🇺🇸 Pendant que l'Europe dormait…
1️⃣ 🇺🇸 Trump, Stephen Miller prend les commandes
Cette semaine, nous nous demandions comment Trump réagirait à sa défaite. Première réponse vendredi : il remplace Susie Wiles par Stephen Miller à la tête de la Maison-Blanche. Wiles avait débuté auprès de Reagan, puis travaillé pour Ron DeSantis et Trump. Stratège expérimentée, elle avait imposé une certaine discipline dans l'entourage présidentiel et exprimé des réserves sur la guerre en Iran et certaines méthodes de la politique migratoire. Miller, lui, est l'architecte des expulsions massives et l'une des figures les plus critiquées de l'administration, dont la politique migratoire suscite une forte opposition aux US.
Ce remplacement ne marque aucun changement de cap. Miller défend un exécutif renforcé, proche de la logique de Project 2025, auquel était liée une organisation qu'il a cofondée. Son influence dépasse l'immigration : licenciements dans l'administration, offensives contre les universités et recours étendu aux pouvoirs présidentiels. Il prépare déjà la poursuite du programme de Trump malgré le Congrès démocrate. Trump remplace donc une stratège capable de lui tenir tête par l'un des défenseurs les plus déterminés de sa ligne dure. Après une défaite électorale de cette ampleur, ce choix n'annonce guère d'apaisement.
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2️⃣ 🇺🇸🇮🇷 Iran, Vance tente de relancer la diplomatie
Mercredi, Vance a présenté la guerre en Iran comme une cause majeure de la défaite républicaine. Or il mène depuis deux semaines des discussions indirectes avec Téhéran pour un nouveau cessez-le-feu et la reprise des négociations nucléaires. En contact quasi quotidien avec les médiateurs qataris et pakistanais, il a écrit à Téhéran pour proposer des discussions directes. Une rencontre technique reste envisagée, sans date. Trump laisse la diplomatie suivre son cours, mais les US ont encore frappé vendredi un dispositif antiaérien iranien sur l'île de Qeshm, après un tir contre un avion américain, selon le président.
Les déclarations de Vance après les midterms prennent ainsi une autre dimension. Il avait exprimé ses réserves sur la guerre avant son déclenchement et participé aux négociations précédentes. Son initiative précède donc la défaite, mais engage sa crédibilité politique. Vance cherche une sortie diplomatique alors que Trump conserve l'option militaire et le dernier mot sur tout accord. Un succès pourrait renforcer sa position pour 2028. Un échec pourrait fragiliser ses ambitions présidentielles : il aurait alors échoué à trouver une issue à une guerre qu'il avait contestée dès le départ.
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3️⃣ 🇺🇸 Trump, les associations dans le viseur ?
La Maison-Blanche étudie un décret autorisant le président à désigner des associations comme liées au terrorisme et à suspendre aussitôt leurs exonérations fiscales. À l'étude depuis des mois, il s'appuie sur une disposition fiscale adoptée après le 11 septembre. Les organisations visées perdraient leur exonération sans procédure préalable de l'IRS. Sans recours fiscal contre la suspension, elles pourraient attaquer la désignation en justice, parfois face à des éléments classifiés. Leurs revenus nets seraient imposés et les dons non déductibles. Le décret n'est pas signé et pourrait être abandonné.
Ce projet prolonge une politique antiterroriste critiquée par des spécialistes, notamment sur les critères de désignation. En 2025, Trump avait désigné Antifa comme organisation terroriste intérieure, malgré les objections juridiques sur son autorité pour le faire. La lutte contre le financement du terrorisme est nécessaire, mais les moyens employés et les garanties juridiques comptent tout autant. Priver rapidement des associations de leurs ressources sur la base d'accusations difficiles à contester ouvre la voie à un usage politique de l'antiterrorisme contre des organisations critiques du pouvoir.
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☕️🇺🇸🇪🇺 Bonne journée ! Et bon week-end 🫶
🇺🇸 Pendant que l'Europe dormait…
Après une semaine très « américaine », j'avais envie de terminer avec trois histoires un peu insolites. Elles n'entrent pas dans mes analyses électorales, mais en disent long sur les US !
1️⃣ 🇺🇸 Alaska, une élection pas comme les autres !
En Alaska, la démocrate Mary Peltola et le sénateur républicain sortant Dan Sullivan se disputent un siège à quelques centaines de voix près. Autre curiosité : un 2e candidat s'appelle Dan Sullivan ! Les électeurs classent les candidats par préférence. Si personne ne dépasse 50 % des premiers choix, le dernier est éliminé et ses voix redistribuées selon les choix suivants, jusqu'à une majorité. Le résultat pourrait attendre le 18 novembre, après réception des derniers bulletins.
Les républicains accusent les démocrates d'avoir encouragé la candidature du second Sullivan pour semer la confusion. L'équipe de Peltola dément et une enquête fédérale est en cours. Voilà aussi ce qu'est le fédéralisme américain : chaque État organise ses élections selon ses propres règles. Arriver en tête au 1er décompte ne garantit pas la victoire. Et les électeurs votent aussi sur le maintien du vote préférentiel ! Deux candidats portant le même nom, un résultat qui dépend des seconds choix et un référendum sur les règles électorales : bienvenue en Alaska !
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2️⃣ 🇺🇸 Le Solid South, quand le Sud américain change de couleur
Le Sud fut longtemps un bastion démocrate, le fameux Solid South. Les luttes pour les droits civiques et l'opposition des démocrates sudistes à la déségrégation ont bouleversé cet équilibre. À partir des années 1960, les républicains ont progressivement conquis la région. En 2026, les démocrates remportent des sièges au Sénat dans les Carolines et en Virginie, ainsi que les postes de sénateur et de gouverneur en Géorgie et au Texas. Keisha Lance Bottoms devient la première femme noire élue gouverneure aux US, en Géorgie, et Gina Hinojosa la première gouverneure hispanique du Texas. L'Alabama, la Floride et le poste de gouverneur de Caroline du Sud restent républicains, parfois de peu.
Le Sud change. Sa population se diversifie, les banlieues se développent, mais cela n'explique pas tout. Des électeurs de Trump en 2024 ont changé de camp en 2026. Cela ne signifie pas qu'ils adhèrent désormais au programme démocrate. Les républicains vont devoir comprendre pourquoi ils ont perdu des électeurs qu'ils pensaient acquis. Les démocrates devront prouver qu'ils peuvent gagner leur adhésion, pas seulement leur vote. Le Solid South a déjà changé de camp dans son histoire. Reste à savoir si 2026 marque le début d'un nouveau réalignement ou simplement une sanction électorale.
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3️⃣ 🇺🇸 Trump, le Congrès bascule… mais pas ses priorités !
Depuis mardi, tout le monde se demande comment Trump va réagir à la perte des 2 chambres du Congrès. Mercredi, il parlait du marbre de sa future salle de bal. Jeudi, il a signé un texte pour protéger le Bureau ovale et la salle du Cabinet de futures modifications, en cherchant à les classer monuments historiques. Il veut empêcher ses successeurs de les transformer, sans pouvoir les y contraindre. Les critiques commencent aussi dans son propre camp. Le sénateur républicain Mike Rounds juge ces rénovations secondaires face aux préoccupations des électeurs.
J'avoue que les premières réactions de Trump à sa défaite me laissent perplexe. Son parti cherche à comprendre ce qui s'est passé, les démocrates préparent leur majorité au Congrès et lui parle de marbre et de décoration. Difficile de savoir s'il cherche à détourner l'attention ou si ces projets sont réellement prioritaires pour lui. Avec une majorité démocrate au Congrès, ses projets risquent maintenant de se heurter à des oppositions parlementaires. Après une défaite électorale de cette ampleur, commencer par se battre pour des dorures serait tout de même assez révélateur !
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☕️🇺🇸🇪🇺 Bonne journée !
🇺🇸 Pendant que l'Europe dormait…
1️⃣ 🇷🇺🛰️ Russie, des manœuvres spatiales inquiétantes
Mi-octobre, le satellite militaire russe Cosmos 2612 s'est approché à moins de 1 km d'un satellite finlandais ICEYE fournissant des images radar à l'Ukraine. Depuis mai, des appareils russes manœuvrent autour de lui, forçant ICEYE à changer sa trajectoire. Un spécialiste américain y voit une possible répétition d'attaque : une telle proximité serait inutile pour surveiller ou brouiller. Deux autres satellites russes approchent un second appareil d'ICEYE. Moscou a déjà averti que les satellites commerciaux aidant l'Ukraine pourraient devenir des cibles. Mais ces données ne prouvent pas qu'une attaque était préparée.
Une guerre dans l'espace devient-elle une perspective plus réelle ? Les armées utilisent les satellites pour observer l'adversaire, communiquer et conduire leurs opérations. Les neutraliser pourrait les priver de renseignement et de communications, sans combat au sol. Une attaque physique risquerait l'escalade et produirait des débris menaçant d'autres satellites. Les US ont reconnu avoir déployé des armes en orbite et accusent la Russie de disposer elle aussi de capacités offensives. Les grandes puissances développent déjà les moyens de s'affronter dans l'espace. Une attaque pourrait entraîner d'autres États dans un conflit dépassant l'Ukraine.
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2️⃣ 🇵🇱🇷🇺 Pologne, l'OTAN alerte sur de possibles provocations russes
Nous avons souvent évoqué les risques autour de Kaliningrad. Cette fois, ils se précisent. Le général Grynkewich, commandant suprême allié en Europe, alerte Varsovie sur de possibles provocations russes. Selon Tusk, les renseignements polonais et alliés évoquent des sabotages ou incursions armées durant la première quinzaine de novembre. Varsovie renforce ses effectifs militaires et policiers dans le nord-est, où stationne un groupement OTAN dirigé par les US. Dans la nuit de lundi à mardi, des gardes-frontières ont vu des individus avec des lampes près de Sępopol. Ils sont repartis vers Kaliningrad sans franchir la frontière. Tusk soupçonne une provocation, sans certitude sur leurs intentions.
Sabotage, infiltration ou incursion limitée : Moscou pourrait chercher à tester les défenses polonaises et la réaction de l'OTAN sans provoquer une guerre ouverte. Comment répondre quand l'origine ou les intentions restent incertaines ? L'article 5 ne serait pas automatique : les Alliés devraient qualifier l'incident et décider ensemble de leur réponse, avec des forces de l'OTAN sur place. Il ne s'agit pas d'une invasion imminente. Mais une opération limitée pourrait déclencher une crise avec l'OTAN et une escalade échappant aussi à Moscou.
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3️⃣ 🇯🇵🇺🇸 Okinawa, le Japon face au poids des bases US
Vendredi, Tokyo et Okinawa reprennent leurs discussions sur la présence militaire US, suspendues depuis 2013. Un Marine US a été mis en accusation après un vol ayant entraîné la mort d'une Japonaise de 39 ans début octobre. Il conteste les accusations. Le nouveau gouverneur veut réviser l'accord sur le statut des militaires US. Il dénonce accidents aériens, nuisances sonores et dommages environnementaux. Okinawa couvre 0,6 % du Japon, mais concentre environ 70 % des installations militaires US du pays et quelque 30 000 soldats US. Contrairement à ses prédécesseurs, le gouverneur accepte le transfert d'une base US, mais réclame la restitution de terrains militaires et le départ de soldats US.
Proche de Taïwan, Okinawa est stratégique face aux tensions avec la Chine. Les forces US y surveillent la région et peuvent intervenir rapidement. Mais depuis des décennies, les habitants réclament plus de contrôle sur les activités militaires et moins de bases. Tokyo doit concilier défense et revendications locales. Les tensions autour de Taïwan compliquent toute réduction de la présence US, dont Okinawa supporte une part disproportionnée.
https://t.co/sXpHsYqmWC
☕️🇺🇸🇪🇺 Bonne journée !
🇺🇸 Pendant que l’Europe dormait…
🚀Édition spéciale : élections de mi-mandat.
1️⃣ 🇺🇸 Midterms : une victoire démocrate d'une ampleur historique
Ce matin, les démocrates remportent les deux chambres du Congrès. La Chambre était attendue, le Sénat beaucoup moins. Ce qui surprend le plus, c'est l'ampleur des victoires et surtout les États concernés. 6 sièges républicains basculent au Sénat : Caroline du Nord, Texas, Kansas, Iowa, Caroline du Sud et Ohio. Le Kansas n'avait pas élu de sénateur démocrate depuis 1932, le Texas depuis 1988. Des premières historiques chez les gouverneurs : Gina Hinojosa, première gouverneure latino du Texas ; Keisha Lance Bottoms, première femme noire élue gouverneure d'un État américain, en Géorgie ; Deb Haaland, première femme autochtone élue gouverneure, au Nouveau-Mexique. Les démocrates reprennent les gouvernorats du Texas et de la Géorgie.
Des circonscriptions largement remportées par Trump en 2024, parfois redécoupées en faveur des républicains, ont basculé. Coût de la vie, guerre en Iran, corruption et immigration ont pesé. Chez les indépendants, l'avance démocrate passe de 6 à 17 points entre 2024 et 2026, selon les sondages de sortie des urnes. La coalition de Trump se fragilise. Ces résultats constituent une sanction de Trump, pas nécessairement une adhésion au programme démocrate. Les démocrates devront convaincre ces électeurs sur leurs propres propositions, alors que leur parti reste divisé sur plusieurs sujets.
https://t.co/zMCUEbT7zV
2️⃣ 🇺🇸 Trump accepte les résultats, mais refuse d'assumer la défaite
Nous avons passé des semaines à nous demander ce que Trump pourrait faire pour empêcher les midterms ou en contester les résultats. Finalement, il semble les accepter. C'est peut-être plus surprenant que la victoire démocrate. Après 2020 et ses accusations de fraude, ce n'est pas anodin. Il se dit prêt à travailler avec les démocrates, mais refuse d'y voir une sanction de sa politique. Il affirme que les républicains auraient remporté une victoire écrasante avec son nom sur les bulletins, alors qu'il avait demandé de voter comme si c'était le cas.
Il veut commenter les défaites de candidats, dont certains choisis ou soutenus par lui, et accuse Fox News d'avoir trop donné la parole aux démocrates. Après avoir évoqué des négociations, il publie la photo d'une casquette « VETO ». Il accepte donc le verdict des urnes, mais refuse d'assumer sa part de responsabilité dans la défaite. S'il se dit prêt à négocier, il rappelle ses moyens de s'opposer au Congrès. Accepter les résultats est une chose. En accepter les conséquences en sera une autre.
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3️⃣ 🇺🇸 Midterms : et maintenant, que peuvent réellement changer les démocrates ?
Jusqu'au 3 janvier, Trump dispose encore d'un Congrès républicain. Ensuite, les démocrates contrôleront les deux chambres. Ils pourront bloquer ses projets de loi, ouvrir des enquêtes, peser sur les budgets et s'opposer à ses nominations au Sénat. Trump gardera son veto, ses pouvoirs exécutifs et sa marge de manœuvre en politique étrangère. Il pourra agir, mais devra négocier pour faire adopter ses lois. Les démocrates ne pourront pas imposer seuls leur programme et restent divisés sur l'économie, l'immigration et les questions de société.
Chez les républicains, les règlements de comptes ont commencé. Mike Johnson est contesté, et Richard Hudson, chargé de défendre la majorité, a perdu son siège. Steve Scalise et Jim Jordan sont évoqués pour diriger le groupe, avec un vote le 10 novembre. Au Sénat, les défaites de candidats choisis ou soutenus par Trump relancent le débat sur sa stratégie. Comment conserver les électeurs mobilisés par Trump sans perdre ceux qui viennent de sanctionner sa politique ? Comment les démocrates exerceront-ils leur majorité malgré leurs divisions ? La victoire des uns et la défaite des autres ne règlent aucun de ces problèmes.
https://t.co/JqJ2sGzS3t
☕️🇺🇸🇪🇺 Bonne journée !
@DrLiz16@Grunthorrr La fac de lyon 2 esr fermée depuis octobre, ma fille étudiante est dépitée, elle a l’impression qu’elle va perdre son année et nous parents, on finance un logement pour ses études. Ca met tout le monde dans le pétrin.
🇺🇸 Pendant que l’Europe dormait…
1️⃣ 🇺🇸🇮🇷 Iran : Trump parle de paix, les frappes continuent
Hier, Trump affirmait que les États-Unis n'avaient plus combattu depuis des mois. Le même jour, Washington frappait l'île iranienne de Qeshm, à l'entrée du détroit d'Ormuz, qui abrite une base navale et un site souterrain de missiles. Selon des responsables américains, un avion de chasse a riposté à un missile sol-air tiré par les Gardiens de la révolution. Un autre missile visant des navires commerciaux a été intercepté. Washington présente ces opérations comme défensives. Elles s'inscrivent dans une série de frappes limitées, menées discrètement depuis plusieurs semaines, sans annonce publique pour éviter de donner l'impression d'une reprise de la guerre à grande échelle.
Le calendrier n'est pas anodin. Alors que les Américains votent aujourd'hui, le Pentagone renforce ses moyens dans la région. Les pays du Golfe ont été avertis de se préparer à une possible opération courte et intense après le scrutin. Trump écarte publiquement une nouvelle offensive, tandis que son administration étudie les options militaires. Téhéran menace de riposter à toute escalade. Les négociations se poursuivent, les frappes aussi. Jusqu'où Washington peut-il aller en présentant ces opérations comme « défensives » sans provoquer une nouvelle escalade ?
https://t.co/oFibamgPle
2️⃣ 🇺🇦🇷🇴🇧🇬 Mer Noire : l’OTAN commence à réagir
Les attaques contre les routes commerciales ukrainiennes se poursuivent en mer Noire. Neuf navires ont été frappés ou coulés en octobre près des côtes roumaines et bulgares. Ces opérations fragilisent l’économie ukrainienne, perturbent le commerce régional et menacent les infrastructures des pays membres de l’OTAN, notamment le projet gazier roumain Neptun Deep, approché par un drone naval. Les experts soupçonnent Moscou, même si Bucarest et Sofia restent prudents sur l’attribution des attaques.
L’OTAN a annoncé le déploiement d’avions de patrouille maritime, de radars et de drones pour surveiller son flanc sud-est. La Roumanie réclame davantage de moyens d’interception et de défense antiaérienne. Les attaques se sont poursuivies après ces annonces, avec notamment un porte-conteneurs coulé au large de la Bulgarie. La réponse de l’Alliance est concrète, même si elle reste limitée. En frappant les voies d’exportation ukrainiennes, Moscou pourrait aussi chercher à tester la capacité de l’OTAN à protéger ses propres intérêts. Pour l’instant, les mesures annoncées n'ont pas suffi à dissuader de nouvelles attaques.
https://t.co/OiWotbCxsr
3️⃣ 🇺🇸 Midterms : les républicains cherchent déjà des responsables
Les Américains votent aujourd'hui et, chez les républicains, les règlements de comptes se préparent. En privé, les critiques visent Trump : la guerre contre l'Iran et la hausse des prix des carburants, les droits de douane qui pénalisent les agriculteurs, ses choix de candidats et des financements tardifs. Au Texas, Ken Paxton a reconnu le coût électoral de la guerre et de la hausse des prix de l'essence et du diesel. Dans le Michigan, Mike Rogers a publiquement réclamé la fin de la guerre commerciale avec le Canada. D'autres dénoncent des candidats mal choisis et des élus sortants trop sûrs d'eux.
Hier, Trump a consacré une large partie de son discours à la rénovation du Reflecting Pool. Photos de canalisations à l'appui, il a vanté ses travaux et ses projets pour Washington. Il a aussi défendu son bilan et attaqué les démocrates, sans rassurer plusieurs stratèges républicains qui auraient préféré un message sur le pouvoir d'achat. Alors que ses candidats tentent de convaincre sur le coût de la vie, Trump parle de tuyaux et de bassins. Un décalage qui renforce les inquiétudes de son camp. Le verdict des urnes n'est pas encore tombé que la bataille pour l'avenir du Parti républicain et la place qu'y occupera Trump se dessine.
https://t.co/LbF1szIztT
https://t.co/IZZLtlUFOb
☕️🇺🇸🇪🇺 Bonne journée !
@JusteCentriste Ben malheureusement, au vu de ce qui se passe tous les jours en ce moment, je crois que la journée de la gentillesse soit une exception calendaire.
En 1970, Jean Yanne et Daniel Prévost osaient ce sketch inoxydable et hilarant du "manifestant professionnel".
C'était une époque de liberté de pensée et de parole où l'humour et la dérision n'étaient ni une insulte ni un crime parce qu'on avait le droit d'analyser et de rire.
@DrLiz16@JusteCentriste Merci de cette analyse. Je me sens comme vous, a la différence que je n’ai qu’un seul pays et je ne me reconnais plus dans l’offre politique. 2027 va être compliqué.
🇺🇸 Pendant que l’Europe dormait…
1️⃣ 🇺🇦🇷🇺 Du gaz russe pour l’Europe… avec un intermédiaire américain ?
Après avoir accueilli la Russie au G20 malgré les protestations européennes, Washington pousse le bouchon encore plus loin : relancer les livraisons de gaz russe vers l’Europe via l’Ukraine. Évoqué dès septembre par Jared Kushner et Steve Witkoff, le projet prévoit un intermédiaire américain pour contourner les sanctions européennes, avec de possibles profits pour les investisseurs américains. Kyiv percevrait des droits de transit et les recettes russes pourraient être placées sous séquestre. Objectif : obtenir de Moscou une trêve énergétique avant l’hiver, jusqu’ici refusée. L’Ukraine vient justement de reprendre ses frappes contre les raffineries russes, après les avoir suspendues sous pression américaine, tandis que Moscou poursuivait ses bombardements.
Mais Washington semble avoir oublié pourquoi l’Europe a voulu sortir de sa dépendance au gaz russe après l’invasion de l’Ukraine ! Sa part est passée de 45 % à 11 %, et la législation européenne impose la fin des importations d’ici fin 2027. Le paradoxe est saisissant : Trump dénonçait hier Nord Stream 2 comme un instrument de dépendance à Moscou. Aujourd’hui, son administration envisage de relancer les ventes de gaz russe en Europe, avec des intérêts américains à la clé. Et les Européens, dans tout cela ?
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2️⃣ 🇩🇪🇷🇺 Menaces russes : l’Allemagne renforce la sécurité de ses bases militaires
Face à la multiplication des opérations d’espionnage et de sabotage attribuées à Moscou, l’Allemagne renforce la protection de ses installations militaires. Le général Alexander Sollfrank, chef du commandement opérationnel de la Bundeswehr, annonce notamment le renforcement des capacités antidrones. Des survols suspects ont été signalés autour de bases américaines, notamment Ramstein, mais aussi d’installations liées à la dissuasion nucléaire de l’OTAN. En août, une tentative de sabotage a visé un avion ukrainien à Leipzig, tandis que les services roumains affirment avoir découvert un réseau de sabotage dirigé par Moscou.
Berlin prépare également l’acheminement d’au moins 20 000 soldats vers les pays baltes en cas de crise, avec des préparatifs engagés « avant même le premier coup de feu ». Sollfrank considère une attaque russe contre le territoire de l’OTAN comme une possibilité réaliste, sans la juger imminente. Toute la difficulté est là : Moscou pourrait entraver l’arrivée des renforts sans même attaquer les pays baltes. La défense du flanc oriental se joue aussi dans les bases et sur les routes qui y mènent.
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3️⃣ 🇨🇳🇺🇸 La Chine de Xi Jinping à la conquête des mers
En 1998, une société de Macao rachetait un porte-avions soviétique inachevé, officiellement pour le transformer en casino flottant. Vingt-huit ans plus tard, la Chine possède trois porte-avions, un quatrième en préparation, et sa marine compte plus de 400 navires et sous-marins, contre environ 290 pour les États-Unis. Une supériorité numérique qui ne signifie pas pour autant une supériorité militaire, mais qui témoigne d'une transformation spectaculaire. Dès 2013, Xi Jinping visait à faire de la Chine une grande puissance maritime.
Et Pékin s'en donne les moyens. Ses chantiers construisent plus de la moitié des navires marchands mondiaux et produisent des bâtiments militaires à un rythme que Washington peine à suivre. Ports à l'étranger, garde-côtes, milices de pêche et navires de recherche s'y ajoutent. Autour de Taïwan et en mer de Chine méridionale, la présence chinoise est quasi permanente. Pékin cherche également à étendre ses opérations au-delà de la première chaîne d'îles, pour tenir les forces américaines à distance en cas de conflit. L'enjeu n'est donc plus seulement de compter les navires : c'est la capacité des États-Unis à intervenir dans le Pacifique, et à défendre leurs alliés, qui est désormais en question.
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☕️🇺🇸🇪🇺 Bonne journée !