The next stage of Fulfulde development should be deliberate rather than organic. Coin terminology. Standardise usage. Build reference works. Train writers. Translate serious material. Give the language the infrastructure required to grow.
Après ‘Dikko’, tournons-nous vers le mot fulfulde/pulaar, laamiiɗo (souvent transcrit lamido, pl. laamiiɓe/lamibe), qui désigne celui qui commande, exerce le pouvoir. À ce titre, il est souvent un titre dans plusieurs entités politiques historiques du monde peul.
La racine du terme semble être laam- qui fait référence au commandement, au pouvoir. Par l’usage des différents morphèmes dérivatifs, ce radical donne sens à plusieurs fonctions liées à l’exercice d’une autorité. On retrouve cette même racine dans des langues apparentées au pulaar comme le Sérère ou le Wolof, où laamaan est un titre porté par celui qui exerce l’administration de la terre.
Ainsi laamudevient une conceptualisation du pouvoir, dans son sens abstrait ou institutionnel (comme ‘la royauté’, le ‘régne’ ou le ‘pouvoir’). ‘Laamu diina’ devient ainsi le terme par lequel au centre du Mali, on désigne ce que les historiens francophones ont appelé ‘L’empire peul du Macina’ (1818-1862). Laamu diina signifiant littéralement ‘le règne de la religion’ ou ‘le gouvernement islamique’.
Laamu, dans un sens métonymique, peut désigner l’armée, une des principales institutions de tout pouvoir.
Laam-Tooro devient le titre de celui qui règne sur la province du Tooro (au Fuuta-Tooro). Chez les descendants des Fergankoobe du 19e siècle, il devient le titre du chef des Peuls issus de cette province et installés au Mali (en particulier dans la région de Nioro du Sahel).
Laam-Termes ou Laam-Taga, était également un titre porté par les chefs peuls de la rive mauritanienne, avant l’établissement de la dynastie denyanke (1512-1776).
En utilisant le morphème de l’humain, on a laamido (aussi transcrit ‘lamido’), 'celui qui exerce le pouvoir'. Ce terme est plus présent au nord du Nigeria et du nord du Cameroun, où presque toutes les chefferies peules l’utilisent (‘Laamido Fommbina/Adamawa’, ‘Laamido Marwa’, ‘Laamido Rey-Buba’…etc). On peut le voir aussi dans l’usage du terme ‘laamido Juulbe’, porté par Ahmad Madani Tall (1836-1897 ; r.1864-1897) et qui est une traduction en pulaar de l’arabe ‘amir al-Muminiin’ (‘Commandeur des Croyants’). Quand les écrits coloniaux le désignent plutôt comme ‘le sultan de Ségou’. Laamaado, en utilisant la forme passive, peut désigner un sujet, quelqu’un qui est gouverné et qui est sous l’autorité d’un autre.
Au Cameroun, laamido a donné le français ‘lamidat’ qui désigne ces chefferies peules.
Laamorgo/Lamorde désigne le lieu où habite le lamido et d’où coule son ‘laamu’. Ainsi Yola, Marwa, Garoua, Binder sont autant de lamorde. Mais il y’a aussi d’autres villes qui sont simplement appelées ‘Lamorde’ sans doute parce qu’un chef peul y a installé sa capitale à un moment donné.
Laaminoowo (littéralement ‘qui fait régner’) désigne un faiseur de roi, un jaggorgal (au Fuuta Tooro), celui dont la voix pèse dans l’élection du laamido. Dans le monde contemporain, il peut désigner un électeur dans un système démocratique.
Un laamotoowo/lawake par le même procédé désigne un dynaste, éligible pour devenir laamido. Dans le monde contemporain, il peut désigner un candidat à la magistrature suprême dans un système démocratique. Laamaandi (ndi) est aussi utilisé pour désigner une ‘république’.
What’s in a name? The case of the Dikko/Dicko
Dikko: is name of the first-born, whether male or female.
In Fuuta Tooro (Northern Senegal, southern Mauritania and Western Mali), the name is mostly applied to female first-born, while Hammadi is preferred for the male firstborn.
In Arewa (Northern Nigeria), it is a male first name, or at times a patronymic, applied to all [since Nigerian Fulanis have lost their yettoode, their clan names, for the most].
Dikko doesn't seem to be very popular in Fuuta Jalon (Guinea and a part of Guinea Bissau).
In Maasina, Jelgooji and Liptaako (central Mali, north and eastern Burkina Faso), Dikko (spelled Dicko) is a last name, or rather, a title. In the olden days, it was used for clan leaders among the Fulani, a title used by war leaders. It has become a last name in the current era. The use of Dikko to reference clan leaders is not restricted to Fulani; indeed, Moors from the Awlad Mubarak [Awlad Mbarek] of the Hawdh [southeastern Mauritania] use Dikko as a panegyric for their clan leaders. The Awlad Mubarak having long been neighbours and in contact with Fulbe clans.
From Dikko, you have dikkaade, a verb meaning ‘to be pregnant for the first time’ in Fulfulde.
Reedu-dikkuuru means ‘first pregnancy’. By using the nominal class -ndu, dikkuru can refer to any animal firstborn. Dikke-nyale, then means a 'first-born heifer'.
And ‘dikko-ladde’, i.e. ‘the eldest in the forest/bush’ is a euphemism to refer to the lion, ‘king of the forest’.
In the pictures, some famous 'Dikko'. Clockwise: Imam Mahmoud Dicko of Mali, Muhammad Dikko, emir of Katsina [r.1904-1944] in Nigeria, the musician 'Dicko fils' [Moulaye Dicko] of Burkina Faso.
The history of Fulani cultural exchange extends well beyond the Hausa-Fulani world. In Wassoulou, centuries of interaction between Fulɓe and Mande peoples produced a distinctive cultural space of its own, with a rich musical and artistic tradition.
@Maqitzara@Fulano_Islamic I’ve come across some glossaries and thematic dictionaries of this kind in my research. I think this is the direction we should be taking. We need to organise ourselves to develop and disseminate them systematically. It will be tedious work, but no one is going to do it for us.
The future of Fulfulde should not be limited to preserving the language our grandparents spoke. A living language should be capable of discussing satellites, constitutional law, microbiology, software and financial markets without having to apologise for being itself.
@Fulano_Islamic Establishing shared conventions for writing, grammar, terminology, while developing the linguistic infrastructure needed for education, science, technology and other fields of modern life.
@Fulano_Islamic Absolutely. Fulfulde should not only be preserved and transmitted; it should also be developed to meet the realities of the 21st century. To me, one of the first steps is standardisation.