« Nan, mais tu comprends, pendant les retours, la voiture électrique, c’est vraiment un cauchemar, impossible de se charger et on fait trop la queue par rapport aux thermiques » aire des volcans d’Auvergne, ce matin 11 heures 😂🤡😂
« Il suffit de foutre les titres de dette au feu ! » @JLMelenchon est un populiste et comme tous les populistes il ment. Malheureusement la plupart de ses électeurs pensent qu’il dit vrai.
Faisons l'exercice. Juillet 2027 : la France annonce unilatéralement qu'elle ne remboursera plus sa dette. Voici ce qui se passe, heure par heure, puis mois par mois ⤵️
⏱️ H+1
Le marché s'arrête. La cotation des OAT (les titres de dette français) est suspendue. Leur valeur s'effondre. Les CDS (assurances contre le défaut) se déclenchent. Moody's, S&P et Fitch dégradent la France en « D » : défaut. Le pays le plus emprunteur d'Europe vient de se couper des marchés.
🏦 J+1
Les banques vacillent. Détail que Mélenchon oublie : « cet argent qui n'existe pas », quelqu'un le détient. Près de la moitié des 3600 Md€ de dette est aux mains des banques et assureurs FRANÇAIS, de la Banque de France … et donc de votre épargne. Les OAT valant zéro, les fonds propres des banques sont anéantis. C'est la « boucle banques-souverain » qui a ravagé la Grèce puissance 10. Files d'attente devant les agences dès l'ouverture.
🔒 J+3
Votre argent est bloqué. Pour stopper la ruée bancaire : contrôle des capitaux et retraits plafonnés (Grèce 2015 : 60€/jour). L'assurance-vie, 2000 Md€ d'épargne des Français, massivement investie en OAT, est gelée via la loi Sapin 2. Vous ne pouvez plus racheter votre contrat.
💶 J+7
L'État ne peut plus payer. La BCE refuse les titres français en collatéral et coupe le refinancement des banques, comme avec Athènes en 2015. Et voici le piège fatal : la France est en DÉFICIT PRIMAIRE. Même sans rembourser un centime de dette ancienne, elle dépense plus qu'elle n'encaisse. Coupée des marchés, elle n'a plus de quoi payer intégralement salaires, pensions et prestations. L'austérité que le défaut prétendait éviter arrive en pire, et en urgence.
📉 M+1
L'économie réelle vacille. Credit crunch généralisé : les banques ne prêtent plus. Le coût d'emprunt des entreprises suit celui de l'État, il explose. Faillites en chaîne, investissement gelé, chômage en flèche. La récession s'installe.
⚖️ M+3
Les créanciers contre-attaquent. Les détenteurs étrangers saisissent les tribunaux et les actifs français à l'étranger. Précédent argentin : 15 ans de procès avec les fonds vautours, jusqu'à la saisie d'une frégate militaire (l'ARA Libertad, immobilisée au Ghana en 2012). Avions, comptes, participations : tout ce qui est saisissable le sera.
💱 M+6
Adieu l'euro. Un défaut incluant les titres détenus par la BCE viole frontalement les traités. Sans accès à la liquidité de l'Eurosystème, rester dans l'euro devient intenable : sortie de facto, conversion forcée de votre épargne en une monnaie dévaluée de 20 à 40 %, inflation importée violente sur l'énergie et l'alimentation. Votre pouvoir d'achat fond.
🇪🇺 An 1
La France est paria en Europe. Pas de mécanisme d'expulsion de l'UE, mais : procédures d'infraction, fonds européens suspendus, veto systématique des partenaires, rupture définitive avec l'Allemagne. Et contrairement à la Grèce (défaut SUBI), personne n'aidera un défaut VOLONTAIRE. Destination finale, comme l'Argentine et la Russie avant nous : le FMI. Avec des conditions bien plus dures que celles des marchés qu'on prétendait fuir.
📌 Bilan
« Cet argent n'existe pas » ? Si. C'est votre Livret A, votre assurance-vie, votre retraite. Répudier la dette ne spolie pas « la finance » : ça spolie d'abord l'épargnant français.
Ceux qui font croire aux français qu’on peut effacer la dette sont des salopards.
Je considère que les réserves agricoles en eau sont nécessaires dans un contexte d'adaptation au changement climatique. Mais les canicules de 2026 m'auront aussi conforté dans une conviction que je défends depuis longtemps : on ne luttera pas contre les stress thermiques uniquement avec l'irrigation. Il faut aller beaucoup plus loin.
C'est là que se situe le véritable débat. A mon goût, la question n'est pas seulement de savoir s'il faut stocker de l'eau car ça sera inévitable. Elle est surtout de savoir dans quel projet agricole cette eau s'inscrit.
Cette image satellite (source : sentinel, centre-ouest de la France) montre deux choses :
1⃣ Les parcelles irriguées sont, bien sûr, en meilleur état que les parcelles non irriguées.
2⃣ Mais en 2026, elles souffrent malgré tout beaucoup plus qu'en 2025. L'irrigation ne compense pas les effets des chaleurs extrêmes lors de l'implantation, de la croissance ou de la reproduction des cultures. Lorsque certains seuils thermiques sont dépassés, l'eau ne suffit plus à éviter les pertes de rendement.
Cet exemple n'est malheureusement pas isolé. J'ai consulté plusieurs dizaines de situations similaires dans le Centre-Ouest, et le constat est le même.
L'irrigation n'est donc qu'une pièce du puzzle de l'agriculture de demain. Elle doit s'accompagner d'autres évolutions majeures :
1⃣ Faire évoluer les filières.
Il faudra progressivement transitionner vers des espèces et des variétés plus tolérantes à la chaleur et moins exigeantes en eau. Cela implique aussi de construire de nouvelles filières. Cette transition ne peut pas reposer uniquement sur les agriculteurs (notamment en terme économique) : industriels, distributeurs, consommateurs, recherche et pouvoirs publics doivent avancer ensemble, de manière coordonnée. On a besoin d'une vision étatique soutenue à long terme.
2⃣ Repenser les paysages agricoles.
Haies, arbres, bandes enherbées ou mosaïques paysagères permettent de ralentir le vent, de limiter l'évaporation, de favoriser l'infiltration de l'eau et de créer des microclimats plus favorables. Là encore, ces services rendus à la société devraient être rémunérés. En Suisse, par exemple, certains services écosystémiques assurés par les agriculteurs sont financés par les collectivités. Il est hors de question que ces transitions reposent uniquement sur le dos des agriculteurs.
3⃣ Restaurer les sols.
Le sol est une ressource stratégique. Toutes les pratiques qui renforcent sa structure, sa vie biologique et sa capacité à stocker l'eau (réduction du travail du sol, couverts végétaux lorsque les conditions le permettent, augmentation de la matière organique) devront être privilégiées. Mais cette transition entraîne souvent, selon les contextes pédoclimatiques, une baisse de rendement pendant plusieurs années. Ce risque économique ne peut pas être assumé par les seuls agriculteurs : il doit être partagé par l'ensemble de la chaîne alimentaire et accompagné par les politiques publiques.
4⃣ Poursuivre les progrès génétiques.
La sélection variétale devra continuer à améliorer l'efficience de l'utilisation de l'eau, la capacité des systèmes racinaires à explorer le sol, la régulation de la transpiration ainsi que la résistance des cultures aux fortes chaleurs, notamment pendant la floraison et le remplissage des grains. En revanche, je ne me prononce pas sur les nouvelles techniques génomiques : je ne maîtrise pas suffisamment ce sujet pour avoir un avis éclairé.
5⃣Repenser l'élevage.
Le lien entre élevage et cultures est essentiel au fonctionnement d'un terroir : fertilisation organique des sols, entretien des zones humides, limitation du risque d'incendie par le pâturage, maintien des paysages bocagers et de nombreux services écosystémiques.
En revanche, dans les régions où les ressources fourragères estivales deviennent de plus en plus limitées sous l'effet du changement climatique, il faudra adapter progressivement les systèmes d'élevage. Cela pourra passer, selon les territoires, par des races plus rustiques, des animaux de plus petit gabarit ou encore des espèces moins exigeantes en fourrage, comme les caprins.
En parallèle, une évolution de notre consommation est également nécessaire. Réduire les importations de viande produite dans des conditions parfois moins durables et privilégier une viande française, issue de systèmes plus résilients, constitue un levier cohérent pour limiter les émissions de gaz à effet de serre tout en soutenant notre agriculture.
En résumé, l'irrigation est une composante importante de l'adaptation, mais elle ne constitue en aucun cas une solution miracle. En agriculture, les solutions sont presque toujours multifactorielles. Miser sur un seul levier serait prendre le risque d'une maladaptation. C'est en combinant plusieurs approches que nous construirons une agriculture réellement résiliente face au changement climatique.
Nous aussi nous devons alerter.
Rarement l’indépendance des médias publics n’a été autant mise à mal que cette année. Aujourd’hui par vous, hier par d’autres.
Nous ne pouvons pas travailler sous de telles pressions politiques permanentes.
Monsieur @JLMelenchon vous avez tweeté personnellement 10 fois sur cette affaire ces derniers jours et c’est sans compter les dizaines de posts de vos équipes.
Guillaume Erner a été sanctionné contrairement à ce que vous affirmez. Il a admis et nous avons collectivement et sans équivoque admis une faute déontologique. Nous prenons des mesures pour que cela ne se reproduise pas.
Nous prenons nos engagements déontologiques au sérieux. Et nous devons appeler tous les partis politiques à prendre aussi au sérieux l’indépendance des médias qui est l’un des principes de notre démocratie.
Une saison électorale va s’ouvrir. Il est important que nous soyons chacun dans notre rôle pour la bonne tenue de cet exercice républicain.
Voici ce que la Convention Citoyenne sur le Climat, cette « formidable innovation démocratique » (!), proposait il y a 6 ans : limiter le recours au chauffage et à la climatisation.
Vista.
Encore un qui découvre le fil à couper le beurre. Avant la RE2020, il y avait la RT2012, etc… tout ça a commencé en 1975, d’abord pour réduire notre dépendance aux importations de pétrole. Il est peut-être temps qu’un débat public de qualité s’exerce sur ce sujet majeur ?
Le Parlement n’a jamais voulu ni voté une cathédrale réglementaire de 1 892 pages.
La loi #ELAN posait une intention politique légitime : construire des bâtiments plus sobres, plus performants, compatibles avec la lutte contre le changement climatique et la qualité de l’air intérieur.
Mais quand cette intention devient, par décret, arrêté, méthode de calcul et annexes techniques, une norme si complexe qu’elle finit par freiner l’adaptation concrète aux vagues de chaleur, le sujet n’est plus seulement technique. Il devient démocratique.
Ce n’est pas au Parlement de rédiger chaque formule de calcul. Mais c’est bien à lui de contrôler que l’administration ne déforme pas, ne durcit pas ou ne contourne pas l’intention du législateur.
C’est une invitation claire pour le prochain mandat : se réapproprier pleinement le rôle du Parlement.
Voter la loi, bien sûr. Mais aussi contrôler sa traduction réglementaire, évaluer ses effets réels, écouter les acteurs de terrain et exiger des corrections lorsque la norme devient une machine hors-sol.
La transition écologique ne peut pas être confisquée par une technostructure administrative sans visage. Elle doit rester une politique publique lisible, responsable, démocratiquement assumée — et adaptée à la vie réelle.
@Senat@AssembleeNat@YaelBRAUNPIVET@gerard_larcher