Pour la première fois de son histoire, l’Assemblée nationale s’est penchée sur l’utilisation des 4 milliards d’euros alloués à l’audiovisuel public.
En 6 mois de travaux, 63 auditions et près de 250 personnes entendues, cette commission a permis de lever le voile sur le fonctionnement de ces entreprises financées à hauteur de la moitié du budget du ministère de la Culture. Surtout, elle a mis au jour de graves dérives : atteintes au pluralisme, conflits d’intérêts, externalisation massive avec près d’un milliard d’euros annuels de contrats accordés à des sociétés de production privées, situations de favoritisme, dépenses somptuaires et gestion défaillante des fonds publics.
Mais cette transparence a un prix : depuis le début de nos travaux, tous ceux qui bénéficient de ce système s’emploient à discréditer la commission, à contester ses révélations et à préserver le statu quo.
Ce travail est pourtant un impératif de salubrité publique. Chaque Français est, de fait, co-actionnaire de son audiovisuel public, s’acquitte d’un abonnement forcé et, à ce titre, a le droit de savoir à qui, pour quoi et comment son argent est dépensé.
Cette exigence de transparence devra demain s’étendre à l’ensemble des politiques publiques, notamment aux plus de 1 200 agences, comités, commissariats, hauts-conseils qui représentent chaque année près de cent milliards d’euros de dépenses publiques.
À l’heure où notre dette devient incontrôlable, le contrôle de l’argent public n’est plus une option : c’est une exigence démocratique.
Madame la ministre,
Cessez de prendre les Français pour des imbéciles. Le mécanisme des certificats d'économie d'énergie (CEE) "équivaut à une taxe sur les consommations d’énergie". Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le rapport de la Cour des comptes de juillet 2024.
Et ce n'est pas une petite taxe : la Cour des comptes évalue son coût à 6 milliards d'euros par an supporté quasi exclusivement par les ménages : 164€ par an et par ménage. Soit presque autant que l'accise sur l'électricité.
Vous dites que cela permet de financer des projets comme l'achat de voitures électriques. Voyons cela :
- Déjà, seules 70% des sommes prélevées reviennent aux bénéficiaires. Les 30% restant s'évaporent en frais de gestion ou en subvention aux associations.
- Ensuite, entre les économies d'énergies surévaluées de 30%, et les effets d'aubaine, "la Cour estime que les économies d’énergies imputables aux CEE ne représenteraient au mieux qu’un tiers des certificats délivrés."
- Sans compter la fraude : "Un tiers des opérations contrôlées sur site à la demande de l’administration révèle encore aujourd’hui des anomalies. Les bonifications temporaires généreuses conduisent manifestement à favoriser les comportements opportunistes et la fraude."
Cette usine à gaz a déjà généré plus de 280 textes réglementaires depuis 2018. Combien d'heures de fonctionnaires ont été gaspillées à essayer de faire fonctionné ce dispositif sans queue ni tête ?
A la fin, les Français n'en ont évidemment pas pour leur argent. Si vous arrêtiez de leur prendre ces 164€/an sur leurs factures, sans compter vos 45% de prélèvements obligatoires, ils pourraient financer eux-mêmes leurs travaux de rénovation énergétique ou leur achat de véhicule électrique ; sans avoir besoin de quémander des aides à grands renforts de cerfas, de numéros de vert et de justificatifs à télécharger.
Personne ne dénonce ce scandale : les macronistes veulent aller plus loin, les LR ne disent rien et le RN propose de transformer ce dispositif en véritable taxe qui irait directement dans les caisses de l'Etat (contre-budget 2026).
Il faut évidemment supprimer ce dispositif CEE pour faire baisser les factures d'électricité des Français et mettre fin à cette aberration technocratique.
Un observatoire de plus. Pourquoi pas aussi un Grenelle, un numéro vert, un haut-commissariat ou une convention citoyenne ?
La technocratie se parodie elle-même et enfonce la France, et les Français.
Emmanuel Grégoire, député socialiste, candidat à la mairie de Paris et membre du conseil d’administration de France Télévisions, est le seul administrateur à avoir exigé l’attribution de 100 % de la prime de performance à Delphine Ernotte.
Cette semaine encore, il faisait campagne pour la mairie de Paris aux côtés de la sœur de Delphine Ernotte.
L’insistance d’Emmanuel Grégoire aura notamment permis à Delphine Ernotte de percevoir près de 80 000 € de prime annuelle, soit 98,5% du montant maximum autorisé, alors même que cette dernière a plongé France Télévisions dans une situation financière proche de la faillite.
Ces éléments soulèvent une question légitime : quels sont réellement les liens entre la mairie de Paris, ses élus socialistes et la direction de France Télévisions ?
Monsieur Mélenchon, vous traitez de « fasciste » tout ce qui ne vous est pas soumis. Vos idées ne sont pas seulement fausses et laides : elles sont obsolètes. Vous vous croyez révolutionnaire, mais vous n'êtes que révolu.