@dagada999@JLMelenchon Croire que retourner à l’âge de pierre dans le petit pays que nous sommes va régler le problème du réchauffement climatique, c’est être bien naïf !
Le Gouvernement s’était engagé à abandonner la surtaxe d’IS en 2026. Après l’avoir finalement maintenue, voilà qu’il la renforce au débotté par amendement. Une fois de plus, la parole de l’État est trahie et avec elle la confiance indispensable à l'activité économique.
Concrètement : l’IS passe de 25 % à quasiment 34 % pour les plus grandes entreprises encore en France. Ajoutez l’augmentation de la fiscalité sur les bénéfices distribués par ces mêmes entreprises (augmentation elle-même reconduite alors qu’elle était présentée l’an dernier comme « exceptionnelle » et « temporaire »…), et vous obtenez un taux global d’imposition d’un même capital proche de 60 %. Niveau délirant, alors même que avons déjà l’une des fiscalités sur le capital les plus lourdes de l’OCDE.
Au lieu de chercher la performance, de réformer l’État et de réduire la dépense, on préfère taxer encore ceux qui créent la richesse et réduire à néant les rares et timides avancées de ces dernières années (flat-tax, diminution de l'IS).
Comment attirer des capitaux, des talents ou des emplois, quand la fiscalité change chaque année au gré des besoins budgétaires ?
La prospérité repose sur la confiance et le respect de la propriété.
Ce nouveau reniement affaiblit encore la parole publique et continue d’enfoncer la France.
L’enfer du fiscalisme est pavé de bonnes intentions. En janvier 2026, Bruxelles imposera une taxe carbone sur les engrais importés. Le résultat est prévisible avec une hausse de 10 à 20% des coût de production alors que la France dépend déjà à 70 % de l’étranger pour ses engrais azotés.
Il s’agit encore d’une décision technocratique hors-sol qui va fragiliser les agriculteurs au nom de cette écologie punitive qui sert de boussole idéologique à l'Europe.
Plutôt que de se laisser imposer cette fiscalité, la France doit en exiger la suspension tant qu’aucune alternative n’est prête ; et permettre sans délai une filière nationale d’engrais décarbonés fondée sur notre électricité nucléaire, notre savoir-faire industriel et notre indépendance alimentaire.
Le débat sur la taxe Zucman n’existe que parce que les entrepreneurs ne se rémunèrent pas suffisamment. S’ils choisissent de verser leurs dividendes à leurs holdings plutôt qu’à eux-mêmes, c’est uniquement à cause de la fiscalité la plus punitive d’Europe
ITW @Le_Figaro