Derrière le volontarisme gouvernemental, une question simple demeure : le plan d'électrification est il crédible, et surtout qui paiera, et jusqu’où ?
Le leasing social et les aides ( jusqu’à 100 000 € pour certains véhicules utilitaires ) témoignent d’un effort réel, mais posent une question simple : combien de temps une politique publique peut-elle subventionner une technologie avant qu’elle ne tienne debout seule ?
Car à ce niveau d’aide, l’électrification ressemble moins à un marché qu’à une perfusion.
Depuis 2018, ce sont déjà 18 milliards d’€ qui ont été consacrés à la filière automobile. Et avec une production nationale en chute de 59 % en 20 ans, un déclassement de la 3e à la 14e place mondiale, et un déficit commercial atteignant 22,5 milliards d’€, le paradoxe devient total lorsqu’on observe que, jusqu’en 2024, « le bonus écologique a bénéficié à seulement 20 % des voitures assemblées en France ». Comme si l’on avait organisé, à grands frais, la transition… des autres.
La difficulté n’est pas de proclamer la bascule ; elle est de la payer, de l’équiper et de la faire accepter.
Même logique du côté du logement : fin des chaudières à gaz neuves d’ici 2026, montée en puissance des pompes à chaleur, avec un objectif d’un million d’unités produites par an en 2030. L’intention est cohérente, mais elle escamote des contraintes très concrètes : une filière fr peu compétitive, des coûts d’installation souvent prohibitifs sans aides massives, des performances inégales selon l’état des bâtiments, et une tension déjà manifeste sur les installateurs.
Soyons justes, il ne s’agit pas d’un plan vide. Il y a des choix, des priorités, une direction. Mais le problème n’est pas dans l’intention, il réside dans son ajustement au réel…
Présenter comme un bond en avant ce qui relève d’un redéploiement, empiler des objectifs sans expliciter les contraintes, promettre une bascule sans en détailler les fondations : c’est prendre le risque classique de transformer une transition difficile en promesse déçue.
Il ne suffit pas de vouloir sortir des fossiles pour en sortir et de décréter une bascule technologique pour qu’elle advienne. D’autant que le plan s’appuie largement sur des technologies dont la production et les chaînes d’approvisionnement ne sont que partiellement maîtrisées sur le territoire, ce qui revient à substituer une dépendance à une autre, souvent plus capitalistique.
Derrière les objectifs affleure alors une question plus triviale : qui paie ? L’artisan sommé d’abandonner son utilitaire thermique, même subventionné ; le ménage contraint de remplacer une chaudière encore fonctionnelle ; le bailleur social appelé à rénover dans l’urgence. Même aidée, chaque transition constitue un coût net, et ces coûts s’additionnent.
Le plan repose sur l’idée implicite que les agents économiques suivront. Mais dans une économie contrainte, ils arbitrent, diffèrent, parfois renoncent. Une technologie imposée trop tôt devient une technologie rejetée.
Aujourd’hui, les énergies fossiles représentent encore près de 60 % de la consommation énergétique française, contre environ 40 % pour l’électricité. La PPE3 ambitionne d’inverser ce rapport d’ici 2035. Une telle bascule relève moins de la transition que du saut quantique. Elle suppose en une décennie de convertir massivement les usages ( transport, chauffage, industrie ) tout en augmentant fortement la production électrique, en renforçant des réseaux déjà sous tension, et en finançant simultanément le renouvellement des équipements chez des millions d’agents économiques.
Il ne s’agit pas seulement de produire plus d’électricité, mais de réorganiser en profondeur tout le système énergétique, industriel et domestique du pays à un rythme historiquement inédit…
Comme l’analysaient récemment Dominique Finon et Etienne Beeker: « Les annonces d’objectifs élevés de l’électrification relèvent plus du vœu pieux que d’analyses socio-technico-économiques poussées. (…) Au total, l’accélération de l’électrification des usages apporterait dans le meilleur des cas un surcroît de consommation de 55 TWh en 2030. Avec l’électrification des usages mise en avant par le gouvernement, la PPE3 nous apparaît incantatoire. Les hypothèses ne semblent avoir été avancées que dans le but d’obtenir un consensus temporaire entre les différents acteurs. »
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Le point aveugle de ce plan tient en une contradiction : on veut sortir vite des fossiles tout en imposant des technologies chères, largement subventionnées et partiellement importées, dans un pays déjà surendetté et désindustrialisé. L’objectif exige une puissance financière et productive que la France ne possède plus. D’où cette impression de décalage croissant entre la majesté des annonces et la maigreur des fondations…
@lopinion_fr Non, en effet. Une parenthèse aurait permis de rassembler, dans ses confins, une certaine cohérence de pensée et d'action. Le macronisme a, hors de toute parenthèse, expérimenté tous les errements et laissé s'évaporer ce qui restait du cadre républicain et souverain.
@NPolony Et on reste sans voix face à la PPE3, bâclée vite fait bien fait... Peu de chance qu'elle vienne en aide à nos industries, fagotée comme elle est....
@NPolony Les Conférences de la souveraineté (alimentaire) feront probablement long feu, avec une ministre de l'agriculture qui en est réduite à s'exprimer "à titre personnel" sur des sujets de compétitivité agricole, peu suivie qu'elle est par un gouvernement d'une tiédeur désarmante...
🔴 La France est le SEUL PAYS AU MONDE à avoir interdit l'acétamipride.
🇪🇺 Dans l'Union européenne il est autorisé jusqu'en 2033 et utilisé dans tous les États membres.
🔴 La France importe 70% de sa consommation de fruits et 30% des légumes.
✅ L'acétamipride est un insecticide néonicotinoïde utilisé pour protéger les cultures contre les nuisibles de type suceurs de sève (pucerons...) qui affaiblissent les plans et transmettent des maladies.
✅ Il est particulièrement efficace pour les cultures fruitières (pomme, poire, cerise, noisette...) et les légumes (tomate, concombre, poivrons, épinards...), mais également pour le coton, les céréales et le soja.
✅ Sa toxicité chez l'homme est extrêmement faible.
En lien avec la consommation de produits traités, l'exposition des humains est considérée comme sûre :
– EFSA : aucun lien établi avec des cancers humains.
– ANSES : risques jugés maîtrisés dans les usages autorisés.
✅ En comparaison avec d'autres insecticides, l'acétamipride est le moins risqué pour les abeilles.
Les études montrent que pour être létales pour les abeilles adultes, les doses doivent être très élevées.
✅ les alternatives chimiques sont souvent plus dangereuses pour la faune.
Les alternatives biologiques sont :
🔹Beaucoup plus chères
🔹Moins efficaces
🔹Très chronophages (suivi, surveillance...)
🔹Nécessitent une formation et un accompagnement agronomique
⚠️ En conclusion, il n'y a qu'en France que cet insecticide est totalement interdit alors que nous importons plus de 50% de notre consommation de fruits et légumes de pays où il est largement utilisé.
Bienvenue en #Absurdie
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@NPolony Dans les circonstances actuelles, ça fait tache... Tout comme la nomination de la nouvelle dirigeante de l'OFB... Ça fait beaucoup. Personne pour arrêter ce cirque qui ridiculise la France ?
@Euractiv And France has received visa applications from Iranian dignitaries… Will it grant them the refuge they seek ? Let us await this next act of courage....
"Les Européens sont les derniers pratiquants d’une religion à la laquelle plus personne ne croit,celle de l’O.M.C,l’organisation mondiale du commerce.Avec le scrupule du dévot on fixe des contraintes inouïes sociales, écologique, sociétales que nous sommes les seuls à appliquer."
Shein prospère sur nos renoncements économiques et politiques.
Paupérisation des actifs par le modèle social, désindustrialisation, retard technologique, aversion à l'industrie et crainte de toute forme de risque. l'Europe a ouvert un boulevard à la Chine
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