compromis et sans calcul.
Son travail intellectuel se distinguait par une rigueur peu commune. Elle lisait les traités que d’autres commentaient de loin, démontait les mécanismes que beaucoup feignaient d’ignorer, et restituait au citoyen ce que la technocratie cherchait à lui confisquer : la compréhension. À travers son blog L’Arène nue, ses livres et ses interventions, elle a rendu intelligible une construction européenne conçue pour décourager toute contestation populaire.
Mais Coralie Delaume n’était pas une théoricienne hors-sol. Elle savait que les institutions ont des conséquences concrètes, sociales, humaines. C’est ce qui rendait sa critique si redoutable : elle reliait toujours les choix politiques à leurs effets réels sur les peuples. Son engagement contre la privatisation d’Aéroports de Paris, comme ses analyses de la zone euro, témoignaient de cette cohérence rare entre la pensée et l’action.
Certains ont pris son refus du cynisme pour de la naïveté. C’était mal la connaître. Cette apparente innocence relevait en réalité d’une exigence morale inflexible : ne jamais s’habituer à l’injustice, ne jamais considérer l’abaissement démocratique comme une fatalité. Chez elle, l’intelligence n’avait de sens que si elle servait la vérité — et, au bout du compte, la justice sociale.
Les amis de Coralie ont choisi de ne pas laisser cette pensée se dissoudre dans les hommages convenus. L’Association des Amis de Coralie Delaume fait vivre son héritage par des débats, des conférences et un travail de transmission fidèle à son esprit : libre, rigoureux, indocile. Lire Coralie aujourd’hui, c’est refuser les renoncements silencieux. C’est comprendre que la souveraineté n’est ni nostalgie ni repli, mais une nécessité moderne pour décider à nouveau collectivement.
Coralie Delaume n’a pas cherché à être une figure. Elle a voulu être utile.
Cinq ans après, son œuvre nous rappelle une chose simple et redoutable :
sans souveraineté, il n’y a plus de peuple ; sans le social, la souveraineté n’est qu’un vain mot.
À nous désormais de prolonger ce combat, avec le même sérieux, la même honnêteté, et la même détermination.
Aujourd’hui, sous l’impulsion de la France et de l’Arabie Saoudite, 142 pays ont adopté la Déclaration de New York sur la mise en œuvre de la solution à deux États.
Ensemble, c’est un chemin irréversible vers la paix au Proche-Orient que nous traçons.
La France, l’Arabie Saoudite et tous leurs partenaires seront à New York pour concrétiser ce plan de paix lors de la Conférence sur la solution à deux États.
Un autre avenir est possible. Deux peuples, deux États : Israël et la Palestine, vivant côte-à-côte en paix et en sécurité.
À nous tous de le mettre en œuvre !
Cinq ans après la fermeture du premier réacteur de Fessenheim, j’ai enquêté sur comment a été prise (puis exécutée) cette décision emblématique de la politique de la France dans un secteur si stratégique au cours des 15 dernières années.
https://t.co/EgEswv7oCo
« Avec Jean-François Kahn, disparaît un homme exceptionnellement brillant et courageux. Éloigné de tout conformisme, il a été un précurseur, s’agissant notamment des questions internationales et des ravages du néolibéralisme.
📘Deux colloques essentiels de la @fondarespublica pour remettre en perspective les débats sur l'"État de droit". Notion extensive et polymorphe devenue le cheval de Troie de tous ceux qui en veulent au droit de l'État, à l'intérêt général et à l'indépendance de la nation.
Le prochain colloque de la @fondarespublica, sur le devenir des institutions de la Ve République, aura lieu le 15 octobre à 18h (Maison de la Chimie). Avec Marcel Gauchet, Jean-Éric Schoettl, Jean-Yves Autexier et Marie-Françoise Bechtel.
📎 Inscriptions: https://t.co/0hpjqUF2q5
"Qui ne peut voir qu’en dehors de la régulation des flux migratoires, condition de l’intégration citoyenne, et qu'en dehors de la maîtrise des comptes publics, condition du désendettement, il n’y aurait pour la France que chemins de déréliction ?"
https://t.co/iHall0Euos
Notre Fondation publie une note de lecture consacrée à La tentation de Mars, dernier ouvrage de Ghassan Salamé, où l’ancien diplomate analyse brillamment les facteurs de déstabilisation du monde et de dérégulation de la force.
À lire sur notre site : https://t.co/sOWXbLJxYE
🏫Notre députée @EFolest est intervenue lors de la réunion de la Commission des affaires culturelles sur le rapport @AnnieGenevard/@LeVigoureuxF concernant l'apprentissage de la #lecture.
🎒Alors que les lacunes en vocabulaire sont "au centre de bien des difficultés", ...
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Les actes du colloque « La jeunesse française face aux grands défis de la Nation », organisé le 26 septembre 2023, sont à retrouver sur notre site !
Retour sur les principaux éléments des interventions.⬇️
https://t.co/8yiOf1et16