Si tu es gauchiste de bonne foi et que tu lis ce thread, lis bien ce qui suit. Tu vas peut-être devenir libéral en cinq minutes.
La phrase est belle parce qu'elle résume parfaitement l'erreur économique fondamentale de la gauche : "un système qui veut concentrer toute la richesse dans les mains de quelques-uns". Cette phrase suppose que la richesse est un gâteau fixe. Une quantité finie. Si quelqu'un en prend plus, les autres en ont forcément moins. Si Bezos est riche, c'est forcément qu'il a volé les pauvres.
C'est faux. C'est la chose la plus fausse qu'on puisse croire en économie. Et c'est de là que vient toute l'erreur.
La richesse n'est pas un gâteau qui se partage. Elle se crée. Un boulanger qui produit du pain ne prend rien à personne. Il ajoute du pain au monde. Avant lui : pas de pain. Après lui : du pain. Le monde est plus riche, lui est plus riche, ses clients sont plus rassasiés. Personne n'a perdu. Tout le monde a gagné.
C'est la différence entre un échange marchand (jeu à somme positive : les deux parties gagnent, sinon elles n'échangeraient pas) et un vol (jeu à somme nulle : ce que l'un gagne, l'autre le perd). Le capitalisme repose sur l'échange. Le communisme, sur la redistribution forcée, donc sur le vol.
Maintenant les chiffres. Parce que ce n'est pas une opinion, c'est de l'arithmétique historique.
En 1820, 94% de l'humanité vivait dans la pauvreté, 84% dans la pauvreté extrême (moins d'un dollar par jour). Aujourd'hui, la pauvreté extrême mondiale est tombée à environ 9%. C'est la donnée la plus extraordinaire de l'histoire humaine. En 200 ans, on est passés de 9 personnes sur 10 dans la misère absolue, à moins d'1 sur 10.
Sur les 35 dernières années seulement, 117 000 personnes sortent de la pauvreté extrême chaque jour. Tous les jours. Depuis 1990. Soit plus d'1,5 milliard de personnes au total. C'est l'équivalent de 25 fois la population française sortie de la misère absolue en une génération.
Qu'est-ce qui a fait ça ? Pas l'aide humanitaire. Pas les ONG. Pas l'État. La croissance économique. Donc le capitalisme. Donc l'échange marchand qui crée de la richesse là où il n'y en avait pas.
Les deux pays qui ont contribué le plus à ce miracle sont la Chine et l'Inde. Tous les deux étaient communistes ou socialistes. Tous les deux étaient parmi les pays les plus pauvres du monde. Tous les deux ont décidé dans les années 70-80 de basculer vers l'économie de marché. Résultat : 800 millions de Chinois et plusieurs centaines de millions d'Indiens sortis de la pauvreté en 40 ans.
Le communisme a maintenu ces pays dans la misère. Le capitalisme les en a sortis. C'est un fait. Pas une opinion.
Donc la réalité inverse exactement ta phrase. Le capitalisme ne concentre pas la richesse dans les mains de quelques-uns. Il en crée tellement, partout, que même les plus pauvres deviennent moins pauvres. Bezos est riche, ET le Bangladais moyen mange aujourd'hui mieux qu'un roi du XVIIIe siècle. Les deux sont vrais en même temps. C'est ça que tu dois comprendre.
Le communisme, lui, ne crée pas de richesse. Il redistribue celle qui existe déjà, en attendant qu'il n'y en ait plus du tout. C'est pour ça qu'il finit toujours par produire de la pauvreté généralisée. Pas par accident. Mécaniquement. Quand tu casses le système qui crée la richesse, il ne reste qu'à partager la misère.
Le Venezuela hier prospère est aujourd'hui un pays où on mange les chiens. Cuba après 65 ans de socialisme a un PIB par habitant inférieur à celui de la République Dominicaine voisine. La Corée du Nord la nuit est un trou noir sur les images satellites à côté d'une Corée du Sud illuminée. Ce n'est pas un détail. C'est la démonstration empirique répétée cent fois.
Donc si tu veux vraiment aider les pauvres, tu dois vouloir plus de capitalisme, pas moins. Plus d'échange libre. Plus d'entreprenariat. Plus de propriété privée. Plus de marché. Pas par amour des riches, par compassion pour les pauvres. C'est le seul système qui les sort durablement de la misère.
Tu peux vérifier toutes les données ci-dessus. Banque mondiale, Our World in Data, Maddison Project. Aucune n'est contestée. C'est juste qu'on te les a cachées, parce qu'elles détruisent le récit qu'on t'a vendu à l'école, à l'université, dans les médias.
Maintenant tu sais. La question n'est plus "qu'est-ce que tu crois". Elle est "qu'est-ce que tu fais avec ce que tu sais désormais".
Bienvenue.
Ce tweet a fait 2 millions de vues. Et il y a un pattern dans les réponses : beaucoup de gens citent la Chine comme preuve que le socialisme marche.
Je suis allé en Chine. Et je vais vous expliquer pourquoi si vous attribuez le succès de la Chine au communisme, vous vous trompez royalement.
La Chine a testé les deux modèles. Même peuple. Même culture. Même territoire. L'expérience naturelle parfaite.
1949-1976 : communisme pur. Mao. Planification centrale. Collectivisation forcée. Résultat : Grand Bond en avant, 45 millions de morts de famine. Révolution Culturelle, millions de persécutés. En 1976, 88% de la population vit sous le seuil de pauvreté.
1978 : Deng Xiaoping arrive et change tout. Zones économiques spéciales. Libéralisation des marchés. Propriété privée tolérée puis encouragée. Les entrepreneurs peuvent créer. Le résultat : 800 millions de personnes sorties de la misère. La plus grande réduction de pauvreté de l'histoire de l'humanité.
Tout ce qui vous impressionne en Chine aujourd'hui, Shenzhen, les TGV, BYD, Huawei, Tencent, ByteDance, Xiaomi, c'est le produit du capitalisme chinois. Pas du communisme. Aucune de ces boîtes n'a été créée par un plan quinquennal. Elles ont gagné dans un marché hyper compétitif où les meilleurs survivent et les autres crèvent.
Le chiffre qui devrait mettre fin au débat : la dépense publique chinoise c'est environ 35% du PIB. La France c'est 57%. La Chine est plus libérale que la France sur la dépense publique.
La Chine n'est pas la preuve que le socialisme marche. La Chine est la preuve la plus éclatante de l'histoire qu'il ne marche pas. Parce que le même pays, avec le même peuple, a testé les deux systèmes et les résultats sont sans appel.
Ce que le Parti Communiste Chinois a fait de plus intelligent de son histoire, c'est d'abandonner le communisme économique tout en gardant le nom.
@frenchboomers Vous étiez jeunes et naïfs, 125000€ pour une bicoque pareille !
Et les jeunes aujourd'hui qui disent qu'on ne trouve rien. Quand on sait chercher on trouve des affaires.
Amitiés.
@r_abdahllah@brivael Si vous travaillez 2 fois plus et 2 fois moins chers que vos voisins vous avez plus de chances de réussir que si vous faites l'inverse...
"Allez voir le programme de LFI, c'est loin de tout ce que vous savez que le communisme."
Ok. Je viens de le re-relire en entier. Voici la synthèse économique et pourquoi chaque pilier s'effondre au contact de la réalité.
1. SMIC à 1 600€ net.Ça a l'air généreux. Le problème c'est que le SMIC n'est pas fixé par la gentillesse. C'est un prix plancher sur le marché du travail. Et quand tu fixes un prix plancher au-dessus du prix d'équilibre, tu crées du chômage. C'est de l'économie de première année. Les entreprises qui ne peuvent pas se permettre de payer 1 600€ net (artisans, petits commerces, restaurateurs, agriculture) ne vont pas "absorber le coût". Elles vont licencier, automatiser ou fermer. La France a déjà le SMIC le plus élevé d'Europe en parité de pouvoir d'achat et un chômage structurel à 7-8%. Ce n'est pas une coïncidence.
2. Retraite à 60 ans. Coût estimé par l'Institut Montaigne : 27 milliards d'euros par an. Par an. Dans un pays où le système de retraite est déjà déficitaire, où le ratio actifs/retraités est à 1.7 pour 1, et où le taux de fécondité est à 1.56. Qui paie ? Les actifs. Avec quoi ? Plus de cotisations. Résultat : le travail coûte encore plus cher, les entreprises fuient encore plus, la base fiscale rétrécit. C'est une spirale de mort comptable présentée comme un progrès social.
3. Taxer à 100% au-dessus de 33 000€/mois.L'Institut Montaigne note que cette mesure est potentiellement inconstitutionnelle car confiscatoire. Mais au-delà du droit, posons la question économique : qui reste dans un pays qui te prend tout au-dessus d'un certain seuil ? Personne. La taxe à 75% de Hollande a eu un rendement quasi nul. Parce que les gens partent. Les capitaux partent. Et tu te retrouves à taxer une assiette qui a fondu. Courbe de Laffer, encore et toujours.
4. Nationaliser EDF, Engie, les autoroutes, la sidérurgie.L'Etat français a un track record en nationalisation. Bull, Creusot-Loire, Usinor, Thomson. Des milliards engloutis, des milliers d'emplois détruits, des entreprises transformées en zombies sous perfusion publique. Chaque nationalisation concentre la décision dans les mains de bureaucrates sans incitation à l'efficacité et avec une incitation massive au clientélisme politique. On veut recommencer ?
5. Bloquer les prix (énergie, loyers, carburant).Le blocage des prix c'est la mesure la plus universellement réfutée en économie. Tu bloques les prix, tu détruis l'incitation à produire. L'offre chute. Les pénuries arrivent. Nixon l'a fait en 1971. Résultat : pénuries. Maduro l'a fait au Venezuela. Résultat : rayons vides. Le blocage des loyers à Paris a réduit l'offre locative. C'est pas de la théorie. C'est documenté, mesuré, répété dans tous les pays qui l'ont essayé.
6. Passer à 32 https://t.co/TKoE6HSEt7ût estimé de la 6ème semaine de congés payés seule : 2.9 milliards pour les finances publiques et 8 milliards pour les entreprises. On réduit le temps de travail dans un pays qui a déjà un des temps de travail les plus bas de l'OCDE et un des taux de chômage les plus hauts. Pendant que la Chine, l'Inde, les Etats-Unis travaillent plus et investissent plus. On se tire une balle dans le pied en plein sprint.
7. "Garantie d'emploi" par l'Etat. Tout chômeur de longue durée aura une proposition d'embauche dans un "secteur d'urgence". C'est-à-dire des emplois créés artificiellement par l'Etat, financés par l'impôt, pour des tâches dont personne n'a besoin assez pour les financer volontairement. C'est la définition même du gaspillage de capital. On prend de l'argent aux secteurs productifs pour financer des emplois improductifs. Le résultat net c'est moins de richesse totale, pas plus d'emploi.
8. Abroger le libre-échange.LFI veut bloquer tous les accords de libre-échange en cours et abroger ceux en vigueur. Le libre-échange a sorti des milliards de personnes de la pauvreté. La France exporte pour 600 milliards par an. Le CAC 40 fait 70% de son CA hors de France. Couper les accords commerciaux c'est tirer sur sa propre économie. Et les pays qui ont essayé l'autarcie, l'Argentine des Kirchner, le Venezuela, l'URSS, on connaît le résultat.
9. Désobéir aux règles budgétaires européennes.LFI assume vouloir "désobéir" aux règles limitant le déficit à 3% et la dette à 60% du PIB. La France est déjà à 110% de dette et 5% de déficit. Désobéir aux règles budgétaires c'est dire aux marchés financiers "on ne se contrôle plus". Les taux d'emprunt montent. Le coût de la dette explose. Le budget est encore plus contraint. C'est exactement ce qui est arrivé à la Grèce en 2010.
10. 100 milliards d'investissements publics supplémentaires.Financés par quoi ? Par la dette et par les nouvelles taxes. On a vu que les taxes sont sur la partie décroissante de Laffer. Et la dette c'est les impôts de demain. 100 milliards d'investissements "écologiquement et socialement utiles" décidés par des comités politiques. C'est la définition de la mauvaise allocation du capital. Quand l'Etat décide où investir, il le fait sur des critères politiques, pas sur des critères d'efficacité.
Résumé du programme LFI en une phrase : prendre plus d'argent à ceux qui en créent pour le donner à ceux qui décident où il va sans aucune conséquence quand ils se trompent.
C'est pas un programme économique. C'est un programme de destruction de richesse présenté comme de la justice sociale. Et chaque mesure a déjà été testée quelque part dans le monde. Et a échoué. A chaque fois.
Mais oui, "c'est loin du communisme". C'est juste du socialisme avec un meilleur marketing.
Être de gauche en 2026 ça devrait vouloir dire être ultra-capitaliste. Attends, laisse moi dérouler avant de rage quote.
Si t'es de gauche, ton projet c'est quoi au fond ? C'est vouloir le bien des gens. C'est vouloir que le plus grand nombre vive dignement, ait accès à la santé, à l'éducation, à un toit, à une vie où tu survis pas, tu vis. C'est vouloir réduire la souffrance. Ok. Jusque là on est d'accord, et c'est noble, sincèrement.
Maintenant la vraie question c'est pas "est-ce que t'as le coeur bien placé", c'est "est-ce que ce que tu proposes ça marche". Parce que les bonnes intentions sans résultats c'est juste du confort moral. Et c'est là que ça devient intéressant.
Si tu fais vraiment le travail, si t'es honnête intellectuellement, si tu vas chercher la data au lieu de répéter ce qu'on t'a appris, tu tombes sur un truc qui devrait mettre fin à 80% des débats économiques : aucun système dans l'histoire de l'humanité n'a sorti plus de gens de la misère, de la faim, de la mort évitable, que le capitalisme de marché. Aucun. Zéro. En 1820, 90% de l'humanité vivait dans l'extrême pauvreté.
Aujourd'hui c'est moins de 10%. Et ce qui a produit ce miracle c'est pas la redistribution, c'est pas la planification centrale, c'est pas les comités. C'est l'accumulation de capital, le libre échange, l'innovation portée par des individus libres de créer et d'échouer.
Et ce graphique le dit mieux que n'importe quel discours. Plus un pays a de liberté économique, plus la richesse par habitant explose. Et c'est pas linéaire, c'est exponentiel. Les pays les plus libres économiquement sont ceux où les gens vivent le mieux, y compris les plus pauvres de ces pays.
Donc si ton vrai combat c'est servir les autres, si t'es sincèrement dans le camp du bien, la position la plus cohérente c'est pas de demander plus d'État, plus de contrôle, plus de redistribution d'un gâteau qui stagne. C'est de créer les conditions pour que le gâteau explose, et la recette on la connait, elle est dans les données, elle est sous nos yeux. Libérer l'énergie des gens. Laisser les marchés fonctionner.
Arrêter de punir ceux qui créent.
Le vrai progressisme c'est pas un slogan, c'est un résultat. Et les résultats parlent.
@Justice12362@EugenieBastie account for cultural complexity and avoid the reductive and stigmatising force of the term ‘mutilation’.
Sérieusement ? C'est méchant de stigmatiser les gens qui pratiquent l'excision en utilisant le terme "excision"?
On devrait utiliser quoi? "Chirurgie non consentie"???
Le thème de mon dernier papier dans les Echos concerne ce qui pourrait se passer après l'éclatement –hypothétique à ce stade– de la bulle de l'IA. Ca tombe bien, je sors d'une conférence en Asie où nous avons largement débattu de cela. Quelques observations qui semblent intéressantes :
- Plusieurs analyses concordantes montrent que la presque totalité de de la croissance du PIB américain vient de l'IA – Jason Furman Harvard, Schroder, etc. Cela signifie que sans ces investissements, les USA seraient techniquement en quasi-récession, mais aussi que l'IA n'entraîne pas (encore) le reste de l'économie. En soit, ce n'est pas inquiétant, sauf en cas d'explosion de la bulle avec une économie qui pourrait rentrer fortement en territoire négatif.
- L'amortissement des GPU se fait sur des durées incroyablement courtes, de l'ordre de 12 à 18 mois, parfois même moins, suscitant une grande avidité des investisseurs, un facteur évident de renforcement du risque de bulle.
Plusieurs analyses observent –aux USA– que les RFQ pour les datacenters sont faits en triple voir en quadruple. Il y a probablement une forte surestimation du nombre réel de projets.
- L'unité de mesure en IA est désormais le GW de GPU. Un gigawatt c'est en gros une tranche de centrale nucléaire. C'est beaucoup. En France, c'est l'équivalent de la consommation de 1,3 millions de personnes moyennés sur l'année. Les états-Unis concentreraient presque 100 GW de nouveaux projets de datacenters IA, soit 1/5ème de la consommation élec. du pays.
- Pour faire bonne mesure, en France Xavier Piechaczyk, le DG de RTE, a annoncé avoir contractualisé pour 30GW d'accès pour des datacenters d'IA. A l'échelle du pays, c'est considérable et si ça se réalise vraiment, ça va durablement affecter l'organisation du grid électrique français (à priori surtout dans les Hauts de France et dans l'île de France).
- Il y a des niveau de valorisation totalement absurdes. En premier lieu pour Tesla, dont Musk expliquait encore récemment que "ce n'est pas une entreprise qui fabrique des voitures mais une plateforme Saas" et que le robot Optimus et les revenus des véhicules autonomes vont prochainement composer 90% des profits. Le problème est que le patron de la division de véhicules autonomes vient de partir chez Meta. On pourrait penser que c'est pour un salaire+stocks plus important. Ce n'est pas le cas car il a accepté une diminution de revenus. En second lieu Palantir qui vaut 200 à 300 fois ses revenus, ce qui est évidemment absurde. Voir également les interessantes déclaration de Yann Le Cun sur les robots humanoïdes.
- Le sujet c'est l'Europe. Comment éviter une contagion d'une explosion de bulle qui semble désormais difficilement évitable ? L'Europe est en retard et en toute vraisemblance, un éclatement de la bulle y serait aussi prononcé qu'ailleurs, alors qu'il faudrait plutôt continuer à investir lorsque le marché ralenti.
@BetterCallMedhi Wow putain enfin un post intéressant sur Twitter je croyais que mon algo m'avait définitivement rangé dans un coin (plutôt en bas à droite)
@EricLarch Cette taxe est symbolique à ce stade. Tout le monde la veut. Elle cible les grands patrons qui sont mal aimés de toute façon en France.
Mais ça ne suffira pas. Car on ne redresse pas une économie en la taxant plus, mais en encourageant la création de richesses...