Le problème de cette analyse est qu’elle ne rend pas correctement compte de l’origine du problème et sous-entend donc implicitement que le déficit est entièrement imputable à la retraite des fonctionnaires.
Or ce n’est pas vrai. Une grande partie de ce déficit est imputable à la politique de recrutement de l’État. D’abord parce qu’il a remplacé nombre de fonctionnaires par des agents contractuels cotisant au régime général, ou qu’il a tout simplement transféré des pans entiers de l’économie au privé ces trente dernières années. C’est ce qui explique pourquoi il y a si peu de cotisants (0,9) par retraité dans son régime de retraite.
Mais tous ces cotisants « manquants » qui dégradent les comptes du régime des fonctionnaires n’ont pas disparu. Ils se sont déversés dans le régime général du privé, alors même que les retraités correspondants restent à la charge du régime public. Ce faisant, ils améliorent la pyramide des âges du privé. Ce qui est perdu pour un régime est gagné pour l’autre. Le déficit du régime des fonctionnaires améliore donc mécaniquement le solde budgétaire du régime du privé.
Les 70 milliards en question ne doivent pas être intégralement imputés au régime de la fonction publique, car ils viennent compenser une politique qui donne un ballon d’oxygène aux régimes du privé.
Mal identifier la source du problème, c'est compliquer l'acceptabilité des réformes nécessaires.
@virginie1landry Un peu pourri cette droite et il y a plein d'autres facteurs qui influence le pib/hab que le taux de cotis.
On peut trouver des corrélations entre n'importe quoi:
@OqpShad@sc_cath C'était par rapport aux écarts des depenses publiques présentés dans le 1er tweet.
Se comparer avec les pays bas qui dépensent peu par le public biaisé la comparaison "des dépenses pour la retraite"
@mvignaud Vrai en partie d'après l'OFCE:
"Depuis 2017, en France, le creusement du déficit de 2,4 points de PIB s’explique par une baisse du taux de prélèvements obligatoires (de 2,5 points de PIB), dont 1,6 par une baisse des prélèvements payés par les ménages et 0,9 pour les entreprises
@ludovic_subran Ils nous ont eu avec leur stratégie de désinflation compétitive par la modération salariale.
A l'arrivée de l'euro plus de rééquilibrage par le taux de change des forts exportateurs. Y a eu de fins stratèges en allemagne mais nous on a tjr ete les OSS 117 😀
Les allemands on été économes avec leurs finances publiques car ils importaient pas cher de Chine et de Russie et exportaient pas cher au reste de l’Europe — grâce à l’euro (pas cher). Cette lecture sélective et tronquée de l’histoire économique de l’Europe contribue à l’AFD…
@od2ole@Rexecode Autant des fois c'est bien vos analyses, autant des fois c'est bien nul :
"La hausse de la durée du travail est complémentaire de celle du taux d’emploi."
https://t.co/gRsDK2q5FY
Erreur de diagnostic et de levier...
Dans notre note @rexecode parue en juillet nous montrons justement que 85 % de l'écart d'heures travaillées par habitant en France vs l'Allemagne vient des plus de 55 ans, et notamment des plus de 60 ans.
Autre statistique, le taux d'emploi des 15-24 ans de la France, 35 % est pile à la moyenne UE, alors que le taux d'emploi des 60-64 ans (40%) est 12 points en dessous.
Si on parle de quantité de travail, au niveau macroéconomique, c'est pas tellement chez les jeunes qu'il faut mettre l'effort mais surtout chez les séniors, et cela passe par une hausse de l'âge de départ à la retraite.
Chez les jeunes, les marges se situent surtout au niveau des NEETs et du cumul emploi étude, et l'enjeu est surtout de réduire les cohortes de personnes exclues de l'emploi.
https://t.co/yqqb1nTQVo
@sc_cath Il me semble aussi que la comparaospn au taux d'activité des jeunes en allemzgne n'est pas pertinente au vu des recettes pour les retraites,
Les apprentis ou petit job étudiant en allemangne cotisent peu
Le problème de cette analyse est qu’elle ne rend pas correctement compte de l’origine du problème et sous-entend donc implicitement que le déficit est entièrement imputable à la retraite des fonctionnaires.
Or ce n’est pas vrai. Une grande partie de ce déficit est imputable à la politique de recrutement de l’État. D’abord parce qu’il a remplacé nombre de fonctionnaires par des agents contractuels cotisant au régime général, ou qu’il a tout simplement transféré des pans entiers de l’économie au privé ces trente dernières années. C’est ce qui explique pourquoi il y a si peu de cotisants (0,9) par retraité dans son régime de retraite.
Mais tous ces cotisants « manquants » qui dégradent les comptes du régime des fonctionnaires n’ont pas disparu. Ils se sont déversés dans le régime général du privé, alors même que les retraités correspondants restent à la charge du régime public. Ce faisant, ils améliorent la pyramide des âges du privé. Ce qui est perdu pour un régime est gagné pour l’autre. Le déficit du régime des fonctionnaires améliore donc mécaniquement le solde budgétaire du régime du privé.
Les 70 milliards en question ne doivent pas être intégralement imputés au régime de la fonction publique, car ils viennent compenser une politique qui donne un ballon d’oxygène aux régimes du privé.
Mal identifier la source du problème, c'est compliquer l'acceptabilité des réformes nécessaires.