Lettre ouverte
Au Président de la République Démocratique du Congo
30 juin 2026
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Monsieur le Président,
Je ne vous écris pas pour vous souhaiter une bonne fête nationale car il n’y a rien à célébrer : la Nation est en crise existentielle et en danger de balkanisation ou d’annexion et la souffrance des citoyens congolais, privés de tout, a franchi le seuil de ce qui est humainement tolérable.
Quand vous êtes arrivé au pouvoir en Janvier 2019, fraîchement débarqué de Bruxelles, j’avais délibérément adopté une certaine réserve en tant que patriote pour vous donner une chance après les sombres années du régime Kabila, car j’estimais qu’il fallait faire primer l’intérêt supérieur de la Nation.
Je n’avais pas insisté sur le fait que vous étiez arrivé à la magistrature suprême à la suite d’un accord secret et que votre entrée en fonction faisait perdurer une crise de légitimité des animateurs des institutions de la République alors qu’à l’instar de nombreux compatriotes, notre peuple aspirait à une alternance démocratique véritable et non à un arrangement politique opaque.
Quand vous avez décidé de mettre fin à l'alliance CACH-FCC, formation qui s’inscrivait dans la suite logique de l’accord secret qui vous a permis de devenir Président, vous avez constitué une nouvelle coalition, l’Union Sacrée de la Nation, largement acquise à votre cause et à votre famille tant biologique et politique plus qu’à une quelconque vision.
Je n’ai pas crié à la dérive autoritaire et suis même venu au Palais de la Nation en novembre 2020, animé par un esprit de dialogue constructif, pour chercher à vous convaincre de mobiliser une volonté politique pour placer la justice transitionnelle au cœur de vos efforts pour sortir le pays de la culture de l’impunité et honorer vos promesses faites à des millions de victimes directes et indirectes, promesses qui depuis lors tardent à être traduites en actions concrètes. Devant la presse, je vous avais exhorté à ne pas faire de l’Union Sacrée une oasis de criminels. Le constat aujourd’hui est amer.
Sur ce même registre de lutte contre l’impunité, je vous avais vivement exhorté plusieurs fois à demander la création d’un Tribunal pénal spécial pour les crimes commis en RDC, y compris ceux répertoriés dans le Rapport Mapping. Malgré vos promesses répétées de saisir le Conseil de Sécurité des Nations Unies, force est de constater que rien n’a été entrepris jusqu’à aujourd’hui. La justice transitionnelle est pourtant un instrument de prévention des conflits et de consolidation de la paix.
Quand vous avez décrété l’état de siège en avril 2021, j’avais alerté sur le fait que cette mesure exceptionnelle qui restreint les droits et les libertés fondamentales n’avait pas vocation à durer dans le temps, pourtant cet état de siège a été renouvelé jusqu’à ce jour, et a paradoxalement contribué à une détérioration de la situation sécuritaire, à une augmentation du nombre de victimes civiles et à une détérioration alarmante de la situation des droits humains. Il faut dire que votre choix de nommer des gouverneurs militaires dont le passé est répertorié dans le Rapport Mapping de l’ONU ne plaçait pas cette mesure sous des auspices prometteurs.
Dans la foulée, et suite à l’échec patent de l’état de siège, vous vous êtes aventuré dans une diplomatie régionale ayant abouti à des accords bilatéraux autorisant respectivement l’armée ougandaise et burundaise à opérer sur le territoire national.
J’avais exprimé en temps utile mon inquiétude que cette politique d’externalisation de la sécurité nationale par les acteurs de la déstabilisation du pays s’apparentait à une stratégie de pyromane-pompier. Cet amateurisme dangereux a largement contribué à l’internationalisation du conflit à la sous-région avec la résurgence du M23 et la énième guerre illégale d’agression et d’occupation de l’armée rwandaise qui perdure jusqu’à ce jour. Consécutivement à cette guerre d’agression, vous avez multiplié à tort des initiatives de résolution des conflits sans aucune coordination ni vision (EAC, SADC, UA, Luanda, Doha, Washington, etc.) créant davantage de confusion que de pacification.
Ainsi, dans la foulée de l’adhésion de la RDC à la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) en 2022, j’avais mis en garde sur le fait que cette organisation est composée en grande partie par des États davantage attirés par leurs intérêts commerciaux et géostratégiques en RDC que par la protection des civils et la réduction de la capacité de nuisance des groupes armés. Pourtant, une nouvelle force régionale de l’EAC a été déployée avec un mandat peu clair et sans autorisation préalable de l’Assemblée Nationale, contribuant à une sur-militarisation inquiétante dans une région où l’on aspire à faire taire les armes. En outre, en acceptant le processus de Nairobi, qui a préfiguré celui de Doha, vous deviez savoir que vous étiez en train de fournir des arguments à nos agresseurs qui ont toujours cherché à faire passer la crise dans l’Est de la RDC comme étant interne alors que son caractère international est patent.
C’est dans ce contexte d’atteinte à l’intégrité territorialeet de sécurité volatile que le régime de Kinshasa avait réclamé le retrait accéléré de la MONUSCO, ayant emboité le pas du Président rwandais Paul Kagame qui avait déjà jugé la mission onusienne complice des FDLR et incapable d’imposer la paix. Cette posture posait la question de savoir pour qui vous travaillez réellement : les intérêts vitaux de la RDC ou du Rwanda ?
Surtout quand on a constaté que vous aviez pris de court tout le monde en signant le 26 juin 2021, contre toute attente et tout bon sens, un accord économique avec le Rwanda pour exploiter et commercialiser formellement les minerais du Kivu. Vous aviez rendu de facto caduque le règlement du Parlement européen sur les minerais de sang. J’avais pourtant plaidé pour le maintien de la présence de la MONUSCO, y compris au Sud-Kivu, car même si je comprends bien le ressenti d’une frange de la population face aux résultats peu probants des Nations Unies, j’avais invité le gouvernement et nos compatriotes à ne pas se tromper d’ennemi en soulignant qu’un retrait précipité de la mission onusienne laisserait un vide propice à favoriser les ennemis de la paix, ce qui s’est confirmé.
Monsieur le Président,
Je suis revenu plusieurs fois sur la nécessité de redynamiser l’Accord-Cadre d’Addis Abeba pour la paix, la coopération et la sécurité dans la région des Grands Lacs que votre prédécesseur avait mis à la poubelle. Pourtant, parmi les recommandations-clés de cet « Accord de l’espoir » qui prévoit des engagements nationaux, régionaux et internationaux, il y avait la réforme du secteur de la sécurité et des institutions. Vous aviez préféré poursuivre le gâchis du Président sortant visant à priver notre pays d’une armée républicaine capable de protéger nos frontières, d’une police expérimentée pour protéger la population et de services de renseignement bien formés pour prévenir toute tentative de déstabilisation. Ces réformes sont pourtant des préconditions essentielles à la sauvegarde de l’intégrité et de la souveraineté nationales.
@Presidence_RDC@AssembleeNatRDC@_AfricanUnion@UN@MONUSCO
Chers Léopards,
Je vous adresse mes plus sincères félicitations pour votre qualification. Par votre courage, votre discipline et votre détermination, vous faites rayonner la République démocratique du Congo 🇨🇩 et redonnez espoir à tout un peuple.
À vous, chers compatriotes, cette victoire nous rappelle que, même dans les moments les plus sombres marqués par la guerre et les souffrances inouïes, notre Nation demeure debout.
En cette veille de l'anniversaire de l'indépendance de notre pays, ayons une pensée pour nos millions de compatriotes privés de cette joie : les malades , les déplacés de guerre et survivants dans les régions du Kivu et de l'Ituri, ainsi que de nos vaillants soldats qui defendent notre patrie.
Puisons dans cet élan de fierté la force nécessaire pour bâtir une RDC unie, juste et en paix. Continuez à porter haut nos couleurs et à écrire, avec le peuple congolais, une histoire de résilience, de dignité et d’espérance.
Vive les Léopards ! Vive le peuple congolais ! Vive la République démocratique du Congo !
#RDC #LeopardsRDC #Congo #worldcup #coupedumonde
Le foot ne répare rien, mais il offre une chose rare, un moment où #Kinshasa, #Lubumbashi, #Goma et la diaspora vibrent exactement à la même seconde, pour la même raison, sans rien d'autre à régler que de crier de joie ensemble.
Bravo les #Leopards et vive la #RDC
"Marine au pouvoir, les Arabes à l'abattoir." : ce 6 juin, dans une boîte de nuit de Rodez, des jeunes ont fait la fête en appelant au meurtre de masse. L'éditorial de Maurice Ulrich ✍️
Le Président Trump a signé ce soir à Versailles l’accord entre l’Iran et les États-Unis.
Cet accord ouvre la voie à une paix durable et permet la réouverture du détroit d’Ormuz.
C’est un pas important dans la bonne direction pour nos compatriotes qui permettra d’obtenir bientôt une baisse des prix de l’énergie.
Gare du Nord , faites gaffe quand vous confondez un sens d’Escalator
À @IDFmobilites on perd pas la boussole pour vous coller 200€ d’amende !
C’est mon cas aujourd’hui et j’espère que Twitter va porter mon indignation haut et fort !!
@Actu_Transilien@RERE_SNCF
🚨 Hervé Penot de @lequipedusoir dénonce LE DEUX POIDS DEUX MESURES entre la Coupe du monde 2022 et la Coupe du monde 2026 ! 😤
« Quand on est arrivés au Qatar 🇶🇦, ils étaient tous là à pérorer... Vous les entendez là ?
Ils ne disent RIEN sur les États-Unis 🇺🇸, ILS ONT TOUS PEUR ! Alors que la situation est bien plus GRAVE, il n'y a même pas de comparaison.
Le Qatar bashing c'était facile. T'entends quelque chose aujourd'hui ? Les politiques qu'on entendait il y a quatre ans S'ÉCRASENT.
Tout le monde a peur. C'EST LE ROYAUME DE LA TERREUR. » 😶
🌹. "Le plus difficile n'est pas de changer de cap, n'est pas de changer de politique, c'est de changer de mentalité, autrement dit de structure de pensée."
Edgar Morin
👉Cette semaine, on rend hommage à l'un de nos plus grands penseurs. Edgar Morin s'est éteint à Paris, le 29 mai 2026, à l'âge de 104 ans.
📺Une émission de mémoire, d'archives et de résistance, puisque c'était là le cœur de la vie de cet homme extraordinaire, jusqu'à la fin...
Edgar Morin, figure majeure de la vie intellectuelle française, est mort à l'âge de 104 ans.
En octobre 2024, lors de son dernier passage dans la Grande Librairie, il confiait à @ATrapenard un texte inédit nous appelant à "prendre conscience de notre communauté de destin".
Edgar Morin ému aux larmes à l'écoute de "Liberté" de Paul Éluard. En octobre 2024, sur le plateau de la Grande Librairie, Joanne Samalens-Lagardère, gagnante du concours "Si on lisait à voix haute", lisait ce poème devant le philosophe.
À 23 ans, elle guérit la lèpre. À 24 ans, elle disparaît.
Et pendant 90 ans, un homme blanc s'attribua le mérite de ses travaux.
Voici l'histoire d'Alice Augusta Ball, le génie qu'on a tenté d'effacer.
Elle grandit à Seattle au début du XXe siècle, dans une famille qui croyait au potentiel des Noirs.
Son grand-père fut l'un des premiers photographes noirs d'Amérique.
Sa mère lavait les sols pour pouvoir offrir un microscope à Alice.
Ce cadeau changea le monde.
Alice dévorait la chimie comme l'oxygène.
Elle obtint deux licences.
Elle publia des recherches alors qu'elle était encore étudiante.
Puis elle s'installa à Hawaï et devint :
📷 La première femme à obtenir une maîtrise en chimie à l'Université d'Hawaï
📷 La première femme noire à obtenir ce diplôme
📷 La première femme professeure de chimie de l'histoire de l'université
Elle avait 23 ans.
Mais pendant qu'elle enseignait, elle fut confrontée à une urgence bien plus grande que le monde universitaire :
La maladie de Hansen, la lèpre.
Un diagnostic signifiait l'exil.
Arraché à sa famille, on était déporté sur une île pour y mourir seul.
Il existait un traitement :
une huile amère et collante, peu efficace et extrêmement douloureuse.
Nombreux furent ceux qui le refusèrent. Nombreux furent ceux qui moururent.
Alice refusa de baisser les bras.
Dans son laboratoire, elle trouva la solution que personne d'autre n'avait trouvée :
Elle transforma cette huile épaisse en une forme assimilable par le corps.
Une injection révolutionnaire qui sauva enfin des vies.
Les patients commencèrent à guérir.
Des familles furent réunies.
Des personnes condamnées guérirent subitement.
Sa découverte devint la méthode Ball.
Elle changea l'histoire de la médecine avant même que la plupart des gens n'aient terminé leurs études.
Et puis… elle disparut.
À seulement 24 ans, un mystérieux accident de laboratoire lui coûta la vie.
Elle ne vit jamais le miracle qu'elle avait accompli.
Puis vint le vol.
Le président de l'université, un chimiste blanc nommé Arthur Dean, s'appropria ses recherches, en retira son nom et les rebaptisa :
« La Méthode Dean ».
Pendant des décennies…
📷 Son nom figurait dans les manuels scolaires.
📷 Son nom était encensé par les médecins.
📷 Son nom était attribué à la seule reconnaissance de ses mérites.
Son nom a failli disparaître complètement de l'histoire.
Un vol si discret que la plupart des gens ignoraient même qu'un crime avait été commis.
Il fallut 90 ans pour que la vérité éclate enfin.
Des chercheurs ont mis au jour les documents originaux d'Alice.
Son travail.
Son génie.
Ses découvertes majeures.
Les projecteurs se sont braqués sur elle. Le mensonge s'est effondré.
Et aujourd'hui, le monde le sait :
C'était la Méthode Ball – TOUJOURS.
Alice Ball a guéri une maladie qui avait ravagé des vies pendant des siècles.
Elle a libéré des familles.
Elle a sauvé des milliers de personnes de l'isolement et de la mort. Et elle a accompli tout cela en une seule année.
Imaginez ce qu'elle aurait pu faire en une vie entière.
Alice Ball méritait un prix Nobel.
Elle méritait des statues.
Elle méritait que son nom soit sur toutes les lèvres des étudiants en sciences.
Au lieu de cela, elle a été étouffée par le silence…
Jusqu'à aujourd'hui.
Nous prononçons son nom parce que l'histoire a refusé de le faire.
Nous l'honorons parce que d'autres ne l'ont pas fait.
Nous nous souvenons d'elle parce qu'elle l'a mérité.
Alice Augusta Ball (1892-1916)
La chimiste qui a changé le monde avant même d'avoir eu le temps d'y vivre.