Je lis beaucoup d'appels au sursaut, notamment du RN et de LFI, depuis que Trump a restreint l'accès aux modèles d'IA les plus avancés de Claude.
Les mêmes qui dans leur programme actent la vassalisation de la France se réveillent. C'est consternant et je voudrais dire pourquoi.
Jean-Luc Mélenchon critique la « béatitude aveuglée de Macron » et dénonce une France en voie de colonisation numérique par les USA. Comme souvent, ce qui est excessif est insignifiant.
C’est bien @EmmanuelMacron qui a lancé, dès 2018, la stratégie nationale pour l'IA, prolongée par France 2030, et qui a attiré plus de 100 milliards d'euros d'investissements dans les data centers et l'IA en France.
Et qu’a proposé depuis la France Insoumise ? La taxe Zucman, pour s’assurer que personne ne vienne investir en France, l’opposition à l’implantation de data centers ou encore le rejet du nucléaire.
Et donc de notre indépendance énergétique, condition pourtant essentielle à notre souveraineté numérique.
S'agissant de Jordan Bardella et du RN, la contradiction est tout aussi énorme.
Voilà ceux qui, à Paris et à Bruxelles, combattent systématiquement l'Europe puissance et la préférence européenne au nom d'un repli national qui ne pèsera jamais face aux géants américains et chinois.
Les voilà face à une réalité qui doit leur être insupportable : l’avenir de notre souveraineté passe par une Europe forte et non par un trumpisme béat dans lequel ils se confondent trop souvent par opportunisme.
Là encore, il y a les paroles et les actes. Je rappelle que les députés RN -comme LFI- ont déposé et voté une motion de censure contre le budget 2024 (comme à chaque fois...). C’est ce même budget qui a financé la stratégie nationale IA, donc l'écosystème dont Mistral fait partie.
Bref, « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » pour reprendre la formule attribuée à Bossuet.
Je dis enfin à celles et ceux qui liront leurs publications, sur les réseaux comme dans la presse : replacez leurs propos dans leur contexte et leur chronologie.
Les actes avant les paroles. MF.
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Et après ça va venir chouiner que personne ne veut faire l'union de la gauche avec eux.
J'espère que Jordan Bardella aura l'élégance de remercier cette bande de crétins dans son discours de victoire. (via @AlexHervaud )
A lot of jokes from King Charles tonight.
“You recently commented, Mr. President, that if it were not for the United States, European countries would be speaking German. Dare I say that if it wasn't for us, you'd be speaking French”
Jürgen Habermas n’est plus. Pour beaucoup, son nom flottera peut-être comme une étiquette aperçue tard, sans visage, et c’est précisément pour cela qu’il faut revenir à la veine vive de son travail. Toute son existence intellectuelle s’est nouée autour d’une exigence : une parole humaine n’a de dignité qu’à la condition d’élargir la justice entre les êtres. Il cherchait une zone commune où l’on puisse s’opposer sans s’effacer mutuellement, soutenir une raison sans plier le genou devant le chef, la masse ou l’impersonnelle mécanique des dispositifs.
Voilà ce que j’aimais en lui : une tenue sans mise en scène, une force qui n’avait pas besoin de rideau. Aucun costume d’oracle, aucune ivresse de surplomb, seulement cette confiance rugueuse dans notre pouvoir de soustraire le langage à sa pente guerrière. Son œuvre laisse derrière elle cette leçon d’architecture morale : une démocratie ne survit ni par le vacarme, ni par la crispation identitaire, ni par la peur savamment entretenue. Elle tient quand des paroles comptables d’elles-mêmes ouvrent un monde partageable. Je salue donc un homme qui n’aura pas livré la pensée au trottoir. Dans une époque saturée de grondement, maintenir une telle ligne, sèche, droite, vulnérable, demandait déjà plus qu’un talent : une grandeur de nerf.
Vincent Cespedes
#habermas #philosophie
A voir toute ces dictatures passer leur temps à vouloir miner la démocratie, on se dit que cette offensive permanente révèle en creux sa véritable force : sa légitimité, l’attraction de ses principes, la puissance de ses valeurs. On ferait bien de se le rappeler en boucle.
Trump 2026 fait ce que Trump 2013 accusait Obama de vouloir faire et ce que Trump 2016-2026 avait promis à ses électeurs MAGA qu’il ne ferait jamais.
L’Iran sera-t-il l’Irak de Trump ou son 2e Venezuela?
Un enlisement incontrôlé, ou un changement de régime réussi et son Nobel?
« On peut nous forcer à descendre dans un abri, mais on ne peut pas enterrer l’Ukraine. »
24.02.2022 🇺🇦💔
4 ans déjà depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine.
Volodymyr Zelensky a prononcé ce magnifique discours que je publie en entier :
« Chers Ukrainiens ! Chères Ukrainiennes !
Aujourd’hui, cela fait exactement quatre ans que Poutine promettait de prendre Kyiv en trois jours. Et cela en dit long sur notre résistance, sur la manière dont l’Ukraine se bat depuis tout ce temps. Derrière ces mots, il y a des millions de nos concitoyens. Derrière ces mots, il y a un immense courage. Un travail extrêmement difficile, de l’endurance et un long chemin que l’Ukraine parcourt depuis le 24 février.
Ce bureau, cette petite pièce dans le bunker de Bankova. C’est ici que j’ai eu mes premières conversations avec les dirigeants du monde au début de la guerre. C’est ici que j’ai parlé au président Biden. C’est ici que j’ai entendu : « Volodymyr, vous êtes en danger, vous devez quitter l’Ukraine d’urgence. Nous sommes prêts à vous aider. » Et c’est ici que j’ai répondu que j’avais besoin de munitions, pas d’un taxi.
Non pas parce que nous serions tous sans peur ou faits d’acier. Nous sommes des êtres humains. Et ce jour-là, nous avons tous eu peur. Nous avons tous eu mal. Beaucoup étaient sous le choc. Beaucoup ne savaient pas quoi dire. Mais à un certain niveau invisible, nous savions tous que nous n’avions pas d’autre Ukraine.
C’est notre maison. Et nous savions tous ce qu’il fallait faire. Ce fut un choix. Le choix que des millions d’Ukrainiens ont fait. Notre peuple n’a pas levé le drapeau blanc, mais a défendu le bleu et jaune. Les occupants, qui pensaient être accueillis avec des fleurs, ont vu des files d’attente devant les centres de mobilisation.
Notre peuple a choisi la résistance. Nos soldats ont tenu bon. Les civils ont défendu les villes, les villages, les rues, les cours. Des gens ordinaires ont formé un mur vivant pour arrêter les colonnes de blindés et ont indiqué aux envahisseurs la seule direction qui leur convenait : vers la Russie.
Tout le monde comprenait que chaque lendemain devait être conquis. L’Ukraine devait tenir. L’État devait fonctionner malgré tout. C’est ici que beaucoup de décisions ont été prises. Nous n’avions jamais montré cet endroit auparavant. Aujourd’hui il est vide. Mais au début de la guerre, il y avait ici des centaines de personnes. Je travaillais ici. Puis je montais à l’étage pour m’adresser à vous. Il y avait notre équipe, le gouvernement. Des réunions quotidiennes avec les militaires, des appels, la recherche de solutions.
Il fallait livrer des armes. Nous les avons livrées. Il fallait livrer des médicaments, de la nourriture dans les villes bloquées. Il fallait maintenir la vie pour laquelle l’Ukraine se bat si désespérément.
Et honnêtement, il y avait des moments différents. Ici, on parlait un langage officiel, et parfois pas très littéraire. Chaque paquet d’aide, chaque sanction contre la Russie, chaque livraison d’armes devait être arraché de haute lutte. Il fallait arracher la foi en l’Ukraine. Faire en sorte que le monde s’implique.
Le message clé adressé aux pays européens, au Congrès des États-Unis, à la majorité des parlements du monde et aux peuples était simple : soyez avec nous, soyez avec l’Ukraine, croyez en nous !
Ces appels ont fonctionné parce que les Ukrainiens se sont battus d’une manière à couper le souffle. Cette résistance était visible depuis l’espace. Elle a inspiré. Très vite, le monde a vu cette mer bleu et jaune : des milliers de personnes avec nos drapeaux sur les places d’Europe et du monde.
Pas à pas, difficilement, brique par brique, l’Ukraine a construit le soutien qui lui a permis de tenir. Nous avons tenu le premier jour — le plus long de nos vies. Puis un autre. Puis encore un. Une semaine, deux semaines, un mois. Et nous avons vu le printemps. Nous l’avons conquis quand il semblait que ce février ne finirait jamais. Ce fut un tournant. Pour la première fois, chacun a pensé : nous pouvons y arriver. L’Ukraine peut y arriver.
Il y avait cette phrase devenue virale : « Tu crois que je me suis mise à genoux ? Je faisais seulement mes lacets. »
Mais devant nous, il y avait encore un long chemin. Aucun tunnel ne pourrait contenir la millionième partie de la douleur que l’Ukraine a traversée. La douleur que la Russie a apportée dans chaque famille, dans chaque cœur ukrainien.
Boutcha. Irpin. Borodianka. Les fosses communes. Hostomel. Mriya. Kharkiv. Mykolaïv. L’administration régionale. Le barrage de Kakhovka. La centrale de Zaporijjia. Krementchouk. Kryvyï Rih. Ternopil. Lviv. Olenivka. Tchassiv Yar. Kyiv. Okhmatdyt. La gare de Kramatorsk. Le théâtre de Marioupol avec l’inscription « Enfants ». Odessa. L’immeuble. Une fillette de trois mois. Vilniansk. La maternité. Un nourrisson de deux jours.
Les hommes ne font pas la guerre ainsi. Les êtres humains n’agissent pas ainsi. Les Ukrainiens n’oublieront pas. Que tous voient ces images. Ceux dont la conscience ne les oppresse pas. Ceux qui tendent encore la main au mal russe. Ceux qui achètent encore le pétrole de Poutine.
Mais nous ne laissons pas la colère nous dévorer. Nous transformons notre rage en énergie pour combattre. On peut nous forcer à descendre dans un abri, mais on ne peut pas enterrer l’Ukraine pour toujours. Nous nous relevons. Nous revenons. Nous continuons à lutter pour la vie, pour le droit de vivre sur notre terre, de respirer librement.
L’Ukraine connaît cette sensation : après l’alerte, nous montons à la surface. Avec nous, l’espoir s’élève vers le ciel chaque fois que le drapeau ukrainien flotte là où il doit être.
Puis est venu le moment où l’Ukraine ne faisait pas que tenir, mais ripostait. Balakliïa. Izioum. Koupiansk. Kherson. Nous avons chassé l’occupant de la région de Kyiv, de Soumy, de Tchernihiv. Le « téléport ukrainien » vers l’au-delà. Tchornobaïvka. Les ultimatums russes devenant des « gestes de bonne volonté ». L’île aux Serpents redevenant la nôtre. Le mot « bavovna » prenant un nouveau sens. Les explosions en Russie.
Les Stugna, Vilkha, Neptune. Le croiseur Moskva coulé.
Ce qui était exceptionnel est devenu quotidien : les frappes sur les bases militaires et les raffineries ennemies. Les Patriot, les IRIS-T, NASAMS. Nos armes à longue portée.
Nous sommes passés d’un moment où l’on nous livrait des gilets pare-balles à un moment où nous produisons plus de trois millions d’unités par an. Des Javelin et Bayraktar admirés à nos propres systèmes : Sitch, Grom, Vampire, Palyanytsia, Peklo, Ruta, Flamingo.
Mais ce n’est pas suffisant. La Russie ne s’arrête pas. La « deuxième armée du monde » bombarde des immeubles et des centrales électriques. Les Ukrainiens traversent l’hiver le plus difficile de leur histoire sous le terrorisme nocturne.
Je ne sais pas quel autre peuple aurait tenu sans s’effondrer. Oui, il y a une immense fatigue. Mais nous tenons. Nous restaurons. Nous travaillons. Nous renforçons notre défense aérienne. Nous parlons au monde d’égal à égal. Nous avons obtenu le statut de candidat à l’UE. Nous avons ramené des milliers de prisonniers. Nous avons fait entendre la voix de l’Ukraine partout — de Davos à l’ONU.
Nous avons gagné l’Eurovision. Un Oscar. Des titres mondiaux en boxe.
Chaque petit succès construit une grande Ukraine. Grande parce qu’elle a ses citoyens.
Je remercie tous les dirigeants qui ont choisi le bon côté de l’histoire. En Europe, aux États-Unis, au Canada, au Japon, en Australie. Je souhaite qu’un jour le président des États-Unis vienne ici et voie tout cela de ses propres yeux.
Poutine est cette guerre. Il en est la cause et l’obstacle à sa fin. Il faut remettre la Russie à sa place pour qu’il y ait une paix véritable.
Le temps guérit-il ? Je n’en suis pas sûr. Combien de larmes ? Combien de drapeaux dans nos cimetières ? Des milliers de héros ont donné leur vie pour que vive l’Ukraine.
Nous voulons une paix forte, digne et durable. Mais personne ne permettra que l’Ukraine disparaisse. À chaque négociation, je donne une directive claire : ne pas effacer ces années, ne pas trahir notre lutte, notre dignité.
L’accord doit être accepté par les Ukrainiens.
Chers compatriotes, la force qui nous tient, c’est vous. Notre résistance, c’est vous. Nos yeux sont fatigués, mais nos dos sont droits. Merci à chacun de vous. Aux soldats. À leurs familles. À ceux qui restaurent la lumière et la chaleur. À ceux qui soignent, qui enseignent, qui apprennent à être humains, à être Ukrainiens.
Nous avons le droit de dire : nous avons défendu notre indépendance. L’Ukraine existe. Elle est un sujet des relations internationales. Kyiv tient. Kharkiv, Soumy, Tchernihiv, Dnipro, Zaporijjia, Kramatorsk, Odessa, Lviv tiennent.
Poutine n’a pas atteint ses objectifs. Il n’a pas brisé les Ukrainiens. Nous avons préservé l’Ukraine. Nous ferons tout pour obtenir la paix et la justice.
Le printemps arrive. Nous avons traversé l’hiver le plus dur. Pas à pas, succès après succès.
Gloire à l’Ukraine !
— Gloire aux héros ! »
Février 2026, Quentin battu à mort, la députée @sandrousseau@EELV à propos du député @ArnaultRaphael : "On va voir l'enquête et on verra après".
Février 2025, suite au classement sans suite de la plainte visant Julien Bayou : "Ces faits n’ont pas besoin de qualification judiciaire pour être appréhendés politiquement : ils relèvent de la mécanique caractéristique de la domination sexiste, au sein, et par le pouvoir, et sont en contradiction avec nos valeurs féministes. C’est précisément sur ces sujets-là que nous attendons notre parti et non sur des réactions uniquement calquées sur l’activité policière et judiciaire."
L'incohérence -écoeurante- à gauche.
L'abandon des stylos au profit des ordinateurs portables et des tablettes a profondément changé notre façon de réfléchir en écrivant. Les recherches de l’Université norvégienne de sciences et de technologie (#NTNU) montrent clairement que l’#écriture manuscrite active des réseaux cérébraux beaucoup plus étendus et interconnectés que la frappe au clavier, favorisant ainsi un meilleur encodage et une mémorisation plus efficace.
Au-delà de l'activation neurologique, la prise de notes sur ordinateur encourage souvent un traitement superficiel de l’#information. Là où le clavier favorise la transcription passive, l'écriture manuscrite force le #cerveau à synthétiser, permettant aux #étudiants d'obtenir de meilleurs résultats sur les concepts complexes. En délaissant l’écriture manuscrite, nous n’avons pas seulement changé d’outil : nous avons altéré la dynamique même de notre pensée.
Sources : https://t.co/gotxM9nAgb
https://t.co/aXaDmk9TIQ
🚨ALERTE INFO
Trump sur le Groenland : « Le fait qu'ils aient accosté à cet endroit il y a 500 ans ne signifie pas qu'ils sont propriétaires du terrain. »
Selon le même raisonnement, on devrait restituer l’Amérique aux Indiens du coup ?
Non la France n’est pas paralysée depuis 48h. Oui, les agents des services publics ont bien fait leur travail, certains tte la nuit. L’auto-flagellation française est le triste symptôme de la déprime.
Metéo-France a très bien prévenu ce climat de neige, il suffit de s’informer