Je pose ça ici :
Quand Marseille décide de rendre hommage à Gisèle Halimi, Anna Mouglalis facture 3 300 balles pour lire un texte.
C'est ça avoir des convictions.
Vous parlez de « chantage ». Non. Un budget, c’est le travail du Parlement.
Un député n’est ni un commentateur ni un lanceur d’alerte permanent. Il est élu et indemnisé par les Français pour examiner les textes, les amender, négocier et, ensuite le cas échéant, les voter ou non. Annoncer la censure avant même d’avoir travaillé le projet proposé, ce n’est pas faire son travail : c’est déserter.
Et quant à “foutre au feu » 600 milliards d’euros de dette, c’est de l’escroquerie à l’état pur.
Revenons à quelque chose de simple : lorsque vous empruntez 100 euros et décidez de ne pas les rendre, vous n’avez pas créé 100 euros. Vous avez pris 100 euros à celui qui vous les avait prêtés.
En l’occurrence les intérêts de la dette détenue par la Banque de France et perçus par celle ci sont reversés au Trésor public sous forme de dividendes. Autrement dit ce que vous proposez ne rapporte rien.
En revanche cela détruirait l’actif le plus important de notre pays, la confiance.
Une dette n’est jamais un papier sans propriétaire. C’est un acte de confiance de celui qui prête envers celui qui emprunte et à qui il confie son patrimoine, c’est-à-dire souvent le fruit de son travail.
Si la France, qui doit lever 310 milliards d’euros cette année, reniait sa propre signature qui nous prêtera encore ? Au mieux les prêteurs - s'ils acceptent de prêter encore - exigeront des taux prohibitifs. Le crédit des familles et des entreprises suivra. La confiance et l’épargne seront fragilisées. L’économie souffrira.
Au pire, l’accès de l’Etat au crédit sera coupé et il devra recourir à des hausses massives d’impôts sur tous les français et à des coupes brutales. Dans les écoles, les hôpitaux, la sécurité, l'écologie, la défense, les collectivités. Les plus fragiles seraient les premiers frappés.
Il n’y a que deux catégories de gens pour formuler une telle proposition : ceux qui pensent s’enrichir en spéculant contre la dette française et ceux qui veulent détruire la zone Euro.
Pas étonnant que les cyniques s’assemblent dans une oeuvre commune de démolition.
Un budget n’est pas un chantage. La dette n’est pas un tour de magie. Et les députés ne sont pas les spectateurs de la République : ils ne peuvent pas provoquer le désordre, puis le commenter.
La natalité française s’effondre.
Bercy : « Et si on faisait payer davantage ceux qui font encore des enfants ? »
Bah bravo ma Brenda !
Les familles aisées paient déjà beaucoup d’impôts, bénéficient de moins en moins de la politique familiale et assument quasi intégralement le coût de leurs enfants. Des enfants qui deviendront pourtant les actifs, contribuables et entrepreneurs dont le pays aura désespérément besoin demain.
Mais plutôt que de se demander où se trouve vraiment la dépense publique et d’ouvrir enfin le débat sur les retraites, on préfère une fois encore présenter la génération qui travaille, cotise ET élève les enfants comme une réserve fiscale inépuisable.
La politique familiale française devient fascinante : moins il y a d’enfants, plus on cherche à décourager ceux qui en font.
À ce rythme, le prochain rapport de Bercy proposera probablement une taxe sur les poussettes.
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Je ne m'attendais pas à une telle levée de boucliers pour avoir dit que le système de retraites n'est pas adapté au refus de faire famille. Les réactions ont été intenses. Je ne suis que le messager, pas l'architecte.
Notre assurance vieillesse est un transfert avec des gens qui prennent, des gens qui donnent et des gens qui donneront. Assez de personnes rompent cette chaîne historique en trois temps au prétexte du libre exercice de leur égoïsme, par ailleurs rhabillé en fausse vertu suicidaire ("c'est dans l'intérêt des enfants de ne pas naître"), et il ne reste plus rien de la solidarité en France. Plus rien. Banqueroute. Tout saute, des subventions aux services.
Ce n'est pas une perspective lointaine. Regardez les comptes publics. Nous avons déjà sacrifié les services au bénéfice de l'augmentation du temps de retraite.
Pour avoir dit l'incohérence des no kids pro retraite à 60 ans, j'ai lu des insultes assez folles, sorte d'interdictions des désaccords, "connard totalitaire", etc. Il faut être sacrément autocentré pour croire qu'on peut traverser la vie en n'étant entouré que de gens avec qui on est d'accord. Le totalitaire, c'est l'insultant. Qui vous contraint ? Pas moi. Je ne suis que des pixels sur un écran dans vos mains. La contrainte est dans le système. La punition est déjà dans la qualité de votre vie, avec une école moins belle si vous avez 20 ans que celle qu'ont connu ceux qui ont 50. Avec un tribunal qui met six ans pour traiter une affaire de viol, parce que le PS a préféré la prestation de pension pour la génération 1964 plutôt que la requalification de la Justice. Avec un hôpital surchargé. Si on veut s'occuper de beaucoup de vieux, il faut beaucoup de jeunes médecins. Il y a trop peu de gens qui donnent. C'est ainsi.
Le système de retraite a été pensé pour une société de forte croissance, avec plein de jeunes parents avec quatre enfants. Ce que je dis simplement est que si vous en désirez zéro, tout en proposant la fin de la croissance comme le font certains écolos et Piketty depuis peu, alors les règles ne peuvent pas être les mêmes. C'est une forme de grève anti solidarité accélerant la chute.
Il n'y a pas de sous-traitance de notre vie ensemble. C'est le vieux principe de Kant. Il faut se comporter d'une façon qui si elle était généralisée, le résultat en serait heureux pour la société. Évidemment que quand je dis qu'il faut conditionner la prestation, je cherche un électro-choc rhétorique. Je n'ai pas déposé de proposition de loi. Je dis qu'il faut choisir une position cohérente. Et si je devais écrire une règle, effectivement je renforcerais des dispositions à la faveur de ceux qui donnent leur temps et leur argent à des enfants.
Si la liberté de ne pas faire d'enfant (en laquelle je crois, pour moi ici c'est affaire de mentalité, pas de loi) l'emporte sur les autres libertés, alors il faut changer des solidarités faites pour un monde où la parentalité n'était pas si souvent optionnelle.
Je finirai là-dessus. Des comptes présentant les signes de la gauche politique (les drapeaux, les symboles) ont répété "les droits ne sont pas conditionnés à des devoirs". Les gars. C'est fake news. Ton droit à la securité, c'est l'obligation d'un policier de te protéger. Ton droit à l'université, c'est mon obligation de passer du temps à mettre à jour le contenu de mon cours. C'est ça une société. On interagit, on échange. Les droits sans les devoirs, c'est un rapport infantile à la réalité. La libre articulation des égoïsmes n'est pas toujours harmonieuse, il faut du droit et parfois il faut de la morale. Quelqu'un qui se ligature les trompes n'a pas à contraindre ma fille à s'occuper de moi et de lui à la fois. Ce que je dépense dans la crèche ne doit pas se répercuter jusqu'à sa consommation de cosmétiques dans league of legends. La liberté à disposer de son corps ne peut pas induire la servitude économique des enfants des autres. Nous n'avons pas de droit sur une génération dont nous ne prenons pas soin.
On va continuer à tolérer encore longtemps la propagande gauchiste décroissante sur les média étatiques ? Un data-center c'est de l'infra. On n'évalue pas une ligne à haute tension, un port, ou un réseau d'eau potable au nbre de personnes qu'il embauche sur site. On l'évalue à ce ***qu'il rend possible***.
Les data centers sont la base physique de toute l'économie numérique. Le PIB qu'ils soutiennent est sans commune mesure avec leurs effectifs directs.
"Les investissements de capital sont une mauvaise affaire pour l'emploi." eh bien oui c'est exactement le point. Le capital remplace du travail par de la productivité, c'est ainsi que les salaires augmentent, que les économies s'enrichissent, et que les gens font autre chose que des tâches répétitives misérables.
Si on veut maximiser les emplois créés par euro investi, on construit des pyramides avec des pelles. Un data center qui emploie 50 techniciens peut soutenir l'activité de 500 000 entreprises clientes. France TV ne compte que les 50.