Le Canada nous impose un impérialisme moral et judiciaire qui diffuse un modèle de société en opposition avec notre vision plus collective, notre tradition juridique civiliste et nos valeurs sociales distinctes.
Pour écouter ou réécouter mon entrevue : 👇🏾https://t.co/0b17xsg75c
Notre culture en monnaie d'échange dans les négociations avec les 🇺🇸.
Marc Miller demande au CRTC de reculer afin d'épargner aux GAFAM leur contribution au financement de nos oeuvres.
La facture? 600 M$ payés par les contribuables.
Voilà comment le 🇨🇦 défend les intérêts du ⚜️
Il ne faut pas se leurrer, attendons-nous à voir la machine fédérale s’activer dans les prochaines semaines.
Ici @PaulJournet fait preuve d’une grande lucidité :
« Mme Fréchette n’est pas la seule à profiter de cette annonce. M. Carney aussi. Il n’avait pas intérêt à laisser le dossier s’éterniser et donner ainsi des munitions aux péquistes. Le premier ministre du Canada ne veut pas que les Québécois élisent un gouvernement indépendantiste – il en a déjà plein les bras avec l’Alberta. Il veut donc moins favoriser Mme Fréchette que couper l’herbe sous le pied des péquistes. »
Avec la CAQ on a toujours l'impression que tout se règle quelques semaines avant l'élection et on a toujours l'impression, après l'élection, de s'être fait avoir sur toute la ligne. La CAQ recommence son manège de faire pleuvoir les millions et les chèques pour tenter d'acheter des votes.
La différence cette fois c'est qu'on a vu ce film trop souvent, et ça ne passe plus.
Le Québec envoie des milliards de dollars au fédéral pour ensuite devoir mendier son propre argent, sous conditions et au compte-gouttes. Puis, le fédéral ose venir faire des annonces comme s’il nous faisait une faveur.
Le Québec mérite mieux que ce fédéralisme de dépendance.
Cette ingérence honteuse du 🇨🇦 dans des champs de compétence qui ne le concernent absolument pas trouve une alliée indéfectible en C. Fréchette, qui ne s’offusque même pas d’un décorum laissant croire que le 🇨🇦 est généreux, alors qu’il ne fait que nous redonner notre propre $.
La Canada prend notre argent et il en prend plus que ce dont il a besoin et nous la redonne sous condition. Aucune des annonce ne concerne des champs de compétences fédérales. Ce n’est pas une entente.
C’est malsain.
Le Canada est un boulet.
Quand j’ai affirmé, il y a 3 semaines que j’étais obligé de présumer que le Parti Québécois pouvait faire l’objet de surveillance de différentes organisations fédérales, plusieurs se sont montrés sceptiques, d'autres n'ont pas rehaussé le niveau du débat en remettant même ma santé mentale en doute. Plusieurs «experts», qui avaient presque tous travaillé pour le gouvernement du Canada, sont également venus nous expliquer qu'il était «impossible» que les acteurs canadiens du renseignement agissent en contravention de la loi.
Voilà ce matin que Le Devoir nous apprend qu’un examen mené par l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement, l’instance de surveillance du SCRS, confirme que ce dernier pourrait avoir contrevenu à la loi à 22 reprises, pour la seule année 2023-2024.
Les infractions sont de différentes natures. Dans 5 cas, il s’agit de non-conformités ou de violations potentielles au droit canadien. Trois autres manquements concernent la Loi sur le SCRS. Par 14 fois, c’est la Charte canadienne des droits et libertés qui aurait été violée.
Ce qui surprendra encore plus celles et ceux qui se sont empressés de dire que je criais au loup, c’est d’apprendre que le chien de garde des autorités de renseignement affirme dans son rapport « top secret » que l’on omet d’informer le ministre de tutelle du SCRS des actes qui pourraient avoir été accomplis illicitement par ses employés, tel que la loi le prescrit pourtant.
Les exemples démontrant que le Parti Québécois a été à maintes reprises espionné dans son objectif de faire du Québec un pays sont nombreux. Affirmer aujourd’hui que le cadre légal actuel ne le permettrait plus ou s’en remettre à la bienveillance ou au fairplay des organisations dont l’existence même est vouée à protéger l’intégrité du régime fédéral canadien, c’est se bercer d’illusions et faire preuve d’une grande naïveté. Fin de ce chapitre. Ça reste à suivre pour savoir comment ces questions se matérialiseront concrètement.
[Immigration et Intégration au Québec]
Notre prochaine conférence sur les thématiques de l’immigration et de l’intégration se déroulera ce dimanche, 7 juin à 14h00, à Laval.
En compagnie de mon collègue @SFogaing !
C’est un rendez-vous!
#polqc#polcan#immigration#integration #quebec
LE PANIER D’ÉPICERIE COÛTERA-T-IL ENCORE PLUS CHER DANS QUELQUES MOIS?
Les Québécois le constatent tous les jours : le panier d’épicerie coûte trop cher. Ce n’est pas étonnant quand on sait que le Canada affiche la pire inflation alimentaire du G7 et que le Québec figure parmi les endroits les plus touchés au monde. Pour une famille de quatre, on parle d’un panier d’épicerie coûtant 27 % plus cher qu’il y a cinq ans. Pour la seule année 2026, la hausse atteindra environ 1 000 $ par famille. La CAQ promettait de « remettre de l’argent dans le portefeuille » des Québécois, mais c’est l’inverse qui s’est produit. Et ce n’est pas une baisse de 1 $ par semaine pour des légumes coupés et des noix salées, comme l’a annoncé en grande pompe Christine Fréchette cette semaine, qui changera la donne. La CAQ a laissé pourrir la situation pendant huit ans.
Le vrai problème du secteur de l’alimentation est sa réglementation lourde, rigide et désuète qui décourage la concurrence et l’émergence de nouveaux joueurs. Par exemple, certaines clauses permettent encore à un détaillant alimentaire d’empêcher un concurrent de s’installer dans un local qu’il quitte ou dans le complexe qu’il occupe. Le PQ s’est engagé à s’attaquer au nœud du problème afin de faire diminuer le coût du panier d’épicerie. Nous avons proposé plusieurs pistes, notamment l’augmentation de la concurrence dans le secteur en attirant de nouveaux joueurs, en plus de faire le ménage dans les aberrations réglementaires. Je suis conscient qu’il n’y a pas de solution facile et rapide afin de régler ce problème, mais ces solutions sont les seules susceptibles d’avoir un impact à moyen et long terme, beaucoup plus que les bonbons électoraux de Christine Fréchette.
Plus récemment, nous apprenions qu’une nouvelle aberration pourrait s’ajouter : la tarification dynamique. C’est quoi la tarification dynamique, que certains appellent la « tarification de surveillance » ? C’est l’utilisation des données récoltées sur ses clients pour ajuster les prix en temps réel sur les étiquettes électroniques. L’heure où l’achat est effectué, les types de produits préférés, tout est susceptible désormais d’influencer le coût d’une marchandise ou d’un service.
On voit déjà cette pratique dans le secteur hôtelier ou pour la réservation de vol d’avion. Si vous ne savez pas de quoi je parle, faites le test. Allez sur un agrégateur comme Booking ou Google Flight pour vérifier les prix offerts. Fermez la page Internet et retournez-y un peu plus tard. Vous constaterez que les prix ont possiblement augmenté. Grâce à vos données, ces sites sont en mesure de savoir que vous vous intéressez à leur produit et augmentent donc leur prix. Si cela est discutable pour ces secteurs, c’est complètement inacceptable pour les épiceries. La tarification de surveillance n’a rien à voir avec le libre marché. Elle utilise nos données contre nous.
Si nous laissons cela aller, une épicerie pourrait hausser ses prix le dimanche matin parce qu’elle sait que l’achalandage sera plus élevé. Elle profiterait des horaires chargés des familles pour augmenter la facture. On pourrait aussi avoir une augmentation des prix selon le profil d’achat d’une personne. Avec la croissance de l’épicerie en ligne et de la livraison à domicile, la tentation sera grande d’augmenter le prix des produits les plus populaires sans qu’aucune logique de marché ne le justifie. Au Parti Québécois, nous refusons ces pratiques qui risquent d’appauvrir les Québécois.
Aujourd’hui, j’annonce un nouvel engagement d’un futur gouvernement du Parti Québécois : nous déposerons un projet de loi pour modifier la Loi sur la protection du consommateur afin d’interdire la tarification de surveillance dans les épiceries. Parallèlement, nous nous attaquerons également aux règles désuètes qui limitent la concurrence dans le secteur. La nourriture n’est pas une marchandise comme les autres; c’est un bien de première nécessité.
L'éditorial d'hier publié par La Presse nous confirme une fois de plus que le fédéralisme demeure l'orientation centrale de ce journal. De fait, le confort du régime canadien a toujours eu une place de choix au sein de cette organisation.
Pour La Presse, le mouvement souverainiste est systématiquement présenté sous l’angle d’une menace séparatiste, ou comme un facteur de division. Cela explique pourquoi les points de vue favorables à l’indépendance y occupent une place marginale.
Ce nouvel épisode rappelle un échange survenu en 2018, lorsque Pascal Bérubé avait demandé à André Desmarais si la transformation de La Presse en OBNL entraînerait une plus grande neutralité éditoriale. La reponse offerte par M. Desmarais ne laissait place à aucune ambiguïté.
Huit ans plus tard, les orientations éditoriales ont le mérite d’être claires. On peut les partager ou non, mais elles ne surprennent plus grand monde.
Même si certaines personnes préféraient mettre un couvercle sur la marmite, le débat sur l’avenir du Québec et de la fédération canadienne continue de gagner du terrain dans la société.
La séquence surréaliste anti-indépendantiste de La Presse continue.
J’ai lu ce matin l’éditorial de Stéphanie Grammond, où elle parle de l’importance de créer des ponts plutôt que de parler de référendums, comme le font les Québécois et les Albertains. Elle tente de dépeindre négativement les mouvements indépendantistes en les présentant comme des sources de division, pour ensuite faire un parallèle invraisemblable avec l’incapacité du Canada à s’entendre sur des règles commerciales internes assouplies. À La Presse, il ne faudrait surtout pas voir la vérité en face : dans ce pays-là, il y a autant d’intérêts divergents qu’il y a de provinces.
Ce procédé n’a rien de nouveau. C’est le genre de texte qu’on peut souvent lire dans La Presse, qui ne se gêne pas pour afficher son caractère foncièrement fédéraliste et anti-indépendantiste.
On l’a vu dès le 27 mars, quand Francis Vailles s’est fendu d’un texte cherchant à démontrer l’existence d’un trou de 27 milliards que le Québec aurait avec le fédéral, un argumentaire bancal facilement démonté par mon ami et ancien collègue Nicolas Marceau.
La séquence s’est poursuivie le 5 avril, lorsque Stéphanie Grammond nous a servi un dossier sur le Brexit expliquant que les indépendantistes britanniques seraient en fait la cause de la montée des mouvements anti-immigration. Donc, des indépendantistes qui seraient intolérants et extrémistes : c’est surprenant.
Le 14 avril, Yves Boisvert écrit une chronique complète pour établir des parallèles douteux entre PSPP et Trump, chronique qu’il conclut ironiquement en se défendant de vouloir dire que PSPP serait trumpiste.
Le 5 mai, Stéphanie Grammond insinue qu’il existerait une possible ingérence russe dans le mouvement indépendantiste québécois sans même avancer l’ombre d’une preuve.
Le 26 mai, Michel C. Auger écrit une chronique lunaire inventant « un malaise » au sein du Parti québécois autour de ce « virage à droite » allégué. S’appuyant moins sur de réels témoignages ou observations de terrain — un terrain qu’il ne fréquente plus depuis longtemps —, il aligne les procès d’intention et les distorsions de la réalité pour commenter ce qui reviendrait, selon lui, à « bazarder » l’héritage social-démocrate des anciens chefs du PQ.
Il s’agit d’éditoriaux et de chroniques, donc de textes subjectifs, mais qu’on ne peut analyser sans tenir compte des reportages, également parus dans La Presse, qui tentent désespérément de faire porter au Parti québécois le poids d’un rapport des OUI Québec qui ne parle pas de lui, ou encore de prétendre qu’on aurait cherché à bousculer les chefs autochtones en les consultant sur le contenu du Livre bleu.
Et pendant ce temps, on continue de chercher les chroniques ou les éditoriaux qui viendraient faire contrepoids au point de vue inconditionnellement fédéraliste que La Presse se gêne de moins en moins de mettre en vitrine.
Bref, il y a toujours eu dans La Presse un manque d’équilibre quand vient le temps de commenter la question nationale. Dans ce contexte, la seule chose qu’on puisse faire est de démontrer le biais fédéraliste de ce journal et de sensibiliser la population à cette posture sans équivoque.
Paperasse, reddition de comptes, règlements qui changent, téléphone qui ne répond pas au ministère: les entrepreneurs ont besoin d'oxygène!
Ils ont besoin d’un gouvernement qui soit un partenaire, pas un concurrent, ou un adversaire.
Hier, j’ai eu l’occasion de m’adresser au ministre délégué à l’Économie et aux Petites et Moyennes Entreprises afin de lui dresser un portrait des réalités vécues par les entrepreneurs de chez nous.
Les entrepreneurs d’Arthabaska et de L’Érable sont des gens travaillants, passionnés et engagés. Chaque jour, ils prennent des risques, créent des emplois et contribuent au dynamisme de notre économie.
La culture québécoise n’est pas un obstacle au vivre-ensemble, elle est l'un des points de rencontre.
En transmettant à tous nos jeunes, peu importe leurs origines, notre langue commune, le français, notre histoire, nos œuvres et nos repères collectifs, on leur donne les clés pour participer pleinement à la vie nationale.
Un Québec qui rassemble ne se construit pas dans le vide, mais autour d’un socle commun fait d’une culture nationale vivante et de valeurs partagées, comme l’égalité entre les femmes et les hommes. C’est ainsi que nous pouvons nous unir au-delà de nos différences et bâtir un véritable « nous » québécois. ⚜️
Alors qu’il est aujourd’hui possible de traverser tout le primaire et le secondaire sans presque jamais croiser la culture québécoise sur son parcours, faut-il vraiment se surprendre que tant de jeunes ne se sentent pas Québécois?
Mon texte @JdeMontreal 👇 https://t.co/96KppOkbYj
Ce mercredi, j'ai eu le plaisir d’animer le lancement du livre Entreprendre le pays du Québec de @GaCoulombe à Club Pays.
Nous avons eu droit à des allocutions de @NMarceauUQAM, Évelyne Beaudin, @20100vallee et Julie Guyot, qui réfléchissent eux aussi aux grands enjeux entourant l’avenir du Québec.
Dans son livre Entreprendre le pays du Québec, Gabriel Coulombe met en lumière les coûts réels du statu quo canadien ainsi que les gains liés à la pleine maîtrise de nos leviers économiques, budgétaires et politiques. Il nous aide à mieux comprendre comment l’indépendance est non seulement un projet national, mais aussi une décision rationnelle et avantageuse.
Ce livre constitue une contribution importante de Gabriel Coulombe à la société civile et au mouvement indépendantiste québécois, en offrant des outils de réflexion et de vulgarisation qui permettront à plusieurs de mieux s’approprier les arguments économiques en faveur d’un Québec pays. Cet essai s’adresse autant à ceux qui souhaitent mieux comprendre qu’à ceux qui cherchent à mieux convaincre.
Enfin, cet ouvrage contribue aussi à renverser le fardeau de la preuve: qu’a encore le Canada à offrir au Québec en 2026? Le Québec n’a plus aucun avenir financier, culturel ou linguistique au sein du Canada. ⚜️
Nous sommes fiers d’avoir fait parler l’Assemblée nationale d’une seule voix aujourd'hui afin de condamner les menaces et les messages haineux proférés à l'endroit de notre candidate à l’investiture dans Laval-des-Rapides, Fatima Aboubakr.
Tout le monde doit pouvoir s’engager en politique sans craindre pour sa sécurité. C’est une question de valeurs démocratiques.
Le Parti Québécois est fermement engagé à consulter les représentants des Premières Nations et Inuit à toutes les étapes afin de coconstruire un chemin vers une solution mutuellement bénéfique : un Québec indépendant constituera une avancée majeure pour l'autodétermination et l'autonomie de nos nations.
Contrairement à ce qui est rapporté dans La Presse ce matin, il n'y a pas de présentation publique ou à l'ensemble des chefs du chapitre du Livre bleu portant sur les relations avec les Premières Nations et Inuit. Comme convenu avec l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador dans un esprit de consultation préalable, nous remettons au Chef Francis Verreault-Paul une version préliminaire confidentielle du chapitre afin que les représentants des Premières Nations et Inuit aient la possibilité d'en prendre connaissance avant sa publication et, s'ils le souhaitent, de nous faire part de leurs commentaires. Les nations autochtones sont évidemment libres d’exercer leur autodétermination dans la décision de commenter ou non le document de travail du Parti Québécois.
La CAQ a pris la mauvaise habitude de ne pas respecter ses cibles en immigration. C’est toujours la même chose : dire une chose et faire son contraire.
En 2024, sur le territoire du Québec il y avait 72 405 travailleurs étrangers temporaires issus du PTET. Aujourd’hui, on en a environ 79 000, alors que l’objectif du gouvernement pour l’année 2026 était de 69 100.
Même chose du côté des étudiants étrangers, il y en a environ 116 000 sur le territoire actuellement, alors que la cible pour 2026 était de 106 400.
C’est un total de plus de 195 000 immigrants temporaires sur le territoire alors que la cible est de maximum 175 000 dans la planification pluriannuelle de l’immigration adoptée par le gouvernement de la CAQ. C’est donc 20 000 personnes de plus que prévu.
L’immigration est un enjeu important, qui mérite une rigueur le gouvernement Legault-Fréchette n’a pas.
Tout mon soutien à @Atima67486 face à ces menaces inacceptables. Personne ne devrait être intimidé ou menacé pour ses opinions politiques ou pour son engagement démocratique.
Le Québec est une société libre, démocratique et laïque. Ceux qui tentent d’imposer la peur ou le silence par l’intimidation n’auront jamais le dernier mot.
Menaces et messages haineux par des islamistes radicaux contre une candidate du PQ : une attaque frontale contre notre démocratie qui exige une réponse adéquate de la police
C’est avec stupéfaction que j’ai pris connaissance des menaces et des commentaires très violents dont fait l’objet notre candidate à l’investiture dans Laval‑des‑Rapides, madame Fatima Aboubakr, depuis l’annonce de son intention de porter les couleurs du Parti Québécois aux prochaines élections.
Comme vous le savez peut-être, Fatima a consacré sa vie à prendre soin des tout-petits dans des CPE et est intervenue publiquement à quelques reprises pour dénoncer les dérives religieuses dans certains CPE de Laval qui devenaient des garderies « à vocation islamique servant une population presque exclusivement musulmane ». À l’origine, elle affirme avoir choisi de s’établir au Québec « pour la laïcité, pour l’égalité homme-femme, pour la liberté de conscience, pour la neutralité de l’État » qui, à ses yeux, sont garants d’une paix sociale.
L’annonce de sa candidature au Parti Québécois a entrainé des menaces et de la haine explicite et dont les racines résident clairement dans le fondamentalisme religieux :
- « Allez-y faites le nécessaire » ce à quoi plusieurs personnes répondent qu’ils s’en occupent et « nous allons lui rendre ca en double ».
- « Elle habite où celle-là? »
- « Ils vont bientôt l’éliminer »
- Des références au Coran sur les « hypocrites » et les « traitres » en appelant à ce que « Dieu s’en charge ».
- Invoquant Allah, certains l’associent aux « mécréants » et à de la « vermine ». On peut également lire des propos tels que « nous la jetterons aux poubelles de l’histoire » ou encore que « la chaussure de Dieu s’abattra sur elle ».
Devant ce déferlement de haine, Fatima a dû saisir les autorités policières. Or, elle m’indique que, bien que la police de Laval lui ait suggéré de se doter de caméras de surveillance et de considérer se relocaliser (elle est candidate dans sa circonscription !?!), elle n’a pas obtenu un engagement que la police allait rencontrer les personnes qui ont proféré ces menaces, ce qui est parfaitement incompréhensible et inacceptable. J’ai donc demandé une rencontre aujourd’hui avec la cheffe de la police de Laval.
Ceci est une attaque frontale et explicite à notre démocratie. Je suis profondément bouleversé par cette situation, ma famille et moi ayant nous-mêmes vécu ce genre de menace. Rappelons-nous également des menaces que Fatima Houda Pépin et Marwah Rizqy ont dû subir par ces mêmes islamistes radicaux. Fermer les yeux ou banaliser des menaces sur des élus ou sur des candidats aux élections serait une grave erreur.
Je ne ménagerai donc aucun effort pour défendre madame Aboubakr et nous ne laisserons jamais qui que ce soit l'intimider. J’espère également que les autorités, autant que les élus, en particulier les autres chefs de partis, enverront un signal clair que ce comportement ne passe pas dans notre société.