C'est une certaine persévérance dans la pensée critique qui permet d'avoir la maturité politique qui fait la différence entre un fidèle qui réagit par anathème et un disciple qui interroge le contenu de l'héritage. Le fidèle fera toujours plus de bruit que le disciple et les réseaux sociaux l'ont bien compris. Les fourmis ne font pas de bruit.
Il y a dans nos pays un certain nombre de scientifiques au chômage ou contraints de s'exiler et d'aller briller ailleurs faute de débouchés donc le problème n'est pas les littéraires. Ils ne prennent l'emploi de personnes et ils se débrouillent comme tout le monde. C'est assez naïf de penser qu'une formation scientifique donne automatiquement du travail quand on voit parfois l'état des filières scientifiques.
Ça fait des années que Angélique Kidjo reprend et interprète la chanson Blewu de Bella Bellow. Nous, fans et melomanes togolais entre autres, avons critiqué certaines des reprises, notamment celle de 2018 en France.
Toutefois, si la chanson Blewu est interprétée dans de grands événements sur la scène internationale encore aujourd'hui, et cela par une artiste mondialement connue, qui a elle-même un grand répertoire, je pense vraiment que nous devrions savoir raison gardée dans notre approche critique et, dans tous les cas, éviter surtout de faire dans le mépris et la condescendance.
Au-delà de nos préférences pour une reprise et une interprétation conforme à l'œuvre originelle et originale, cette polémique, qui revient souvent, soulève des questions de droits d'auteurs.
De ce point de vue, si après celle de 2018, Angélique Kidjo continue de proposer une interprétation de Blewu selon une tonalité, un arrangements, voire des paroles, qui diffèrent plus ou moins de la version originale, il nous faut interroger sur la portée des facultés ou des autorisations dont dispose Kidjo sur cette chanson de Bella Bellow.
Je pense qu'a ce jour, la version originale de Blewu est toujours créditée au nom de Bella Bellow notamment en tant qu'auteur, compositeur, interprète. Le BUTODRA devrait pouvoir nous en dire plus.
De plus, il semble que le gouvernement ait, entre temps, décidé de prolonger les droits de Bella Bellow sur cette chanson de deux ou afin que cette oeuvre ne tombe pas vite dans le domaine public. Le ministre du tourisme, de la culture et des arts et le BUTODRA pourraient nous préciser ce qu'il en est exactement.
Et puis, à défaut, Bella Bellow a des ayant-droits qui peuvent se prononcer et défendre les intérêts de l'artiste défunte comme il se doit.
Dans ces conditions, je me dis qu'il est temps que ces personnes compétentes éclairent l'opinion nationale et internationale au sujet des licences ou des autorisations accordées à Angélique Kidjo sur la chanson Blewu.
Parce que là réside probablement la solution pour mettre fin à cette polémique qui n'a que trop duré. Puisqu'en fonction de ce qui lui a été accordée comme autorisation ou non, il y a des choses qu'elle peut faire et d'autres qu'elle ne peut et ne devrait pas.
N'étant pas spécialiste des droits d'auteurs, je nous renverrai, par exemple, à la loi togolaise n°91-12 du 10 juin 1991 portant protection du droit d'auteur, du folklore et des droits voisins, qui comporte des dispositions intéressantes sur le sujet.
Du reste, pardon🙌🏾🙏🏾, nous n'avons pas à nous invectiver, à nous dénigrer et à faire des commentaires désobligeants, entre voisins pour cela.
Peace and Love
Sur le rapport du Togo, bastion de la Françafrique, à l'AES, mon avis n'a pas trop changé et l'histoire est là. Le concept vide et creux de "néopanafricanisme" ne sert qu'à masquer un néo-impérialisme.
Rappel trimestriel public pour un peu de pudeur critique et de rigueur analytique. Le panafricanisme est fondamentalement démocratique. Le culte de la personnalité est fondamentalement anti-panafricain. Il n'y a pas de peuple sans pouvoir ou de sociétés sans histoire.
#Togo
Enfin libres !
Affectio a incarné l'absurdité de la violence d'Etat qui emprisonne pour un poème dans lequel il appelait chacun "à faire sa part".
Tout comme Grâce Koumayi, visage de l'intrépidité qui symbolise l'avilissement par le viol, et Amavi Katanga, une autre victime brisée par la torture.
Libres ce reveillon de la Saint Sylvestre, tous les trois sont le symbole d'une jeunesse avide de liberté.
25 novembre, violences faites aux femmes : le témoignage glaçant de Grâce Bikonibiyaté Koumayi.
« Si je parle, c’est parce que le silence serait une trahison envers moi-même, envers les femmes et envers ce pays que nous aimons », écrit Grâce Koumayi depuis la prison civile de #Lomé au #Togo où elle est détenue.
Le 6 juin 2025, dans le cadre de manifestations pacifiques pour réclamer un Togo juste, vivable et vivant pour toutes et tous, Grâce Koumayi est arrêtée en pleine ville de Lomé.
Conduite à la Brigade de recherche et d’investigation, elle affirme avoir été torturée et violée. Aujourd’hui, depuis la prison civile de Lomé, au 19ᵉ jour d’une grève de la faim, elle maintient l’intégralité de ses déclarations dans une lettre-témoignage datée du 22 novembre et demande l’ouverture d’une enquête indépendante, impartiale et exhaustive sur les violences qu’elle dit avoir subies.
En cette Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, qui d’autre que Grâce Koumayi incarne avec autant de force cette violence qui, malgré les années, ne cesse de s’amplifier ?
À travers son récit, c’est aussi la réalité du viol utilisé comme outil de terreur qui se rappelle à nous.
Aucun contexte sécuritaire, aucun contexte politique ne peut justifier que le corps d’une femme devienne un champ de bataille.
Je suis femme et journaliste. Mon rôle n’est pas d’accuser, mais d’alerter. Face à ce que vit ma sœur Grâce Koumayi, détourner le regard serait une forme de complicité.
Je m’indigne et je relaie sa demande : que toute la lumière soit faite, que son droit à une enquête indépendante, impartiale et exhaustive soit respecté, que la vérité soit recherchée avec sérieux et transparence.
Le rôle du journalisme est de sensibiliser, de documenter, de raconter les histoires de celles et ceux qu’on voudrait faire taire, réduire au silence, rendre invisibles.
Aujourd’hui, ce nom est celui de la Grâce Koumayi. Il ne doit pas disparaître dans le silence.
Sinon, nous serions tous complices.
#violencesauxfemmes #25novembre #Togo #VBG #stopviolenceagainstwomen
N'importe, qu'il soit un dirigeant africain ou étranger, pourra toujours trouver le moyen d'être accueilli quelque part en Afrique par des foules en délire. La popularité produit sa dose de colonialité. Vraiment, le pouvoir est une étrange lumière et son illusion est obscure.
C'est le voyeurisme de nos dirigeants. Ils veulent être vus, reconnus, vénérés même dans leur fausse modestie. Ils ont un problème de reconnaissance tapageuse (lire Fanon). Sinon que l'étranger venu de loin soit mieux traité que le local ou le voisin est un autre sujet. Ubuntu!
Le culte de la personnalité est d'autant plus pyromane quand il vient de personnes qui présentent nos sociétés africaines comme relevant de "traditions" où la communauté s'impose à l'individu -et donc foncièrement démocratiques- tout en faisant d'un individu le sauveur.
Citer Lumumba dans une conférence sur la région des Grands lacs organisée à Paris par la France et le Togo pour venir nous vendre des idées et des projets diamétralement opposés à la vision de Lumumba. Tchip.
#Togo : L’artiste #Aamron , à l’origine des manifestations de juin dernier au Togo a été interpellé ce vendredi 19 septembre à son domicile à Lomé par les forces de l’ordre, selon sa famille.
Il est actuellement détenu à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ).
Cette interpellation intervient 48 heures après l’arrestation de l’ex-ministre des Armées, Marguerite Gnakadé puis celle de son fils, quelques heures plus tard , Jonathan Gnassingbé. Marguerite Gnakadé et Jonathan Gnassingbé sont membres de la famille présidentielle.
#Aamron, connu pour ses prises de position critiques à l’égard du pouvoir, avait déjà été arrêté le 26 mai dernier. Il affirme avoir été interné de force dans un centre psychiatrique avant d’être remis en liberté le 21 juin.
Les autorités judiciaires n’ont pas précisé les motifs de ces arrestations.
La tension monte d’un cran entre le le #Togo et l’Union européenne. . Le Togo convoque l’ambassadeur de l’UE et exige des explications https://t.co/m1aHs62etn