C'est une blague, c'est pas possible.
Elle a quand même réussi à faire près de 29%. Quelle misère...
V'là la dégaine de la prochaine Assemblée Nationale...
Quand nous parlons d’Europe, nous parlons de valeurs. Parlons donc d’antisémitisme, un sentiment vénéneux contre lequel nous sommes en lutte.
Il existe à Paris aujourd’hui, dans plusieurs villes de France également, à l’Est notamment, des rues, des places, des collèges et des lycées « Maurice Barrès ».
En son temps, Maurice Barrès, écrivain adulé, académicien, député, fut l’un des plus grands, sinon le plus réputé et le plus entendu des antisémites en France. Il signa le 6 janvier 1895, dans le journal nationaliste La Cocarde, un texte odieux relatant la dégradation, survenue la veille, d’Alfred Dreyfus dans la Cour de l’Ecole militaire à Paris. Son titre : « La parade de Judas. ». Il dénonce la « figure de race étrangère » du condamné et pour cela conclut que « son innocence est inadmissible. » A la veille du second procès Dreyfus à Rennes, début août 1899, alors que tout disculpait l’accusé, que tout démontrait le mensonge de l’armée, il écrivit : « Dreyfus est coupable, je le déduis de sa race. » Quand vint enfin la défaite des antisémites, que Dreyfus, gracié d’abord par le président de la République, innocenté ensuite en 1906 par la Cour de cassation, alors l’Assemblé nationale se posa la question, en 1908, de l’entrée d’Emile Zola au Panthéon.
L’immortel auteur de « J’Accuse » avait défié tout au long de l’affaire Maurice Barrès sur son terrain, celui du débat intellectuel, et ainsi celui d’une certaine idée de la France. Mû par l’antisémitisme le plus brut, habité par la xénophobie la plus grande, Barrès lutta pied à pied avec le géant, le qualifiant de « Français de papier » à cause de son origine italienne. Zola triompha, puis mourut en 1902, victime d’un incendie criminel déclenché par un militant nationaliste.
Six ans avait passé quand l’Assemblée nationale vota pour la panthéonisation de l’écrivain. Les,mauvais instincts, eux, demeuraient. Maurice Barrès vota contre, au moyen d’arguments méprisants, indiquant qu’il valait mieux réserver à d’autres tâches l’argent de la République. Il camouflait ainsi ses frusques de toujours : le nationalisme xénophobe et l’antisémitisme criminel. Plus tard, en constatant que des Français juifs acceptaient de mourir pour la patrie, il modifia son discours. Mais si elle peut teinter d’indulgence le jugement final, cette repentance ne doit pas effacer le mal.
Aujourd’hui donc, encore hélas, notre mémoire honore le parcours de Maurice Barrès. Il demeure une figure à laquelle s’est toujours attachée une certaine idéologie. Ceux qui la défendent tentent de minorer ce que fut l’homme, ne retenant de l’œuvre que ce qui leur convient. Mais pourquoi devrions-nous accepter ce partage ? Une place Maurice-Barrès à @Paris souille la capitale. Son existence même fait de la lutte contre l’antisémitisme un combat mineur, alors qu’il est de premier rang. Comment admettre que des parents aujourd’hui fassent entrer leurs enfants à l’intérieur de murs qui portent le nom de celui qui a produit un texte infâme, cruel, et qui a conservé jusqu’à nos jours sa puissance mauvaise : « La parade de Judas » ? Tout cela doit être changé, le nom effacé, le passé mieux choisi qu’il ne l’est.
Combattre pour la mémoire ne conduit pas à la réécriture de de l’histoire, qui doit être enseignée sans fard, dans sa totalité. Ce qui est en question ici, c’est l’affirmation des valeurs, dont se nourrit la fierté du présent.
Étonnant, non ?
Je veux consigner ici les propos tenus sur moi par @Cyrilhanouna le 4 avril dans l’émission @TPMP, et cautionnés plus tard par @PascalPraud : « Lui, c’est le bébête show, les vieux là. Il ne comprend plus rien, il ne sait plus ce qu’il dit, les mots qui sortent, il ne les contrôle même pas, il ne sait même pas ce qu’il dit, le mot est déjà parti, il remet son dentier. » Sur le plateau, les chroniqueurs ont ri.
Il faut analyser ces propos en allant du particulier au général. La vie est une ironie : on vieillit ou on meurt. Je vieillis. Je préfère. Je lis les benêts de X qui stigmatisent le travail que fait la nature sur ma personne. Je méprise ces commentaires. Ils ne méritent pas d’autre traitement. En revanche, je ne peux décrire les sentiments que j’ai ressentis en entendant un animateur célèbre, une vedette de la télévision, un homme enrichi par son métier, adulé par ses téléspectateurs, dire que les mots sortaient de ma bouche sans que j’en maîtrise le sens, assurer ensuite que je rajustais un dentier. Cette violence, vide de sens, centré sur le physique et presque sur l’intimité, m’a suffoqué. En outre, relisez les phrases, il n’y a aucun effet comique, aucune recherche de drôlerie. C’est une suite de mots ni pensée, ni pesée, spontanée et décousue, donc dénuée professionnalisme. Les chroniqueurs sourient ou s’esclaffent. Pourquoi ? Peut-être sont-ils prisonniers de leur salaire. Ce serait une explication. Ce ne sera pas une excuse.
Entrons dans le général. Toute personne dont le métier est public remplit une fonction de représentation. Ce que cette personne exprime publiquement, dans un journal, à la radio, devant des caméras, entre dans le champ de ce qui peut être dit dans la démocratie. « Cyril l’a dit, je peux le répéter » : nourrir ainsi la bêtise et encourager la méchanceté, notamment sur les réseaux sociaux, revient à endosser une drôle de responsabilité.
A bien des égards, Cyril Hanouna apparaît comme une exception dans le paysage audiovisuel. On n’entend pas sur d’autres plateaux, et on n’est pas prêt d’entendre, ce genre de phrase : « Eh coco, on comprends rien à ce que tu dis, remet ton dentier. » Ce comportement, dérogatoire à tous les usages de la vie en société, n’est en réalité possible que par la démission des supérieurs, des directeurs, des employeurs, des patrons de l’individu qui le laissent libre de tout dire et de tout faire. Est-ce pour préserver l’argent qu’il fait entrer dans les caisses ? Est-ce par peur d’affronter une création médiatique devenue incontrôlable ? Au fond, peu importe les raisons. Aucune d’entre elles ne justifieront jamais de ployer sous l’insulte et de se taire pour ne pas risquer de déplaire à l’homme qui se comporte comme un enfant.
Cher @Francois_Ruffin ,
Votre lettre offre l’opportunité d’un dialogue franc et ouvert, sans invective ni poussière sous le tapis.
Voici ma réponse.
https://t.co/BayhAoRvyR
Si tu ne sais pas ce que « déraper » veut dire, médite ce tweet de @edwyplenel qui veut dire un truc sans oser le dire, mais qui le dis quand même parce que ça le gratte.
Étonnant, non ?
Pour rappel : «C’est l’Occident qui le premier a agressé la Russie». Et aussi : «Soyons solidaires de ces médecins spécialistes incontestés et responsables» ( à propos de la chloroquine et du docteur Raoult victime d’une «vengeance» ) https://t.co/A6jq5PgxTB
L'image du jour : l'hommage dansé du compagnon d'Agnès Lassalle et de ses amis à l'enseignante, en sortant de la cérémonie d'obsèques ( 🎥@F3euskalherri ) #saintjeandeluz
Quand tu fais semblant de "découvrir" que le système qui t'a créé, nourri et invité est un système mafieux à la solde d'un milliardaire sans scrupules, gardé par un présentateur décérébré et violent #Tartuffes
Je viens d’entendre @sandrousseau prétendre que j’aurais (comme elle) été sifflée au rassemblement Iran. C’est faux! et cette vidéo en témoigne! Ne lui déplaise,j’ai même recueilli des applaudissements.