Parce qu'elle dépend essentiellement de la volonté des citoyens, parce qu'elle suppose un effort permanent, la démocratie n'est jamais acquise - P Mendès France
Est-ce que les chaînes infos auraient la bonté de mobiliser leur rédaction sérieusement, pour expliquer aux Français ce que cela veut dire ? Nous basculons dans autre chose : le grand appauvrissement. Inconsciemment, les lycéens l’ont compris.
Quelle honte, @JLMelenchon, de participer au harcèlement de Nathanaël Combary, Président du conseil d’administration de Renouveau lycéen, orchestré depuis ce matin par votre meute LFI.
Vous rendez-vous compte ? Vous êtes un candidat à l’élection présidentielle qui, du haut de ses 75 ans, vient livrer en pâture sur les réseaux sociaux un jeune de 18 ans. 18 ans !
Vous lui reprochez de militer pour ma campagne présidentielle en parallèle de son engagement syndical, d’avoir fait un stage auprès d’une députée de mon groupe, et d’être néobachelier.
Mais son militantisme et son parcours professionnel n’ont rien de secret, rien de caché : ils sont assumés sur ses réseaux sociaux !
Et surtout, vous l’attaquez alors même que Ryad Rani, Président de l’Union syndicale lycéenne, participe aux meetings de LFI et a fait un stage auprès d’un député insoumis. Que lui aussi est, comme Nathanaël, néobachelier.
Pourquoi ce deux poids deux mesures ?
Tout simplement parce que vous avez une haine pour tous ceux qui ne pensent pas comme vous. Parce que vous ne supportez pas qu’un jeune puisse défendre les lycéens tout en dénonçant les violences.
En tant qu’élus, notre responsabilité est d’encourager la participation des jeunes, de valoriser ceux qui s’engagent. Quel que soit leur engagement. Certainement pas de les injurier ou de les terroriser.
En ce qui me concerne, je trouve formidable que Nathanaël, Ryad et leurs camarades s’engagent dans le syndicalisme et la politique. Quels que soient leurs choix ou leurs orientations politiques. J’y vois plutôt un signe d’espoir pour l’avenir de notre pays : la démonstration qu’il y a une jeunesse prête à s’engager.
De votre côté, vous ne faites que montrer, une nouvelle fois, votre vrai visage : les jeunes ne sont pour vous que de la chair à canon politique. Alors soit ils vous servent, soit vous les attaquez.
C’est misérable.
En quelques jours, ce qui éclate à la figure de ceux qui n’avaient pas encore compris :
- L’effondrement du niveau d’expression et plus généralement du niveau culturel d’un très (très) grand nombre de jeunes
- L’absence évidente d’avenir de la plupart de ce ces jeunes dans le monde de l’IA qui naît
- L’ultra-violence banalisée (attisée par cette absence d’avenir)
- La guerre civile en gestation (tant nous abritons désormais des hordes qui n’ont aucune envie de « vivre ensemble »)
- La perte de contrôle de ces éruptions de violences par les mouvements politiques, y compris ceux qui comptaient cyniquement dessus pour surfer sur le chaos
- L’inutilité de l’argent déversé (ça ne sera jamais assez, puisque la haine du système semble grandir en même temps que la redistribution)
- Enfin le mur de la dette que l’on vient de toucher, qui sonne la fin de l’Etat-providence dans sa forme actuelle.
Ça fait beaucoup.
Et Paulo ca fait des semaines qu'on se farcit ton militant président du syndicat lycéen sur les antennes H24 sans que jamais un journaliste ne nous donne son CV complet !
Jeune homme, poursuivez la défense de vos actions sans céder aux pressions des minables qui ne vivent que pour propager la haine.
Dans ce pays certains ne laissent aucune chance à ceux qui sont différents et ne militent pas dans les associations, syndicats et partis de la gauche extrême, force à vous, assumez vos convictions, ne mollissez pas !
💪🏾
Le plus inquiétant dans la plupart des interviews de lycéens révoltés, c’est la médiocrité de leur expression orale, la pauvreté de leur vocabulaire et l’incapacité de formuler clairement leurs revendications. Le niveau baisse. Pas besoin de classement PISA. Dans le monde du travail, ils seront plus tard avantageusement remplacés par des Intelligences Artificielles.
Imagine, t’es candidat à la Présidence de la République et tu t’abaisses à participer au harcèlement en ligne d’un garçon de 19 ans dont le tort est de ne pas partager tes idées 🙄
« J’ai un problème avec la danse du ventre permanente que tu fais devant la France Insoumise (…) Mon problème n’est pas de sauver la circonscription d’Olivier Faure dans le 77 »
Tellement juste et jubilatoire de voir Faure se débattre paresseusement sous les coups de Guedj…
La correspondante de The Economist en France qui pourtant connaît bien le pays est effondrée devant la médiocrité du débat public sur la dette en France actuellement. Même si on ne peut pas lui donner tort, ça ne va pas arranger nos affaires. La classe politique a une responsabilité historique de sortie urgente du déni pour proposer enfin des solutions crédibles de baisses des dépenses. Les idées ne manquent pas.
Vous lancez une pièce.
Elle tombe sur pile 5 fois de suite.
Quelle est la probabilité que le 6e lancer tombe sur face ?
Au fond de vous même, vous avez surement pensé « plus de 50 % » pas vrai ?
Sachez que c'est une mauvaise réponse !
Vous venez de tomber dans le piège des biais cognitifs et vous venez d'être piégé par l'erreur du parieur (ou gambler's fallacy).
En 1913, au casino de Monte-Carlo, la roulette est tombée 26 fois de suite sur noir. Persuadés que le rouge « devait » sortir, des joueurs ont misé des fortunes contre la série. Le casino a empoché des millions.
Amos Tversky et Daniel Kahneman ont montré, dans leurs travaux sur « la loi des petits nombres », que notre cerveau croit voir des tendances là où il n'y a que du hasard pur.
🔴 Le raisonnement du parieur : on pense qu'un événement aléatoire « doit » se rééquilibrer après une série, comme si le marché se souvenait de ce qui vient de se passer.
C'est celui de l'illusion des patterns et donc des biais cognitifs.
Il nous pousse à croire que des événements statistiquement indépendants sont reliés entre eux, simplement parce qu'ils se sont succédé.
En bourse, c'est lui qui alimente les entrées prématurées sur des retournements imaginaires, car il fonctionne à l'aide de raccourcis mentaux dangereux pour l'investisseur :
« Elle a baissé 5 jours de suite, elle va forcément rebondir » = Illusion de rééquilibrage
« J'ai perdu 5 trades d'affilée, le prochain sera forcément gagnant » = Espoir statistique
« Le marché ne peut pas monter éternellement, ça doit redescendre maintenant » = Fausse logique du cycle
🟢 Le raisonnement rationnel, lui, sait que le hasard n'a pas de mémoire et que chaque nouvel événement doit être évalué pour ce qu'il est.
Il distingue une vraie corrélation statistique, démontrée par des données (saisonnalité, cycles économiques, retour à la moyenne mesuré sur historique long) d'une simple croyance magique du « ça doit arriver ».
C'est le seul raisonnement capable d'éviter d'entrer en position uniquement parce qu'une série a « assez duré ».
Notre cerveau est câblé pour détecter des motifs, même quand il n'y en a pas. C'est un réflexe de survie ancestral qui devient un piège sur les marchés : une suite de bougies rouges n'a statistiquement aucune obligation d'être suivie d'une bougie verte, sauf si un mécanisme réel (résultats, macro, flux) le justifie. Le marché ne « doit » rien à personne.
Revenons maintenant à notre exemple :
La pièce est tombée sur pile 5 fois de suite.
La bonne question n'est jamais « la série a-t-elle assez duré ? »
La bonne question est : « qu'est-ce qui, concrètement, changerait la probabilité de ce prochain lancer ? »
Une pièce n'a pas de mémoire.
La probabilité reste de 50 %, à chaque lancer, indépendamment des précédents.
La majorité des investisseurs le savent, en théorie : une série de hausses ou de baisses ne présage rien de la suite. Pourtant, dans les faits, ils agissent comme si elle en disait long. Un indice qui enchaîne dix séances vertes ? Ils hésitent à acheter, persuadés qu'une correction est imminente.
Une action qui baisse depuis six mois ? Ils la renforcent, convaincus qu'elle ne peut plus descendre. Dans les deux cas, c'est le même réflexe : déduire l'avenir du seul nombre de séances ou de mois écoulés, sans qu'aucune cause concrète ne le justifie.
Tversky et Kahneman résument ce biais ainsi : nous appliquons, à tort, la loi des grands nombres à un tout petit échantillon. Cette loi affirme qu'un phénomène aléatoire retrouve sa probabilité théorique sur le très long terme (des milliers d'observations) mais elle ne dit rien sur les cinq ou dix prochains résultats. Autrement dit : « une série récente n'a aucune obligation de se corriger dans l'immédiat ».
Cette erreur de raisonnement n'est pas une fatalité, l'investisseur discipliné peut réintroduire de la rationalité dans ses décisions grâce à des règles fondées sur des données, et non sur des impressions de série.
Pour ça, exigez toujours une cause identifiable avant de parier sur un retournement, distinguez rigoureusement corrélation prouvée et coïncidence, et méfiez-vous particulièrement de vos propres séries de trades gagnants ou perdants, qui n'annoncent rien sur le prochain.
Retenez ceci :
1. Le marché n'a pas de mémoire : une série n'est jamais « due » à s'arrêter.
2. Parier sur un retournement sans cause identifiable, ce n'est pas de l'analyse, c'est du hasard habillé en stratégie.
Bibliographie incontournable pour approfondir le sujet :
- Système 1 / Système 2 : Les deux vitesses de la pensée - Daniel Kahneman
- Belief in the Law of Small Numbers - Amos Tversky et Daniel Kahneman (1971)
Article rédigé par Thomas Laurent.
Ces dernières heures, j'ai reçu des centaines de messages d'insultes et de menaces. Je vois ce qui est écrit sur moi, jamais je n'aurais imaginé un tel déferlement au sujet de mon engagement en faveur de la jeunesse.
Je souhaiterais y réagir.
Je suis en effet adhérent au parti Renaissance, je ne l’ai jamais caché.
Renouveau lycéen a été fondé en 2021 par des jeunes venus de tous les horizons politiques : LFI, NPA, LR, PS, Renaissance, mais aussi des jeunes sans parti ou simplement peu intéressés par la politique. Nous partageons une charte de valeurs commune et, malgré nos différences, nous travaillons ensemble. Nous nous sommes réunis parce que nous refusons l’idée qu’il faille choisir un camp pour avoir le droit de défendre les lycéens. Notre seul combat, c’est la réussite des élèves, partout en France.
Je ne suis effectivement plus lycéen : je suis étudiant depuis la rentrée 2026. J’ai continué à porter la voix des lycéens, c’est parce que les nouveaux représentants lycéens ne sont toujours pas élus. Comme chaque année, il est d’usage d’attendre que les élections des Conseils de Vie Lycéenne se soient déroulées pour renouveler les dirigeants des organisations lycéennes. C’est le cas pour le président de l’Union Syndicale Lycéenne comme pour le président de l’association Les Lycéens!.
Enfin, je ne suis pas communicant pour Minerva. J’y ai commencé un stage le 31 août 2026 et, avant ma première prise de parole, j’ai cessé mon activité de stagiaire au sein de cette entreprise.
Je n’ai jamais caché mes engagements.
Je continuerai à défendre mes convictions et la cause lycéenne avec la liberté que Renouveau Lycéen me permet d’avoir, ce qui n’est pas le cas partout.
🚨 NOUVELLE VIDÉO HEBDO EST DISPO 🚨
👉 https://t.co/QToPHaTrpi 👈
La situation se tend sérieusement en France.
🇫🇷 Les taux français frôlent les 5 %
🔥 La crise sociale gagne du terrain
📉 Le CAC 40 continue de reculer
🇺🇸 Wall Street, en revanche, résiste encore… mais la faiblesse se diffuse sous la surface
EST-CE ENFIN LE MOMENT D’ACHETER LA PANIQUE ?
Ou faut-il encore attendre que le marché nous offre de MEILLEURS PRIX ?
👉 Dans cette vidéo, je vous partage les titres qui m'intéressent, les niveaux que je surveille, les RISQUES qui s’accumulent et les zones où je commence à regarder sérieusement pour ACHETER.
💙 Merci pour vos soutiens et vos partages 🙏
Et vous : vous achetez la baisse… ou vous gardez encore vos liquidités ? 👇
#Bourse #CAC40 #Investissement
Toujours sidéré par la complaisance dont bénéficie la France insoumise. Si un parti de droite se comportait de la même manière, mobilisait ses élus pour attiser des manifestations avec des centaines de blessés, des millions d'euros de dégâts et des appels à tuer des policiers, expliquait que la violence peut être « légitime », il serait interdit depuis longtemps !
🚨🇫🇷 La France emprunte désormais à un taux qu’elle n’avait pas connu depuis 2002.
Sauf que, sans vouloir sombrer dans l’alarmisme : la situation n’est plus du tout la même.
1/ En 2002, la dette française représentait environ 58 % du PIB. Aujourd’hui, elle atteint 118 %.
2/ Les intérêts de la dette s’élevaient alors à environ 40 milliards d’euros/an. Aujourd’hui 78 milliards, avec une facture qui devrait atteindre 124 milliards d’ici 2030.
3/ En 2002, l’endettement servait encore majoritairement à financer des infrastructures et des investissements stratégiques. Ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui.
4/ L'écart avec nos voisins européens ne cesse de se creuser... En 2002, la 🇫🇷 et l'🇩🇪 avaient des ratios de dette/PIB très proches. Aujourd'hui, l'Allemagne tourne toujours autour de 63 % du PIB.
5/ En 2002, la France bénéficiait d'une trajectoire de baisse des taux. Aujourd'hui, chaque hausse de 1 % des taux d'intérêt coûte ~15 milliards supplémentaire à l'État au bout de trois ans. 😞
Inquiétant.
🇫🇷 LA FRANCE VIENT DE CHANGER DE CATÉGORIE
Pendant quinze ans, on expliquait que le vrai risque souverain européen était :
L’ITALIE.
LA GRÈCE.
LES « PÉRIPHÉRIQUES ».
Aujourd’hui, le marché raconte autre chose.
OAT FRANCE 10 ANS : ≈ 4,9 %
ITALIE : ≈ 4,7 %
La France emprunte désormais plus cher que l’Italie à dix ans. Ce n’est pas un éditorial. C’EST UN PRIX.
Et les prix ont cette mauvaise habitude : ils coupent court aux récits.
Le gouvernement présente 43 milliards d’euros de mesures budgétaires.
Ce plan prévoit des coupes dans le système de sécurité sociale français, notamment un gel partiel de l'indexation des pensions, une réduction des avantages fiscaux pour les retraités et un ralentissement de la croissance des dépenses de santé.
Résultat attendu ?
Le déficit passerait seulement de : 5,4 % → 5 %.
Pendant ce temps, la dette continuera de monter au-delà de 120 % du PIB et la charge d’intérêts pourrait atteindre : 91 MILLIARDS € EN 2027.(Le gouvernement français prévoit une hausse de 15 % des coûts d'intérêt de la dette l'an prochain)
Pour comparaison, la mission Défense 2026 représente 57,1 milliards hors pensions.
Autrement dit, avant même d’acheter : des Rafales, des drones, des munitions, des centrales, des réseaux, des écoles, la France consacrera une masse gigantesque simplement à : PAYER LE CAPITAL CONSOMMÉ HIER.
Et voilà le véritable basculement.
Pendant des années, la dette était un stock abstrait.
Aujourd’hui elle devient une dépense budgétaire concrète qui concurrence toutes les autres.
Chaque hausse de taux transforme progressivement :
LA DETTE D’HIER EN IMPÔT SUR LE BUDGET DE DEMAIN.
Le problème français n’est donc plus seulement :
« avons-nous trop de dette ? » La question devient :
COMBIEN DE SOUVERAINETÉ RESTE-T-IL QUAND LES INTÉRÊTS COMMENCENT À CHOISIR LE BUDGET À VOTRE PLACE ?
Le marché vient de rappeler quelque chose que la politique avait oublié : on peut repousser une réforme,
repousser une économie, repousser une décision.
ON NE NÉGOCIE PAS INDÉFINIMENT AVEC LE PRIX DE L’ARGENT.
Hier, Paris regardait Rome comme le malade de l’Europe. Aujourd’hui, le marché regarde Paris.
Contre le récit. Pour le réel.