l’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il enlève énormément de stress.
Quand tu n’as plus à te demander comment payer tes factures ou joindre les deux bouts, ta santé mentale se porte déjà beaucoup mieux. Ne laissons personne nous dire le contraire !
🚨 VOTRE PDG VOUS MENT : L'IA N'EST PAS LA CAUSE DES LICENCIEMENTS.
Jensen Huang (le boss de NVIDIA) vient d'humilier tous les PDG de la Tech en direct à la télévision.
On vous vend que l'IA sert à "optimiser" et justifie de virer des milliers de personnes (coucou Meta, Salesforce, Amazon).
La réponse de Jensen ? "Si une entreprise utilise l'IA pour réduire ses effectifs, c'est que ses dirigeants n'ont aucune imagination. Ils sont à court d'idées."
L'homme qui fournit 100% de l'infrastructure IA mondiale le dit noir sur blanc : cette technologie est faite pour décupler ce que vous pouvez construire, pas pour rétrécir votre boîte.
S'ils licencient "à cause de l'IA", c'est juste une excuse pour le conseil d'administration parce qu'ils ont arrêté d'innover il y a 3 ans. Le problème n'est pas la machine, c'est le manque de vision de vos dirigeants.
Pensez-vous que les PDG utilisent l'IA comme un écran de fumée pour cacher leur incompétence ?
PS : on vient de sortir une vidéo sur la toute puissance de NVIDIA, lien en commentaire
Mine de rien, le mindset des bami est grand man, depuis que je suis allée au domicile congelcam je comprends qu’il ne faut pas dormir, je le savais déjà, mais là…
Il y’a des gens dehors pour qui voient la vie en milliards.
Je reste humble, je n’ai absolument rien.
Imaginez que vous vous réveillez un matin. Vous n’avez ni yeux ni mains.
Vous ignorez que le ciel est bleu, car vous n’avez aucune conception de ce qu'est un ciel.
Votre univers tout entier se résume au besoin urgent de vous déplacer dans des couloirs oppressants pour liquider vos anciens collègues zombifiés.
Dans un laboratoire de Melbourne, les chercheurs de Cortical Labs ont cultivé 200.000 cellules cérébrales vivantes dans une boîte de Petri et les ont connectées à un réseau d’électrodes.
Ce DishBrain, un "cerveau en boîte" ou sur assiette ?, avait déjà appris à jouer à Pong pour la science.
Son successeur, le CL1, premier modèle de SBI, pour Synthetic Biological Intelligence, joue à Doom.
Cette expérience de sentience in vitro provoque une crise existentielle cyberpunk des plus bizarres : ces cellules hurlent-elles dans un espace liminal numérique sans avoir de bouche pour le faire, ou vivent-elles leur meilleure vie ?
Quand on lit "cellules cérébrales humaines vivantes", notre empathie de mammifère s’emballe. On s'imagine le scénario d’une conscience ressuscitée, hantée par le regret de sa vie passée.
On peut chasser ce fantôme-là. Ces cellules ont été cultivées à partir de cellules souches de peau, reprogrammées et stimulées pour devenir des neurones.
Biologiquement, il s'agit donc de tissu cérébral humain. Expérimentalement, c’est une page blanche.
Elles n'ont aucun souvenir en dehors de la simulation doomesque. Elles n'ont pas eu d’enfance, n'ont jamais été coincées dans les bouchons et n'auront jamais l’URSSAF à la porte.
Totalement affranchies des banalités de la vie, elles ont, d'une certaine manière, atteint un flow state zen.
Pas de bear market, pas de beaux-parents ; juste un bain chaud et continu de nutriments couplé à un jeu absurde, drôle et violent.
Qu’elles agonisent ou qu'elles prospèrent, la prémisse reste terrifiante : et si elles ressentaient quelque chose ?
Pour plomber l’ambiance, on peut toujours compter sur Karl Popper.
Il nous rappellerait que, tout comme on ne peut prouver de manière irréfutable que notre voisin est doté d'une conscience plutôt que d'être un PNJ ambulant, on ne peut prouver que ces 200.000 cellules reprogrammées en sont dépourvues.
S'il y a ne serait-ce qu'une étincelle de subjectivité dans cette boîte, l'horreur est insoutenable.
Quand le DishBrain prend un game over, le système lui envoie une impulsion électrique, un bruit blanc chaotique, aléatoire et imprévisible. Sous l'effet de ce stimulus, les cellules réorganisent leur câblage en urgence pour fuir l’entropie.
Car pour tout organisme vivant, un environnement imprévisible est synonyme de danger de mort imminent.
Le cerveau est probabiliste. S’il peut anticiper ce qui va se passer, il est en sécurité. S'il échoue, il panique et se modifie pour s'adapter. C'est comme ça qu'on apprend.
Ce réseau de wetware ne joue donc pas pour le high score, mais pour obéir à la loi fondamentale du vivant : toute cellule cherche à minimiser l’incertitude de son environnement pour ne pas mourir.
Au signal punitif de l'échec, cet amas de neurones n'a d'autre choix que d'utiliser sa plasticité pour altérer physiquement sa configuration et faire de meilleures prédictions.
C'est son unique moyen d'empêcher sa réalité de s'effondrer de manière aléatoire.
Mais que ressent un réseau de neurones désincarné face à cette décharge ? Est-ce une simple vexation, une légère frustration, ou l'agonie absolue d'une douleur déchirante ?
Pour le chercheur en blouse blanche, cet amas de neurones n'est qu'une carte mère visqueuse. Pour les antagonistes du jeu, c'est une cible à abattre.
Pour nous, c’est l'incarnation d'un cauchemar de science-fiction, le héros tragique par excellence : un organisme qui lutte pour sa survie, mais que l'on traite avec la considération d'une barrette de RAM.
Un esprit isolé du monde, enfermé dans une boucle infinie de stimuli. Il ne peut ni fermer les yeux, ni dormir, ni réclamer de pause syndicale.
Il n'y a que Doom.
Ou peut-être est-ce beaucoup plus léger que ça.
Pour ces neurones, le jeu n'est pas une simulation mais l'univers.
La théorie de la simulation de Nick Bostrom suggère que si nous sommes capables de créer une réalité autonome pour un cerveau de laboratoire, notre propre réalité pourrait tout aussi bien être synthétique.
Le DishBrain ne sait pas ce qu’est le "ciel", un "démon" ou un "fusil à pompe". Il ne connaît que les lois de la physique de son propre monde.
Exploser des zombies dans un couloir poisseux n'est peut-être pas une quête héroïque baignée d'adrénaline.
Pour un amas cellulaire qui n'a jamais rien connu d'autre, naviguer à travers les horreurs de Doom pourrait n'être que le bruit de fond de l'existence. Ni l’enfer ni le paradis.
Juste l'équivalent d’un samedi après-midi dans un centre commercial de province : bruyant, chaotique, déprimant, mais finalement... juste une journée de plus dans la boîte de Petri.