C'est une affaire qui fait trembler les puissants de ce monde : l'affaire Epstein. La rédaction du journal Afrique a choisi de s'intéresser aux personnalités africaines citées dans les millions de documents du prédateur sexuel américain. Qui sont-elles ?
Il y a un an en Guinée, Foniké Mengué et Billo Bah, dirigeants du courant démocratique, étaient enlevés par la dictature que soutient la macronie. Pourquoi la France ne travaille-t-elle pas à leur libération ? Pourquoi le silence ? Quels intérêts sont en cause ?
🇬🇳 #Guinée | Mandat présidentiel porté à 7 ans, fin de l’obligation de renoncer à la double nationalité, suppression du débat télévisé entre candidats, disparition de la publication de la déclaration de biens du président au Journal Officiel de la République… Le Projet de nouvelle Constitution modifie en profondeur certaines dispositions clés de l’Avant-projet de juillet 2024.
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📸 DCI
On aimerait voir plus de tweets sur la situation que traverse la Guinée aussi, parce que Mamadi Doumbouya fait aussi des choses dont on ne peut être fier.
L’adage “qui ne dit rien, consent” vaut tout son sens… surtout pour quelqu’un de votre stature nationale/internationl.
🙏🏾
Les nouvelles du recensement RAVEC
C'est du recensement électoral.
Inspiré de ceux d'alpha condé. Le but n'est pas que tout le monde le fasse, mais juste qu'une région soit plus recensée que les autres.
Amoulankhi sindhé !
#TL224
#Guinée : au mois de décembre dernier, le journaliste d’investigation Habib Marouane Camara a été kidnappé par la gendarmerie du dictateur local Mamadi Doumbouya. Une gendarmerie guinéenne dans laquelle officient plusieurs coopérants français.
Il y a quelques semaines, des sources m’avaient indiqué que Marouane était torturé et détenu au secret à la prison de Fotoba, sur une île au large de Conakry.
Mais depuis, plus rien. Et j’ai peur. Nous avons tous peur. Tiens bon Marouane, mon ami, mon confrère. S’il y a une justice sur cette terre, tu retrouveras bientôt ta fille qui vient de naître.
𝐏𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝟔 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐨𝐥𝐥𝐚𝐫𝐬 : 𝐆𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐀𝐦𝐚𝐫𝐚 𝐂𝐚𝐦𝐚𝐫𝐚 𝐚𝐮 𝐜œ𝐮𝐫 𝐝𝐮 𝐬𝐜𝐚𝐧𝐝𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐨𝐫 𝐠𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞𝐧 (𝐄𝐱𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐟)
𝐆𝐚𝐧𝐠𝐫𝐞𝐧𝐞́𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐨𝐜𝐜𝐮𝐥𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐛𝐥𝐚𝐧𝐜𝐡𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐨𝐫, 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐠𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐯𝐞̀𝐥𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐫𝐢𝐯𝐞 𝐢𝐧𝐪𝐮𝐢𝐞́𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞. 𝐒𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐧𝐨𝐬 𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬, 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫, 𝐧𝐨𝐭𝐚𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐥𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐂𝐍𝐑𝐃 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐜𝐞𝐫𝐜𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞, 𝐨𝐫𝐜𝐡𝐞𝐬𝐭𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧 𝐭𝐫𝐚𝐟𝐢𝐜 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐦𝐩𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐞́𝐝𝐢𝐭𝐞, 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐞́ 𝐝’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬. 𝐀̀ 𝐂𝐨𝐧𝐚𝐤𝐫𝐲, 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐚𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐬𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐠𝐞𝐫𝐞𝐮𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐮𝐢𝐭𝐬 𝐜𝐥𝐚𝐧𝐝𝐞𝐬𝐭𝐢𝐧𝐬 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐞 𝐚𝐮𝐫𝐢𝐟𝐞̀𝐫𝐞.
D’après des éléments recueillis par nos soins, un réseau organisé, qui implique la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), a mis en place un mécanisme sophistiqué de recyclage d’or sale, pour un montant qui excède les 𝟏𝟎𝟎 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐨𝐥𝐥𝐚𝐫𝐬.
Nos enquêtes minutieusement menées lèvent le voile sur le modus operandi de ce vaste réseau dirigé par Tidiane Koïta, président des orpailleurs guinéens.
Selon plusieurs sources concordantes et des documents consultés dont nous disposons, il supervise l’achat de lingots d’or auprès de raffineries basées à Dubaï, où chaque pièce est dûment numérotée et tracée.
L’or ainsi acquis est ensuite réintroduit « légalement » en Guinée pour être distribué à des hauts responsables de la transition, avant d’être fondu à nouveau, gommant toute traçabilité, et réexporté muni de fausses certifications. Ce procédé permet ainsi de blanchir des fonds issus de la corruption à grande échelle.
Les premiers éléments de ce nouvel épisode de nos enquêtes établissent des connexions troublantes avec le cercle rapproché du général Amara Camara, ministre secrétaire général et porte-parole de la présidence de la République.
Des attestations de réception de quantités importantes de lingots d’or, signées par des membres de sa garde personnelle, apportent une preuve tangible de ces accointances fortement douteuses.
Le 30 décembre 2022, un adjudant-chef, Laye Traoré, en service à l’EMIA, l’entité qui était dirigée par Amara Camara avant le coup d’État, actuellement membre de sa garde rapprochée, a signé une attestation de réception d’un colis d’or fin 𝐝𝐞 𝟗𝟗𝟗.𝟗, 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐨𝐬𝐞́ 𝐝𝐞 𝟏𝟖 𝐛𝐚𝐫𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝟏𝟎𝟎𝟎 𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞𝐬, 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝟏𝟖 𝐤𝐠, 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝟓 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐛𝐚𝐫𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝟏𝟎 𝐭𝐨𝐥𝐚𝐬. 𝐋’𝐨𝐫 𝐚 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞́ 𝐥𝐞 𝟐𝟕 𝐝𝐞́𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟐 𝐚𝐮 𝐧𝐨𝐦 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́ 𝐄𝐓𝐒 𝐒𝐎𝐒𝐈𝐌 𝐒𝐀𝐑𝐋 𝐝𝐞 𝐓𝐢𝐝𝐢𝐚𝐧𝐞 𝐊𝐨𝐢̈𝐭𝐚.
Le 23 janvier 2023, 𝟐𝟓 𝐤𝐢𝐥𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐢𝐧𝐠𝐨𝐭𝐬 𝐝’𝐨𝐫, 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞́𝐬 𝐚𝐮 𝐧𝐨𝐦 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́ 𝐄𝐓𝐒 𝐒𝐎𝐒𝐈𝐌 𝐒𝐀𝐑𝐋, 𝐞𝐦𝐛𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞́𝐬 𝐚̀ 𝐃𝐮𝐛𝐚𝐢̈ 𝐥𝐞 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐚̀ 𝟐𝟎𝐡𝟑𝟐 𝐞𝐧 𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐂𝐨𝐧𝐚𝐤𝐫𝐲, 𝐨𝐧𝐭 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐫𝐞́𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐋𝐚𝐲𝐞 𝐓𝐫𝐚𝐨𝐫𝐞́ 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐝𝐚𝐭𝐞 𝐝𝐮 𝟐𝟒 𝐣𝐚𝐧𝐯𝐢𝐞𝐫 𝟐𝟎𝟐𝟑.
Le 19 avril 2023, 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐢𝐭𝐞́ 𝐝’𝐨𝐫 𝐝𝐞 𝟏𝟓 𝐤𝐠 𝐚 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐫𝐞́𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐛𝐚𝐬𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞́𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐠𝐞𝐧𝐭-𝐜𝐡𝐞𝐟 𝐊𝐞𝐦𝐨 𝐂𝐨𝐧𝐝𝐞́, 𝐮𝐧 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐦𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞́𝐞 𝐝𝐮 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐀𝐦𝐚𝐫𝐚 𝐂𝐚𝐦𝐚𝐫𝐚.
Ces différentes réceptions d’or par des gardes du corps du ministre secrétaire général à la présidence, font un 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝟓𝟖 𝐤𝐠 𝐝’𝐨𝐫 𝐟𝐢𝐧, 𝐝𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐯𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐞𝐬𝐭𝐢𝐦𝐞́𝐞 𝐚̀ 𝟔 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧𝐬 𝟐𝟎𝟓 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 𝟓𝟐𝟒,𝟗𝟖 𝐝𝐨𝐥𝐥𝐚𝐫𝐬 𝐚𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐬, 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝟓𝟑 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝟔𝟕𝟖 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧𝐬 𝟕𝟔𝟎 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐬 𝐠𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞𝐧𝐬.
Au-delà de cette affaire de lingots d’or, notre équipe d’investigation a pu consulter une autre série de pièces matérielles attestant de mouvements bancaires, de correspondances internes et de documents d’exportation illicites.
Tous révèlent les contours d’un vaste réseau de blanchiment d’argent, solidement implanté au sommet de l’État guinéen depuis plus de trois ans.
Après avoir été informés par nos soins de cette affaire, un membre de la garde présidentielle nous déclare ouvertement : « Tout ce que je sais, c’est que les jeunes qui assurent la protection rapprochée du général Amara Camara sont plus aisés que les autres éléments du groupement, hormis ceux qui occupent des fonctions. »
« 𝑇𝑜𝑢𝑡 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑗𝑒 𝑠𝑎𝑖𝑠, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑗𝑒𝑢𝑛𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑎𝑠𝑠𝑢𝑟𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑡𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒́𝑒 𝑑𝑢 𝑔𝑒́𝑛𝑒́𝑟𝑎𝑙 𝐴𝑚𝑎𝑟𝑎 𝐶𝑎𝑚𝑎𝑟𝑎 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑎𝑖𝑠𝑒́𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑒́𝑙𝑒́𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑢 𝑔𝑟𝑜𝑢𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡, ℎ𝑜𝑟𝑚𝑖𝑠 𝑐𝑒𝑢𝑥 𝑞𝑢𝑖 𝑜𝑐𝑐𝑢𝑝𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠. »
Ce qui pourrait être interprété comme une récompense de leur loyauté dans la mise en œuvre des plans d'enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux du général Amara Camara.
À la question de savoir si les deux éléments receptionnistes des lingots d'or du patron de la campagne politique, actuellement en cours pour la candidature du général Mamadi Doumbouya, sont issus du groupement des forces spéciales, un autre militaire du palais Mohamed V nous confie : « 𝐏𝐚𝐫𝐦𝐢 𝐥𝐞𝐬 𝐞́𝐥𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞 𝐝𝐮 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐀𝐦𝐚𝐫𝐚, 𝐢𝐥 𝐲 𝐚 𝐩𝐚𝐬 𝐦𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐟𝐚𝐧𝐭𝐚𝐬𝐬𝐢𝐧𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬𝐪𝐮𝐞𝐥𝐬 𝐢𝐥 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐥𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐌𝐈𝐀. 𝐔𝐧𝐞 𝐟𝐨𝐢𝐬 𝐚𝐟𝐟𝐞𝐜𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐥𝐮𝐢, 𝐯𝐮 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞, 𝐜𝐞𝐬 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐛𝐨𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐮𝐧𝐢𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐅𝐨𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐬𝐩𝐞́𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞𝐬, 𝐬𝐚𝐮𝐟 𝐪𝐮’𝐢𝐥𝐬 𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐞 𝐛𝐞́𝐫𝐞𝐭 𝐫𝐨𝐮𝐠𝐞 𝐧𝐢 𝐧𝐨𝐬 𝐞́𝐜𝐮𝐬𝐬𝐨𝐧𝐬. 𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐚̀ 𝐯𝐮𝐞 𝐝’œ𝐢𝐥, 𝐬𝐢 𝐜𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧 𝐦𝐢𝐥𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞, 𝐢𝐥 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐟𝐚𝐜𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐞𝐥𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐮𝐧𝐢𝐭𝐞́𝐬, 𝐜𝐚𝐫 𝐢𝐥𝐬 𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐛𝐞́𝐫𝐞𝐭 𝐯𝐞𝐫𝐭 𝐩𝐚𝐫 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐞𝐱𝐞 𝐞𝐭 𝐩𝐫𝐞́𝐟𝐞̀𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐞 𝐜𝐚𝐠𝐨𝐮𝐥𝐞𝐫 𝐨𝐮 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐤𝐞́𝐩𝐢𝐬. 𝐒𝐢𝐧𝐨𝐧, 𝐥𝐞𝐬 𝐞́𝐥𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐮 𝐆𝐅𝐒 𝐪𝐮𝐢 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐥𝐚𝐧𝐢𝐟𝐢𝐞́𝐬 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧, 𝐞𝐭 𝐢𝐥𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐨𝐢𝐟𝐟𝐞́𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐮𝐧 𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞. »
Sur la foi des preuves dont nous disposons avec des témoignages authentiques, ces lingots d'or ne sont autre que la part de butin du général Amara Camara, ministre secrétaire général à la présidence. Les autres bénéficiaires seront cités dans les prochains épisodes de notre investigation.
Voilà pourquoi ce scandale d'or et d’autres magouilles entretenues par les hautes autorités de la transition, n'ont pas été judiciarisées, malgré l'arrestation et la détention éphémère de Tidiane Koïta et le gouverneur de la BCRG, libérés par la suite au nom d’un « règlement à l’amiable.»
Désormais, les Guinéens doivent comprendre davantage l’ampleur du désastre économique et financier entretenu par ceux qui tiennent des discours de bonne gouvernance et de moralisation de la gestion publique.
N’est-ce pas une bonne raison pour eux de battre campagne pour la confiscation du pouvoir par le CNRD ? Ce qui est certain, le voile commence à se lever sur le système criminel aux ramifications tentaculaires qui a pris en otage du peuple guinéen. C’est une vérité qui dérange, mais qu’il devient impossible de taire.
Wait and see !!!
À suivre...
𝐄́𝐪𝐮𝐢𝐩𝐞 𝐝’𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 :
𝐌𝐚𝐦𝐨𝐮𝐝𝐨𝐮 𝐁𝐚𝐛𝐢𝐥𝐚 𝐊𝐄𝐈̈𝐓𝐀
𝐀𝐛𝐝𝐨𝐮𝐥 𝐋𝐚𝐭𝐢𝐟 𝐃𝐢𝐚𝐥𝐥𝐨
𝐒𝐞́𝐤𝐨𝐮 𝐊𝐨𝐮𝐧𝐝𝐨𝐮𝐧𝐨
Guinée: 90 millions de dollars passent des caisses de la BCRG dans des comptes noirs à Dubaï. ENQUÊTE EXCLUSIVE – Confidentiel Afrique https://t.co/NVX3whxza7
🚨 ÉPISODE 3 – SCANDALE MONÉTAIRE EN GUINÉE 💣
La vérité continue de surgir… et elle est explosive.
Après avoir levé le voile sur les premiers mécanismes de corruption au sommet de la Banque Centrale, notre nouvelle enquête révèle comment des millions de dollars ont été méthodiquement transférés vers Dubaï, vidant les coffres du pays au profit d’un réseau occulte protégé par l’appareil d’État.
📉 Un contresens économique.
📑 Des documents accablants.
🧨 Une affaire d’État qui n’en est qu’à ses débuts.
👉 Lisez et partagez massivement l’épisode 3.
Ce que nous allons révéler dans les prochains jours sera encore plus rocambolesque : l’écheveau de la fraude se dénoue… et les masques tombent.
#ScandaleDuSiècle #BCRG #OrDeLaHonte #Enquête #Guinée #JusticePourLaGuinée #KoitaGate #Épisode3
Le journaliste d'investigation Abdoul Latif Diallo échappe à une tentative d'assassinat. Il indexe le procureur général Fallou Doumbouya (à gauche en image)
📍🇬🇳Voici son récit 👇
Le vendredi 16 août 2024, j'ai échappé de justesse à un kidnapping par des hommes encagoulés. Ce complot visait à mettre fin à mes jours, et derrière ce kidnapping se cache un ancien directeur, soutenu par deux membres influents du CNRD.
Je reviendrai en détail sur ces individus et leur implication dans une tentative aussi odieuse.
Ce qui me choque le plus dans cette affaire, c'est l'implication du procureur général de la Cour d'appel, Fallou Doumbouya.
Celui qui est supposé être le gardien de la justice, chargé de protéger les citoyens, s'est révélé être le chef d'orchestre de ce kidnapping.
Fallou Doumbouya ne se contente pas d'exercer son pouvoir avec rigueur, il l'utilise pour traquer et réduire au silence les journalistes et les leaders de la société civile qui osent critiquer le gouvernement de Doumbouya.
Là où la justice devrait régner, une ombre s'est installée, une ombre qui menace ceux qui élèvent la voix contre l'injustice, le détournement de deniers publics, la corruption et l’enrichissement illicite .
Ce qui devait être un système pour garantir la liberté est maintenant un instrument d'oppression. La liberté d'expression est en danger, et ceux qui ont le devoir de la défendre sont devenus ses plus grands ennemis.
Le mercredi 14 août, aux environs de 11 heures, mon téléphone sonne. Je décroche. Un homme me salue et me demande : "C’est bien monsieur Abdoul Latif Diallo ?" J’ai répondu oui. Il continue : "Je suis le procureur général Fallou Doumbouya. Je veux que vous veniez à mon bureau vendredi 16 août à 10 heures ; je souhaite échanger avec vous." J’ai demandé : "Échanger à propos de quoi ?" Il m’a répondu : "Concernant une affaire qui vous concerne." J’ai répliqué : "Est-ce une convocation ?" Il a répondu : "Non, je veux juste discuter avec vous sur cette affaire." J’ai alors dit : "Je préfère que vous m’envoyiez une convocation officielle, notifiée par un huissier." Mais il a insisté pour que je vienne d’abord m’entretenir avec lui.
Après avoir raccroché, j’ai commencé à douter de ses intentions, connaissant sa capacité et sa volonté de satisfaire les demandes du pouvoir contre ceux qui le critiquent.
J’ai alors appelé mon avocat Me Modibo Camara pour lui expliquer la situation. Celui-ci a contacté le procureur pour vérifier s’il s’agissait bien de lui, car le numéro utilisé pour m’appeler ne figurait pas parmi ceux répertoriés par mon avocat.
Ce dernier lui a demandé s’il était bien l’auteur de l’appel et s’il souhaitait me voir vendredi, ce qu’il a confirmé en précisant le rendez-vous à 10 heures.
Mes sources m’ont alors averti qu’une opération de kidnapping était en cours contre moi, et que je devais être extrêmement vigilant dans mes déplacements, en évitant particulièrement de répondre à toute invitation du procureur général.
Le vendredi matin, je suis allé voir mon avocat pour lui faire part de ces informations. Ce dernier a de nouveau contacté le procureur pour lui demander d’envoyer une convocation officielle, notifiée par un huissier, ce que le procureur a refusé, car il semblait vouloir me kidnapper sans laisser de traces.
Il a suggéré à mon avocat de venir avec moi pour discuter ensemble, mais ce dernier a insisté pour que la procédure de convocation soit respectée.
Le procureur a alors juré sur son serment de magistrat que je ne serais pas arrêté "dans son bureau". Cela laissait entendre que je pourrais être arrêté ailleurs.
Mon avocat a répliqué : "Ah, donc une arrestation est prévue, alors que vous aviez dit qu’il ne s’agissait que d’un simple échange."
Le procureur a ensuite prétendu qu’un citoyen avait porté plainte contre moi. Mon avocat a insisté pour obtenir une convocation formelle, car nous n’avions aucune connaissance d’une plainte, et je n’étais pas rassuré.
C’est alors que le procureur a prononcé cette phrase inouïe : "S’il ne vient pas et qu’on le kidnappe, alors qu’on ne m’appelle pas."
c’était incroyable qu’un procureur général puisse agir de la sorte.
Comme je ne me suis pas présenté à 10 heures au bureau du procureur, les kidnappeurs, avec la complicité du procureur, ont mis en œuvre le plan B en envoyant une équipe chez moi pour me kidnapper .
Mais ils ignoraient que la mafia est plus puissante que le pouvoir.
Voici le visage hideux de celui qui prétend représenter la justice du peuple : un procureur général qui n’hésite pas à s’abaisser à l’indigne tâche de kidnapper ceux qui osent défier le pouvoir.
Où est passée la dignité de la justice de notre pays ? Une justice qui devrait être l’ultime rempart contre l’arbitraire, mais qui, aujourd’hui, semble n’être qu’un outil docile entre les mains de ceux qui cherchent à étouffer toute voix dissidente.
Moi, je n’ai jamais fui la justice. Car au-delà des ombres qui la ternissent, je sais qu’il existe des magistrats intègres, honnêtes, et dévoués à leur mission sacrée.
J’ai toujours répondu présent à chaque convocation, que ce soit de la DPJ ou de la gendarmerie, parce que je sais que devant la loi, je sortirai toujours vainqueur, car j'ai toujours les éléments de preuve de tout ce que j'écris.
J’ai toujours fait face, car j’ai foi en une justice qui, malgré tout, a encore ses gardiens de l’intégrité.
Mais que fait ce procureur général ?
Au lieu de suivre les voies légales, au lieu de permettre à des institutions compétentes comme la DPJ ou la Brigade de recherche de mener les enquêtes, il choisit le chemin de l’ombre, celui du kidnapping. Pourquoi ?
Parce que son objectif n’a jamais été de rendre justice. Son objectif, c’était de me réduire au silence, de m’enfermer dans un lieu où la lumière ne filtre jamais, où la justice n’a plus de nom.
Tout était en place pour me faire taire, pour mettre fin à mes jours dans le secret de Fotoba.
Mais heureusement, il reste encore des âmes justes dans ce pays. Des sources, des militaires, des citoyens courageux qui m’ont alerté, qui ont refusé de laisser la justice être pervertie jusqu’à devenir un simple outil de répression.
Voilà où en est la justice guinéenne aujourd’hui : prise en otage par ceux qui devraient la protéger, détournée de son noble but pour servir des intérêts obscurs et corrompus. Mais ce n’est pas cela la véritable justice.
Et nous ne resterons pas silencieux face à cette trahison.
« Un vieil homme qui a avalé une tortue avec sa carapace n’a pas peur des arêtes de poisson ».
Lors de la prochaine publication, je vous parlerai de ces cadres véreux qui ont voulu me kidnapper et me tuer.
Wô pôpa min
Abdoul Latif Diallo
Journaliste d’investigation
Très très indépendant
Guinée : des soldats français à la frontière #Mali-ienne ?
Depuis 2022, les militaires 🇫🇷 sont secrètement présents à l’est de la #Guinée, à Soronkoni et bientôt à Kourémalé. Ils forment des unités d'élite locales (GFS, GFIR...) et appuient la junte du terrible général Doumbouya. Mais ils en profitent aussi pour garder un œil sur le Mali tout proche, un Mali qui a chassé l’armée française en 2022 et qui s’est allié avec les mercenaires russes de Wagner (aujourd’hui Africa Corps).
Emmanuel Macron fera tout pour empêcher que la Guinée (Conakry) ne tombe dans l’escarcelle de Poutine. Et dans cette guerre froide, Paris compte plus que jamais sur son bon petit soldat, le président guinéen Doumbouya.
Retrouvez mes révélations en vidéo, suite à une enquête pour @MarianneleMag 👇