@lactetue@enclosdivin Mais quand on compare la quantité de travail et l’investissement personnel requis pour écrire un roman seul et par IA, oui, on peut dire, en exagérant un peu, que ça tombe tout cuit. C’est une façon de parler, parce que ce n’est plus un travail de création, mais de gestion.
@lactetue@enclosdivin J’ai déjà donné mon argument : il est parfaitement possible de créer un roman complet grâce à l’IA. Ça demandera un peu de gestion, mais c’est bien moins de travail que de tout faire tout seul. Et le livre d’Orélien sonne indéniablement IA, et est très mauvais quoi qu’il en soit.
@lactetue@enclosdivin Bro, tu pourrais écrire ton argument toi-même et demander à l’IA de corriger uniquement tes fautes d’orthographes, là tu la fais penser pour toi, assume (et je t’ai déjà donné mon argument solide, c’est toi qui choisis de ne pas l’accepter, libre à toi).
@lactetue@enclosdivin Au passage je suis traducteur, je traduis des romans tous les jours, c’est littéralement mon métier, donc tu ne vas pas m’apprendre ce qu’est un roman parce que tu fais joujou avec l’IA mdr
@lactetue@enclosdivin Son prompt tenait en deux lignes, il a pondu un roman en 30 minutes et t’es pas fichu de t’exprimer sans l’IA pour exprimer ton contre-argument qui ne tient même pas mdr
@MahickaHerve Il a une faiblesse à trouver les mots, et ce n’est pas grave du tout. Vous savez ce qu’on fait dans ces cas là ? N’importe quel autre métier qu’écrivain.
@Isabelle_Szcz Vous n’auriez pas un petit côté maso ? Non parce que pour s’humilier publiquement ainsi à longueur de journée de son plein gré, faut en avoir envie.
Le « succès mainstream » d’un auteur francophone noir est « assez rare », nous dit Virginie Despentes.
Si on fait abstraction de Gaël Faye (7 prix /+2 mio de livres vendus), Mohamed Mbougar Sarr (prix Goncourt/succès commercial + médiatique); Marie Ndiaye (prix Goncourt), Alain Mabanckou (succès librairie + multitudes de prix) David Diop (succès international), David Laferrière (académicien, star au Canada); Maryse Condé (best-seller), ect ect… sans oublier Aimé Césaire (l’un des auteurs francophones les plus étudiés dans le monde) et plus avant Alexandre Dumas (qui était d’origine haïtienne, même si peu le savent). Mais à part cette liste et ceux que j’ai oublié, on peut juger que c’est « assez rare » oui, tout dépend ce qu’on entend par « rare »…
Il faut dire que ce n’est pas une première pour Despentes. En 2020 elle écrit une tribune destinée à ses « amis blancs », dans laquelle elle disait regretter de n’avoir « jamais vu » de ministre français noir. Elle n’avait visiblement aucun souvenir des Ministres Rama Yade, Christiane Taubira, Harlem Désir, Laura Flessel ou encore Sibeth Ndiaye. Tout comme elle semblait ignorer qu’eut exister un certains Léopold Sédar Senghor, Ministre français et poète célèbre. Pour une lauréate du très-bobo-Prix-de-Flore qui se réclame d’une « gauche anti-raciste », c’est un peu limite.
Cette affaire a au moins l’avantage de faire éclater cette insupportable paternalisme raciste de l’intelligentsia bobo-parisienne. Les voir tous se ruer pour prendre la défense de ce qui est manifestement un faussaire au prétexte de sa couleur de peau devient franchement nauséeux. Les « écrivains noirs francophones » n’ont pas besoin de l’IA ni pour écrire, ni pour avoir du talent, pas plus que les « écrivains blancs ». Et ils n’ont certainement pas besoin d’être « défendu » par une bourgeoisie blanche qui s’extasie devant « l’exotisme caribeen » (sic) d’une banale prose ternaire sur-structurée pétrie de ces artifices creux que reproduisent les LLM.
Si ces gens sont incapables de reconnaître le talent propre à une écriture « humaine », je les invite à lire l’un des auteurs listés plus haut — ils y trouveront suffisamment de « diversités » en matière de style pour devenir moins cons. En supposant que ce soit possible.