L’incroyable phrase d’accroche de @vincentduluc dans L’Équipe du jour (ça vaut la peine de tout lire) :
« À part le prix scandaleux des places, le chaos des visas, l’interdiction faite aux Iraniens de dormir dans la ville américaine où ils jouent et à un arbitre somalien de participer à la Coupe du monde pour laquelle il avait été sélectionné, le coût écologique exorbitant, la menace de voir la police anti-immigration aux portes des enceintes sportives, la nécessité de casser son PEL pour aller au stade en transports en commun, le bouleversement du football en quatre quart-temps pour plaire au marché publicitaire et le sentiment qu’en étant prête à toutes les compromissions avec Donald Trump, la FIFA a perdu à la fois son pouvoir et son honneur, LA COUPE DU MONDE, VRAIMENT, VA ÊTRE UNE BELLE FÊTE. » 😭🥶
🗞️ @lequipe
J'ai donc vu La bataille de Gaulle hier soir. Grande salle de l'UGC des Halles quasi pleine.
Côté pile : comme le faisait remarquer un ami, ce film semble refermer la parenthèse ouverte par Le Chagrin et la pitié en 1971, qui avait inauguré la déconstruction de la France gaullienne, et ouvert tout le champ idéologique de la critique d'une France peu glorieuse dont l'essence serait en grande partie dans la collaboration.
Chez Baudry, c'est le grand retour du patriotisme résistant décomplexé. Les héros crient vive la France, les vichystes sont des traitres. Les Anglais sont calculateurs, les Américains des alliés de circonstance autant que des adversaires. Tout est à sa place.
Baudry ajoute aussi au patrimoine national ce qui est je crois une des toutes premières représentations filmiques de la bataille de Bir Hakeim. Morceau de courage et d'abnégation pur, dans la grande tradition gauloise du petit groupe de guerriers sous-équipés qui fait face à l'empire qui veut le submerger.
Bien sûr, il y a les petites touches post-modernes, un recul ironique inévitable, qui dépeint parfois De Gaulle à la frontière du grotesque. Mais cela n'entâche pas le constat : nous sommes culturellement passés de l'autre côté, le patriotisme a de nouveau sa place auprès du grand public. Simon Abkarian qui parle de De Gaulle la larme à l'œil devant Yann Barthès, c'est un nouveau monde/
Les raisons de ce retour me semblent limpides :
la patriotisme contemporain avait disparu car il n'était plus existentiel dans le contexte de la pax americana, et était devenu un obstacle dans le contexte de la construction européenne.
La fin de la pax americana et le risque concret de se faire géopolitiquement écraser redonne une pertinence instrumentale à la technologie sociale du patriotisme sur laquelle repose la défense farouche des intérêts de son pays.
Le retour en grâce de la nation est-il là pour durer ?
Tout dépendra de ce qu'il adviendra de la construciton européenne maintenant que l'Amérique a fait tomber le masque.
Côté face maintenant : Baudry passe à côté du Général.
Pourquoi De Gaulle a-t-il cette folie de rompre avec Pétain et d'aller à Londres. Pourquoi dit-il "je suis la France" à Chruchill, en le croyant profondément ? Et poruquoi certains le croient ?
Pourquoi et comment cette aberration historique qu'est De Gaulle ?
C'est très simple, et l'oubli de Baudry est d'autant plus dommageable que la clé est dans le titre même de la biographie qui a inspiré le film : "une certaine idée de la France."
Plus précisément, il y a au XIXe siècle deux conceptions principales de la nation.
1. La version contractuelle, post-1789, à la Sieyès : la nation est l'agrégat des volontés et des intérêts présents, chaque génération peut la révoquer et la reconfigurer. C'est cette version de la nation qui sous-tend par exemple le concept de nouvelle France de Mélenchon.
2. La version historiciste de la nation, issue de Burke et en France incarnée par Barrès : la terre et les morts. La nation ne représente pas que les vivants, mais aussi les morts et ceux qui sont à naître. Ainsi les vivants n'ont pas l'autorité suffisante pour redéfinir la nation à chaque génération.
Renan est célèbre pour avoir unifié ces deux visions de façon totalement explicite.
"Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n'en font qu'une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L'une est dans le passé, l'autre dans le présent. L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis."
De Gaulle lui appartient à une autre tradition. La France n'est pas pour lui un objet immanent, que l'on étende son essence à tous les Français passés présents futurs ou qu'on la restreigne aux contemporains.
De Gaulle est péguysite.
De Gaulle en 1964 à propos de Péguy : "Aucun écrivain ne m'a autant marqué. Dans les années qui ont précédé la guerre, je lisais tout ce qu'il écrivait, pendant mon adolescence et quand j'étais à Saint-Cyr, puis jeune officier. Je me sentais très proche de lui. Ce qui m'intéressait surtout chez lui, c'était son instinct."
Payerefitte : "Lui aussi, il se faisait une certaine idée de la France, comme d'une personne vivante, pareille à la Madone des fresques.
De Gaulle : "Oui, c'est évident."
Péguy rompt avec les définitions immanentes de la France, et lui accorde la transcendance. La France est une essence dont les générations successives ne sont que les dépositaires. Une certaine idée de la France existant avant, après et au-dessus de tout Français particulier. Cette idée de la France anime les Français beaucoup plus que les Français animent la France. Et les intérêts de la France peuvent être en contradiction avec ceux des Français de toutes les générations.
De Gaulle, c'est avant tout ça.
Les pétainistes ne sont que des sieyèsiens qui se trompent. Mais fondamentalement, ils justifient leur comportement par leur objectif consistant à préserver les intérêts des Français. Éviter une nouvelle boucherie. Donner aux Français une place dans le nouvel ordre germanique.
Pour De Gaulle, ce serait entâcher l'âme de la France. C'est pour cela qu'il peut dire être la France, son dépositaire légitime. Peu importe ce que disent les institutions, c'est celui qui est habité par la France qui porte sa légitimité.
C'est parce que Roosvelt n'est pas péguyste qu'il ne comprend pas qui est De Gaulle et cherche à l'écarter.
Et c'est parce que De Gaulle a fondamentalement raison qu'il réussit. En effet, sur quoi repose le succès de De Gaulle ? Sur le fait qu'en France, dans l'Empire, des Français reconnaissent la France en lui. Des Français pour qui donc la France est autre chose que les Français.
Et c'est aussi pour cela que De Gaulle peut raconter le récit de la résistance. Si la France est autre chose que les Français, alors elle est aussi autre chose que Vichy et ses collabos. Les Français peuvent être indignes de la France, mais la France, elle, reste intacte, tant qu'assez de Français sont là pour protéger et perpétuer son âme.
Sans cette clé de lecture, De Gaulle n'est qu'un excentrique qui a eu de la chance et du courage. Vision du personnage qui transparaît un peu trop chez Baudry.
Avec cette clé de lecture, l'histoire de De Gaulle est une histoire quasi christique, où ce n'est pas Dieu qui s'est fait homme, mais une nation qui s'est faite Général.
Depuis deux jours, nous avons une attaque, en règle, de LFI et plus spécialement du député Bastien Lachaud, député de Seine Saint-Denis contre @FrenchResponse, au travers de ce qu'ils appellent des "influenceurs".
C'est quoi l'histoire #withflags ?
In America, a stranger will rename you in a single breath, and you are simply expected to come when called.
I went to eat at a busy restaurant. A young man at the front asked for my name, to mark my place in line. I gave it the weight it has carried for eight hundred years.
"Nobunaga."
He smiled, nodded, and wrote it down with great confidence. Then he read it back to me, to be sure he had honored it correctly.
"Perfect. Banana, party of one."
Banana. He had heard my name, held it a moment, and returned to me something rounder and more cheerful. To refuse the name a host gives is to refuse his welcome. I bowed. I was Banana now.
Then he handed me a small black disc, said it would "light up and buzz" when my table was ready, and turned to the next guest as though he had not just placed a living thing in my hands.
I held it in both palms, the way one holds a small sleeping beast that may wake. I found a place to stand. I waited, ready.
It woke.
It screamed. It flashed red. It leapt and shook in my hands like a captured spirit demanding release. A lesser man would have dropped it. I did not. I gripped it, steady, looked into its blinking lights, and told it, in a low voice, that its time had come. Then I carried it back to the host with both hands, the way one returns a hawk to its master.
He took it without looking and shouted across the entire room.
"BANANA! Party of one, your table's ready!"
A hundred strangers turned. I rose. I crossed that floor as Banana, spine straight, chin level, a man answering to his name. A child pointed at me. I gave the child a small bow. He had recognized me.
All through the meal they kept me. "How's it tasting, Banana?" "More water, Banana?" The check, when it came, said Banana, and thanked me for visiting. By the end the whole staff knew me. They waved as I left. "Night, Banana!"
So tell me honestly.
For eight hundred years my clan answered to one name. Tonight I answered to a fruit, calmed a screaming relic in my bare hands, and ate among people who were glad I came.
When the little disc lights up, is the table truly mine, or am I only keeping it warm for the next Banana?
Because I have already decided to return on Friday, and to ask, very humbly, for the same disc.
Day 069, orbit 1071 — The gyroscope, key to maintaining a spacecraft attitude in space 🌀
A spacecraft’s attitude is the direction it is pointing in space – crucial information for correctly aligning its antennas, solar panels, and cameras. To stay stable and maintain its attitude, the Station relies on four Control Moment Gyroscopes (CMGs), large spinning wheels that use angular momentum to keep it properly oriented.
🎥 @NASA / @esa
#εpsilon • @esaspaceflight • @Space_Station • @NASA_Johnson
Les réparations : en proportion du PIB, l’Allemagne a moins payé en douze ans que la France en trois ans en 1871-73. Le problème, c’est le refus de l’Allemagne d’admettre sa défaite, l’intérêt des États Unis d’obtenir le remboursement de leurs prêts et l’aveuglement britannique.
"Je n'ai pas de précédent de parlementaire en exercice ou d'une commission d'enquête dans une démocratie moderne de faire autant d'ingérence et d'interférences dans les lignes éditoriales des médias", souligne @MPigasse. Avant d'énumérer de nombreux exemples.
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Monsieur le député UDR @CHAlloncle ,
Ce nouveau tweet ne fait que confirmer la prise d’otage militante de cette commission que vous avez initié pour votre petit intérêt personnel.
Quand vous n’inventez pas des chiffres (d’où provient celui de « centaines de milliers d’euros », quelle est votre source ?), vous occultez volontairement des informations essentielles car elles ne vont pas dans votre sens.
32 émissions sponsorisées deux ans après la création de ma chaîne sur 2.000 émissions produites sur ma chaîne, soit 1,6% ?
Un sponsor publicitaire parmi plus d’une centaine d’autres ?
Un départ du groupe France Télévisions si initié ni souhaité par moi ?
Toutes ces informations sont publiques mais pour les collecter il faut travailler un peu.
Si vous postiez moins sur les réseaux sociaux, vous pourriez approfondir vos dossiers et ne pas abîmer l’image de l’institution qui vous accueille.
Convoquez-moi à nouveau si vous le souhaitez devant la Commission, je prendrai le temps de vous expliquer deux ou trois petites choses.