Il est l’un des hommes politique les plus brillants de sa génération.
De passage en France @PaulPlamondon chef du @partiquebecois est en tête des sondages.
L’homme pourrait être le prochain Premier ministre. Et relancer un référendum sur l’indépendance du Québec.
@MarianneleMag
Nous avons écouté avec attention la présentation du « plan » pour le français déposé par le PLQ hier. Il est clair qu’il faudra plus que promettre des livres dans toutes les écoles pour renverser le déclin du français et il est illusoire de penser qu'on peut franciser l'ensemble des immigrants temporaires pour 138 millions de dollars (on sait que ça coutera en fait jusqu’à 13 milliards selon le Commissaire à la langue française).
Ce dernier nous a dit il y a deux semaines que la loi 96 de la CAQ ne suffira pas à renverser le déclin du français, que ça prend une mobilisation qui « sort des paramètres classiques ». Dans ce contexte, ce que le PLQ nous a démontré aujourd'hui, c'est qu'il est incapable d'aller aussi loin que la CAQ, qui a échoué.
Ce qu'il faut, ce sont des mesures structurantes : appliquer la loi 101 dans les cégeps, rendre la maitrise du français obligatoire pour les nouveaux arrivants, protéger le droit de travailler en français dans les PME, donner au Québec tout les pouvoirs pour une politique linguistique forte. Aucune de ces mesures ne se retrouve dans le « plan » des libéraux ; elles se retrouvent dans le plan du Parti Québécois.
Seul le Parti Québécois posera les gestes nécessaires pour renverser le déclin de notre langue.
Dans les prochains jours, j’entamerai une mission en France afin de réactiver la diplomatie indépendantiste, à la veille des élections générales du 5 octobre 2026, où le Parti Québécois sollicitera un mandat auprès de la population pour tenir un référendum sur l'indépendance du Québec. Voici ma lettre parue dans Le Figaro :
Le Québec à nouveau devant la possibilité de son indépendance
Dans quelques mois, les Québécoises et Québécois iront aux urnes pour choisir leur prochain gouvernement. Ce rendez-vous du 5 octobre 2026 a un potentiel historique. Pour la première fois depuis plus de 30 ans, le Parti Québécois que j’ai l’honneur de diriger proposera aux électeurs une consultation populaire sur l’indépendance du Québec. Certains, en France, seront peut-être surpris: ils avaient perdu la trace de la cause du Québec libre ces dernières décennies. Pourtant, la question nationale revient en force. Pourquoi un tel retour de l’option indépendantiste? Parce que l’indépendance, pour le peuple québécois, est devenue une question de survie. Village gaulois francophone entouré d’anglophones, nous ne représentons que 2% de la population nord-américaine, rendant le travail pour la survie du français un effort de tous les instants. Cette aspiration, vivre en français en Amérique, nous la portons depuis plus de quatre siècles, et contre toute attente, le peuple québécois a résisté aux forces assimilationnistes qui poussaient à sa disparition. Une aspiration au cœur de ce que nous sommes: un peuple qui veut exister paisiblement dans le respect de sa différence linguistique et culturelle et qui réclame les moyens d’assurer sa pérennité.
Mais les dernières années révèlent des tendances inquiétantes. Tous les indicateurs sont au rouge. Sans l’indépendance, les Québécois comprennent que la chute s’accélèrera jusqu’au moment où la masse critique de francophones n’existera plus. Commencerait alors un triste déclin. Je ne peux, comme chef du parti indépendantiste, m’y résoudre. L’aventure de la langue française en Amérique doit se poursuivre. Elle ne doit pas seulement survivre, mais rayonner. On sous-estime à quel point le Canada, historiquement, et tel qu’il est devenu, travaille activement à dissoudre le fait français. Le nombre de francophones hors Québec est passé de 6,1% en 1971 à 3,5% en 2021. À ce rythme, dans 15 ans, les francophones du reste du Canada ne seront plus que 2,7% de la population. On parlait jadis de leur minorisation, ils risquent maintenant la quasi-disparition démographique. La politique canadienne d’immigration, étrangement idéalisée chez certains, est la cause première de ce déclin accéléré.
Notre époque pose une question fondamentale : comment, dans nos sociétés de plus en plus complexes et atomisées, refaire un monde commun? Le Canada a misé depuis longtemps sur le multiculturalisme, qui pousse les populations issues de l’immigration à vivre en parallèle de la société d'accueil, enfermées dans leur communauté d’origine. C’est le modèle, bien mal nommé, des accommodements raisonnables et de l’exacerbation des droits religieux. Partout à travers le monde, nous voyons l’échec de ce modèle et les conséquences évidentes qu’il engendre sur la cohésion sociale. Pourtant, le Canada, de son côté, a choisi de s’entêter. Le Québec voit les choses autrement, et a fait le choix de la laïcité. Le Canada ne cache pas son aversion pour elle, alors qu’au Québec, elle se construit sur un large consensus populaire. Semblable à la loi française de 1905, notre laïcité interdit en autre le port de signes religieux aux agents de l’État en position d’autorité, c’est-à-dire les juges, procureurs, gardiens de prison et enseignants de l’école. Ce qui peut sembler relever du minimalisme juridique est perçu par le Canada comme une attaque envers les minorités religieuses et contre leur interprétation désirée du droit à la religion. Ces deux modèles représentent deux visions du monde incompatibles.
Comme la plupart des pays occidentaux, le Québec a vécu une importante pression migratoire imposée par le Canada, qui se sert de son contrôle des frontières et des aéroports pour imposer son agenda idéologique. Notre population ne compte que 9 millions de personnes. De 2022 à 2024, nous avons accueilli 430 000 nouveaux immigrants. À l’échelle de la France, cela équivaut à l’ajout de 3,3 millions de personnes en seulement trois ans. Les conséquences des politiques d’immigration canadiennes sont documentées : crise du logement et des services publics, déclin marqué du français, et une mise à mal du modèle d’intégration qui était jadis perçu comme un modèle de réussite par les Québécois.
À cela s’ajoute le gaspillage important des fonds publics qui découle du dédoublement des responsabilités et des ministères entre Québec et un gouvernement du Canada qui tente de centraliser tous les pouvoirs à Ottawa. La présence d’un gouvernement de trop génère donc un gaspillage éhonté et l’impossibilité de faire avancer les projets pour lesquels les multiples paliers de gouvernement n’ont pas la même vision. À ce titre, il faut rappeler que le gouvernement canadien ne respecte en fait pas sa propre constitution, utilisant les impôts qu’il perçoit pour s’ingérer dans les champs de compétence du Québec à travers un pouvoir de dépenser dans des domaines qui relèvent en fait de l’Assemblée nationale du Québec.
On l’aura compris, pour l’instant, l’avenir du Québec se décide dans une fédération où il est structurellement minoritaire, où la légitimité de son existence est régulièrement remise en question, et où les abus de pouvoir par le régime canadien sont de plus en plus monnaie courante. Pour reprendre les termes de Mark Carney lui-même à Davos, les états qui ne seront pas à la table seront au menu. C’est justement ce qui amène les Québécois à ne pas baisser les bras : cette volonté d’être à la table des nations plutôt que voir ses intérêts bafoués. Pour renverser le déclin du français, adopter notre modèle de laïcité et reprendre le contrôle tant de notre politique d’immigration que de nos finances publiques, l’indépendance réémerge donc à titre de solution logique et nécessaire. Les Québécois partagent globalement ces constats, même s’ils n’en viennent pas tous à la conclusion de l’indépendance – ils sont convaincus que leur avenir politique dépend exclusivement d’eux-mêmes, que leur droit à l’autodétermination ne saurait être soumis à un autre peuple. Le Parti Québécois entend les convaincre des vertus d’être un pays à part entière, bien que l’obstacle principal à ce projet soit une campagne de peur permanente du régime fédéral canadien, notamment la peur d’être consulté par référendum, lequel est constamment présenté comme un cataclysme et non comme un exercice démocratique normal.
En 1995, les Québécois sont passés à deux doigts de l’indépendance. On sait aujourd’hui qu’elle leur a échappé à cause des manœuvres frauduleuses de l’État canadien. Mais l’histoire, à nouveau, pointe le museau, et il n’est pas inutile de noter que c’est la jeune génération qui contribue à donner un nouveau souffle à la cause du Québec. Tous les citoyens québécois de moins de 49 ans n’ont pas connu la campagne référendaire brise cœur de 1995. Il est donc bien possible qu’un moment historique soit à nos portes. Pour les Québécois, il ne s’agit pas d’ajouter de l’instabilité à un monde en tension, mais plutôt de participer au monde en leur propre nom, pour permettre d’ajouter un peu de dignité à ce peuple qui, comme le disait le poète québécois Gaston Miron, “n’en finit plus de ne pas naître”. Dans les années à venir, l’amitié franco-québécoise sera plus importante que jamais. Notre histoire partagée, notre vision commune du monde, nos liens culturels, affectifs et familiaux, sont vitaux. Depuis de Gaulle, cette relation s’est construite, approfondie, et tous les gouvernements français, quels qu’ils soient, ont su la valeur de notre relation particulière, à nulle autre pareille. Le Québec ne doute pas que dans les années à venir, la France répondra à l’appel du Québec, sous le signe de l’histoire, de l’amitié, et de la certitude de notre destin partagé.
1/3
En politique, c’est le rôle des élus de poser des questions sur ce qui compte. C’est exactement ce qu’a fait notre chef vendredi dernier en questionnant la provenance de l’argent du financement illicite qui a été révélée grâce aux enquêtes des journaux.
Ce matin, entouré des élus du Parti Québécois, j’ai fait le bilan de huit années du gouvernement de la CAQ et j’ai invité les Québécois à choisir le changement avec le Parti Québécois.
J’ai aussi rappelé que la dernière session a été marquée par les problèmes d’éthique du PLQ, sur lesquels l’UPAC est en train d’enquêter mais pour lesquels nous n’avons toujours aucune réponse.
Je rappelais que quand une organisation policière comme l’UPAC enquête, c’est qu’il y a soupçon de la présence d’activités criminelles d’impliquées. Or j’ai posé une question quant à la source du financement illicite qui a été rapporté sur le plan factuel et journalistique et qui ne fait aucun doute, de la manière suivante :
« Ce qu’on a déjà appris du Parti libéral, c’est qu’on y a fait du financement qui est à l’évidence illicite et ce sont des activités qui impliquaient des dizaines de personnes. Il y a des liens qui ont été faits avec un député fédéral. Est-ce qu’il y a des liens avec le crime organisé ? Ce qu’on sait avec certitude, c’est qu’il y a un événement de financement pour créer une caisse occulte qui a lieu. »
J'ai réitéré ce que j’ai déjà affirmé, à savoir que j’espère que d’ici au moment où les Québécois feront leur choix lors des prochaines élections, nous aurons pu faire toute la lumière sur les sources et la portée de ces activités de financement illégal au Parti libéral du Québec.
La question de la provenance de ce financement occulte remis « cash » aux participants est non seulement pertinente, elle est absolument nécessaire. Et pour ceux qui sont moins familliers avec le financement illicite des partis politiques, ce financement n’apparait pas par magie et ne provient généralement pas de la Caisse populaire locale. Elle vient par définition de sources qui ne sont pas propres, qui sont illicites. Reste à déterminer lesquelles, à quelles fins et à quelle fréquence. En général la corruption politique implique plus d'une personne et une coordination dans l'obtention du retour pour le pot-de-vin versé, j'avais ici en tête la définition juridique de crime organisé et non une organisation criminelle précise en tête. Je pose donc des questions, j'ai nommé d'autres hypothèses comme le fédéral et je ne prétend pas avoir les moyens de mener l'enquête, mais simplement que ce sont des questions fondamentales qui méritent des réponses.
Je crois sincèrement que ce sont des questions que nous avons intérêt à continuer à poser.
En rappel : octobre 2024, plusieurs sources révélaient à @LP_LaPresse que le TGV Québec-Toronto coûterait plus de 100 milliards $.
Et la facture pourrait même frôler les 200 milliards $…
Ben coudonc. 🧐
https://t.co/GNjSsXLkhm
Le Québec mérite mieux et on est dûs pour mettre de l’ordre dans nos affaires.
À l’approche de notre Fête nationale, souvenons-nous que les fois dans notre Histoire où l'on a choisi de se faire confiance, on a accompli de grandes choses. 💙⚜️
Charles Milliard @CharlesMilliard tu qualifiais la compagnie Lion Électrique de "quintessence d'une histoire à succès" ! 😂 Le Québec a perdu des millions de dollars avec cette compagnie broche à foin! Maintenant, tu veux nous faire perdre des MILLIARDS avec ton inutile TGV qui s'annonce être le plus gros éléphant blanc de l'histoire de ton beau Canada! 😂
En étude des crédits, Christine Fréchette a affirmé que ce n'est pas elle qui a demandé une enquête pour trouver la source de la fuite du courriel du ministre des Finances Eric Girard.
Elle aussi dit qu'elle ne savait pas qui avait demandé cette «enquête administrative» pour chercher la source de Radio-Canada.
Finalement, le secrétaire général du gouvernement, assis à côté d'elle, a dit que c'était lui qui avait demandé l'enquête.
Puis, David Bahan n'a pas voulu dire si l'auteur du courriel, Eric Girard, était parmi les personnes ciblées par cette enquête.
Les questions sont posées par le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon. #assnat
@francoislegault disait qu’il irait chercher des « gros gains » à Ottawa, force est de constater que le statu quo est la seule politique autonomiste mise en œuvre par son gouvernement.
#polqc
Les néo-Québécois peuvent parfaitement comprendre toute la pertinence du projet indépendantiste québécois.
Après tout, qui mieux qu’un Chilien, un Algérien, un Sénégalais, un Vietnamien ou un Français peut saisir la nécessité d’une libération nationale d’une tutelle extérieure ?