Je ne vais pas vous dire que je le testais depuis "des semaines", mais Mistral m'a présenté son nouveau LLM hier.
Aujourd'hui, ils ouvrent l’accès anticipé à Large 4, surnommé « le Chonk » par l'équipe. C’est un colosse de 1 000 milliards de paramètres, multimodal et entraîné en France
Il était temps : leur dernière grosse sortie remontait à décembre, et elle commençait sérieusement à dater (en bas des classements). Ces dix derniers mois, si vous vouliez du modèle ouvert de haut niveau devait se tourner vers Moonshot, DeepSeek, Alibaba ou https://t.co/6mpsYFEGGL. Et donc... vers la Chine
Mistral ne cherche pas à faire croire qu'il rivalise avec les modèles fermés de la Silicon Valley, ce n'est pas le cas. On ne parle ni de GPT-6 . Comme le résume leur directeur scientifique : en gros, le modèle se cale sur ce que les meilleurs labos chinois faisaient il y a un mois ou deux. Pas de quoi faire trembler un Opus 5.5 ou un GPT-6.1-Sol ou Opus 5.5, évidemment.
Le vrai coup, c’est l’efficacité. Large 4 a été bouclé en deux mois avec seulement 4 000 GPU. C'est deux à trois fois moins que les acteurs chinois, et à peine 1 % des armées de serveurs américaines (OpenAI annonce plus de 100 000 puces pour son dernier LLM). Cela montre qu'il y a une vraie véritable expertise chez Mistral. D'ailleurs, ils m'ont dit qu'ils avaient peu recouru à la distillation (la méthode qui consiste à apprendre des réponses d’un modèle concurrent), ce que les Chinois feraient abondamment
Ils m'ont bcp parlé de souveraineté. En juin, un coup de tampon du département du Commerce américain a suffi pour qu'Anthropic coupe l’accès à certains modèles pendant trois semaines, partout dans le monde. Côté chinois, les modèles sont accessibles, mais ficelés par le droit de Pékin et des licences maison.
Large 4, c'est un modèle que l’on fait tourner sur ses propres serveurs (mais a minima 4× B300 il faut 1 152 Go, ça donne 350 000 € minimum), ou via un cloud européen de bout en bout, soumis au seul droit européen
Les puces restent des Nvidia, le dernier tour de table a été mené par Samsung, et l'on attend encore les tests de performance indépendants pour vérifier les déclarations de l'équipe sur les perfs
Mais Large 4 devrait se hisser au niveau des meilleurs modèles chinois, pour éviter qu'une techno aussi importante n'échappe totalement aux Européens
Je viens de tester GPT-6 Astra, la nouvelle IA d’OpenAI. Quel vertige ! Je crois que l'humanité est en train de franchir un seuil : l'intelligence artificielle générale, celle qui surpasse l'humain sur presque toutes les tâches, n'est plus une abstraction lointaine. Elle est à nos portes.
Puis j'ai allumé la télévision : retraite à 60 ans, taxation des riches, interdiction du voile... Les mêmes polémiques, encore et toujours.
Et là, j'ai eu honte. Honte de nos débats médiocres et surréalistes, à des années-lumière de la seule question qui devrait nous obséder : la France sera-t-elle un acteur majeur du monde qui s'ouvre, ou sera-t-elle reléguée au rang de vieille gloire du siècle dernier ?
Nous avons encore le choix. Mais il est minuit moins cinq.
alors je crois que ça touche pas uniquement que le Maroc, l’ensemble des pays du Maghreb Maghreb vivent exactement la même chose et pour moi le vrai sujet est générationnel
pendant 50 ans on descendait l'été (pour les anciens) la grand mère qui préparait la maison des semaines avant, le grand père assis devant la porte qui comptait les jours, c'est eux qui tenaient tout le monde ensemble, les cousins, les repas, les visites obligatoires…
malheureusement ces anciens sont en train de partir, bcp sont même déjà partis et une fois parti il ne reste des cousins qu'on connaît à moitié, des numéros qu'on appelle pour l'aïd, bref des liens + fragiles de manière générale
puis je pense que les parents d'aujourd'hui (ceux nés dans les années 80 et 90) ont passé toute leur enfance là bas et veulent montrer autre chose à leurs gosses que le Maghreb et d’autres plus jeunes partent hors saison plutôt qu'en août, ils fuient les 40 degrés, les plages saturées, les routes bloquées et les prix qui triplent
je pense ausis qu’une vieille tradition est en train de s’éteindre tout doucement c'est une évidence alors qu’àavant personne se posait la question, on y allait point et franchement ça m'attriste parce qu'une génération s'en va avec ses maisons et ses odeurs de cuisine et le jour où vous ramènerez plus vos enfants là bas ils hériteront d'un pays qui existe seulement dans vos histoires
"Nous ne souhaitons pas que les agriculteurs prennent des initiatives individuelles", assure la préfète de Gironde, Sophie Brocas.
Madame la préfète Sophie Brocas, vous ne souhaitez pas que les agriculteurs prennent des initiatives individuelles ?
Parce que ça ferait trop mal de voir que, pendant que l’État se regarde le nombril, des gens ordinaires réussissent en 48 heures ce que votre administration n’a même pas anticipé en dix ans.
La générosité, c’est très bien… « à condition que ce soit organisé ».
Traduction : « Surtout ne montrez pas que l’État est complètement hors-jeu. »
Ce n’est plus une carence, c’est une incapacité structurelle.
Ce n’est plus de la lenteur, c’est de l’impuissance.
Ce n’est plus de la gestion de crise, c’est de la gestion de l’échec permanent.
Dix ans de macronisme et la France est à genoux :
incapable d’anticiper, incapable de réagir autrement que dans l’urgence, incapable de laisser les citoyens respirer sans leur coller un « on s’occupe de tout »… alors que l’état ne s’occupe de rien.
Les agriculteurs qui agissent librement ne sont pas le problème, madame.
Ils sont le miroir.
Et ce miroir vous est insupportable.
"Ce qui ce passe à l'intérieur des maisons regarde l'État" dixit aurore berger.
Je vais vous répondre très chère aurore Berger,
Je vais vous le dire cash, comme je le pense : en AUCUN CAS ce qui se passe chez moi ne vous regarde. Ni chez mes voisins. Ni dans aucune maison de France.
Vous n’êtes pas ma mère, pas mon éducateur, pas mon curé et encore moins mon propriétaire.
Vous êtes une ministre. Votre job, c’est de gérer les routes, les hôpitaux et la sécurité, pas de jouer à Big Brother dans mon salon.
« Heureusement que ce qui se passe à l’intérieur des maisons regarde l’État » ?
Mais vous vous entendez ? C’est la phrase d’une malade autoritaire qui n’a plus aucune limite.
On vit déjà avec des impôts confiscatoires, des caméras partout, des amendes pour tout et n’importe quoi… et maintenant vous voulez décider ce qu’il se passe dans mon salon ?🤣
La France ne manque pas de vrais problèmes : insécurité, écoles qui s’effondrent, dette explosive, hôpitaux saturés. Mais non, votre priorité, c’est de mater les parents et de infantiliser toute une génération.
Vous n’avez pas confiance dans les familles françaises ? Parfait.
Nous non plus on n’a plus confiance en vous.
Restez en dehors de nos foyers. Occupez-vous de l’extérieur, on gère l’intérieur.
Et si ça vous démange tant que ça de tout contrôler, commencez déjà par réussir à contrôler les frontières et les cités, on en reparlera après.
Cordialement, un citoyen qui en a ras-le-bol de votre paternalisme d’État.
#LaMaisonEstChezMoi #PasChezLÉtat
30 ans après, OpenAI nous sort le vieil argument complètement moisi de Microsoft : "le logiciel libre c'est du communisme, vade retro". Même Microsoft n'ose plus. Sans logiciel libre, OpenAI n'existerait tout simplement pas, et Microsoft aurait disparu.
On va visiter la Fabrique à Crétins made in France, label Éducation nationale subventionnée par vos impôts depuis 40 ans. (Âmes de gauche s’abstenir)
Une usine tellement efficace qu’elle transforme des cerveaux neufs en bouillie idéologique en moins de 15 ans. Prêts pour la visite guidée ? C’est long, c’est tranchant, c’est sans lubrifiant.
Souvenez-vous : l’école française était jadis une forge. On y trempait les gamins dans le latin, les maths, l’histoire, la littérature. On en sortait des esprits solides. Aujourd’hui ? C’est une machine à broyer l’intelligence. Entrée : enfant curieux. Sortie : légume militant qui pense que l’orthographe est une violence coloniale.
La grande innovation pédagogique ? Remplacer la transmission par l’« animation ». Plus de maître, que des « facilitateurs ». Plus de leçons, que des « projets collaboratifs ». Résultat : le fort porte le faible, le faible se sent valorisé, et tout le monde finit nul. Égalité parfaite… dans la médiocrité.
On a tué les redoublements (trop humiliants). On a tué les notes (trop stressantes). On a tué l’exigence (trop inégalitaire). On a même tué le savoir («trop eurocentré ). À la place : des ateliers « vivre-ensemble », des séances « estime de soi » et des cours de « déconstruction des normes genrées ». L’école est devenue un centre aéré.
Les profs ? Beaucoup sont excellents, mais broyés par le système. Les autres ? Des militants qui enseignent que Victor Hugo était un privilégié blanc et que les mathématiques sont racistes parce que « trop abstraites pour les minorités ».
Pendant ce temps, les syndicats protègent tout le monde sauf les élèves.
Les parents ? Parfois complices actifs. « Mon fils est hypersensible, il ne peut pas apprendre par cœur. » « Ma fille est zèbre, l’école ne suit pas son rythme. » Traduction : je ne l’éduque pas à la maison, mais c’est la faute de l’institution si mon enfant est un cancre heureux.
Les statistiques qui font mal : la France, ex-modèle mondial, végète désormais dans le bas du classement PISA. Lecture, maths, sciences : crash. Mais on continue à pavoiser : « On forme des citoyens critiques ! » Oui, critiques de tout… sauf de leur propre ignorance crasse.
Le résultat : Le crétin 2.0 made in France sait :
qu’il faut « décoloniser » les programmes, que le genre est un spectre fluide, que l’effort est une oppression capitaliste,mais il est incapable d’écrire trois lignes sans fautes, de calculer un pourcentage ou de situer la Seconde Guerre mondiale.
La Conséquence sociétal est catastrophique: une jeunesse qui vote émotion, qui pense par slogan, qui annule au lieu d’argumenter, qui préfère le discours dominant à la bibliothèque. On ne forme plus des adultes, on produit des grands enfants perpétuellement offensés.
Les solutions ? Elles existent, mais on les hait :
• Remettre les savoirs durs au centre.
• Noter, exiger, sanctionner.
• Séparer les niveaux au lieu de niveler par le bas.
• Former des profs qui savent leur matière au lieu de militants qui savent « animer ».
Mais non. C’est trop « réactionnaire ». Trop « élitiste ». Trop « ancien régime ».
Alors on continue. Encore une réforme creuse. Encore un milliard jeté. Encore un rapport qui conclura qu’il faut « plus d’inclusion ».
Et dans dix ans, on s’étonnera que la France soit devenue un beau pays peuplé de crétins diplômés, connectés, inclusifs… et incapables de faire tourner une économie sans importer ses cerveaux.
Le Dernier coup de poignard et certainement le plus triste, c’est qu’ils sont fiers. Ils ont leur bac avec mention « très bien » (moyenne 9,5). Ils ont leur validation des acquis de l’expérience. Ils ont leur diplôme de « citoyen du monde ». Et ils diront, avec le plus grand sérieux : « C’est la faute du système. »
Bienvenue dans la République des crétins épanouis.
La fabrique tourne à plein régime.
Et personne n’ose appuyer sur le bouton d’arrêt d’urgence.