@leroymerlinfr Bonjour, est-ce normal de vendre des produits retournés au prix du neuf et sans précision ? Surtout que le produit a été remis en boule dans l’emballage sans être nettoyé. Impossible de faire une demande au SAV, les numéros de facture et ticket ne sont pas reconnus
@RERC_SNCF Bonjour Nathan, suite à votre message je me suis déplacée en gare Rer C et le train de 18:08 qui été indiqué ne l’est plus sur le site et en gare. Est-ce que ce serait possible d’avoir un service et des informations fiables ? Pas un soir sans problème c’est usant
@RERC_SNCF Bonjour, pouvez-vous m’indiquer quels sont les trains d’Alma à Franconville certains de circuler ? Je ne veux pas m’engager sur le trajet si c’est pour être bloquée à Ermont comme hier ou pire, aux Grésillons. Merci d’avance
il faut se mettre deux minutes à la place du français moyen, tu bosses tu paies des impôts lourds toute ta vie et en échange tu attends 8 heures aux urgences, ton gamin transpire dans une classe à 30 degrés, tu vois les services publics se déliter et la dette exploser au point de te demander si tu toucheras seulement une retraite
et pendant que tout se dégrade autour de lui, on lui explique que son pays finance le logement d'étudiants venus du monde entier et je crois qu’un état qui n'arrive plus à soigner et éduquer les siens n'a pas à subventionner le confort des autres
d’ailleurs le vrai test c'est la réciprocité, envoyez ce français moyen étudier dans la plupart des pays d'où viennent ces étudiants, il ne touchera pas un centime d'aide au logement, zero, une générosité à sens unique c'est juste de la naïveté déguisée en solidarité, faut arrêter les conneries
⚠️ Mise à jour d'Avril 2026 des conditions générales d'utilisation (CGU).
⚠️ La section 21 stipule que si votre compte est inactif plus de 3 ans, Sony le supprime et vos achats numériques (jeux et dlc) seront perdus. Cette action est irréversible.
Bravo à vous @PlayStation
Vous devriez avoir honte @OUIGO
Et je ne parle même pas des 5h de retard bloquée dans votre train, qui ne sont pas de votre ressort, mais bien du traitement réservé aux passagers et de votre communication catastrophique.
Le train de 13h30 de ma meilleure amie et moi est supprimé une heure avant le départ. En gare d'Austerlitz, un agent OUIGO nous affirme très clairement qu'un autre train partira à 18h45 vers la même destination, et que notre billet de 13h sera valable. Aucune démarche à effectuer.
Par précaution, je vérifie quand même sur l'application pour modifier mon billet. Impossible : le train de 18h45 est indiqué comme "momentanément indisponible", et non "complet". On se dit donc que des places sont simplement réservées aux voyageurs du train supprimé.
À 18h40, nous demandons à un agent de quai si nos places restent les mêmes, et malgré les explications données quelques heures plus tôt par VOTRE collègue, on nous répète que nous ne monterons pas de manière très condescendante et sèche.
Nous montrons alors l'application avec le message "réservation momentanément indisponible" pour prouver que nous avons essayé d'échanger nos billets, la réponse : "Si vous ne pouvez pas réserver, c'est que le train est complet. Pas de billet, vous ne montez pas." :)
Je décide malgré tout d'embarquer, puisque votre propre agent nous avait confirmé que nous en avions le droit. La cheffe de service me rattrape et me lance : "Si vous montez, je ne fais pas partir le train."
Je fonds en larmes. J'explique que je dois retrouver mes enfants, que j'ai un traitement à prendre, et que tous les trains du lendemain sont supprimés ou complets. En réponse : aucune empathie, elle continue simplement de me menacer.
Finalement, nous montons avec une dizaine d'autres voyageurs dans la même situation. Le wagon est quasiment vide.
À peine assises, deux annonces successives : les voyageurs "en situation d'irrégularité" seront verbalisés de 70€, puis de 140€. Est-ce seulement légale ????
Puis le train s'immobilise pendant 5 heures à cause d'un incident sur la voie.
Pendant ces 5 heures : communication quasi inexistante, aucune visibilité sur la reprise du trajet, et aucune distribution d'eau ou de nourriture dans notre voiture. Une annonce disait pourtant que de l'eau était distribuée... mais manifestement pas partout :)
À la reprise, une annonce nous informe que les passagers recevront un remboursement total du billet, + 100% du prix du billet en bon d'achat, + 50€ de taxi et jusqu'à 100€ d'hôtel. Sauf que, sur le papier, nous n'avions pas de billet pour ce train. Donc, a priori, nous n'y aurons pas droit (et comme je n'ai pas reçu de mail, j'ai ma réponse).
À un moment, les deux agents avec qui tout s'était mal passé passent dans le couloir pendant que j'ai les yeux fermés, et j'entends : "Ça serait pas drôle un petit contrôle, là ?"
Je réitère : vous devriez avoir honte.
J'avais un billet valide. Mon train a été supprimé. L'un de vos agents nous a explicitement indiqué, à moi comme à tous les autres passagers concernés, que ce billet serait valable pour le train suivant. Je n'ai insulté personne. Oui, j'ai fini par être sèche, mais difficile de rester calme face à un tel mépris.
J'ai rarement été traitée avec aussi peu de considération.
J'ai passé 9 heures dans votre train à être traitée comme une fraudeuse, alors que je n'avais fait que suivre les consignes données par vos propres agents.
#ouigo
2CRSi Il y a quand même quelque chose qui me scandalise dans cette histoire. Je veux bien que les short funds activistes soient un mécanisme tiers de régulation des marchés. C'est comme ca qu'on présente les choses et ca se tient.
Mais pas quand ce mécanisme est completement biaisé. Laissez moi m'expliquer.
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1. Qui est Grizzly Research
Grizzly Research LLC est un fond activiste short-seller basé a New York, enregistré au Delaware, fondé en 2020 par Siegfried G. Eggert, un ressortissant allemand. Eggert a grandi en Allemagne, étudié aux Pays-Bas et en Chine, fait de l'investment banking a Vienne avant de s'installer aux Etats-Unis ou il a travaillé chez GeoInvesting, un pionnier du short-selling activiste.
L'équipe compte environ 5 personnes : comptables, économistes, ingénieurs, plus des enquêteurs privés pour des visites de sites et des vérifications terrain.
Le business model est limpide : Grizzly prend une position short (il parie sur la baisse), publie un rapport dévastateur, le cours s'effondre, Grizzly encaisse la différence. Tout est légal. Le conflit d'intérêts est structurel et revendiqué dans leurs propres disclaimers.
Ce qu'on ne sait pas : qui sont les investisseurs derriere le fonds Grizzly Capital Partners. Quels family offices, quels hedge funds, quelles banques d'investissement financent ces opérations. L'information est totalement opaque. Aucun nom ne filtre.
Je me suis intéressé à leur historique.
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2. D'abord la Chine (2022-2024)
Grizzly s'est fait les dents sur ce qu'on appelle le "China Hustle", des entreprises chinoises cotées aux US accusées de gonfler leurs résultats :
- NIO Inc. (2022) : revenus gonflés via une entité liée non consolidée
- ESS Tech (décembre 2022) : surévaluation
- ZTO Express (mars 2023) : falsification des états financiers
- PDD Holdings / Temu (septembre 2023) : irrégularités comptables
- SenseTime (novembre 2023) : round-tripping, transactions circulaires
- GigaCloud Technology (mai 2024) : shell companies pour gonfler la marketplace
- Qifu Technology (septembre 2024) : divergences entre les filings SEC et les filings chinois
A partir de mi-2024, plus aucune cible chinoise. Le flux s'arrête net.
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3. Puis l'Europe (fin 2025 a aujourd'hui)
Le virage est clair, les 10 dernières cibles :
- HelloFresh SE, Allemagne (novembre 2025)
- Trustpilot Group PLC, UK (décembre 2025)
- Ceres Power Holdings, UK (décembre 2025) : piles a combustible, transition énergétique
- Electro Optic Systems, Australie (février 2026) : défense, armes laser, spatial
- Accor SA, France (mars 2026)
- Sinch AB, Suede (avril 2026) : infrastructure télécom cloud, 2eme CPaaS mondial
- Partners Group AG, Suisse (avril 2026)
- Ottobock SE, Allemagne (mai 2026) : medtech, accusé de liens commerciaux avec la Russie
- Pirelli S.p.A., Italie (juin 2026) : capteurs "Cyber Tyre", enjeu de sécurité nationale, actionnariat chinois Sinochem
- 2CRSi SA, France (juin 2026) : infrastructure IA souveraine, projet AETHER
4. Pourquoi avoir quitté la Chine
La Chine est devenu un terrain de jeu impossible pour les short-sellers depuis 2024.
Le Parti Communiste Chinois considere la stabilité boursiere comme un enjeu de sécurité nationale. Un rapport de short-seller qui fait chuter une action chinoise, c'est percu comme une agression économique étrangere. Le régulateur chinois (CSRC) utilise le terme officiel "short-selling malveillant", ce qui ouvre la porte a des poursuites.
L'arsenal déployé entre 2023 et 2024 est massif :
- Suspension du prêt de titres via la CSFC. Plus de titres a emprunter, donc impossible de shorter.
- Hausse du collatéral de 80% a 120%. Le coût du short est multiplié par 1.5, les margin calls arrivent beaucoup plus vite.
- Regle T+1. Interdit de shorter et racheter le même jour. Le trader est exposé overnight sans filet.
- "Window guidance". Des instructions informelles aux brokers : "pas de ventes nettes aujourd'hui". Impossible d'exécuter.
- Extension de la juridiction extraterritoriale. La CSRC traque les short-sellers offshore, y compris via les courtiers comme Futu, Tiger Brokers et Longbridge qui ont été contraints de restreindre leurs services.
Mais le plus dissuasif, il s'agit de la loi anti-espionnage chinoise révisée en 2023 élargit massivement ce qui peut être considéré comme du "renseignement économique".
Faire de la due diligence forensique sur le terrain, fouiller dans les registres locaux, engager des enquêteurs privés, c'est le coeur du métier de Grizzly. En Chine, c'est devenu potentiellement criminel. Des banquiers et consultants étrangers ont été physiquement détenus (employés de Mintz Group arrêtés en 2023, employés de Bain & Company interrogés).
Le message est sans clair : touchez a nos entreprises et vous risquez la prison.
Résultat : les short-sellers ont fui. Même Carson Block, le fondateur de Muddy Waters Research et le plus célebre chasseur de fraudes chinoises, a considérablement réduit son exposition a la Chine pour se tourner vers l'Europe (Eurofins Scientific en 2024, Sportradar en 2026).
5. La Chine protege ses entreprises. L'Europe, non.
C'est la ou le sujet devient un probleme de souveraineté et me questionne en tant qu'Européen.
Quand la Chine est attaquée par un short-seller, l'Etat intervient : le régulateur bloque les mécanismes, les médias d'Etat relaient la défense de l'entreprise, des investisseurs retail patriotiques se mobilisent, et l'entreprise peut porter plainte dans un cadre juridique qui lui est favorable. Les Etats-Unis disposent de la SEC, du FCPA et d'un arsenal juridique extraterritorial pour projeter leur puissance financiere.
Et l'Europe ? L'AMF impose une notification a 0.1% et une publication a 0.5% des positions short. Le naked shorting est interdit. C'est tout. Pas de mécanisme de riposte. Pas de qualification d'ingérence. Pas de protection des actifs stratégiques contre les campagnes de déstabilisation boursiere.
Le calcul pour un fond comme Grizzly est rationnel : pourquoi risquer la prison dans un marché ou l'Etat protege les cibles, alors qu'on peut shorter des small-caps européennes sans défense, dans un cadre juridique prévisible, avec un impact marché maximal. 2CRSi a perdu 43% en un jour. Aucune institution n'a bougé et aucune ne bougera même si le rapport est démonté parce qu'on ne protège tout simplement pas nos entreprises.
Du coup nos entreprises sont une cibles de choix pour des fonds étrangers qui peuvent se permettre de publier des rapports à charge avec seulement 50% de chance que les allégations soient fondées (Taux de réussite qu'affiche Grizzly). Cela ne vous scandalise pas ?
6. Ce ne serait pas la premiere fois
L'histoire nous a montré que les Etats-Unis n'ont aucun scrupule a utiliser des leviers économiques pour neutraliser des concurrents industriels européens.
- Gemplus (2000-2006). Leader mondial francais de la carte a puce. Le fonds américain Texas Pacific Group entre au capital et impose Alex Mandl comme PDG, un homme lié a In-Q-Tel, le fonds de capital-risque de la CIA. Le fondateur Marc Lassus est évincé. Les centres de R&D sont déplacés aux Etats-Unis. La technologie passe sous influence américaine. Le Sénat francais a enquêté. L'affaire est devenue un cas d'école d'intelligence économique.
- Alstom (2013-2014). Frédéric Pierucci, cadre dirigeant d'Alstom, est arrêté par le FBI a New York et incarcéré 14 mois. Le DOJ utilise le FCPA, une loi d'application extraterritoriale, pour accuser Alstom de corruption. Amende : 772 millions de dollars. Pendant ce temps, General Electric rachete la branche énergie d'Alstom, celle qui maintient les turbines des centrales nucléaires francaises. Pierucci dénoncera cette "diplomatie de l'otage" dans son livre Le piege américain.
Deux précédents documentés, enquêtés, reconnus et surtout dramatiques pour l'Europe
7. Conclusion
Je ne prétends absolument pas que Grizzly Research est un instrument de guerre économique américaine. Je n'en ai aucune preuve.
Les informations sur la provenance des fonds, les clients institutionnels et les motivations profondes sont totalement opaques, et ce n'est surement pas l'analyste indépendant que je suis, avec ses sources publiques, qui pourra percer ce voile. Même si avoir un dirigeant ressortissant européen qui se dévoile publiquement (rare pour un fond activiste, l'identité des dirigeants est généralement anonyme) qui alterne soigneusement les dossiers stratégiques et non stratégiques avec un ratio de pratiquement 50% me parait justement excessivement polissé a mon gout.
Mais quand un fond US cible exclusivement des entreprises étrangeres (chinoises puis européennes), qu'il quitte la Chine précisément quand celle-ci se met a qualifier ca d'ingérence, qu'il se rabat sur l'Europe qui ne protege rien, et qu'il cible une entreprise francaise impliquée dans un projet de souveraineté IA au moment précis ou l'Europe tente de monter en puissance, la question de l'ingérence économique est une question de vigilance stratégique que nos institutions devraient poser et que nos régulateurs ne posent pas.
Et surtout : si les allégations de Grizzly s'averent fausses ou excessives, la gravité de la situation change d'échelle. Avoir du financement circulaire, des montages contractuels complexes ou des intentions de contrats présentées de facon excessive, on en trouve également chez certaines boites tech américaines. Nvidia elle-même finance ses propres clients pour accélérer l'adoption de ses puces, une pratique qui a d'ailleurs été pointée du doigt par des analystes. Le "fake it until you make it" n'est pas un crime exclusivement européen, c'est un mode opératoire courant dans la tech mondiale.
Si 2CRSi n'est pas une fraude, alors ce qu'on est en train de laisser se produire est tres grave. 2CRSi est aujourd'hui le seul assembleur de serveurs haute performance naissant en Europe. La seule tentative crédible d'alternative européenne a Dell et Supermicro dans un marché dominé par les Américains et les Asiatiques. Détruire cette entreprise sur la base d'un rapport d'un fond de 5 personnes basé a New York, aux financements opaques, sans que la moindre institution européenne ne réagisse me semble assez choquant en tant qu'Européens
L'IA est un sujet de souveraineté. 2CRSi est au coeur de projets industriels souverains. Et nous laissons un micro-fond activiste US menacer l'existence d'un acteur industriel européen sans la moindre réaction institutionnelle.
Car nous somme tous d'accord sur un point, si 2CRSi arrive à se défendre et à justifier que ses contrats ne sont pas fabriqués elle risque malgré tout une crise de confiance majeure qui risque de fragiliser son business. Sans aucun appui institutionnel si riposte Européenne dans un secteur vital pour notre économie.
C'est à mon sens c'est ca, le vrai scandale. L'Europe aime se faire marcher dessus par les américains, encore et encore.
A quand un cadre juridique Européen dur contre le short-selling Européen malveillant ? Voilà un vrai sujet à porter à la comission M. @EmmanuelMacron vous qui affirmez que l'europe n'est plus naïve
2CRSi : Fake it until you make it.
Ce post est mon analyse complète du fruit mes propres recherches. Ce n'est pas un réquisitoire. Ce n'est pas non plus une défense. Il s'agit de la synthèse des informations que j'ai recueillies après avoir passé trois jours à creuser depuis le rapport Grizzly et les différents éléments de communication de 2CRSi
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Mon hypothèse
Ma conviction, c'est que la vérité ne se trouve ni dans le rapport de Grizzly, ni dans le communiqué de 2CRSi. Elle se trouve au milieu.
Et elle ressemble à ça :
2CRSi a probablement monté des contrats en bois en 2024. Des intentions de contrats, des lettres d'engagement sans substance financière réelle, pour survivre à la perte de Boston Limited et attirer les investisseurs dans un moment de détresse existentielle. Puis, porté par le boom AI, par les vrais partenariats et par un carnet de commandes qui s'est étoffé, la plupart des contrats récents sont probablement réels.
C'est le scénario du « fake it until you make it ». Bluffer pour survivre. Puis transformer le bluff en réalité. Et finalement se faire rattraper par le bluff initial.
C'est aussi ce qui rend cette histoire si compliquée. Parce que les deux parties ont raison et tordent la réalité pour raconter une histoire.
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I. LA THÈSE GRIZZLY : « Presque entièrement une fraude »
Le rapport de Grizzly fait 60 pages. Il est méthodique. Il est sourcé. Je vais rappeler brièvement ce qui est le plus accablant :
1. NYGC : le cœur du problème.
NewYork GreenCloud LLC a été incorporée au registre du Delaware le 30 janvier 2024.
Le même jour, 2CRSi annonce un contrat-cadre de 610 millions de dollars avec cette société. Ce n'est pas une allégation de Grizzly. C'est un fait de registre public. File #3021451. Vérifiable par n'importe qui.
Le CEO de NYGC est Joseph Church. Vétérinaire. Diplômé de Cornell en 2004. Associé du Plattsburgh Animal Hospital. Zéro expérience datacenter. Et le siège social de NYGC est enregistré à l'adresse de sa clinique vétérinaire. Pire : dans une slide de levée de fonds de NYGC, Alain Wilmouth est listé comme « Co-Founder ». Et le site web de NYGC a été conçu et hébergé par 2CRSi.
La commande de 290 millions de dollars sous ce contrat-cadre, annoncée en septembre 2025, n'a produit aucune livraison.
2CRSi l'a d'ailleurs confirmé elle-même dans sa réponse du 19 juin : « Le contrat-cadre de 610 M$ n'a donné lieu à aucune facturation sur l'exercice considéré. »
Aucune facturation. Zéro. Sur un contrat annoncé depuis 29 mois.
Et Church lui-même, dans une interview au Ledger Dispatch en mai 2026, a déclaré que les opérations datacenter ne commenceraient « pas avant 2028 minimum ». Que le type de serveur n'était même pas encore défini. Que la moitié de la puissance serait revendue au réseau électrique. Que le financement dépendait de « clients futurs non identifiés ».
Ce n'est pas Grizzly qui invente cela. C'est le CEO du client principal de 2CRSi.
2. Le timing des annonces.
Le contrat de 100 M$ avec un client new-yorkais a été signé le 26 juin 2025. Quatre jours avant la clôture de l'exercice au 30 juin. Window-dressing classique.
Le contrat allemand de 110 M€ et le contrat canadien de 140 M€ sont annoncés début juin 2026. Neuf jours avant la publication du rapport Grizzly.
Qu'on y voie du front-running défensif ou une coïncidence, le timing est au minimum suspect.
3. Le contrat allemand et l'identification par Grizzly.
2CRSi a annoncé le 9 juin un contrat de 110 M€ avec une « société allemande spécialisée en intégration et solutions technologiques, basée à Munich ». Le nom du client n'a jamais été confirmé par 2CRSi, confidentialité commerciale oblige.
C'est Grizzly Research qui a identifié le client comme étant TG Group International, en faisant correspondre la description du communiqué avec le profil de cette société.
Si c'est bien TG Group, leur bilan de 350 000 euros et leur perte nette de 18 963 euros en 2023 pose un problème évident : comment une société de cette taille commande 110 M€ de serveurs ? Le site web « TG AI Gateway » a été créé trois mois avant l'annonce du contrat.
C'est un argument solide de Grizzly, mais il repose sur une identification non confirmée.
4. ALISPALU : le self-dealing.
La société ALISPALU, détenue à 100% par Alain Wilmouth, domiciliée au siège de 2CRSi, a racheté 118 serveurs à 2CRSi pour 3,87 millions d'euros. Plus 1,3 million de « location transitoire ». Soit 5,2 millions d'euros transférés de la société cotée vers la société personnelle du PDG.
C'est déclaré dans le RFA. C'est légal, c'est une pratique clairement border. Mais c'est du self-dealing documenté.
Tout ça, c'est factuel. Vérifiable. Et accablant.
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II. L'ANTITHÈSE : Ce que Grizzly ne dit pas (et ce que 2CRSi a répondu)
Tout ça, c'est accablant. Mais il faut comprendre comment ce rapport est construit. Grizzly ne fait pas de l'analyse financière neutre. Grizzly raconte une histoire. Et l'histoire est très bien ficelée.
Le rapport ouvre sur Joe Church. Un vétérinaire. Avec sa clinique animale. L'image est immédiatement grotesque, et c'est fait exprès. On ne commence pas par les flux financiers. On commence par l'émotion. On plante dans la tête du lecteur une image, et à partir de là, tout ce qui suit est lu à travers ce prisme. Le rapport construit un arc narratif : si NYGC est fictif, alors tout est fictif.
C'est un raccourci logique puissant. Et faux. Le fait que NYGC soit probablement un bluff ne dit rien sur le contrat malaisien, sur les livraisons UK, ou sur les Blackwell Ultra commandés pour le Japon. Mais c'est plus impactant. Ça fait plus chuter le cours. Et c'est exactement l'objectif d'un fonds short (position vendeuse de 0,89% du capital déclarée à l'AMF).
L'autre mécanisme, c'est l'omission sélective. Grizzly attaque ce qu'il peut démolir et ignore ce qu'il ne peut pas attaquer. Pas un mot sur la Malaisie. Pas d'analyse du contrat UK. Aucune tentative de vérifier le contrat canadien. Et surtout : pas un mot sur Ernst & Young comme co-commissaire aux comptes.
1. Le commissaire aux comptes : les deux camps manipulent.
2CRSi écrit dans son communiqué : « certifiés par son commissaire aux comptes, le cabinet Ernst & Young ». Grizzly décrit un « cabinet régional de 6-9 salariés ».
La réalité : 2CRSi est auditée en co-commissariat par SFR (cabinet régional) et EY. Mais le tableau des honoraires du RFA 2024-2025 (page 148) montre qu'EY a facturé 0 k€ de certification en 2025 et seulement 12 k€ en 2024 (filiales uniquement). SFR fait tout le travail.
2CRSi survend EY, Grizzly l'efface. Les deux manipulent , racontent ce qui renforce leur histoire.
2. La réponse du vendredi 19 juin : un vrai démenti cette fois
Tout n'est pas du même poids.
Ce qui a un vrai impact :
- Sur les contrats Allemagne, New York et Canada : « Ces commandes ont été intégralement livrées et payées. » C'est net.
Dans un communiqué réglementé, ça engage pénalement. Soit c'est vrai, soit Wilmouth ment à l'AMF.
- Sur le contrat-cadre $610M : « N'a donné lieu à aucune facturation. »
2CRSi confirme elle-même que NYGC n'a rien produit. La croissance du CA vient d'ailleurs.
- Sur la répartition géographique : 71% du CA par zone de livraison (Asie), 50% par zone de facturation (Amérique du Nord).
Explication cohérente d'un point que Grizzly présentait comme incohérent.
- Comité d'audit et des risques saisi par le Conseil d'administration.
Ce qui relève de la défense corporate classique :
- Sur NYGC : « Aucun lien capitalistique. »
Difficile à croire vu les preuves (slide Co-Founder, site web, incorporation le même jour). Mais c'est leur ligne.
- Sur le « Co-Founder » : « Intervenants du projet, pas dirigeants. » Explication tirée par les cheveux mais pas réfutable formellement.
- Sur le site web NYGC : Prestation facturée < 100 000 €.
On s'en fiche, ça ne résout rien le problème n'est pas le prix.
- Sur les sites US et la remise exceptionnelle :
Détails opérationnels, vérifiables mais secondaires.
- Sur ÆTHER : « Phase préparatoire, sans engagement. »
Au moins c'est honnête.
- Menace juridique (règlement MAR) :
Standard dans ce type de situation.
3. Les relevés bancaires (La Bourse et la Vie, ce matin).
Wilmouth a montré en direct des extraits de comptes bancaires de la filiale US. Environ 140 millions de dollars de transactions sur les 60 derniers jours. Certaines couvrant le contrat allemand.
Un relevé bancaire n'est pas un audit. Il ne prouve pas l'identité du payeur. Mais il prouve qu'il y a du cash réel qui circule. 140 M$ en deux mois, c'est cohérent avec un CA annualisé de 400 M€+. Ce n'est pas le profil d'une coquille vide.
4. Nvidia soutient.
Paul Simon, EMEA Partner Business Manager chez Nvidia depuis plus de 5 ans, a posté publiquement sur LinkedIn : « Bon courage aux équipes pour passer la tempête ! Après la pluie, le beau temps. » Ce n'est pas anodin. Son poste exact , Partner Business Manager, AI Model Builders & CSP , c'est littéralement le rôle qui gère les partenaires comme 2CRSi.
C'est l'homme qui voit les commandes de GPU, les volumes d'allocation, les livraisons, les prix. Si 2CRSi annonçait 400 M€ de CA sans commander les puces correspondantes, il le saurait. Et il ne posterait pas un message de soutien public en mettant sa crédibilité interne en jeu.
Ce n'est pas un communiqué officiel de Nvidia. C'est du middle management. Mais c'est quelqu'un qui a une visibilité directe sur les flux réels entre Nvidia et 2CRSi. Et il a choisi de soutenir publiquement, pas de se taire, je note.
5. L'affacturage comme validation externe.
2CRSi cède ses créances clients à une banque via l'affacturage (RFA page 88). Or une banque ne rachète pas des factures fictives. Elle vérifie le débiteur, le montant, la contrepartie. C'est une validation indépendante de la réalité des ventes que Grizzly ignore complètement.
6. Les contrats que Grizzly ne touche pas, et ce que ça dit du backlog réel.
Un fonds short choisit ses batailles. Il attaque là où les preuves sont les plus accablantes et où l'impact émotionnel est maximal. Le fait que Grizzly concentre 90% de son rapport sur NYGC et Joe Church, et qu'il évite certains contrats, mérite qu'on s'y arrête. Parce que ce qu'il n'attaque pas dessine en creux ce qui pourrait être solide.
Malaisie / 47 M€ / 🟢 Solide.
Grizzly ne mentionne pas ce contrat. Et pour cause. Johor Bahru est en train de devenir le deuxième hub datacenter mondial après la Virginie du Nord. Microsoft, Google, Amazon, Alibaba, ByteDance y investissent des milliards.
Le gouvernement malaisien a déployé un cadre réglementaire spécifique pour attirer les opérateurs. Le contexte de marché est vérifiable, massif, et indépendant de 2CRSi.
Le contrat porte sur des serveurs AI dans cette zone : aucun lien avec NYGC, aucun lien avec Church, aucun signal suspect. C'est le contrat le plus propre du portefeuille.
UK / $54M / 🟢 Solide.
Serveurs HGX H200, livraisons annoncées pour août 2025. Le marché UK de l'IA est réel. 2CRSi a un historique au Royaume-Uni via l'ancienne filiale Boston Limited (vendue en 2023 mais qui a laissé un réseau commercial). Les H200 sont des produits Nvidia identifiables, avec des prix de marché connus. Difficile de fabriquer un contrat H200 sans que Nvidia le voie, et on revient au point précédent : Paul Simon verrait le décalage. Grizzly effleure ce contrat sans le démolir. C'est significatif.
Allemagne / €110M / 🟡/🟢 Le cas ambigu.
C'est le plus discuté. Rappelons un fait important : 2CRSi n'a jamais nommé le client allemand. C'est Grizzly qui l'a identifié comme TG Group International en croisant la description du communiqué avec des données publiques. Si c'est bien TG Group, le bilan à 350K€ est un problème. Mais on n'en est pas sûr.
Ce qu'on sait en revanche : 2CRSi affirme que le montant a été intégralement payé. Et ce matin, Wilmouth a montré des relevés bancaires de la filiale US en disant que les transactions visibles correspondaient à ce contrat allemand.
C'est le seul contrat pour lequel il a fait cette démonstration spécifique. Ça ne prouve pas tout. Un relevé bancaire ne nomme pas forcément le payeur. Mais ça prouve que du cash réel a circulé dans des montants cohérents.
Si le client n'est pas TG Group, alors tout l'argument du bilan à 350K€ tombe. Et si c'est TG Group, ça pourrait être un intermédiaire, un revendeur ou un véhicule de projet, financé par un client final plus gros. C'est une pratique courante dans l'industrie, surtout quand le client final ne veut pas apparaître publiquement.
Canada-Japon / €140M / 🟡→🟢 Ancré dans le réel, mais le payeur reste inconnu.
Client canadien qui déploie du Cloud AI au Japon. Serveurs Godì 1.8E2D équipés de Nvidia B300 Blackwell Ultra, du matériel de dernière génération avec des specs précises.
Wilmouth a déclaré ce matin : « Les puces sont parties de Taïwan et on a livré le datacenter d'Equinix au Japon. » Attention : Equinix n'est pas le client. Equinix est un REIT, il vend de l'espace dans ses datacenters, il n'achète pas de serveurs. Le montage réel : un fonds canadien (sous NDA) commande les serveurs, les fait installer chez Equinix, et y opère son Cloud AI.
La livraison dans un datacenter Equinix (S&P 500, 85 Mds$ de capitalisation) crédibilise le contrat. Ce ne sont pas des serveurs dans un hangar fantôme. Mais le payeur reste le point aveugle.
New York / $100M / 🟠 Douteux.
En juin 2025, 2CRSi annonce une vente de serveurs IA « valued at over $100 million » aux États-Unis, à New York. Exactement là où se trouve tout l'écosystème Church. Grizzly relève un signal précis : IPC, dont le fondateur Sandy Goodman est aussi « Capital Markets Director » de NYGC, n'a partagé qu'un seul communiqué de 2CRSi sur son site : celui-ci. Pas le $610M. Pas le $290M. Juste le $100M de New York. Si IPC n'a rien à voir avec ce contrat, pourquoi le relayer ? L'implication est claire : le client $100M est probablement dans l'orbite Church/NYGC ce sont les conclusions de grizzly et encore une fois elles sont assez accablantes.
Cependant, ce contrat fait partie de ceux que 2CRSi déclare « intégralement livrés et payés » dans son communiqué réglementé du 19 juin. C'est une affirmation écrite, dans un document soumis à l'AMF.
Si ce contrat est fictif et qu'aucun paiement n'a eu lieu, c'est un délit pénal. On ne joue pas avec les mots sur « intégralement livrées et payées ».
Un point qui me semble crucial :
Le refus de 2CRSi de nommer ses clients n'est pas attaquable en soi. D'un côté, l'opacité alimente le doute.
De l'autre, nommer un client dans ce contexte, c'est l'exposer à un dossier de « fraude présumée ».
Quel directeur achats veut voir son nom dans un thread sur la « fraude 2CRSi » ? La plupart se désengeraient. Ce serait du suicide commercial, on y reviendra plus loin.
Ce que ça donne en termes de backlog :
· Malaisie : €47M
· UK : ~€50M
· Canada-Japon (livré chez Equinix) : €140M
· Allemagne (client non identifié formellement) : €110M
· Petites commandes, EuroHPC, défense, Tranquil IT, base organique : €50-80M
· Total : ~400-430 M€
Dans ce scénario, on n'est pas loin des 400 M€ revendiqués par 2CRSi. Et sans compter un centime de NYGC, puisque 2CRSi elle-même confirme zéro facturation. Je n'inclus même pas le contrat de N-Y trop douteux à mon sens.
Autrement dit : si les contrats récents sont réels, le CA annoncé tient. Ce qui est cohérent avec les relevés bancaires montrés ce matin (148 M$ sur 60 jours) et avec la certification semestrielle EY (204,7 M€ sur 6 mois).
Scénario pessimiste (seuls les contrats non attaqués par Grizzly + organique avec base plus faible ) :
· Malaisie : €47M
· UK : ~€50M
· Base organique France : €35-50M
· Total : ~130-150 M€
Dans ce scénario, l'Allemagne et le Canada-Japon sont considérés comme non prouvés. C'est le plancher. Et même ce plancher est considérablement plus que zéro.
Attention toutefois aux montants annoncés : les prix publics des GPU Nvidia ne correspondent pas toujours aux prix négociés par les intégrateurs.
III. LA SYNTHÈSE : Fake it until you make it
Voici comment je reconstitue l'histoire.
1. Acte 1 : La survie (2023-2024).
Après la vente de Boston Limited en juin 2023, 2CRSi perd 83% de son CA d'un coup. Il reste environ 35 M€ de chiffre d'affaires organique. Le cours est au plus bas. Les banques s'inquiètent. La survie de l'entreprise est en jeu.
Dans ce contexte, le contrat NYGC de 610 M$ arrive le 30 janvier 2024. Le même jour que l'incorporation de NYGC. Ce n'est pas une coïncidence. C'est probablement un montage : un contrat-cadre sans substance financière immédiate, conçu pour redonner confiance au marché, aux banques, aux salariés. Un bluff de survie.
L'explication de 2CRSi (« contrat-cadre sans facturation ») est d'ailleurs compatible avec cette lecture. Si c'est un vrai contrat, pourquoi zéro facturation en 29 mois ? Parce que ce n'est pas un vrai contrat au sens commercial. C'est une intention. Un engagement de principe. Un contrat en bois disons les termes.
Acte 2 : Le boom AI et les vrais contrats (2025-2026).
Le marché de l'IA explose. La demande en serveurs haute performance est réelle. Et 2CRSi, grâce à son statut de partenaire Elite Nvidia, commence à décrocher de vrais contrats. Malaisie. UK. Allemagne. Canada-Japon.
Des marchés réels, avec des clients réels (même si on ne connaît pas leurs noms), dans des zones géographiques où le boom datacenter est documenté.
Le CA semestriel publié en mars 2026 (204,7 M€) est certifié par les commissaires aux comptes. La trésorerie remonte à 9 M€. La dette nette tombe à 2,27 M€. Ce ne sont plus les chiffres d'une coquille vide.
Le problème, c'est que la communication ne s'ajuste pas. Wilmouth continue d'annoncer des chiffres spectaculaires, des « ambitions » d'un milliard, des contrats à neuf chiffres. Les termes sont « excessivement bullish », comme il le reconnaît lui-même dans son mea culpa. La frontière entre ambition et promesse devient floue. Et c'est précisément cette zone floue qui attire Grizzly.
Acte 3 : L'attaque et le piège (juin 2026).
Grizzly publie. Le cours s'effondre de 43%. Le rapport cible les vrais points faibles (NYGC, Church, timing) mais construit un narratif de fraude totale en omettant ce qu'il ne peut pas attaquer. Grizzly cherche la destruction maximale du cours. 2CRSi cherche à sauver les meubles. La vérité est quelque part au milieu.
Mais l'analyse du backlog change la donne. Hors NYGC, les contrats récents totalisent ~400 M€. NYGC n'a jamais généré de chiffre d'affaires. Le CA réel repose sur les contrats que Grizzly ne touche pas. C'est le « fake it until you make it » : le bluff initial a permis de tenir, le vrai business a suivi, et Grizzly utilise le premier pour détruire la crédibilité du second.
Sur ces contrats (Allemagne, Canada, New York), Grizzly n'a aucune preuve qu'ils sont fictifs. Juste de l'extrapolation : puisque NYGC est douteux, tout le reste l'est aussi. En face, 2CRSi dans son communiqué réglementé du 19 juin :
« Ces commandes ont été intégralement livrées et payées, et le chiffre d'affaires correspondant a été comptabilisé sur les périodes indiquées. »
Soit c'est vrai. Soit Wilmouth ment sciemment dans un communiqué soumis à l'AMF, ce qui est un délit pénal. Il n'y a pas de troisième option.
Le poids du passé
En novembre 2014, Alain Wilmouth a été jugé et condamné pour exhibition sexuelle dans un TGV Est (DNA). Encore une fois ça ne dit rien sur notre histoire et ça alimente le tumulte émotionnel déjà bien présent mais dans une crise de confiance comme celle-ci cela renvoie un très mauvais signal. Un dirigeant qui a déjà franchi certaines limites pose la question du discernement. Et c'est précisément la question que soulève l'affaire NYGC.
Le vrai risque : la prophétie auto-réalisatrice
Voici ce qui m'inquiète le plus. Même si les contrats actuels sont réels (Malaisie, UK, Allemagne, Canada), le doute semé par Grizzly peut devenir la réalité.
Un client qui voit le rapport Grizzly peut hésiter à signer un nouveau contrat. Une banque peut couper une ligne de crédit. Un fournisseur peut exiger le prépaiement. Un partenaire peut se distancier. Et si tout ça arrive en même temps, l'entreprise s'effondre. Non pas parce qu'elle était une fraude, mais parce que la crise de confiance a détruit les conditions de son fonctionnement.
Le précédent Solutions 30.
Muddy Waters a accusé S30 de liens mafieux. L'accusation n'a jamais été prouvée. Mais S30 avait une vraie faiblesse : sa comptabilité était bancale. EY a refusé de certifier les comptes 2020. Le cours a perdu 80%. Les banques se sont détournées. Et S30 s'est effondrée, non pas parce que la mafia existait, mais parce que la crise de confiance a détruit l'écosystème.
Le parallèle est frappant. Muddy Waters jouait sur l'émotion avec la mafia.
Grizzly joue sur l'émotion avec le vétérinaire et un contrat en bois pour démontrer que tout le business est frauduleux.
Dans les deux cas, le narratif principal est exagéré mais vise juste sur des failles réelles. Et dans les deux cas, le vrai danger n'est pas l'accusation, c'est le retrait des partenaires qu'elle provoque.
2CRSi n'a pas besoin d'être une fraude de A à Z pour couler. Il suffit que suffisamment de gens y croient.
C'est le piège ultime du « fake it until you make it ». Même quand on a fini par « make it », le « fake » initial peut revenir vous détruire.
Conclusion
Le rapport Grizzly est extrêmement solide sur les faits bruts : NYGC, Church, les dates, ALISPALU. Mais la conclusion « presque entièrement une fraude » est probablement une extrapolation conçue pour maximiser la panique et le profit short.
Je penche clairement pour le scénario du « fake it until you make it ». Le passé était le bluff de survie. Le présent est plus nuancé, on a un savant mélange qui doit être démêlé. Le problème, c'est que le passé est en train de dévorer le présent.
Oui, je suis actionnaire et potentiellement biaisé, mais moins que les parties : Entre 2CRSi qui joue littéralement son existence et Grizzly qui a tout intérêt faire tendre le cours vers 0. Je suis ophtalmologue, pas trader. Si je perds gros, tant pis je m'en remettrai. Il n'empêche que la situation est idéale pour le fonds short. Tout le monde est dans l'émotion. Le doute ne se limite plus à NYGC, il se répand sur tout le business.
C'est exactement l'objectif.
Le temps de la vérité arrivera. Mais il s'agit d'un temps juridique dont la vitesse n'a rien à voir avec le temps de Twitter. En attendant, le marché va pricer le doute, à juste titre. Et le doute, dans une small cap française sans couverture analyste, c'est un poison lent.
La vérité est probablement au milieu. J'espère vous avoir aidé à y voir plus clair.
Firisis.
@RERC_SNCF Merci, ce serait bien de dire à vos conducteurs de communiquer, on aurait eu le temps de prendre la H si on avait été informés. Le train va-t-il être bloqué et faut-il que l’on descendre pour une autre voie ou vaut-il mieux rester dans le train car le prochain sera retardé aussi?
@RERC_SNCF Bonjour, direction Pontoise nous sommes bloqués à Ermont, sans information, depuis plusieurs minutes. Vous pouvez nous tenir informés qu’on ne rate pas les trains pour la ligne H pour rien ? Merci
@RERC_SNCF Bonjour, est-ce que ce serait possible d’annoncer les retards des trains sur l’appli et en gare avant l’heure à laquelle le train est censé arriver en gare ? L’application n’est pas fiable le matin c’est fatiguant. Merci
J’ai calculé, j’ai fait + d’heures de GAV et d’auditions en 6 ans de militantisme que Jérôme Barella en 10 ans de sévices sexuelles sur des petites filles.
La justice à deux vitesses vous avez dit ?
@RERC_SNCF Bonjour, c’est possible d’avoir des annonces dans les trains ? Obligé de regarder twitter… et possible d’avoir un remboursement du Uber pour Franconville du coup ? Merci
@RERC_SNCF Bonjour, que ce passe-t-il en gare de franconville direction Paris ? Nous sommes bloqués depuis 10 minutes à quai et nous n’avons aucune information. Merci
@RERC_SNCF Encore la même chose ce matin c’est ça ? Je vois que le train C a été annulé en dernière minute. Allons-nous pouvoir nous rendre et revenir normalement du travail cette semaine ? Va-t-il y avoir encore d’autres soucis ?
Anonyme : Je suis pompier et ce que j’ai vu hier dans les rues de Paris m’a brisé le cœur.
On est intervenus vers 22h, après l’appel pour un feu de poubelles qui dégénérait. On pensait à un simple incident de soirée. On est arrivés sur place et c’était l’enfer. Paris, ma ville, celle où j’ai grandi, où j’ai fait mes premières gardes, était devenue une zone de guerre. Des fumées noires partout, des cris, des explosions de mortiers. Des groupes de jeunes, souvent issus de l’immigration, cagoulés, organisés, qui chargeaient les forces de l’ordre comme sur un champ de bataille.
J’ai vu des collègues policiers se faire lyncher à coups de barre de fer. J’ai vu une voiture de police caillassée alors qu’on sortait juste pour éteindre un feu qui menaçait des familles. On a été pris à partie par des émeutiers qui nous hurlaient dessus, nous traitant de “chiens”. On essayait juste de sauver des vies, et on devenait des cibles.
J’ai ramassé un gamin de 14 ans, le visage en sang, qui pleurait en disant qu’il avait suivi “les grands” pour “s’amuser”. J’ai vu une mère de famille, volets fermés, qui nous suppliait de protéger ses enfants pendant que ça cassait tout en bas. Les vitrines défoncées, les commerces pillés, les voitures brûlées… tout ça sous prétexte de “fêter” quelque chose.
Fêter, ce n’est pas casser.
C’est ça, la France en 2026 ? Un pays où on ne peut plus sortir le soir sans risquer sa vie ? Un pays où des quartiers entiers sont livrés à des clans qui ne respectent ni nos lois, ni notre histoire, ni nos pompiers, ni nos policiers ? Où on regarde impuissant notre capitale, symbole de lumière et de culture, transformée en terrain de jeu pour des barbares qui crachent sur la main qui les nourrit ?
Cette nuit, en rentrant chez moi à 6h du matin, encore couvert de suie et de sueur, j’ai pleuré comme un gosse. Pas de fatigue. De rage et de tristesse. Pour mes enfants. Pour mes collègues blessés. Pour ce pays que j’aime et qui se laisse mourir.
Réveillez-vous. S’il vous plaît. Avant qu’il ne reste plus rien à sauver.
@RERC_SNCF Merci pour les informations trafic de ce soir. En revanche, au vu des problèmes rencontrés en mai sur la ligne, des remboursements sont-ils prévus ? Au lieu de 50min j’ai mit entre 3h (pour le pire) et 1h30 pour rentrer chez moi quasi chaque soir. Merci
@RERC_SNCF Bonjour, chaque soir son problème visiblement. Pourriez-vous m’indiquer quelle est la bonne information ? L’application et les écrans sur place donnent deux informations très différentes sur les trains direction Franconville depuis Alma. Merci pour votre aide