Gavin Newsom tweete sa rage. Le FT le compare à un méchant de James Bond. Le Globe and Mail publie un guide pour le détester. Tout ça le même jour.
Vous voulez comprendre pourquoi la fourmilière s'agite à ce point ? Suivez-moi, c'est fascinant.
Ce matin, Elon Musk est devenu le premier trillionnaire de l'histoire. Pas en héritant. Pas en taxant. Pas en régulant. En construisant des fusées réutilisables, des voitures électriques et un réseau de satellites qui connecte la planète.
Et regardez bien qui panique : ce ne sont jamais les ingénieurs, les artisans, les entrepreneurs, les soignants, les agriculteurs. Ce sont les politiciens, les éditorialistes, les bureaucrates, les activistes professionnels.
Bref, tous ceux dont le métier consiste à commenter, taxer ou redistribuer la valeur créée par les autres.
Leur terreur n'est pas morale. Elle est existentielle. Consciemment ou inconsciemment, ils savent une chose qu'ils ne peuvent avouer à personne, pas même à eux-mêmes : leur action publique ne crée strictement aucune valeur nette.
Tout leur statut repose sur un mensonge confortable, celui du socialiste bureaucrate : "la richesse existe par magie, le problème c'est juste de la répartir, et il faut des gens comme nous pour le faire."
Ce mensonge tenait tant que la création de richesse restait abstraite. Mais Elon est un contre-exemple vivant à l'échelle planétaire. Mille milliards de dollars créés à partir de rien, sous les yeux de tout le monde, en temps réel.
Chaque lancement de Starship est une réfutation publique de leur vision du monde. C'est insupportable. D'où la rage.
"Le système est truqué", dit Newsom. Non Gavin. Le système truqué, c'est celui où l'on devient puissant en distribuant l'argent des autres. Le système d'Elon, c'est celui où l'on devient riche en rendant le lancement spatial 100 fois moins cher.
Et voilà ce qui les terrifie vraiment : dans le monde qu'Elon est en train de construire, le statut ne s'obtient plus par la posture, le diplôme ou la tribune. Il s'obtient en créant quelque chose. Ils vont devoir apprendre un métier. Développer des compétences. Produire.
L'agitation que vous observez, ce n'est pas de l'indignation. C'est le bruit d'une classe sociale entière qui réalise que sa rente touche à sa fin.
Mais je vais finir sur un truc rassurant, parce qu'au fond je les aime bien.
Ne vous inquiétez pas. Dans le monde d'Elon, le gâteau grossit. C'est toute la différence avec votre monde à somme nulle : il y aura de la place pour tout le monde, y compris pour vous.
Vous êtes l'enfant qui pleure parce qu'il a peur de ne pas avoir de Kinder Bueno.
Respirez. Il y aura des Kinder Bueno pour tout le monde.
„Es gibt in der gesamten Weltgeschichte nicht ein einziges Beispiel dafür, dass sich eine freie Gesellschaft ohne Marktwirtschaft etablieren konnte. Nicht ein einziges. Da könnte man vielleicht einmal auf die Idee kommen, den Markt nicht weiter als etwas Kaltherziges, Bedrohliches und Gefährliches zu framen, sondern als das, was er ist: ein zentrales Element einer freien Gesellschaft.
Marktwirtschaft heißt Konsumentensouveränität, das heißt der Kunde entscheidet, was er kauft und was nicht. Der Einzelne also - und nicht das Wir, das Kollektiv, das Volk oder der Staat.
Ein marktwirtschaftliches System in gesellschaftlicher Unfreiheit mag möglich sein, aber gesellschaftliche Freiheit ohne Marktwirtschaft ist nicht denkbar.“ 1/2
Tu penses que changer d’avis prouve que je n’ai aucune pensée indépendante. C’est exactement l’inverse.
C’était un post vite fait, pas une thèse que je défends depuis dix ans. J’ai lu quelques bouquins, regardé quelques vidéos, et j’en ai conclu qu’Edison était plus proche d’un arnaqueur que Tesla, surtout à cause des histoires d’électrocution. Elon a apporté un contre-argument pertinent, donc j’ai update. Voilà, c’est tout.
La vraie pensée indépendante, ce n’est pas refuser de changer de position juste pour avoir l’air cohérent. Ça, c’est de l’ego déguisé en conviction. Les gens les plus enfermés intellectuellement que je connaisse sont ceux qui sont incapables de se remettre en question, le genre de gauchiste qui préfère défendre une idée morte jusqu’à la tombe plutôt que d’admettre que la data a bougé. Ce n’est pas de la force, c’est une prison.
Et voilà ce que la plupart des gens ratent : ce besoin d’avoir raison est exactement ce qui pourrit notre société. Les gens optimisent pour gagner le débat au lieu de chercher la vérité. Moi je fais l’inverse. Si la data change, je change, publiquement, même quand ça me fait passer pour quelqu’un qui retourne sa veste.
Donc oui, je vais creuser le sujet Edison, comprendre où le narratif a été manipulé et d’où venaient mes propres a priori, et update mon software encore une fois s’il le faut.
Être fermé d’esprit n’a jamais été aussi dangereux qu’en ce moment. Je préfère changer d’avis cent fois et atterrir sur ce qui est vrai plutôt que rester “cohérent” et rester dans l’erreur.
90% of the soldiers on the first boats to hit the beach didn't live to see the end of the day. Look at those faces. Some of them never made it to 18.
Never forget that they paid the ultimate price for our freedom. We live our lives the way we do because of them.
Ça fait un moment que je me pose des questions sur le bilan (provisoire) de Milei en Argentine. On lit tout et son contraire. Alors j'ai arrêté de lire les commentaires et j'ai regardé les chiffres bruts.
L'Argentine, c'est l'expérience grandeur nature que les économistes attendaient depuis 50 ans. Même pays. Même peuple. Même culture. On change UNE variable : la méthode économique.
Avant : des décennies de gestion étatiste et péroniste, "redistributive". Le résultat concret ? 211% d'inflation, 42% de pauvreté, un État en déficit permanent qui finance son train de vie en faisant tourner la planche à billets.
Puis arrive Milei. Méthode inverse, brutale, assumée : on coupe, on déréglemente, on arrête d'imprimer.
Deux ans plus tard (photo à son arrivée (fin 2023) vs aujourd'hui) :
Inflation annuelle : 211% → 31%
Inflation mensuelle : 25% → ~2%
Déficit public : −5% du PIB → +1,8% (excédent)
Croissance : −1,6% → +4,4%
Pauvreté : 42% → 28%
Sans débat. Jugez par vous-mêmes.
Et le point essentiel : ces gains ne vont pas "aux riches" ou "aux marchés". Ils vont d'abord aux plus pauvres.
L'inflation est l'impôt le plus injuste qui existe — elle frappe ceux qui n'ont aucun actif pour se protéger. La diviser par 7, c'est rendre du pouvoir d'achat à ceux d'en bas. Et 14 points de pauvreté en moins, ce sont des millions de gens, pas une ligne Excel.
Pendant un siècle, on a expliqué aux Argentins que l'État les protégerait en dépensant toujours plus. Résultat : un des pays les plus riches du monde en 1910, ruiné. On vient d'inverser la méthode. Regardez le résultat.
À un moment, il faut accepter ce que les faits racontent : sur le terrain économique, la méthode libérale a livré en deux ans ce que des décennies de socialisme avaient promis sans jamais tenir. Et ça profite d'abord aux plus modestes.
On peut détester le style de Milei — la tronçonneuse, l'outrance, les sorties improbables, il n'a rien d'un homme d'État classique. Mais on ne juge pas une politique économique au style de celui qui la mène. On la juge à ce qu'elle fait à la vie des gens.
Et les chiffres ont parlé.
@OleOestlid Sprøtt!
Vi har altså ingen kultur og dermed intet å ta vare på.
Vi lever i en demokratisk rettsstat.
Loven er en kodifisering av kulturen.
Hun mener altså at vi verken har verdier eller interesser.
Og disse styrer landet.
De ivaretar ikke landets/ befolkningens interesser.
@Entrak@RettPaaMedia NRK er håpløse.
I kveld ble jeg sittende å se litt på SVT2. Det var overraskende ryddig og - bra!
Trodde alle mediene her nord var like og utelukkende drev med politikk, men tok kanskje litt feil.
Eller så er det bare NRK som er fullstendig ute og sykler.
The world after Western dominance won’t be neutral. It will belong to someone else.
The “multipolar world” is being sold as the end of Western hypocrisy and the solution to the failures of the current order.
But power never disappears, it shifts. And an unstable multipolar world will eventually produce a new dominant civilisation, with its own values imposed on everyone else.
The real question is: are those values better than ours? I don't think so.
The humanities were meant to illuminate the human condition and to participate in teaching how to think. They were popular when they delivered. Once they pivoted to social-justice activism, they became useless. Their existential crisis is entirely self-inflicted.
Politicians see private savings as the solution to public insolvency. They will never cut government; they will always seek to harvest private capital through taxes, regulations, and financial repression.
Reading through Reddit threads in which leftists/progressives express their bewilderment/confusion/fury at working class English voters for casting their lot in with Reform, one of the things I'm starting to understand is this:
They simply do not understand how a government could help working-class people in any other way besides giving them benefits, handouts, and other free things.
Their entire mental architecture is premised upon the premises that
1. Working class people are poor
2. The only way for them to not be poor is for the state to give them free stuff
3. So left-wing parties need to promise them lots of free stuff
Then, when these working-class voters instead vote for right-of-centre parties who instead promise an economy in which they can build a career, start their own business, make a financial success of themselves and start a family, they're confused.
Because, again, in their mental architecture, what the working class are *supposed* to want is free benefits from the state.
But what they *actually* want is a fair shake at making their own way in the world, making money, getting on in life.
And the left simply doesn't understand that what these voters want from the state is an economy in which they can actually do this.
Le libéralisme, c'est la puanteur extrême ? Très bien. Faisons une démonstration que même un enfant de 8 ans peut comprendre. Et à la fin, on verra qui pue.
Étape 1. En 1800, 90% de l'humanité vivait dans l'extrême pauvreté. Famine, mortalité infantile à 40%, espérance de vie de 30 ans. C'était la norme depuis 10 000 ans. La condition humaine, c'était ça : vivre vite, mourir tôt, enterrer ses enfants.
Étape 2. Aujourd'hui, moins de 9% de l'humanité vit dans l'extrême pauvreté. L'espérance de vie mondiale est passée à 73 ans. La mortalité infantile est sous 4%. C'est la révolution la plus massive de l'histoire humaine. Aucune autre période n'arrive à la cheville de ces deux derniers siècles.
Étape 3. Question simple. Qu'est-ce qui a changé entre 1800 et aujourd'hui ? Une seule chose. L'apparition d'économies fondées sur la propriété privée, le libre-échange, et la liberté entrepreneuriale. C'est-à-dire le libéralisme. Tout le reste (vaccins, électricité, agriculture moderne, antibiotiques) en est la conséquence directe.
Étape 4. Le test grandeur nature de l'histoire. Allemagne de l'Est vs Allemagne de l'Ouest. Même peuple, même langue, même culture, séparés en 1945. Quarante ans plus tard, un Allemand de l'Ouest était trois fois plus riche, vivait plus longtemps, et était libre. Les Allemands de l'Est essayaient de fuir en escaladant un mur, pas l'inverse.
Étape 5. Corée du Nord vs Corée du Sud. Même peuple, même langue, même culture, séparés en 1953. Aujourd'hui, le Sud-Coréen est quarante fois plus riche que le Nord-Coréen. Le Nord est une famine permanente. Le Sud produit Samsung, Hyundai, K-pop, et a sorti son peuple de la misère en deux générations.
Étape 6. Hong Kong vs Chine maoïste. Même peuple, même langue, même culture. Hong Kong a appliqué le libéralisme dans sa version la plus pure pendant 40 ans. Résultat : passé du niveau de l'Afrique sub-saharienne à l'un des PIB par habitant les plus élevés au monde. Pendant que la Chine maoïste tuait 45 millions de ses propres citoyens dans le Grand Bond en avant.
Étape 7. Et quand la Chine a libéralisé partiellement son économie après 1978, elle a sorti 800 millions de personnes de la pauvreté en 40 ans. Plus que toutes les politiques d'aide au développement de l'histoire combinées. La libéralisation a fait, à elle seule, ce que des trillions d'aide internationale n'ont jamais réussi à faire.
Étape 8. Le palmarès des pays les plus libéraux du monde aujourd'hui (Suisse, Singapour, Danemark, Estonie, Pays-Bas, Irlande) : moins de pauvreté qu'ailleurs, plus de mobilité sociale qu'ailleurs, services publics mieux financés qu'ailleurs, et des inégalités plus faibles qu'en France. La France, championne du monde de la dépense publique à 57%, a une mobilité sociale plus faible que les États-Unis. Méditer cinq minutes.
Étape 9. Les pays qui ont rejeté le libéralisme : URSS, Cuba, Venezuela, Corée du Nord, Cambodge des Khmers rouges, Chine maoïste, Zimbabwe de Mugabe. Bilan total : autour de 100 millions de morts au 20ème siècle, des famines à répétition, des effondrements économiques, et de la pauvreté de masse. Sans aucune exception.
Étape 10. Conclusion. Le libéralisme n'est pas une "idéologie". C'est juste le constat empirique, vérifié sur 200 ans et sur des centaines de pays, que la liberté économique produit de la prospérité, et que la coercition étatique produit de la misère. Ce n'est pas une opinion. C'est une régularité scientifique aussi solide que la gravité.
La phrase de Franck Delahaye sur "le Parisien qui marche sur un type mort dans la rue" est révélatrice. Elle révèle que pour les anti-libéraux, la richesse est forcément le résultat d'une violence. Ils ne peuvent littéralement pas concevoir qu'on puisse devenir riche en créant de la valeur pour les autres. Pour eux, toute richesse est volée par définition. C'est une vision théologique du monde, pas une analyse économique.
Or c'est exactement l'inverse. Le libéralisme est le seul système qui force la création de richesse à passer par le service rendu aux autres. Personne n'est obligé d'acheter votre produit. Personne n'est obligé de travailler pour vous. Vous ne devenez riche qu'en convainquant des millions de gens, librement, que ce que vous offrez vaut plus que ce qu'ils donnent en échange. C'est le système le plus profondément moral jamais inventé. Toutes les autres formes d'enrichissement (rente, captation politique, corruption, héritage de privilèges) sont des trahisons du libéralisme, pas son essence.
Donc, non, le libéralisme n'est pas la puanteur extrême. La puanteur extrême, c'est la pauvreté de masse maintenue par la planification étatique. C'est les enfants vénézuéliens qui mangent dans les poubelles. C'est les fosses communes nord-coréennes. C'est les famines soviétiques. C'est la France qui s'enfonce avec 113% de dette pendant que ses jeunes partent à Londres, Dubaï ou Lisbonne.
Maintenant que tu as vu ça, je te conseille un premier livre. La Route de la Servitude, de Friedrich Hayek, 1944. Court, accessible, écrit pendant la Seconde Guerre mondiale par un homme qui voyait revenir en démocratie les mêmes mécanismes qu'il avait vus monter en Allemagne. Lis-le. Ça va te faire sortir de tes idées préconçues plus vite que dix ans de débat sur Twitter.
Et ensuite on en reparle.