#Madagascar: We’re receiving troubling reports of continued violence against protesters by the gendarmerie, particularly in #Antananarivo.
@volker_turk renews his call on security forces to desist from unnecessary force & to uphold the rights to free association and peaceful assembly.
Madagascar 🇲🇬 : une révolte de la jeunesse qui fait trembler le gouvernement. Solidarité avec le peuple malgache !
Depuis la semaine dernière Madagascar est secouée par une forte mobilisation sociale et de la jeunesse face aux pénuries d’électricité et d’eau potable quotidiennes. Or, cette explosion sociale exprime un malaise bien plus profond et pourrait emporter le gouvernement avec lui.
Les coupures insupportables d’électricité et le manque d’eau potable ne sont que la pointe de l’iceberg. En effet, la colère populaire est partie à Madagascar suite à la fatigue de la population face aux pénuries et à des services publics de base défaillants. Des coupures d’électricité qui peuvent durer 8 voire 12 heures. Ces difficultés entraînent en outre des coupures du service d’eau potable dans une île déjà en grand stress hydrique. Rapidement des appels ont mobilisé des milliers de personnes. La répression a été rapidement aussi très dure. A ce jour, selon l’ONU, il y aurait 30 morts et plus de 100 blessés, certains très graves.
Depuis le 25 septembre, la colère de la jeunesse a éclaté dans le pays, portée par une organisation qui se revendique de la Génération Z. Celle-ci a organisé des mobilisations spontanées dans la plupart des villes du pays, et tout particulièrement à Antananarivo. Face à la répression, la jeunesse étudiante et des grandes villes s’est aussi mobilisée devant l’une des universités de la capitale. Elle dénonce le tournant autoritaire ambiant mené par le gouvernement et les exactions policières qui répriment et matraquent durement les mobilisations. Il s’agit d’une mobilisation qui ressemble par plusieurs aspects à celles qui ont eu lieu ces dernières semaines en Indonésie ou au Népal et désormais au Maroc : la jeunesse est en première ligne, les symboles et les modes d’organisation sur les réseaux sociaux, la contestation profonde des élites économiques et politiques et leur train de vie luxueux au milieu d’un océan de pauvreté. Cet aspect a été clairement exprimé par le fait que les manifestants ont brûlé les résidences particulières de trois politiciens proches du pouvoir.
Pour comprendre les origines de la misère d’une île aussi riche et le désespoir de la jeunesse malgache, forcée de quitter son pays ou de travailler dans des secteurs surexploités pour pouvoir survivre, il faut remonter aux origines coloniales du pays et à sa dépendance encore très claire aujourd’hui aux puissances impérialistes, et tout particulièrement à la France. La France, qui remporte la dispute avec l’Angleterre pour prendre le contrôle de l’île et la placer sous son protectorat en 1885 n’a cessé de soumettre le pays à sa domination. Les conquêtes et les massacres perpétrés par la France dans l’île par le sinistre maréchal Gallieni, l’exil forcé de la reine Ranavalona à la Réunion puis Alger puis son annexion définitive en 1896 ont été une première humiliation du peuple malgache. Les massacres coloniaux comme celui de 1947 ont profondément marqué l’histoire du pays. Même après son indépendance en 1960, le pays reste occupé par l’armée française jusqu’en 1972, et soutient à plusieurs reprises les présidents autoritaires, avancer de s’allier à Rajoelina lors du coup d’Etat de 2009. Au-delà de ces aspects politiques, la place de l’impérialisme français a profondément façonné la vie politique et économique malgache : le pays est entouré de territoires d’outre-mer (Réunion et Mayotte) et de troupes françaises, qui forment et arment les mêmes policiers et gendarmes qui répriment aujourd’hui dans le sang la population, tandis que les îles Éparses restent encore aujourd’hui sous contrôle de la France, comme une forme de négation de l’indépendance pleine et entière du pays. La Commission de l’Océan Indien, sert encore aujourd’hui d’outil pour contrôler la région et assurer les intérêts français dans la zone sud-ouest de l’Océan Indien, que la France considère comme un chasse gardée. Les grands groupes impérialistes français ainsi que les groupes miniers comme Rio Tinto sont encore aujourd’hui responsables de la spoliation des principales ressources minières et économiques du pays.
Le président Andry Rajoelina n’est que très conscient du danger que ce mouvement comporte pour son pouvoir. C’est en ce sens qu’il tente de canaliser la colère à travers la dissolution du gouvernement (tout en continuant à réprimer durement les manifestants). Il est encore trop tôt pour savoir quel sera le résultat de cette manœuvre. Ce qui est certain c’est que les manifestants exigent de plus en plus clairement la démission du président et appellent désormais à une grève générale dans le pays ainsi qu’à l’abolition d’institutions comme le Sénat et la réquisition des richesses du multimilliardaire Mamy Ravatomanga.
Thank you Dylls Viet
Go check his video on Instagram or Facebook, only his video reflect the reality. Go scan this QR code the see his video.
#Madagascar@UNHumanRights@UN@antonioguterres
Merci @Theo_Malini
Même les vidéos de @TV5MONDE et @BrutAfrique ne résume pas mieux la situation à Madagascar l, que ce que tu as fait
Allez tous regarder sa vidéo.
Mise à jour : les forces de l’ordre tirent à balles réelles
@UN@UNHumanRights
https://t.co/gd7dPjMLop
1/2Again tonight, in several neighborhoods, some people are blasting loud music. Meanwhile, the looting of Malagasy households continues. There are no more security forces. Chaos reigns, and the government does nothing
@bbcafrique
Tonight, the population is calling for help
There are people taking advantage of the situation, now robbing Malagasy households
There are no security forces in the streets, even though this morning they were everywhere across #Madagascar. Help
@UN@antonioguterres@UNHumanRights
#Madagascar#nowater#noelectricity
Rumors are spreading… The Malagasy government is planning an internet shutdown across the whole country starting at 2 p.m. today.
Please share this information as widely as possible. They are trying to wage a communication war
#Madagascar
Last night, we saw that people were being paid in the street, in groups. A few moments later, the looting began. The government let it happen. The security forces just stood by and watched
@UN@antonioguterres@UNHumanRights