On a jamais entendu Achraf Bruel se plaindre quand la saison dernière on a repoussé la date du trophée de 6 mois pour arranger son club ou quand le trophée s’est joué au Parc il y a 3 saisons contre Toulouse 🤷♂️
Quand un politique engagé vous dit que c’est gratuit, ça veut dire qu’il redistribue bien l’argent public plutôt que de le voler pour sa pomme ou de le donner aux ultra riches
Cette photo mérite absolument tous les prix. Elle a même sa place au Louvre.
Elle relate précisément l’inertie de l’individu face à l’effondrement.
Regardez la composition. Un chef-d’œuvre involontaire.
Au premier plan, le sable doré, les tongs abandonnées, la glacière. Le décor ordinaire du bonheur estival. Deux personnages assis, de dos, comme dans un tableau de Caspar David Friedrich. Sauf que Friedrich peignait des hommes contemplant le sublime. Ici, ils contemplent la catastrophe. Et ils ne bougent pas.
Au centre, le parasol. Publicitaire, criard, dérisoire. Un pastis face à l’apocalypse. C’est presque trop parfait : la France qui prend l’apéro pendant que le monde brûle. Aucun scénariste n’aurait osé.
Et puis le ciel. Les deux tiers de l’image. Cette muraille de fumée qui avale la lumière, ce dégradé d’ocre et de noir digne d’un Turner. La nature qui reprend la palette des maîtres pour peindre notre propre fin.
La femme photographie l’incendie avec son téléphone. Mise en abyme totale : nous documentons notre disparition au lieu de l’empêcher.
Cette image dit tout. Le déni, le confort, l’habitude. Nous sommes tous sur cette plage. Nous voyons tous le nuage. Et nous restons assis, parce que l’eau est bonne et qu’on a posé nos congés.
Les historiens de l’art parleront un jour de cette photo comme on parle du Radeau de la Méduse.
Sauf que cette fois, le naufrage, c’est nous qui le regardons depuis la plage.
💔🌍
La candidate des banques et des riches, donc.
Cette meuf, elle est soutenue par toute la bourgeoisie, d’Elon Musk jusqu’aux gros établissements financiers. Et certains pensent qu’elle est là pour le peuple, qu’elle va améliorer le pouvoir d’achat… Mdrrrrrrr
Elle ne sert pas vos intérêts, mais on sait bien que vous ne votez pas pour ça en réalité.
Vous préférez avoir le frigo vide et manger un repas sur deux si ça permet de déporter votre voisin à la peau trop basanée à votre goût
On nous le présentait comme le meilleur joueur de l'histoire après le Mondial 2018. Comme un crack qui allait prendre tous les trophées individuels et collectifs pendant une décennie. Il parait même qu'il avait changé après avoir effectué trois retours défensifs contre l'Irak et un autre face à la Suède. Huit ans plus tard, on ne peut que s'incliner ⤵️
Ligue des Champions 2019 (PSG) ❌
Ballon d'Or 2019 ❌
Ligue des Champions 2020 (PSG) ❌
Ballon d'Or 2020 ❌
Ligue des Champions 2021 (PSG) ❌
Euro 2021 (France) ❌
Ballon d'Or 2021 ❌
Ligue des Champions 2022 (PSG) ❌
Coupe du Monde 2022 (France) ❌
Ballon d'Or 2022 ❌
Ligue des Champions 2023 (PSG) ❌
Ballon d'Or 2023 ❌
Ligue des Champions 2024 (PSG) ❌
Euro 2024 (France) ❌
Ballon d'Or 2024 ❌
Ligue des Champions 2025 (Real) ❌
Ballon d'Or 2025 ❌
Ligue des Champions 2026 (Real) ❌
Coupe du Monde 2026 (France) ❌
Ballon d'Or 2026 ❌
Mais bon, il marque 40 buts / saison donc ce n'est pas de sa faute. Il doit être mal entouré. Mais c'est quand même pas de bol ce manque de talent autour de lui depuis tant d'années quand on y pense 🤔
#CeluiDontOnNeDoitPasPrononcerLeNom #LeTiroirCaisseDeBondy #Mbappé
Y’a visiblement un totem d’immunité sur Didier Deschamps et à la moindre critique qu’on émet sur lui, on nous balance la Coupe du Monde 2018 et les deux finales (perdues, je le rappelle). Une fois que cela est dit, on a quand même le doit de faire un bilan un peu plus constructif de son mandat à la tête des Bleus.
D’abord, et c’est évidemment à son crédit, il faut remercier Deschamps d’avoir remis de l’ordre dans la maison. Quand il reprend l’équipe en 2012, le traumatisme de Knysna est loin d’être oublié et les deux années sous Laurent Blanc n’ont pas vraiment chassé les fantômes. Deschamps, dès son arrivée, remet l’équipe de France au-dessus de tout. Il redonne du crédit à la sélection, réinstaure l’autorité, impose le respect… Rien que pour ça, on peut le féliciter.
Sportivement, il y a évidemment une amélioration et une régularité incroyable des résultats. Une victoire en Coupe du Monde, une finale et une demie mondiales, une finale et une demie européennes… C’est remarquable, personne ne peut en douter. Le quart de finale en 2014 était également positif et finalement, seule l’élimination face à la Suisse pendant l’Euro 2021 a été un gros échec.
Maintenant, si on est juste factuel, Deschamps a remporté un trophée en sept compétitions majeures (4 CdM, 3 Euros). Un trophée, c’est le même palmarès que le regretté Michel Hidalgo, Aimé Jacquet et Roger Lemerre. A la seule différence que Deschamps aura occupé le poste pendant 14 ans (contre 8 pour Hidalgo, 5 pour Jacquet et 4 pour Lemerre) et qu’il a bénéficié pendant cette période d’un vivier de talents exceptionnel. Ses joueurs évoluent tous dans les plus grands clubs européens et le constat est là : il n’a jamais été capable de placer durablement les Bleus sur le toit du football mondial.
On reconnait les grandes équipes à leurs périodes d’hégémonie ou à la trace laissée dans l’histoire. Et on a quelques exemples : le Brésil qui prend la Coupe du Monde en 1958 et 1962, la RFA qui prend Euro et CdM en 1972 et 1974, la France qui prend CdM et Euro en 1998 et 2000 et bien sûr l’Espagne qui rafle deux Euros et un Mondial entre 2008 et 2012. T’as aussi certaines équipes qui n’ont rien gagné mais dont tout le monde se souvient : la Hongrie 54, les Pays-Bas de Cruyff, le Brésil 82… Qui se rappellera des Bleus 2022 ? Des Bleus 2026 ? Des Bleus 2016 ? N’en déplaise à ceux qui trouvent formidable de jouer des finales et de les perdre de peu, Deschamps n’a jamais réussi ce genre de série et je trouve que c’est une anomalie compte tenu de la qualité des joueurs à sa disposition.
Ce qui nous amène à mon dernier point critique : le jeu de l’équipe de France depuis 14 ans. On s’est fait chier 95% du temps devant un football restrictif et pragmatique à outrance. On nous a expliqué qu’il était impossible d’avoir un projet sportif en sélection, que tout le monde proposait un jeu minimaliste faute de temps. On parle pourtant de 14 années. Qu’à fait Deschamps pour mettre en place une philosophie de jeu ? Quel projet avec les sélections de jeunes ? Avec la DTN ? Au lieu de ça, on nous balance le pragmatisme et les résultats. Et là je le rappelle encore une fois : un trophée en 14 ans !
Deschamps a prouvé pendant son mandat, et encore plus pendant cette dernière compétition, qu’il était davantage un meneur d’hommes plutôt qu’un tacticien. Cet échec face à l’Espagne (comme celui lors du dernier Euro d’ailleurs) porte son sceau avec des choix d’hommes incompréhensibles et ce schéma complètement lunaire. On a essayé de faire passer ça pour du panache. Pourquoi pas. En attendant et comme prévu, son double pivot a volé en éclats face au premier gros adversaire (oui, c’est facile de parler après mais pour le coup, ça fait un mois que j’ai annoncé la couleur). Et hier soir, il a pris une leçon tactique dans des proportions XXL. En étant incapable de réagir, de chercher des solutions, se contentant de changer des joueurs poste pour poste sans aucune inspiration tactique… Tout ça face à une équipe qui se repose sur des concepts de jeu bien définis et qui sont appliqués à tous les étages du football national depuis des années. Comme quoi avec un peu de temps et quand on le veut…
#France #Bleus #Deschamps #FRAESP
Le PSG vient de gagner sa deuxième Ligue des Champions consécutive et je suis bien incapable de m'en réjouir pour le football français. Pas par anti-parisianisme primaire. Lisez-donc, car c'est gratiné :
Ce club n'est pas un simple club de foot qui réussit. C'est un instrument d'un État aux agissements répréhensibles et pernicieux. Ses sponsors, par exemple ?
- Qatar Airways - compagnie nationale, 100% État qatarien
- beIN Sports - fondé et présidé par Al-Khelaïfi, 100% Qatar
- QNB, Qatar National Bank - détenue majoritairement par le fonds souverain QIA
- Ooredoo - opérateur télécom, contrôlé par l'État qatarien
- Visit Qatar - organisme d'État, 100% Qatar
- ALL / Accor Live Limitless - Accor, dont le Qatar est actionnaire significatif via QIA
Tous qatariens, donc, tous contrôlés par le même État actionnaire. Le PSG se finance ainsi lui-même via des contrats gonflés et circulaires, pendant que la DNCG regarde ailleurs et que l'UEFA négocie des accords secrets plutôt que de sanctionner.
Le résultat de cette manip' est proprement vertigineux : le PSG perçoit en recettes de sponsoring 29 fois plus que le club médian de Ligue 1. 29 FOIS. Vous avez bien lu. Pas grâce au marché. Mais grâce à l'État qui possède et finance le club. C'est de la pure et simple cavalerie financière habillée en partenariat commercial.
Et le génie du système, c'est que ce n'est même pas formellement illégal. Les contrats de sponsoring avec des entités qatariennes sont des... contrats. Le FPF est contourné légalement via ces mêmes contrats surévalués qui font rentrer de l'argent public étatique par la fenêtre quand la règle l'interdit par la porte. Les déficits annuels seront comblés quoi qu'il arrive, car il y a derrière un État gazier dont le fonds souverain pèse 450 milliards de dollars. Le PSG peut se passer des droits TV. Il peut perdre de l'argent indéfiniment. Il peut recruter Ramos à 80 millions et Zabarniy à 70 millions pour la rotation pendant que ces sommes représentent un projet sportif complet sur trois ans pour Lyon ou Marseille. Qui se rappelle des 180 millions déboursés pour un Mbappé de 18 ans, parti libre, ou des 220 millions d'Euros posés sur Neymar, + 40 millions pour son agent de père, sans même parler des salaires ?
Si l'écrasante domination est légale dans ses forme, elle est évidemment illégitime dans ses fondements.
Maintenant, parlons de l'homme qui incarne tout cela. Nasser Al-Khelaïfi est simultanément :
- Président du PSG
- Président et CEO de beIN Media, qui diffuse la Ligue 1 et la Ligue 2
- Membre du conseil d'administration de la LFP, qui attribue ces mêmes droits
- Président de l'Association Européenne des Clubs, 800 clubs représentés sur le continent
- Membre du Comité Exécutif de l'UEFA, censée le réguler
- Membre du Conseil de la FIFA depuis octobre 2025
Un seul homme. Juge, partie, diffuseur, régulateur national, représentant continental, décideur mondial. Dans n'importe quel autre secteur économique cette concentration s'appellerait un cartel et serait démantelée. Dans le football, on lui confie chaque année des postes supplémentaires. Quand Oughourlian lui a dit en réunion "tu intimides tout le monde, tu es un tyran", tout le monde a entendu. Le rapport sénatorial Savin adopté à l'unanimité en 2024 a recommandé explicitement de lui interdire de cumuler ces fonctions. Dix-huit mois plus tard : zéro réforme, zéro mesure, zéro conséquence.
À l'UEFA, quand les enquêtes pour violations du Fair Play Financier ont abouti à des conclusions trop gênantes, des accords secrets ont été négociés en coulisses. L'enquêteur en chef Brian Quinn a refusé de signer l'un d'eux, jugé trop indulgent envers le PSG, et a démissionné plutôt que de le cautionner. Les noms de Platini et Infantino ont été cités dans ces arrangements. Résultat : une amende de 65 millions d'euros en 2022, dont 55 avec sursis, pour un club qui dépense des centaines de millions en salaires. Une tape sur la main. Al-Khelaïfi a fini au Comité Exécutif de cette même UEFA. Le gardien et le détenu ont échangé les clés. Et pendant que l'UEFA prétend réguler le PSG, elle encaisse l'argent de Qatar Airways, sponsor officiel de la Ligue des Champions jusqu'en 2030. La compagnie nationale qatarienne, 100% étatique, est simultanément sponsor du PSG et partenaire officiel du régulateur censé contrôler le PSG. L'UEFA n'a relevé aucune incompatibilité. Son membre du Comité Exécutif, en effet, n'est autre que... Nasser Al-Khelaïfi. Les liens troubles entre le Qatar et l'UEFA ne sont plus un soupçon. Ils sont inscrits sur les contrats. Et ce n'est que la partie visible.
Car ce n'est pas non plus que du football. Le Qatar mène en effet, depuis des années, une stratégie d'influence religieuse dans les banlieues françaises, à peine jugulée. Un rapport des services de renseignement français rendu public par Macron en mai 2025 le dit explicitement : le Qatar est le principal bailleur de fonds des Frères musulmans en France. Mosquées, instituts, associations, financement de prédicateurs... une présence communautaire patiente et capillaire, qui s'articule avec le soft power footballistique, médiatique et économique pour former une stratégie d'influence totale sur la société française.
Pas un hobby, donc. Une véritable politique d'État.
Car ce n'est pas fini : le Qatar pèse massivement dans le CAC 40 : actionnaire de TotalEnergies, Vinci, Veolia, LVMH, Vivendi, Air Liquide. Et Lagardère, groupe médias et édition dont Al-Khelaïfi est lui-même mis en examen pour avoir manipulé un vote d'actionnaires en 2018 alors que le QIA en était actionnaire majoritaire. Et pour boucler la boucle : ALL, Accor Live Limitless, le sponsor maillot du PSG, c'est Accor, dont le Qatar est actionnaire et dont les palaces parisiens et azuréens les plus emblématiques sont détenus ou gérés en partenariat avec des entités qatariennes. Le club se sponsorise donc aussi via le groupe hôtelier dans lequel son actionnaire a des intérêts. Cet ancrage dans le CAC 40 est suffisant pour faire vaciller l'économie française si Doha décidait de vendre de manière coordonnée. Ce n'est pas une menace théorique : quand Al-Khelaïfi a été mis en examen en février 2025, Doha a immédiatement menacé de retirer ses investissements de France. Le message était limpide.
Et d'ailleurs, que risque-t-il vraiment ? Al-Khelaïfi est ministre d'Etat (sans portefeuille) du gouvernement qatarien. Un statut qu'il a utilisé concrètement : en juillet 2023, interpellé sur le tarmac du Bourget par des enquêteurs français, il s'est enfermé une heure dans son jet privé pendant que le Qatar faisait pression directement sur Darmanin et Colonna en invoquant son immunité diplomatique. Selon Blast, lors de la visite d'État de l'Émir en février 2024, l'Élysée aurait même promis à Doha qu'il ne serait pas dérangé par les juges le temps des agapes. Il a été mis en examen deux fois par la justice française. Deux fois sans contrôle judiciaire. Deux fois depuis Doha. Jamais une nuit en garde à vue. La justice française instruit. La France d'État, elle, protège.
Cette capacité d'influence dépasse d'ailleurs largement la France. En décembre 2022, le Qatargate éclate au Parlement européen : des valises de billets saisies chez la vice-présidente Eva Kaili, chez l'ancien eurodéputé Panzeri qui plaide coupable. Depuis 2019, le Qatar finançait un réseau de parlementaires pour influencer les votes en sa faveur. Huit personnes inculpées. La corruption institutionnelle comme prolongement naturel d'une stratégie d'influence globale.
Pendant ce temps regardez l'état du football français :
- Bordeaux : en National 2, après liquidation judiciaire, une première dans l'histoire du sport professionnel français
- Nantes : descendu en Ligue 2
- Montpellier : descendu en Ligue 2
- Nice : a failli descendre
- Lyon : sauvé in extremis sur le plan administratif
Des clubs historiques, avec des identités fortes, des décennies d'histoire, qui survivent ou coulent pendant qu'un seul club dépense sans compter et vit sans contraintes réelles.
La Ligue 1 est cliniquement morte en tant que compétition. Pas mourante. Morte. Et les droits TV en sont le symptôme le plus brutal : Médiapro avait payé 1,15 milliard par saison en 2018 sur la promesse d'un championnat compétitif. Le contrat a implosé. Lors du dernier appel d'offres, les droits sont tombés à 500 millions. Pas parce que les négociateurs ont mal travaillé. Parce que personne ne veut payer cher pour regarder un championnat joué d'avance depuis dix ans. L'effondrement des droits TV est la conséquence directe de la domination du PSG sur un championnat qu'il a lui-même vidé de son intérêt. Et le principal bénéficiaire de cet effondrement est beIN Sports, c'est-à-dire Al-Khelaïfi, qui rachète à prix cassé les droits d'un championnat que son propre club a contribué à dévaluer. Un championnat où le vainqueur est connu avant le coup d'envoi de la première journée depuis plus de dix ans n'est plus un championnat. C'est un décor. Une formalité administrative entre deux campagnes européennes du PSG. Et ce n'est pas temporaire. Avec la puissance financière illimitée d'un État souverain derrière, le Qatar va dominer le football français pendant des décennies. Il n'y a aucune raison structurelle que ça s'arrête.
Pourquoi personne ne s'y oppose ? Pas les présidents de clubs, pas la LFP, pas les politiques, pas les instances européennes ?
Parce que s'attaquer au PSG et à Al-Khelaïfi, c'est s'attaquer au Qatar. Et s'attaquer au Qatar, c'est mettre en péril tout ce qui précède : le CAC 40, les 10 milliards d'euros d'investissements promis dans les semi-conducteurs, l'IA et l'énergie, et du gaz naturel liquéfié dont l'Europe a besoin.
Le Qatar tient tout le monde. Par les intérêts économiques d'abord, personne ne veut déclencher une crise diplomatique pour des droits TV. Par l'intimidation ensuite, Riolo a confié publiquement que des gens étaient venus lui demander de "se calmer sur Nasser". Par l'autocensure enfin, celle qui n'a même plus besoin d'être provoquée parce que chacun a compris où sont les lignes et ce qu'il en coûte de les franchir.
C'est ça le vrai problème. Pas les titres. Pas les stars. Mais le fait qu'un État étranger ait rendu son influence sur le football français structurellement irréversible. Et que tout le monde, des présidents de clubs aux parlementaires en passant par les dirigeants de la LFP, ait intégré que le coût de l'opposition dépasse largement le bénéfice attendu. Ce n'est pas de la lâcheté ordinaire. C'est le résultat calculé d'un système conçu précisément pour que personne ne veuille ni ne puisse s'y opposer sérieusement.
Ces deux Ligues des Champions ne prouvent pas que le football français va bien. Elles prouvent qu'avec le budget d'un État pétrolier, des sponsors fictifs, l'impunité institutionnelle, des contrats circulaires et tout le monde tenu par les intérêts bien compris, on peut acheter les plus belles vitrines du football européen sans que personne ne dise vraiment rien.
Ce rayonnement sportif de façade ne doit pas nous faire oublier comme le Qatar a mené son entreprise pour faire ”triompher le PSG” et avec lui, prétendument ”le football français”. Un club qui n'a a répondre à aucune des règles économiques, politiques et juridiques de ses concurrents. A la manière d'un athlète dopé qui raflerait toutes les médailles aux JO dans l'impunité la plus totale.
Est-ce donc là le football que l'on veut ? Vous permettrez d'en douter.
Qu’ils aillent la chercher, leur 2è Champions League.
Juste pour voir jusqu’où peuvent aller des supporters ayant tellement “fini le jeu” qu’il ne leur reste même plus le goût de célébrer.
On vous laisse ce football fade où l’émotion doit toujours être à la hauteur du prestige.