@Sonic_urticant@Tsaag Après, on a déjà une réponse un peu détaillée ici. Pour aller un peu au-delà de "Viktorovitch, c'est le mal."
https://t.co/uoNk8FyT5W
@Tsaag@Fab_Abj On va dire qu'ici (car je le suis pas assez pour une analyse globale), l'analyse n'est pas infondée (très loin de là) mais demeure tout de même particulièrement balourde.
On va dire que le fond est gâché par la forme "coup de gueule" qui fait vraiment éditorialiste de télé.
Bardella a 99 % des voix. Mais qui tient vraiment les commandes du RN ?
Avec 98,98 % des voix, Jordan Bardella pourrait presque réclamer les clés du siège, le fauteuil du président et le code du coffre-fort. Samedi 24 octobre, il a été réélu à la tête du Rassemblement national avec un score spectaculaire. Petit détail : il était le seul candidat. Et lorsqu'on examine les autres résultats du congrès, les nouvelles nominations et les statuts du parti, une question autrement plus intéressante apparaît. Qui peut réellement décider quoi au RN ? Car entre présider un mouvement, choisir ses candidats, diriger ses députés et organiser une campagne présidentielle, les commandes ne sont pas toutes au même endroit.
Le lendemain du congrès, Marine Le Pen a d'ailleurs confirmé la répartition politique qu'elle envisage pour 2027 : elle à l'Élysée, si les électeurs la choisissent, et Bardella à Matignon, à la tête d'un gouvernement qu'elle promet « pluraliste » et « d'union nationale ». C'est un engagement de campagne, pas un gouvernement constitué. Mais cette annonce confirme que les deux dirigeants revendiquent des fonctions distinctes. Reste à comprendre comment le parti fonctionne aujourd'hui.
Premier indice : le vote des militants. Alors que Bardella triomphe sans adversaire à la présidence, c'est Jean-Philippe Tanguy qui arrive en tête de l'élection au Conseil national, devant Louis Aliot et Sébastien Chenu. Un classement remarquable, mais attention au raccourci : les adhérents élisaient une centaine de représentants, pas un chef de faction. Ce résultat renseigne sur la reconnaissance de ces personnalités au sein du mouvement. Il ne démontre pas l'existence d'une majorité organisée contre Bardella.
Deuxième indice : les statuts. Dans la version publiée par le RN, modifiée en novembre 2022, le président propose la composition des bureaux dirigeants et nomme vingt membres du Conseil national. Le Bureau exécutif dirige l'association sous son autorité. Bardella possède donc des prérogatives institutionnelles bien concrètes. Précision nécessaire : d'éventuelles modifications adoptées lors du congrès de 2026 devront encore être contrôlées dans leur version définitive.
Troisième indice : le remaniement du Bureau exécutif. Le communiqué officiel du 24 octobre confirme l'arrivée de Jean-Philippe Tanguy, Bruno Bilde, Alexandre Loubet et Gaëtan Dussausaye. Sébastien Chenu, Gilles Pennelle et Jean-Paul Garraud quittent cette instance. Les lectures journalistiques divergent sur l'équilibre entre les entourages de Le Pen et de Bardella. Les nominations, elles, sont vérifiables. Les motivations de chaque choix le sont beaucoup moins.
Le cas Chenu mérite particulièrement qu'on s'y attarde. Il quitte le Bureau exécutif, mais annonce simultanément qu'il prendra la présidence du groupe RN à l'Assemblée nationale, jusqu'ici occupée par Marine Le Pen. Une sortie de la direction du parti peut donc coïncider avec l'accès à une autre responsabilité importante. La date d'effet et les modalités formelles de cette succession restent toutefois à confirmer.
Et cette responsabilité n'est pas seulement honorifique. Les comptes officiels de l'association du groupe parlementaire font apparaître 2,51 millions d'euros de produits et 2,31 millions de charges pour l'exercice 2024. Ce sont les ressources d'une structure distincte du parti. Ces chiffres ne permettent pas de savoir qui peut autoriser seul une dépense, mais ils rappellent une réalité souvent absente des analyses politiques : les responsabilités s'exercent aussi à travers des équipes, des budgets et des procédures.
Quatrième indice, peut-être le plus intéressant : les investitures. Hélène Laporte devient vice-présidente chargée de la commission nationale d'investiture. Mais le RN annonce que la composition complète de cette commission sera communiquée ultérieurement. Or, choisir qui portera les couleurs du parti lors d'une élection constitue un pouvoir très concret. Sans connaître les règles d'arbitrage et les membres de cette commission, impossible d'attribuer à une seule personnalité le contrôle effectif des candidatures.
Enfin, les deux dirigeants ne travaillent pas dans des structures parfaitement séparées. Dès le 27 mai, le RN annonçait conjointement que Le Pen et Bardella avaient confié la direction de campagne à Julien Sanchez. C'est un fait documenté de coordination. Cela n'exclut pas des désaccords, mais interdit de présenter chaque nomination comme une bataille gagnée par l'un contre l'autre.
Alors, guerre de succession ou partage organisé des responsabilités ? Les documents consultés montrent plusieurs centres de décision, des changements de fonctions et des influences qui se croisent. Ils ne permettent pas de démontrer une prise de contrôle clandestine ni une harmonie parfaite.
Le vrai test viendra des prochaines décisions : qui choisira les candidats, qui arbitrera les désaccords et qui disposera des moyens nécessaires pour appliquer ces choix ?
Car au Rassemblement national comme ailleurs, on peut remporter 99 % d'une élection interne sans que ce pourcentage réponde à toutes les questions sur l'exercice du pouvoir.
Un bulletin désigne un président. Il ne remplace pas un organigramme.
Ils ont enfermé une particule d’antimatière pendant des mois. Maintenant, ils veulent mettre l’Univers à l’épreuve.
L’antimatière présente un sérieux problème de colocation : au contact de la matière ordinaire, elle peut disparaître dans une annihilation. Lorsqu’un positron rencontre un électron, les deux particules se transforment notamment en photons. Autant dire que lui trouver un logement où il ne touche absolument personne relève du défi immobilier. Pourtant, des physiciens américains ont réussi à conserver un positron pendant des mois. Mieux : ils savent désormais manipuler et observer ses états quantiques. Leur prochain objectif ? Vérifier, avec une précision inédite, si une symétrie fondamentale de la physique résiste à l’examen.
Le 21 octobre 2026, l’équipe de Gerald Gabrielse, à l’université Northwestern, publie dans Physical Review Letters le premier « cyclotron quantique à positron unique ». La nouveauté n’est pas simplement d’emprisonner de l’antimatière : d’autres expériences savent déjà le faire. C’est de contrôler une antiparticule jusque dans ses mouvements quantiques les plus infimes.
Pourquoi tant d’efforts ? Parce que notre Univers est presque entièrement constitué de matière, alors que les premiers instants après le Big Bang auraient dû produire des quantités comparables de matière et d’antimatière. Les mécanismes connus n’expliquent pas complètement ce déséquilibre. Et chaque comparaison précise entre particule et antiparticule peut aider à tester nos théories.
Une chambre à 0,3 kelvin, sans colocataire
Tout commence avec du sodium 22 radioactif, dont la désintégration émet des positrons beaucoup trop rapides pour être capturés directement. Les chercheurs les ralentissent grâce à du tungstène, puis les guident vers un piège de Penning, où champs électriques et magnétiques les maintiennent suspendus dans un vide presque parfait.
Le piège est refroidi à 0,3 kelvin, soit −272,85 °C. À cette température, l’agitation thermique et les photons susceptibles de perturber les états étudiés deviennent extrêmement rares.
Mais comment faire entrer un positron dans une cavité presque fermée, sans le perdre ? Voici le détail délicieux : il peut capter un électron à la surface du tungstène. Oui, précisément son partenaire habituel d’annihilation ! Les deux forment temporairement du positronium dans un état de Rydberg, très excité et faiblement lié. Parce qu’il est électriquement neutre, ce duo traverse une ouverture de 0,64 millimètre sans être repoussé par les électrodes.
À l’intérieur, un champ électrique les sépare. L’électron s’échappe, le positron reste. L’opération demande aujourd’hui entre huit et onze heures pour capturer une seule particule.
Heureusement que les physiciens ne sont pas rémunérés au nombre de pensionnaires.
Faire parler une seule particule
Une fois capturé, le positron peut rester confiné pendant des mois. Les chercheurs utilisent des micro-ondes pour le faire passer entre différents niveaux quantiques de son mouvement cyclotron, et provoquent aussi des changements de son spin, une propriété liée à son comportement magnétique.
Ces sauts provoquent de minuscules décalages dans la fréquence de son oscillation : environ 3,8 hertz. Ils permettent de lire l’état de la particule sans nécessairement le modifier. Une finesse de mesure essentielle à la suite.
La cavité joue elle-même un rôle remarquable : elle freine l’émission spontanée de rayonnement. Sans cette protection, un état cyclotron excité durerait environ 83 millisecondes ; dans l’appareil, sa durée de vie atteint quelque quatre secondes. Le temps, enfin, de l’observer correctement, comme l’explique l’American Physical Society.
Et si l’Univers ne respectait pas ses règles ?
Le véritable objectif est de mesurer le moment magnétique du positron, puis de le comparer à celui de l’électron. On ne mesure pas cette propriété comme on approche une boussole : on la déduit de deux fréquences, liées au mouvement cyclotron et au spin. Ce sont précisément les états que l’équipe vient de rendre observables.
La symétrie CPT prédit notamment des moments magnétiques de même amplitude, avec les signes opposés appropriés. CPT réunit trois opérations : remplacer les particules par leurs antiparticules, inverser l’espace comme dans un miroir, puis renverser le sens du temps. Dans une théorie quantique des champs locale et compatible avec la relativité restreinte, cette invariance découle d’un théorème. Une violation authentique bouleverserait donc bien davantage qu’un détail du Modèle standard : elle remettrait en question des hypothèses profondes de la physique.
Une comparaison réalisée dès 1987 avait déjà trouvé un accord, avec une incertitude de 2,1 parties sur mille milliards. Le nouvel instrument pourrait, à terme, permettre un test plus de trente fois plus précis.
Attention, toutefois : aucune violation de CPT n’a été découverte. L’expérience actuelle démontre la maîtrise de l’outil, pas encore la précision finale du test. Il reste à mesurer, contrôler les erreurs systématiques et comparer.
Et même une éventuelle différence n’expliquerait pas automatiquement pourquoi la matière domine l’Univers : cette énigme implique notamment la violation d’une autre symétrie, appelée CP, déjà observée mais insuffisante, sous ses formes connues, pour rendre compte du déséquilibre cosmique.
Reste une réussite extraordinaire : isoler une seule particule d’antimatière, la garder des mois et observer ses mouvements presque comme les rouages d’une montre.
L’Univers garde peut-être ses secrets. Mais les physiciens viennent de lui fabriquer un instrument de contrôle particulièrement indiscret.
Et tout cela pour interroger un suspect absolument minuscule.
Plus de 5 ans qu'on alerte sur la désinformation en santé, qu'on interpelle les autorités, les politiques, sur ce danger.
Le gouvernement n'a rien fait, et on se retrouve avec 1 français sur 2 qui pense que le vaccin COVID a fait de nombreux morts.
C'est une catastrophe
Trump sauve les myrtilles, taxe les cercueils
Donald Trump vient de découvrir une méthode révolutionnaire pour lutter contre les conséquences de ses droits de douane : les supprimer pour certains produits et les imposer à d'autres. Vendredi 23 octobre, le président américain a signé une proclamation retirant une surtaxe de 50 % sur plusieurs marchandises canadiennes. Excellente nouvelle pour les producteurs de myrtilles du Maine. Beaucoup moins pour les importateurs de cercueils, de bâtonnets de glace ou de canoës, dont certaines marchandises rejoignent désormais la liste des produits surtaxés. À la Maison-Blanche, on ne supprime pas nécessairement les problèmes économiques. On leur change simplement de code douanier.
L'histoire commence avec Susan Collins, sénatrice républicaine du Maine, engagée dans une bataille électorale contre le démocrate Troy Jackson.
Depuis plusieurs mois, Collins dénonce les conséquences des droits de douane imposés au Canada sur les entreprises de son État. Le Maine entretient des relations commerciales particulièrement étroites avec son voisin du nord, dont dépendent notamment ses agriculteurs.
Le problème est concret. Certaines exploitations de myrtilles utilisent des caisses de récolte spécialisées fabriquées au Canada, difficiles à remplacer par des produits américains compatibles avec leurs installations. D'autres entreprises dépendent de machines agricoles, de systèmes de réfrigération ou d'emballages canadiens.
Et lorsque Washington impose une surtaxe de 50 % sur ces marchandises, ce sont les importateurs américains qui l'acquittent, pas le gouvernement canadien. Le surcoût peut ensuite être absorbé par les entreprises, négocié avec leurs fournisseurs ou répercuté sur leurs clients.
Collins a donc réclamé des exemptions à l'administration Trump. Vendredi, elle a annoncé avoir obtenu satisfaction. Associated Press
Des myrtilles, des cercueils et des bâtonnets
Examinons maintenant la proclamation présidentielle du 23 octobre.
Dans sa première annexe, Trump retire la surtaxe de 50 % sur plusieurs catégories de marchandises importées du Canada : certains contreplaqués, cartons, emballages, équipements de réfrigération et machines destinées au traitement des produits agricoles.
Il exonère également certaines algues alimentaires, une bonne nouvelle pour les producteurs du Maine actifs dans ce secteur.
Jusqu'ici, la décision paraît économiquement compréhensible.
Mais Washington ne se contente pas de retirer des produits de la liste.
Pour maintenir sa politique de pression commerciale contre le Canada, l'administration ajoute de nouvelles catégories de marchandises soumises à cette même surtaxe.
Et certains choix méritent quelques instants d'admiration.
Parmi les nouveaux produits concernés figurent les shampoings, certains tapis, le cacao sucré en poudre, des climatiseurs, des congélateurs et des canoës de moins de 7,5 mètres.
Mais aussi les cercueils en bois et les bâtonnets de glace.
Ce n'est pas une plaisanterie. Ces marchandises figurent explicitement dans l'annexe officielle, sous les classifications douanières 4421.20.20 et 4421.99.60.
Et cette dernière catégorie réserve une petite merveille : elle comprend également les brochettes en bois, les mélangeurs de boissons et les abaisse-langues.
Autrement dit, Washington allège les coûts de certains producteurs agricoles tout en imposant potentiellement de nouvelles charges aux fabricants de glaces, aux fournisseurs médicaux et aux entreprises funéraires qui importent ces produits du Canada.
Il fallait y penser.
Mais il y a plus sérieux.
L'annexe ajoute également certaines catégories de réactifs de laboratoire et d'instruments électrochirurgicaux. Cela ne signifie pas que tous les équipements médicaux canadiens seront surtaxés : les classifications sont précises et leurs conséquences dépendront des produits effectivement importés.
Il reste que des marchandises utilisées dans le secteur médical rejoignent désormais le dispositif, alors que l'administration explique vouloir réduire les désavantages économiques supportés par les entreprises américaines.
Une évaluation détaillée des gains et des coûts de cette redistribution serait bienvenue.
Quatre jours avant les élections
Le calendrier ajoute une dimension politique à l'affaire.
Les nouvelles exemptions entreront en vigueur le 30 octobre, soit quatre jours avant les élections américaines du 3 novembre.
Reuters et le Wall Street Journal rapportent que cette décision intervient dans un contexte où les républicains cherchent notamment à soutenir la réélection de Susan Collins, dont le siège compte pour l'équilibre du Sénat.
La Maison-Blanche présente officiellement cette modification comme un ajustement destiné à mieux protéger les intérêts américains face aux pratiques commerciales canadiennes.
Les deux lectures doivent être distinguées : le contexte électoral est documenté, mais la proximité du scrutin ne suffit pas, à elle seule, à démontrer que la proclamation répond exclusivement à un objectif politique.
Reconnaissons également un point favorable à l'administration : lorsqu'une taxe pénalise des entreprises américaines dépendantes de marchandises difficilement remplaçables, accorder une exemption peut être une décision économiquement raisonnable.
Mais une question demeure : pourquoi ne pas simplement alléger ces droits de douane sans les étendre à de nouvelles marchandises ?
La réponse officielle tient à la stratégie de pression commerciale contre le Canada. Washington entend maintenir l'effet de ses mesures tout en modifiant les secteurs concernés.
Le problème, c'est que les coûts ne disparaissent pas nécessairement. Ils changent de destinataires.
Et aucun bilan public suffisamment détaillé ne permet encore d'établir si les entreprises américaines bénéficieront globalement de cet ajustement.
Quant à Susan Collins, elle peut désormais expliquer à ses électeurs qu'elle a obtenu un allègement pour leurs agriculteurs.
C'est vrai.
Mais son succès révèle une situation particulièrement ironique : une sénatrice républicaine, qui avait critiqué ces surtaxes, doit négocier avec un président républicain pour protéger ses électeurs des conséquences d'une politique commerciale décidée par ce même président.
Et tout cela quatre jours avant le scrutin.
Finalement, Donald Trump vient peut-être de sauver les producteurs de myrtilles du Maine.
Dans le même mouvement, il a notamment décidé de surtaxer certains cercueils importés du Canada.
Avec Trump, même la guerre commerciale peut finir par vous coûter plus cher après votre mort.
Laurent Nuñez confirme que des élèves policiers en formation seront mobilisés demain https://t.co/PTs4WzQGWr
De pire en pire!
Ceux déjà présents n'étaient pour moitié pas formé au maintien de l'ordre (recrutés dans les ciats ou ailleurs) et on a vu ce que ça a donné!
Des élèves!
@bonuscr@sevsevparis Si l’on considère l’impossibilité d’une majorité, hélas ! alors marrez-vous.
Si l’on considère le résultat :
NFP = 178
EPR = 150
RN + UXD = 142
LR = 39
DVD = 27
DVG = 12
Le refus de proposer une solution issue de ce résultat est avéré. Même si la responsabilité est collective.