@ledevnovice "Nom d'un renard". Excellent jeu coopératif qui ressemble au Cluedo dans l'idée, mais pour les enfants.
C'est tout le monde gagne ou perd, mieux pour éviter les frustrations de fin de partie.
Lu chez @raphaeldoan. Très juste. Il y a, chez ceux qui publient du slop IA de 50 lignes qu'ils auraient pu condenser en 10 lignes, un manque de savoir-vivre, un manque de respect pour leurs lecteurs. Ils transfèrent leur effort d’écriture sur notre temps de lecture.
L'allongement de la taille des tweets, couplé à l'arrivée de l'IA, rend Twitter inutilisable. Mon fil est une succession de lieux communs étirés sur 150 lignes, au ton antipathique et faussement impertinent. Les contenus intéressants sont noyés dans un océan de médiocrité.
POV : t'as généré 200€ avec ton app "vibe codée"
(Elle t'a coûté 800€ de tokens Claude
49$/mois de Cursor que t'as oublié d'annuler
Une formations LinkedIn "Lance ton SaaS avec l'IA en 30 jours" à 297€
Un abonnement Replit que t'as pris "pour tester")
Il y a une confusion conceptuelle profonde dans ce raisonnement: assimiler la production de code à la pratique du génie logiciel.
Le coût marginal de l’écriture syntaxique du code tend effectivement vers zéro avec les LLM. Mais ce coût n’a jamais été le cœur de la valeur du métier.
Le génie logiciel n’est pas un problème de génération de texte. C’est un problème de modélisation, de gestion de la complexité, de prise de décisions irréversibles sous incertitude, et surtout de responsabilité dans le temps. Un système réel n’échoue pas parce que “le code est mal écrit”. Il échoue parce que:
– le modèle mental du domaine est faux
– les invariants ne sont pas compris
– les hypothèses implicites ne sont pas explicitées
– les compromis ne sont pas assumés
Aucune IA ne peut aujourd’hui assumer ces choix à ta place. Elle peut les proposer. Elle ne peut ni les porter, ni en répondre.
Il y a aussi un signal faible mais révélateur dans l’idée que “l’IA fait tout”. Lorsque l’IA peut produire l’intégralité d’un système sans résistance intellectuelle, ce n’est généralement pas le signe d’une prouesse technologique, mais celui d’un problème peu profond, peu contraint, ou déjà largement standardisé. Les problèmes réellement intéressants, ceux qui touchent au réel, aux humains, aux organisations, aux contraintes juridiques, physiques ou sociales résistent. Ils forcent à penser, à arbitrer, à revenir en arrière, à douter.
L’analogie avec l’assembleur, les langages compilés et les langages interprétés est trompeuse. Ces transitions ont changé le niveau d’abstraction, pas la nature du travail. Comprendre les contraintes sous-jacentes est resté indispensable.
La “programmation en langage naturel” n’abolit pas la complexité.
Elle la déplace, souvent vers des zones moins visibles, plus dangereuses, et plus coûteuses à corriger.
Former des ingénieurs n’a jamais consisté à leur apprendre à “écrire des lignes”. Il s'agit de leur apprendre à penser des systèmes qui survivront à: la croissance, les pannes, les usages imprévus, le temps, etc.
Les LLM sont des multiplicateurs de productivité extraordinaires. Mais comme tous les multiplicateurs, ils amplifient la compétence… ou l’absence de compétence.
Le futur n’oppose pas “diplômés” et “vibe coders”. Il oppose ceux qui comprennent profondément les systèmes qu’ils construisent
à ceux qui confondent vitesse de génération et maîtrise.
La production de code n’a jamais été le travail. L’ingénierie, si.
Ça dépend de ton mode de chauffage ! Ici PAC air-air et poêle à bois. Laisser tourner les PAC une semaine sous 0°C c'est énergivore et inutile.
Maison éteinte une semaine, au retour 12-13°C, 4h de poêle et on était revenu aux alentours de 20°C.
Ça nous a coûté le prix de 6 bûches
Le CEO de Vercel s'affiche en selfie avec un criminel de guerre qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international, chef d'un gouvernement que la commission spéciale mandatée par l'ONU considère être auteur d'un génocide.
Chacun fera son choix pour l'hébergement de ses applis.
En seulement 16 jours, @kilianj a parcouru 1 943 bornes dans le Colorado et a gravi en chemin 78 004 mètres de dénivelé positif…
Même les limites semblent ne plus avoir de bornes. Ou plutôt si, elles en ont beaucoup…
Il existe déjà un système de vote à l’Assemblée qui fonctionne très bien.
Ce tweet, réducteur et déconnecté du réel, laisse entendre que les équipes en place seraient incapables de faire ce que tu prétends improviser sur un coin de table. Or, le système actuel est éprouvé et résilient depuis des années, et les équipes qui le font vivre accomplissent un travail de qualité dans un contexte loin d’être simple.
La technologie doit répondre à un besoin réel, pas l’inverse. Le discours du type “incroyable, moi je ferais forcément mieux” fait peut-être de bons tweets, mais rarement de bons développeurs.
Enfin, dans une période marquée par une profonde crise de confiance, je doute que ce soit la priorité, ni même une nécessité.
De magnifiques lumières sous la Lune, dans une atmosphère limpide, sans le moindre nuage parasite. Cette nuit, au large du Var, la nature nous a offert un spectacle féérique.
5 septembre 2025
(c) Serge Zaka