La dernière fois que j’ai entendu ce genre de discours sur la « nouvelle République », « le peuple », la « souveraineté populaire », les référendums permanents et le référendum révocatoire, cela s’est terminé par la réécriture d’une Constitution sur mesure (réélection indéfinie comprise), la prise de contrôle progressive de toutes les institutions, la création de structures étatiques parallèles, la destruction des contre-pouvoirs.
Encore pire : cela s’est terminé par la pire crise économique et sanitaire de l’histoire du continent Américain, des dizaines de milliers de prisonniers politiques, des torturés, des disparus, une opposition criminalisée, contrainte à la clandestinité, des médias fermés, un pays mis à genoux et près de 30% de sa population dispersée à travers le monde. Plus de deux décennies de dictature meurtrière.
Nous, les Vénézuéliens, connaissons un peu le populisme autoritaire de gauche, et son problème principal est exactement le même que celui du populisme autoritaire de droite : quelqu’un prétend parler au nom du Peuple avec un grand P, en être l’incarnation légitime et exclusive.
Dès qu’un homme, un parti, ou parfois une obscure secte politique, se présente comme l’expression unique de la Volonté populaire, la démocratie est en danger.
Chaque invocation de « la souveraineté », de « la volonté » du peuple, dont il est bien entendu que le leader maximo est l’incarnation et le seul dépositaire légitime, doit être lue exactement comme une sirène d’alerte.
Quand une novlangue s’installe et vide de leur sens des concepts qui devraient nous faire vivre ensemble, c’est le signal de partir en courant et de rentrer dans l’abri antimissile.
Et il y a une ironie supplémentaire. @JLMelenchon, comme tout bon chaviste du Premier Monde, est beaucoup plus proche de #DonaldTrump que du #CheGuevara. Culte délirant du chef, personnalisation du pouvoir, prétention à incarner seul le peuple véritable, méfiance envers les contre-pouvoirs, manipulation voire négation de la réalité, désignation permanente d’ennemis intérieurs (juges, médias, « système ») : le logiciel est exactement le même.
En revanche, l’une des choses qu’il n’a jamais abandonnées de son modèle vénézuélien (aujourd’hui heureusement six pieds sous terre), c’est cette haine viscérale des #Juifs et de l’État d’#Israël, cette alliance complotiste revendiquée avec les régimes autoritaires du monde contre un #Occident désigné comme l’ennemi commun.
Et surtout (surtout!) ce mépris raciste et classiste pour les citoyens eux-mêmes, réduits à de simples instruments, des objets qu’on mobilise dans la seule mesure où ils servent la conquête du pouvoir.
Le populisme change de couleur selon les pays. Le scénario, lui, reste étonnamment prévisible.
#LFI #ExtrêmeGauche #Autoritarisme
I was recently in Europe, where the topic du jour was America. What I heard didn't surprise me, but the consistency did. Again and again, people asked the same question: Can America still be counted on? This week's NATO summit surely did little to reassure them.
The Alliance itself is stepping up. More money for security — building upon a trend begun during the Biden Administration, when the number of allies devoting the long agreed 2% of GDP to defense went from 9 to 23. Greater industrial cooperation, including across the Atlantic. Sustained support for Ukraine. A strong reaffirmation of its commitment to collective defense in the face of Russian provocations.
The Trump Administration could and should have declared success. Instead, more public confrontations with allies, threats directed at fellow NATO members, and renewed suggestions about taking territory from a close partner dominated the headlines. The greater damage is quieter, and much harder to reverse. Many Europeans are no longer asking when America will return to the role it has played for generations. They are planning for a future in which it doesn't.
For nearly eight decades, NATO and our broader network of alliances have been among our greatest strategic advantages. They have deterred aggression and so made war less likely, expanded our influence, strengthened our economy, and kept Americans safe. They allow us to share burdens rather than carry them alone. They multiply American power instead of diminishing it.
These relationships were never acts of charity. They were built out of enlightened self-interest to advance our own security and prosperity. When allies lose confidence in the United States, they don't simply wait for Washington to change course. They adapt. They build new partnerships. They look elsewhere for leadership. Those decisions, once made, are difficult to undo.
Our adversaries and competitors understand this. Russia has long sought to fracture the transatlantic alliance. China benefits whenever democratic nations are less able to act together. Every doubt cast on America's reliability is an opportunity for those who would prefer a weaker, more divided West.
The #HijabiMan hashtag is going viral, calling out Islam over its gender roles, double standards, child marriage, and the oppression of women.
More hilarious examples in the thread:⤵️
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Déjà à la base , j adorais Simon Abkarian, qui incarne le Général de Gaulle dans « La Bataille de Gaulle ».
Mais là, respect éternel. #degaulle@Qofficiel#armenie
J'ai vu "L’Abandon" et ça m'a renvoyé quelques années en arrière quand, en janvier 2008, j’ai pris mes fonctions en anti-terro.
Les choses sont à peu près passées ainsi : on m’a donné mon badge, j’ai signé une palanquée de documents, puis on m’a fait asseoir devant un ordinateur pour regarder la vidéo de décapitation de Nick Berg.
Nick Berg était un citoyen américain. Un type étrange, une sorte d’aventurier un peu branque, persuadé qu’il allait décrocher des contrats de reconstruction dans l’Irak en guerre et sympathiser avec les gars du coin. Il s’est fait enlever à la sortie de son hôtel et Zarkaoui l’a décapité quelques jours plus tard.
Je me souviens de sa combinaison orange. Et du bruit que faisait sa gorge. Une sorte de glouglou sinistre, tandis que son corps tentait d’arracher quelques secondes supplémentaires à la mort.
Puis l’écran est devenu noir. J’étais un peu nauséeux.
Mon nouveau chef de groupe a souri, pas mécontent de m’avoir choqué. Il m’a dit :
"Voilà contre quoi on se bat ici."
Ensuite, j’ai été pris dans la lessiveuse.
L’explosion du Caire, en février 2009, fut mon premier attentat. Les activités terroristes de Rachid Kassim, en 2017, ma dernière grosse affaire. Entre les deux, j’ai travaillé, à des degrés d’implication divers, sur pratiquement tous les attentats islamistes survenus en France. Et puis il y a aussi eu ceux qui n’ont pas eu lieu. Tous ceux que nous avons empêchés. Des dizaines, probablement.
Il y a des gens, aujourd’hui encore, qui sont en vie parce que nous avons bossé comme des dingues durant ces années de violence et de confusion. Nous avons largement sacrifié nos vies de famille et esquinté nos santés à force de stress, de fatigue et de nuits écourtées.
Je dis cela : cela n’appelle pas de remerciements particuliers. Nous avions choisi ce métier. Nous étions payés pour le faire. Nous sommes de grands garçons et de grandes filles, fiers de certaines affaires, pleins de regrets au regard de celles que nous avons ratées.
En réalité, ce que je veux vous dire, c'est que nous avons aussi été aux premières loges pour observer l'incapacité de la société française à se confronter à la réalité. Les critiques adressées au film "L’Abandon", y compris lorsqu’elles émanent de certains enseignants, relèvent encore une fois de ce déni.
Alors écrivons-le clairement.
Il existe, là dehors, des islamistes radicaux qui vous détestent et qui souhaitent votre mort.
Depuis des années, ils assassinent des gens qui n’avaient d’autre tort que de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Ils ont tué un couple de policiers chez eux, devant leur enfant en pyjama. Ils ont décapité un professeur. Ils ont massacré des anonymes à une terrasse de café, dans une salle de concert, sur une promenade au bord de la mer.
Faire semblant de ne pas voir cette haine à la fois passionnée et méticuleuse au nom du « vivre ensemble», du « pas d’amalgame » ou de la peur de nourrir l’islamophobie ne la fera pas disparaître. La bonne volonté ne neutralise pas le gars qui nourrit le projet de vous tuer.
Si vous implorez pour votre vie en expliquant à quel point vous êtes ouvert au dialogue, arrangeant, « prêt à faire des concessions sur plein de choses », il vous tuera quand même, ET EN PLUS, il se foutra de votre gueule.
Je sais que c’est un gros morceau à avaler.
Alors, pour autant, cela ne signifie pas qu’il ne faille pas garder la tête froide et les idées claires. Quand mon fils était très malade et hospitalisé pendant plusieurs semaines, son infirmière préférée était une jeune femme algérienne qui portait le voile. Et lorsque deux copains musulmans viennent jouer avec mon fils pour une après-midi Playstation, je trouve plutôt normal d’acheter des bonbons sans gélatine de porc pour agrémenter leur coupe du monde.
Plusieurs réalités peuvent coexister dans le même espace-temps. C’est troublant. Fatiguant, parfois. Cela exige un effort intellectuel et moral permanent. Je n’ai pas de recette toute faite.
J’ai juste cette certitude forgée sur le tas : il faut regarder les choses en face. La réalité est le matériau de la pensée et le film "L’Abandon" me semble tout à fait utile.
Des électeurs LFI se moquent du film l'Abandon consacré à Samuel Paty.
On entend "Attention il meurt à la fin", des rires, et "Votez LFI".
LFI est un parti IslamoGauchiste pro-hamas. Voter LFI c'est voter pour la haine.
Ecoutez à partir de 0'37 Sec.
#LAbandon
Src @PafLeMeilleur