Proverbe swahili du jour:
Dalili ya mpumbavu kupumbaa.
On reconnaît un abruti à ce qu'il se comporte comme un abruti.
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#MethaliZaKiswahili
@IInkuru@Ikiriho Surtout que la déchéance de nationalité n'est pas une mince affaire.
Et si l'on est impliqué dans un meurtre ou autre crime de cette gravité, on passe d'abord quelques années (ou quelques décennies ) en prison avant d'être éventuellement expulsé !
@piervak@barriere_dr Excellente idée.
La prohibition a tellement bien fonctionné avec les autres drogues qu'on devrait faire pareil avec le tabac en effet...
Si le Président démissionne, ce sera le chaos.
Avec un fou à sa place, il se peut que :
- une élection législative ne soit pas respectée
- une crise sanitaire soit mal gérée
- la France participe à un conflit nucléaire
- la France ne respecte pas la CPI.
17 octobre 2024 : Journée internationale des Nations Unies pour l’élimination de la pauvreté. Sous le thème : « Mettre fin à la maltraitance sociale et institutionnelle et agir ensemble pour des sociétés justes, pacifiques et inclusives ».
Au cours de cette journée, le monde mettra en lumière l'une des dimensions cachées de la pauvreté, à savoir, la maltraitance sociale et institutionnelle subie par les personnes en situation de pauvreté, et envisager les moyens d'agir ensemble pour promouvoir des sociétés justes, pacifiques et inclusives. Les personnes en situation de pauvreté sont confrontées à des attitudes négatives. Elles sont stigmatisées, discriminées, jugées sur leur apparence, leur accent, leur adresse (ou leur absence d'adresse), blâmées pour leur situation et traitées avec irrespect. La maltraitance sociale crée un cadre propice à la maltraitance institutionnelle, avec une combinaison d'attitudes négatives (méfiance, manque de respect) et des politiques et pratiques discriminatoires, qui privent les personnes de leurs droits humains fondamentaux (par exemple, l'accès aux soins de santé, à l'éducation, au logement et le droit à une identité légale). La maltraitance sociale et la maltraitance institutionnelle interagissent et s'amplifient mutuellement, alimentant cette violence à double tranchant qui aggrave l'injustice, notamment vis-à-vis des personnes qui sont déjà confrontées à des formes de préjugés supplémentaires, tels que le genre, l'orientation sexuelle, l’origine, ou l'appartenance ethnique. Il est donc essentiel de bien comprendre la pauvreté et la manière dont les différentes formes de violence et de domination interagissent et affectent les personnes en situation de pauvreté. L'expérience quotidienne de l'injustice et de la déshumanisation entrave leur estime de soi, détruit leur capacité d’agir, les prive de leur dignité et de la possibilité de sortir de la pauvreté. La maltraitance sociale et institutionnelle devient ainsi une perte catastrophique de potentiel humain.
Au Burundi, les multiples dimensions de la pauvreté, de la faim et de l’insécurité impactent sur la croissance économique.
Le Burundi est l’un des pays les plus pauvres au monde, avec 87 % de la population vivant avec moins de 1,9 USD/jour, selon la Banque Mondiale, et un PIB par habitant de 245,8 USD en 2023 selon le FMI, contre 311,0 USD en 2022. En 2022, le pays était classé 187/193 en termes de développement humain (IDH). Aussi, plus de 40% de la population souffrent de l’insécurité alimentaire, tandis que 52% des enfants souffrent de retard de croissance. Cette situation est le résultat d’années de guerre civile et de violences (1993 - 2005). Entre 2005 et 2015, avec l’appui de la communauté internationale, le pays avait permis d’enregistrer une croissance économique annuelle de plus de 4,0 %, mais la pauvreté n'a que faiblement reculé en raison d’une forte croissance démographique, de 3,1 % par an, avec un taux de fécondité de 5,2 enfants par femmes (4,6 pour l’Afrique subsaharienne), mais également, à cause des faibles investissements dans le secteur de l’agriculture. Depuis 2015, avec les troubles et instabilités politiques, le pays vit dans une situation d’insécurité, avec plusieurs disparitions forcées, des massacres, des exils forcés dans les pays voisins, tandis que l’espace politique et des médias est fermé. Tous ces facteurs ont eu un impact négatif sur la croissance durable de l’économie.
Les populations les plus vulnérables sont les plus affectées.
Au cours de ces dernières années, à cause des faibles investissements dans le secteur de l'agriculture, les changements climatiques et les effets des conflits et des instabilités politiques, l`agriculture a vu sa production chuter de plus de 40%, ce qui a alourdi fortement le bilan des victimes de l’insécurité alimentaire, et engendré la hausse des prix des denrées alimentaires sur les marchés locaux. Le haricot, la banane, la pomme de terres, le sucre, la viande, le poisson, éléments essentiels de l’alimentation des burundais, ont vu leurs prix flamber en quelques années. En plus, le manque de devises étrangères pour importer les biens de première nécessité, le manque et la cherté de carburant, la dépreciation continue de la monnaie nationale, ont exacerbé une situation déjà préoccupante des populations. Le déficit criant d’infrastructures (11,7 % seulement de la population ont accès à l’électricité, contre 48,4 % pour l’Afrique subsaharienne), les infrastructures routières, qui se sont détériorées, le faible accès à internet (moins de 10% de la population a accès à internet), est l’un des plus faibles d’Afrique, tous, des facteurs qui vulnérabilisent davantage les pauvres. Ceci a pour conséquences que : plus de 5 millions de personnes, soit 40% de la population, souffrent d’insécurité alimentaire (les familles parviennent, a peine à avoir un repas par jour), 5 enfants sur dix présentent un retard de croissance, de nombreuses écoles primaires n’ont pas les équipements nécessaires, les centres de santé et hôpitaux manquent d’équipements, de médicaments et médecins, et sont devenus des mouroirs, tandis que le chômage des jeunes atteint des niveaux très élevés. Dans ce contexte, il sera difficile pour le Burundi d’atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) pour l’horizon 2030.
Nécessité d’un Plan Social pour les populations vulnérables
Au lieu de nier la situation d’extrême pauvreté dans laquelle se trouve le pays et de stigmatiser les populations pauvres, le Gouvernement devrait, plutot, élaborer un Plan Social d’Urgence sur le court terme, visant, notamment, à : (a) accroitre les budgets alloués au secteur de l’agriculture, conformément à la Déclaration de Maputo (2003) de l’Union Africaine, fixant les objectifs généraux de croissance annuelle de 6 % du PIB agricole et d'allouer, au moins, 10 % des dépenses publiques au secteur agricole ; (b) revoir, à la baisse, les prix des produits de première nécessité, surtout ceux touchant les groupes vulnérables et les pauvres, qui ne cessent d'augmenter, et intégrer ces couches de populations dans les programmes de stabilisation macroéconomique, afin de prévoir des filets de sécurité ; (c) mobiliser des ressources pour le secteur de l’éducation et les utiliser de façon efficace en vue d’atteindre l’objectif de la scolarisation universelle d’ici 2030, conformément à l’objectif des Nations Unies ; (d) adopter des programmes en vue de l’amélioration de la qualité des soins de santé, notamment, par : la construction et la rénovation de centres de santé et hôpitaux, l’achat de matériel médical et médicaments adaptés, la formation du personnel médical, ainsi que la sensibilisation de la population concernant son droit aux soins de santé ; (e) s’engager à restaurer la paix et la stabilité pour tous, notamment, par la suppression des milices, sécuriser les populations et accorder le droit a la vie a chaque citoyen, quelle que soit son appartenance politique, ethnique, religieuse, régionale, ou autre. D’autres aspects pourraient être identifiés afin de construire une société harmonieuse, dans laquelle chaque citoyen se sent protégé et participe dans la construction d'une Nation prospère et paisible.
Nel prossimo millennio l'Europa sarà un continente multirazziale o, se preferite, "colorato". Se vi piace, sarà così; e se non vi piace, sarà così lo stesso.
Umberto Eco, 1997. https://t.co/1gcZXcYYDM
De l'avis général, les Jeux Olympiques sont une réussite totale, de la cérémonie aux épreuves en passant par l'organisation. Pourtant, le tableau est loin d'être idyllique. Avec un peu de recul, ce Paris 2024 s'avère même très problématique dans son aspect dystopique. Ce qui est le plus inquiétant dans cette histoire, c'est l'acceptation, voire le désir généralisé, pour cette organisation.
Le Paris des J.O. s'est fait au prix d'une quantité astronomique de magouilles policières, judiciaires et urbaines pour obtenir ce tableau d'une ville "tranquille, propre et agréable". La tranquillité a été obtenue au prix d'un départ massif des habitant·e·s du Grand Paris, à qui on a martelé pendant des mois que Paris allait être invivable et inaccessible (géographiquement, économiquement, socialement). La propreté s'est imposée par le biais de dizaines d'expulsions de lieux de vie précaires : squats, campements, logements étudiants, SDF. Certain·e·s se sont retrouvé·e·s dans des bus les emmenant aux quatre coins de la France. On retrouve ainsi des SDF qui vivaient depuis des années dans la capitale à Bayonne, Brest, Rouen, Saint-Étienne, etc. Des logements étudiants ont été réquisitionnés en échange de 100 euros et d'une barre chocolatée. Des exilé·e·s se sont fait réveiller à 6h toutes les 48 heures pour celles et ceux vivant en campement, et des squats ont été expulsés par des brigades de type GIGN/RAID. Paris a été vidé de ses habitants et de ses indésirables afin de réserver la ville au tourisme de luxe. Les infrastructures, insuffisantes tout au long de l'année, ont été adaptées pour celles et ceux qui vivraient les Jeux. Un Paris sans pauvres.
Des infrastructures boostées pour la période des JO, mais avec cinq fois moins de population, c'est tout de suite "plus agréable". Pour "booster" ces infrastructures, il a fallu respecter un agenda extrêmement serré, au détriment de la vie et de la sécurité des personnes qui ont travaillé sur les chantiers. De plus, 40 000 barrières ont été installées dans les rues de la capitale, les citoyens ont été obligés d'utiliser des QR codes pour accéder à certaines zones, et des centaines d'axes routiers ont été bloqués. Et bien sûr, 35 000 agents des forces de l'ordre (y compris des policiers étrangers) ont été déployés à Paris. L'esplanade qui accueille d'ordinaire la foire du Trône abrite en ce moment un campement militaire d'une ampleur inégalée sur le territoire depuis la Seconde Guerre mondiale. Plus de 5 000 soldats vivent les Jeux dans des conditions quasi-guerrières. Ajoutons à cela la multiplication des caméras à Paris, désormais autorisées à utiliser la reconnaissance algorithmique.
Paris est vivable au prix de la liberté, de l'égalité et de la solidarité. Paris est une prison à ciel ouvert, Paris est une expérience sécuritaire massive, tout comme l'était la gestion du COVID ou la répression des Gilets Jaunes. 35 000 policiers, 40 000 barrières, des QR codes, de la reconnaissance algorithmique. Quand les athlètes et les touristes partiront, tout ceci restera.
"Toutes les raisons de faire une révolution sont là. Il n’en manque aucune. Le naufrage de la politique, l’arrogance des puissants, le règne du faux, la vulgarité des riches, les cataclysmes de l’industrie, la misère galopante, l’exploitation nue, l’apocalypse écologique – rien ne nous est épargné, pas même d’en être informés. Toutes les raisons sont réunies, mais ce ne sont pas les raisons qui font les révolutions, ce sont les corps. Et les corps sont devant les JO.” Comité Invisible. *La citation originale dit "les écrans"
Il faut prendre la mesure de ce que nous avons vécu : des militant·e·s écologistes ont fait 48 heures de garde à vue pour avoir collé des autocollants antiJO, des journalistes ont été embarqué·e·s pour avoir couvert un rassemblement. Une balade sur le canal Saint-Denis a été interdite (et verbalisée). On n'imagine même pas le carnage s'il y avait eu ne serait-ce qu'une seule manifestation durant les Jeux ! 1/2
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