Anonyme : Je suis infirmière aux urgences dans un grand hôpital public. En ce moment, avec la canicule historique qui frappe la France, nos services sont saturés. On court partout, on étouffe sous nos blouses, c’est l’enfer.
Hier après-midi, les pompiers nous ont amené Monsieur Robert, 84 ans. Le pauvre homme était dans un état de déshydratation sévère, complètement désorienté, retrouvé seul dans son appartement sans un seul ventilateur. Pendant deux heures, je me suis occupée de lui, je l’ai réhydraté, je lui ai parlé doucement pour le rassurer, je lui ai nettoyé le visage. Il me serrait la main comme si j’étais sa bouée de sauvetage. Il me faisait de la peine, il n’avait aucune visite.
En fin de soirée, son fils unique est enfin arrivé. Costume impeccable, pas une goutte de sueur malgré les 38°C dehors, le téléphone greffé à l’oreille.
Je me suis dit : “Ouf, enfin un proche.” Quelle erreur.
Il n’a même pas regardé son père. Il n’a pas posé une seule question sur sa santé. Il s’est avancé vers moi, m’a coupé la parole et m’a dit sur un ton ultra arrogant :
“Bon, je suis pressé, j’ai pas le temps. Il me faut le certificat médical d’urgence pour le dossier de placement en Ehpad. Et préparez-moi aussi les documents nécessaires. Je vais devoir gérer ses affaires et mettre sa maison en vente rapidement.”
J’ai regardé ce monsieur. Puis j’ai regardé son vieux père, allongé sur le brancard, qui avait les larmes aux yeux en entendant son propre fils parler de lui comme d’un meuble encombrant.
La colère est montée d’un coup. La fatigue et la chaleur ont fait sauter mes filtres.
Je me suis redressée de toute ma hauteur, au milieu du couloir des urgences, devant tous les collègues et les autres patients. J’ai haussé la voix pour que tout le monde entende :
“Monsieur, votre père est en train de se battre pour sa vie à cause de la canicule parce que vous l’avez laissé crever de chaud tout seul chez lui. La seule chose qui vous intéresse, c’est son argent et sa maison ? Vous devriez avoir honte. La paperasse attendra. Soit vous vous asseyez, vous lui tenez la main et vous vous comportez comme un fils, soit vous sortez de mon service immédiatement. Ici, on soigne des humains, on ne gère pas des héritages.”
Le fils est devenu rouge de rage. Il a bégayé qu’il allait porter plainte à la direction du personnel pour “manque de professionnalisme et humiliation publique”. Je l’ai regardé droit dans les yeux : “Faites donc. Je leur raconterai exactement ce que vous venez de me dire.”
Il a tourné les talons et il est parti en claquant la porte.
Je m’en fous complètement des menaces de blâme. Nos aînés méritent le respect, pas d’être jetés à la poubelle dès qu’ils deviennent faibles
35 °C dans les maternités. Des nouveau nés qui suffoquent, des jeunes mamans épuisées, dans des chambres transformées en fournaise. On a les moyens d’envoyer des fusées mais pas de climatiser les hôpitaux. Quelle honte...
"Les personnes âgées ont besoin d'une auxiliaire de vie ! Il faut rémunérer les infirmières libérales, quand je rappelle qu'elles se déplacent à domicile pour 2,75€" déplore le médecin généraliste @hamonjeanpaul
➡️ Avec @stephdemuru, #Europe1SoirWK sur #Europe1
Augmentation pour les idel? On nous répond : vous êtes trop nombreux
Est-ce que les 165 000 employés de la sécu (bien plus nombreux que les idel) ont leur salaire gelé depuis 16 ans?
@ThomasFatome
La CNAM et le ministère doivent prendre en considération ces réalités.
Plus de 5 600 infirmières et infirmiers libéraux ont répondu à notre consultation nationale.
Les résultats sont sans ambiguïté :
▪ 54 % déclarent une baisse de leur chiffre d’affaires
▪ 95 % constatent une hausse de leurs charges
▪ 78 % indiquent une diminution de leurs revenus personnels
▪ 70 % ont envisagé de quitter l’exercice libéral
Mais derrière ces chiffres, il y a des vies.
97 % des répondants estiment que leur rémunération est insuffisante ou très insuffisante au regard de leur charge de travail.
44 % qualifient cette charge d’épuisante.
Dans les réponses ouvertes, les mots sont forts :
« Travailler plus pour gagner moins »
« Je suis usée »
« Je souffre terriblement de ce travail »
« 3,15 € l’AMI depuis plus de 16 ans »
Ce ne sont pas des slogans.
Ce sont des réalités quotidiennes exprimées par des professionnels expérimentés, majoritairement installés depuis plus de dix ans.
L’effet ciseau est documenté : charges en hausse, actes stagnants, revenus en recul.
L’impact dépasse la sphère professionnelle et touche la vie personnelle, familiale et la santé même des soignants.
Dans le cadre de l’avenant actuellement en discussion, la réalité économique des cabinets infirmiers doit être pleinement prise en compte.
Il ne s’agit pas d’une demande catégorielle.
Il s’agit d’une condition de pérennité des soins de proximité et du maintien à domicile.
@stephanie_rist@ThomasFatome@ConvergenceInf@yannickneuder@fredvalletoux@NicoleDubre17@Jordan_challier
Saviez-vous qu’il existe des primes d’intéressement dans les caisses de Sécurité sociale ?
Contrôles, indus, prescriptions non conformes, libellés incorrects, erreurs de cotation…
Les professionnels de santé sont aujourd’hui sous surveillance permanente.
Mais une question dérange.
Dans les organismes du régime général, il existe des dispositifs d’intéressement collectif liés à des objectifs et à des indicateurs de performance.
Alors forcément, on s’interroge.
Peut-on parler de neutralité totale des contrôles
quand les institutions doivent atteindre des objectifs ?
Est-ce normal d’être contrôlés par un système qui fonctionne avec des indicateurs de rendement ?
Est-ce que la gestion du risque doit se résumer à une logique comptable ?
Est-ce que la santé se pilote avec des tableaux Excel ?
Et surtout :
Avons-nous encore droit à l’erreur
dans un système devenu une véritable machine à indus ?
Les textes sont complexes.
Souvent incohérents.
Interprétés différemment d’une CPAM à l’autre.
Un libellé est accepté ici, refusé ailleurs.
Une prescription est jugée conforme dans un département, pas dans l’autre.
Les logiciels ne correspondent pas aux exigences des caisses.
Les règles changent, sans être clairement expliquées.
Mais au final, qui paie ?
Toujours le professionnel de santé.
Est-ce que les organismes se contrôlent eux-mêmes ?
Est-ce que tout a été fait pour simplifier la nomenclature ?
Ou entretient-on volontairement des règles complexes, interprétables à volonté, pour pouvoir toujours trouver une faute ?
À force de contrôles à objectifs,
on installe une culture du soupçon.
La Sécurité sociale a été créée pour protéger la population.
Pas pour harceler ceux qui soignent.
Saviez-vous que les caisses touchent des primes sur leurs résultats ?
https://t.co/Y1X7bD1icm
Avec l’argent du contribuable bien sûr!!!!!
@yannickneuder@fredvalletoux@barriere_dr@DrJeromeMarty@hamonjeanpaul
#harcèlement #ngapcomplexe
« Les infirmiers libéraux ne sont pas des travailleurs modestes »
Comment voulez-vous qu’on y arrive avec un discours pareil ?
Pourquoi faire la grève des nouveaux soins @FNIofficiel ?
@presidentFNI toujours autant hors sol dans son bureau!
Comment nous coller la honte?
Quand le litre de carburant flirte avec des sommets, continuer à indemniser les déplacements des infirmières libérales à 2,75 € relève du déni.
Les réponses avancées par l’État ne tiennent pas la route.
👉Non, une infirmière libérale ne peut pas “changer de véhicule” du jour au lendemain quand elle est déjà engagée dans un crédit-bail sur 3 ou 4 ans.
👉Non, elle ne peut pas non plus faire sa tournée dans une petite voiture inadaptée, au détriment de sa santé, de son dos et de ses conditions de travail.
👉Non, on ne peut pas continuer à faire comme si le coût réel du déplacement n’existait pas.
Pendant ce temps, certains professionnels comme les kinés bénéficient de dispositifs plus adaptés, avec des indemnités de déplacement pouvant aller jusqu’à 4 € pour certaines typologies de patients.
Alors pourquoi pas les infirmières libérales ?
Pourquoi celles qui parcourent des dizaines de kilomètres par jour, et encore plus en zones rurales, pour soigner des patients âgés, dépendants, isolés, devraient-elles continuer à absorber seules l’explosion du coût du carburant ?
On ne peut pas demander à une professionnelle de se déplacer pour un acte faiblement rémunéré ( injection à 4,50€ brut ou un pansement à 6,30€) , avec un carburant à des niveaux insupportables ( 2,45€ le litre ) , sans compensation sérieuse.
Nous demandons des mesures concrètes, immédiates et réalistes :
– une IFD portée à 4 € au moins pour certaines prises en charge, notamment les patients les plus dépendants ;
– ou une exonération de TICPE pour les gros rouleurs du soin à domicile ;
– ou tout dispositif transitoire réellement applicable, pas des annonces hors-sol.
Car si rien n’est fait, ce sont les patients des campagnes, des zones isolées, des territoires oubliés, qui paieront la facture.
À force de ne pas vouloir financer le déplacement, on finira par ne plus avoir d’infirmières libérales pour se déplacer.
Et sans infirmière libérale sur les routes, il n’y a plus de maintien à domicile.
@stephanie_rist@SebLecornu@yannickneuder@fredvalletoux@ThomasFatome@Jordan_challier@ConvergenceInf@davidlisnard
#teamidel
🔴 🗣️ Hausse des prix du carburant : "Mon plein il coûte 24 euros de plus, et mon plein il fait quatre jours", rapporte Ghislaine Sicre, infirmière libérale dans l'Hérault, et présidente de Convergence Infirmière.
@GillesBornstein#CestTouteLaQuestion#Canal16
Tout le monde se demande comment ça se fait qu'il n'y ait pas encore de révolution en France, que les gens n'arrivent pas à se fédérer et ont l'air complètement résignés ?
C'est simple, la révolution va arriver quand ce compteur va s'arrêter de tourner et que le gouvernement va arrêter de nous jeter des miettes.