Avec les lycéens de Marc Bloch, leur professeur Pascal Jeanne, leur proviseure Aude Bottin, quelques minutes avant la Panthéonisation de celui qui donna sa vie pour la France, son intelligence et sa culture pour forger son vrai récit, son nom à notre lycée.
« Je me suis senti, durant ma vie entière, avant tout et très simplement Français. Au cours des deux guerres, il ne m’a pas été donné de mourir pour la France. Du moins, puis-je, en toute sincérité, me rendre témoignage : je meurs, comme j’ai vécu, en bon Français ». Marc Bloch
Marc Bloch (1886-1944) entre au Panthéon 82 ans après sa mort.
Marc Bloch, historien de réputation internationale est un patriote engagé pour les valeurs républicaines. Il a été décoré de la Légion d'honneur pour avoir combattu durant la Première guerre mondiale et la Seconde. Victime des lois antisémites du régime de Vichy, il perd son poste à la Sorbonne et doit quitter Paris pour rejoindre la zone non occupée.
Il s'engage dans la clandestinité dans le mouvement de résistance Franc-Tireur. Il est arrêté en 1944 par les Allemands et la collaboration française. Le 16 juin de la même année, il est fusillé par la Gestapo avec 15 autres patriotes.
Sa femme, née Simonne Vidal, qui a œuvré durant la Première guerre mondiale auprès des blessés de guerre, s’éteint quelques jours après sa mort. Elle entre au Panthéon ce jour également.
Plusieurs milliers d'élèves ont travaillé sur l'histoire et la mémoire de Marc Bloch tout au long de l'année.
Ce matin, Valerie Cabuil, rectrice de l'académie de Normandie, était au lycée Salvador Allende pour encourager les candidats et distribuer les copies de philo.
Bon courage à tous les lycéens qui planchent cette semaine ! 📚
#Bac#Bac2026
⚖ Le 22 mai dernier, des lycéens d'Évreux ont tenu audience au tribunal judiciaire dans le cadre d'un procès fictif, fruit d'un partenariat entre le parquet d'Évreux et l'académie de Normandie. Une belle démonstration de pédagogie par l'action. 👏
#Normandie#Droit#Lycée
À compter de ce jour, Itamar Ben-Gvir est interdit d'accès au territoire français.
Cette décision fait suite à ses agissements inqualifiables à l'égard de citoyens français et européens passagers de la flottille Global Smud.
Nous désapprouvons la démarche de cette flottille qui ne produit aucun effet utile et surcharge les services diplomatiques et consulaires, dont je salue le professionnalisme et le dévouement.
Mais nous ne pouvons tolérer que des ressortissants français puissent être ainsi menacés, intimidés ou brutalisés, qui plus est par un responsable public.
Je relève que ces agissements ont été dénoncés par un grand nombre de responsables gouvernementaux et politiques israéliens.
Ils font suite à une longue liste de déclarations et d’actions choquantes, d’incitations à la haine et à la violence à l'encontre des Palestiniens.
Comme mon collègue italien, je demande à l'Union européenne de prendre également des sanctions à l’égard d’Itamar Ben-Gvir.
Paris, juillet 1944.
La baignoire est remplie d'eau glacée.
La femme détenue en dessous n'a pas parlé depuis trois jours. Les agents de la Gestapo lui enfoncent à nouveau la tête sous la surface. Lorsqu'ils la relèvent, haletant et tremblant, ils posent les mêmes questions qu'ils se posent depuis le moment où ils l'ont arrêtée.
Noms. Des refuges. Contacts de résistance. Emplacements.
Elle ne dit rien.
Elle s'appelait Catherine Dior – et presque personne ne se souvient d'elle.
Ayant grandi riche dans la France des années 1920, Catherine semblait destinée à une vie tranquille et privilégiée. Puis la guerre est arrivée. Puis les nazis envahirent Paris. Et Catherine a fait un choix qui allait presque tout lui coûter.
Elle rejoint la Résistance française.
En tant que coursière du réseau de renseignement F2, elle s'est déplacée à travers la France occupée avec quelque chose de plus dangereux que n'importe quelle arme : des informations. Positions des troupes. Itinéraires de ravitaillement. Plans de bataille. Emplacements des refuges. Elle a tout mémorisé et l'a gardé enfermé dans son esprit, parce que son esprit était le seul endroit où la Gestapo ne pouvait pas fouiller.
Jusqu'à ce qu'ils l'arrêtent.
La torture n'était pas une punition. Il s’agissait d’une tentative d’extraire tout ce qui était stocké dans sa tête – des noms et des lieux valant des dizaines de vies. Bains de glace. Des coups. Privation de sommeil. Des techniques conçues par des personnes qui avaient passé des années à perfectionner la science de la destruction des êtres humains.
Catherine Dior n'a jamais fait faillite.
Pas un nom. Pas un seul endroit. Pas une seule planque. Son silence est devenu un bouclier pour tous les résistants qui ne savaient jamais à quel point ils étaient sur le point d'être attrapés.
La Gestapo a finalement renoncé à tenter de la briser. À la place, ils l'ont envoyée dans un endroit pire.
Ravensbrück. L'un des camps de concentration les plus brutaux de l'Allemagne nazie. Elle est arrivée sous le numéro de prisonnière 57813. Autour d'elle, des femmes mouraient quotidiennement de faim, de maladie, de travail forcé et d'exécution. Catherine a survécu à tout cela – de justesse. Lorsque les forces alliées libérèrent le camp en mai 1945, elle en sortit avec un poids inférieur à 80 livres.
Elle est revenue dans une France célébrant la libération.
Elle aurait pu devenir une héroïne célèbre. Elle aurait pu écrire des mémoires. Elle aurait pu faire des discours sur tout ce qu'elle a enduré.
Au lieu de cela, Catherine Dior s'est rendue au marché aux fleurs.
Aux Halles de Paris, elle a travaillé tranquillement avec le jasmin et les roses – ses mains dans la terre au lieu de secrets, entourées de parfums au lieu de peur. Elle n'a pas cherché à être reconnue. Elle a choisi la beauté. Délibérément, tranquillement, complètement.
Deux ans plus tard, son jeune frère Christian s'apprêtait à lancer son premier parfum. Il n'arrivait pas à lui trouver le bon nom. Le parfum était extraordinaire – élégant, lumineux, ne ressemblant à rien d’autre.
Puis Catherine entra dans la pièce et quelqu'un dit : « Ah, voilà Miss Dior.
Christian l'a su instantanément. C'était le nom.
Les notes de cœur du parfum ? Jasmin et rose. Les fleurs exactes que sa sœur entretenait chaque jour au marché.
Miss Dior est l'un des parfums les plus emblématiques au monde depuis plus de 75 ans. Des millions de personnes l'ont porté. Des millions d’autres reconnaissent la bouteille à vue.
Presque aucun d’entre eux ne sait ce que porte ce nom.
Ils ne connaissent pas les bains de glace. Ils ne connaissent pas Ravensbrück. Ils ne connaissent pas la femme qui a protégé des dizaines de vies en refusant de parler – même si parler aurait mis fin à son agonie.
Ils vaporisent du jasmin et de la rose sans savoir que ces fleurs représentent une femme qui a choisi de devenir belle après avoir survécu au pire de ce que les êtres humains peuvent se faire les uns aux autres.
🇫🇷 #DDay82 | Hommage au préfet Jean Benedetti, décédé le 5 mai 1981.
Sous-préfet de Vire au moment de l’invasion de la France par l’Allemagne nazie, Jean Benedetti s’engage dès juin 1940 dans la Résistance.
Aux côtés de son épouse Odette et de son médecin et ami Abraham Drucker, il met en place une filière d’évasion pour les prisonniers français et participe activement à la protection des populations persécutées.
Homme d’action et de courage, il va jusqu’à détourner un train de ravitaillement allemand au profit des habitants de Vire.
En 1942, alors sous-préfet de Dunkerque, il est contraint par les autorités allemandes de rejoindre la zone libre. Nommé préfet de l’Hérault, il s’illustre de nouveau en délivrant, avec ses équipes et le soutien de l'association Œuvre de secours aux enfants, des centaines de certificats d’hébergement permettant de sauver de nombreux enfants des camps d'internement.
Il contribue également à éviter l’arrestation de plusieurs responsables de la Résistance, notamment du mouvement Combat.
Victime d’une campagne de dénonciation orchestrée par les milieux collaborationnistes, il est arrêté le 10 mai 1944 sur ordre du général SS Carl Oberg, puis déporté en Allemagne. Il sera libéré en 1945.
Pendant sa captivité, son épouse poursuit l’engagement au sein du Bureau central de renseignements et d'action.
Pour leur engagement exceptionnel, les époux Benedetti seront décorés de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre 1939-1945.
👉 Rendons hommage à ces femmes et ces hommes qui, au péril de leur vie, ont défendu la liberté et les valeurs de la République.
Après l'agression choquante subie par notre compatriote religieuse à Jérusalem, je lui ai exprimé ma vive émotion, mon soutien et mes voeux de prompt rétablissement.
L'auteur de cet acte odieux a été arrêté.
La sanction doit être exemplaire pour que cessent les actes anti-chrétiens qui se multiplient en Terre sainte et que la France, attachée à sa mission historique de protection des communautés et lieux saints catholiques, ne peut en aucun cas tolérer.
Ce que nos militaires sont capables d’accomplir est extraordinaire. Nous pouvons être très fiers de nos armées et de leur force d’âme. La France est puissante !
Il y a une semaine nous avons posté son visage et son nom, Erfan vient d’être placé à l’isolement … ce qui signifie que sa pendaison est imminente. Svp cessez de détourner le regard des crimes de ce régime tyrannique !
À chacune de leur prière islamique de l’aube, ils ôtent la vie à la belle jeunesse iranienne. Pas de deal, pas de négociations, pas d’accord, pas de compromis avec ces terroristes !!!
Soyez la voix d’Erfan et des dizaines de milliers d’Iraniens enfermés dans les geôles de la république islamique
1942. Paris. A peine 16 ans et des parents emprisonnés : pas de quoi la dissuader de résister. Le 17 février, c'est donc dans son lycée que la police vient la chercher. A son tour de connaître la prison. Puis Auschwitz où elle meurt, à 17 ans, le 25 avril 1943. Claudine Guérin